<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551</id><updated>2012-02-18T07:50:02.858-05:00</updated><category term='recette beignes'/><category term='grippe'/><category term='Vanessa'/><category term='vaccin'/><category term='soeur Berthe Sansregret'/><category term='Tablée des chefs'/><category term='Pierre Foglia'/><category term='AH1N1'/><category term='Cuisiniers sans frontières'/><category term='recette boeuf bourguignon'/><category term='Mikhail Lennikov'/><title type='text'>La marcheuse urbaine</title><subtitle type='html'>Chronique d'une fille des rues</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>540</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6742639396269911451</id><published>2012-02-17T23:02:00.002-05:00</published><updated>2012-02-18T07:50:02.866-05:00</updated><title type='text'>De fil en aiguille</title><content type='html'>Je déteste entrer dans ce magasin. Mais je n'avais pas le choix. L'Homme a repeint la cuisine cette semaine. De la même couleur. Parfaitement. Et pourquoi cette absence de désir de changement vous demandez-vous &lt;nobr&gt;peut-être?&lt;/nobr&gt; Parce que l'Homme et moi aimons cette couleur et aussi parce que nous n'avons jamais vraiment envie de nous casser la tête pour la décoration. Par contre, je voulais tout de même un petit quelque chose de nouveau qui indiquerait que du ménage avait été fait. J'ai donc décidé de changer la valence en dentelle qui habille la fenêtre donnant sur la cour. Je ne voulais rien de compliqué. Seulement un autre pan de tissu pour remplacer celui que je ne voulais plus voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il a bien fallu que j'entre dans ce maudit magasin. L'antre des doigts de fée. Le refuge des habiles du dé à coudre. Le domaine des créatrices de mode. Je hais cet endroit. Je m'y sens aussi étrangère que si je me retrouvais dans une boutique érotique. Dès que j'y mets les pieds, j'ai toujours la pénible impression qu'il est écrit sur mon front que je sais à peine coudre un bouton. D'ailleurs, je ne sais même pas comment me comporter dans ce lieu honni. Je ne comprends rien, absolument rien, à la façon dont les choses sont présentées. Je ne trouve jamais ce que je cherche parce que je ne sais pas ce que je cherche. C'est toujours vague dans mon esprit. Un bout de tissu en dentelle que je pourrais enfiler sur la même pôle. Un &lt;nobr&gt;couvre-fenêtre&lt;/nobr&gt; qui ne nécessiterait aucune couture, aucune retouche. Je le prends. Je l'installe. Me semble que c'est simple, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai quand même été obligée de trouver de l'aide. Tout d'abord pour être dirigée à l'endroit du tissu à rideau. Ensuite pour être conduite devant des rouleaux dressés sur une table. Enfin pour être instruite sur les ceux qui pourraient convenir à mon absence de talent dans les travaux d'aiguille. Comme je posais une énième question à l'infortunée vendeuse responsable de la section des parures de fenêtres de l'odieux magasin en me croyant obligée encore une fois de faire mon mea culpa pour ne pas être capable de distinguer le tissu utilisé pour confectionner des robes de bal de celui utilisé pour coudre des mitaines pour le four, j'entends la réflexion suivante d'une cliente à côté de &lt;nobr&gt;moi : "Moi&lt;/nobr&gt; je sais coudre depuis que je suis haute comme ça", &lt;nobr&gt;m'a-t-elle&lt;/nobr&gt; lancé en baissant son bras au ras du plancher. "Aujourd'hui, je suis venue acheter du tissu pour faire des &lt;nobr&gt;couvre-théières.&lt;/nobr&gt; Une amie m'a demandé si je pouvais lui en fabriquer une. Certainement que je lui ai dit. Depuis, j'ai dû en coudre une dizaine. Je les donne." "C'est formidable", que je lui ai répondu en essayant d'avoir l'air intéressé. &lt;nobr&gt;"Est-ce&lt;/nobr&gt; que vous avez suivi un patron?", que j'ai demandé en pensant que c'était là une question intelligente. Elle m'a regardée d'un air à la fois interloqué et piqué &lt;nobr&gt;m'a-t-il&lt;/nobr&gt; semblé. "Non, pas vraiment. J'ai regardé la théière et c'était suffisant".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ce moment, la vendeuse, surprenant mon début d'exaspération et voulant sans doute sauver ce qui me restait d'estime de moi, a renchéri en me &lt;nobr&gt;regardant : "Vous&lt;/nobr&gt; avez sûrement d'autres talents". Toute heureuse de démontrer que je n'étais pas une ménagère complètement finie, j'ai clamé bien &lt;nobr&gt;haut : "C'est&lt;/nobr&gt; vrai, j'adore cuisiner". Grand bien ne me fit pas. La pimbêche répliqua aussitôt : "Moi aussi je cuisine énormément. Il faut dire que je suis restée quelques années à la maison pour élever mes deux enfants. Cela m'a permis de me pratiquer. Ensuite, je suis retournée sur le marché du travail. J'ai donc expérimenté les deux mondes". Là j'étais sur le bord de lui enfoncer la pôle à rideau dans le gorgoton quand l'Homme s'est mêlé à la conversation : "Moi aussi je me débrouille en couture. Je peux faire des bords de pantalon". Je n'en croyais pas mes oreilles. En plus, voilà que la vendeuse et la pimbêche sont émues et béates d'admiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai immédiatement saisi une longue aiguille à chapeau et j'ai crevé leur balloune &lt;nobr&gt;drette-là : "Utiliser&lt;/nobr&gt; une brocheuse pour raccourcir le bas de ses pantalons, cela ne s'appelle pas de la couture, mon chéri, mais une aberration". Devant leurs regards maintenant franchement courroucés, je sus que la revanche de la Bobine masquée était accomplie.&lt;br /&gt;_________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes fauniques :&lt;/b&gt; J'ai revu cet après-midi Pinpin, le faux lapin de Pâques. C'était notre troisième rencontre. J'avais apporté des garnottes de chat pensant que je pourrais améliorer son ordinaire. Il a trottiné vers moi, a reniflé dédaigneusement les fameuses garnottes, et il est retourné farfouiller dans la neige pour finalement dénicher une feuille desséchée de l'automne passé qu'il a grignotée rapidement en me fixant de ses gros yeux ronds. Je voulais éviter les clichés. Tant pis. La prochaine fois, j'apporte une carotte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6742639396269911451?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6742639396269911451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/de-fil-en-aiguille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6742639396269911451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6742639396269911451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/de-fil-en-aiguille.html' title='De fil en aiguille'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7144915413063012599</id><published>2012-02-15T22:20:00.002-05:00</published><updated>2012-02-16T06:31:17.288-05:00</updated><title type='text'>Leur part du gâteau</title><content type='html'>Indignée à peu près en permanence. Voilà ce que je suis devenue depuis que je bénévole au Service de dépannage de la paroisse et à la Soupière de l'amitié. Bientôt quatre mois. Ce n'est rien. Certains bénéficiaires fréquentent ces endroits depuis des années. Et leur sort ne préoccupe toujours qu'une infime partie de la société. Si ça continue, je monte une tente quelque part et je campe jusqu'à ce que j'obtienne enfin l'oreille de quelqu'un qui peut faire une différence, quelqu'un qui serait intéressé à soulager cette misère qui n'en finit plus de s'étendre. Pour le moment, je considère que le gouvernement se limite à mettre des pansements sur les bobos. J'ai des petites nouvelles pour vous, chers politiciens déconnectés de la &lt;nobr&gt;réalité : les bobos&lt;/nobr&gt; sont devenus des plaies suppurentes qui nécessiteront l'amputation si personne ne réagit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais bien savoir d'ailleurs à quand remonte votre dernière visite dans un service de dépannage alimentaire. Et je vous préviens tout de suite, vos apparitions télécommandées pendant les campagnes électorales ne comptent pas. J'attends... C'est bien ce que je pensais, vous n'y allez jamais. &lt;nobr&gt;Permettez-moi&lt;/nobr&gt; donc de prendre quelques minutes de votre précieux temps pour vous donner une image de la vraie vie, de celle que vous ne voyez pas à cause de vos oeillères judicieusement installées pour ignorer la vérité et ainsi préserver votre part du gâteau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, sans doute trop occupé que vous étiez à frotter les médailles du jubilé de la Reine, vous n'avez pas dû, &lt;nobr&gt;cher M. Harper,&lt;/nobr&gt; entendre les cris de la centaine de manifestants venus hier sous vos fenêtres pour vous réclamer une aide pour les itinérants. Le budget de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance stagne &lt;nobr&gt;à 20 millions&lt;/nobr&gt; de dollars par année depuis &lt;nobr&gt;dix ans.&lt;/nobr&gt; "La maison du Père a fait passer ses lits à deux étages tellement ça déborde dans les refuges à Montréal", constatait &lt;nobr&gt;Pierre Gaudreau&lt;/nobr&gt; du Réseau solidarité itinérance du Québec. Évidemment, votre distinguée collègue la ministre fédérale des Ressources humaines, responsable du dossier, refuse de rencontrer les représentants du Réseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours hier, cette fois de l'autre côté de la rivière, je vous apprends que le Service de dépannage a littéralement vidé ses tablettes pour être en mesure de remplir les sacs destinés à venir en aide à la soixantaine de personnes qui en avaient besoin. Vous auriez dû voir notre minuscule local envahi par tous ces gens, dont certains manifestement mal à l'aise d'en être rendu là. Comme une jeune femme me &lt;nobr&gt;confiait : "Ce&lt;/nobr&gt; n'est pas par plaisir que l'on vient ici. C'est parce qu'on n'a pas le choix, qu'on ne peut pas faire autrement." C'est sûr. En effet, qui, sain d'esprit, opterait pour nos petites tomates défraîchies, notre vinaigrette à la framboise avec date d'expiration échue, nos pains congelés un peu desséchés par le froid ou notre minuscule paquet de jambon tranché?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, je lis dans &lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; que le Mouvement autonome et solidaire des &lt;nobr&gt;sans-emploi&lt;/nobr&gt; a lancé une pétition en ligne pour dénoncer les délais indus que subissent les chômeurs dans le traitement de leurs demandes de prestations &lt;nobr&gt;d'assurance-emploi&lt;/nobr&gt; depuis que les services sont informatisés et centralisés. Selon &lt;nobr&gt;Gaétan Cousineau,&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;porte-parole&lt;/nobr&gt; du Mouvement, les retards s'étendent &lt;nobr&gt;au-delà&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;des 27 jours&lt;/nobr&gt; habituels. En fait, au Québec, jusqu'à &lt;nobr&gt;40 % des demandes&lt;/nobr&gt; prendraient de deux à trois fois plus de temps que la normale à être traitées. Je me rappelle pertinemment m'être passée la réflexion suivante en prenant connaissance de cet état de fait : "C'est horrible d'avoir à attendre aussi longtemps. Comment les gens peuvent-ils faire pour vivre en attendant leur chèque?" J'ai eu ma réponse en m'occupant du dépannage alimentaire d'urgence à la Soupière aujourd'hui. J'ai parlé à un homme qui se trouvait exactement dans la situation décrite dans l'article. Ce n'était plus de la fiction. J'avais les deux pieds dans la réalité. À la question que je dois poser concernant son revenu mensuel, j'ai obtenu cette réponse &lt;nobr&gt;laconique : "Aucun.&lt;/nobr&gt; J'attends de recevoir un premier chèque de chômage. Ça fait douze semaines et là, je n'ai plus rien à manger."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, &lt;nobr&gt;dites-moi,&lt;/nobr&gt; pourquoi ce sont toujours les mêmes qui mangent du gâteau?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« La route qui mène à la misère est plane et elle est tout près. »&lt;/i&gt; Hésiode&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7144915413063012599?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7144915413063012599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/leur-part-du-gateau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7144915413063012599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7144915413063012599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/leur-part-du-gateau.html' title='Leur part du gâteau'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2520371491546379717</id><published>2012-02-13T23:00:00.001-05:00</published><updated>2012-02-14T09:53:39.757-05:00</updated><title type='text'>Et hop!</title><content type='html'>Grrr... J'essaie ici de traduire en onomatopée la colère et la frustration qui m'ont animée une partie de la journée pendant que je jouais à Martha en faisant le ménage de mes armoires de cuisine. Eh! oui, l'Homme est en vacances pour la semaine. Je lui ai donc trouvé du boulot. &lt;nobr&gt;"Dis-moi,&lt;/nobr&gt; chéri, tu ne trouves pas que la cuisine aurait besoin d'être repeinte? Il me semble que ça fait une éternité que nous n'avons pas lavé les murs. Tant qu'à faire, aussi bien rafraîchir et jouer du pinceau. Qu'en &lt;nobr&gt;dis-tu?",&lt;/nobr&gt; lui &lt;nobr&gt;avais-je&lt;/nobr&gt; lancé insidieusement pendant qu'il lisait son journal. Comme à son habitude, il écoutait distraitement mon babillage et, pour tenter d'en réduire la cadence, il a rétorqué avec un "Ouais" que j'ai immédiatement considéré comme un engagement ultime et sans appel de sa part. Voilà pourquoi il est parti cet &lt;nobr&gt;après-midi&lt;/nobr&gt; chercher les gallons qu'il étendra d'ici les prochains jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cependant vite perdu l'enthousiasme de la victoire puisque je ne peux maintenant m'éviter la besogne de nettoyer l'intérieur des armoires. Aussi bien vous l'avouer, je n'avais pas joué à la ménagère depuis des lustres dans le haut des étagères. Ce matin donc, après m'y être péniblement hissée avec la grâce et la souplesse de ma jeunesse envolée, je suis arrivée à ce déprimant &lt;nobr&gt;constat : pourquoi,&lt;/nobr&gt; oui vraiment, pourquoi &lt;nobr&gt;est-ce&lt;/nobr&gt; que je m'entête à garder de la vaisselle que je n'utilise à peu près jamais? Je parle bien sûr de la vaisselle des grands jours, de ces morceaux en verre taillé tellement fragiles que je n'ose m'en servir, de ces tasses de porcelaine d'une délicatesse extrême qui ne correspond pas du tout au genre de réceptions que j'organise, de ces immenses assiettes de service empilées les unes sur les autres attendant le banquet qui les mettra enfin en valeur. Les pauvres!!! Si elles savaient que les pièces montées et les grosses bêtes rôties préparées pour épater la galerie ne font absolument pas partie de mes projets que ce soit dans un avenir lointain ou rapproché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Qu'ai-je&lt;/nobr&gt; fait? Ce que toute Martha digne de ce nom accomplit dans ces situations. J'ai sorti toute la maudite vaisselle pour la laver avant de la remettre dans les armoires, armoires que j'ai dûment rincées à l'eau chaude savonneuse pour faire disparaître les traces graisseuses de ma négligence ménagère. J'ai quand même profité de l'occasion pour mettre dans une boîte les morceaux que je ne veux plus. Je compte en soumettre le contenu à la Fille lors d'une prochaine visite. Ce qu'elle ne voudra pas conserver, je vais le jeter. Mais le pire de cette journée à plumeau, c'est que je n'ai pas terminé. Mon désespoir m'a amenée à formuler à l'Homme ce voeu sincère de simplicité &lt;nobr&gt;volontaire : "Je&lt;/nobr&gt; trouve que nous devrions nous contenter de quatre assiettes. Ce serait amplement suffisant." Il a opiné avec un "Ouais" que j'ai immédiatement interprété comme un accord sans lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant que je vous explique le hop de mon titre. Après m'être libérée du tablier de l'esclave domestique en fin &lt;nobr&gt;d'après-midi,&lt;/nobr&gt; je suis sortie pour parcourir les rues, et non les trottoirs glacés, de mon trajet habituel. Je venais de terminer les hauts et les bas de mon escalier quand, soudain, j'ai vu une bête passée devant moi. Un lapin! Couleur café. Avec de magnifiques gros yeux ronds. Des oreilles plutôt petites. Il me regardait, assis sur le banc de neige, en frétillant du nez. Chaque fois qu'il se déplaçait, il laissait une crotte brun chocolat derrière lui. Me semble qu'il est tôt pour le lapin de Pâques, non?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2520371491546379717?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2520371491546379717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/et-hop.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2520371491546379717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2520371491546379717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/et-hop.html' title='Et hop!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3460956090456404659</id><published>2012-02-06T21:50:00.000-05:00</published><updated>2012-02-06T21:50:02.153-05:00</updated><title type='text'>Une journée libre</title><content type='html'>J'avais envoyé hier un courriel à l'Amie yogini pour l'inviter à me rejoindre à la Maison de thé après le cours de yoga. Déception en prenant connaissance de sa réponse ce &lt;nobr&gt;matin : un vilain&lt;/nobr&gt; mal de tête la tenait clouée au lit. Je me retrouvais sans plan précis pour &lt;nobr&gt;l'après-yoga.&lt;/nobr&gt; Qu'à cela ne tienne. J'ai décidé que ce serait une journée faite d'imprévus. Et c'est cela qui fut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis arrivée dans la salle de cours, j'ai demandé au prof si elle avait envie de venir prendre le thé avec moi. Elle avait un autre engagement qui ne s'était pas concrétisé et elle a donc accepté mon invitation. Finalement, nous sommes passées de deux à quatre entraînant dans notre sillon d'autres comparses yogini. Quelle agréable rencontre en compagnie de gens absolument charmants et allumés! Je sentais déjà que le vent avait tourné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos chemins se sont séparés vers &lt;nobr&gt;13 h 30.&lt;/nobr&gt; Il était bien tôt pour rentrer à la maison. J'ai fait un petit détour par le comptoir &lt;nobr&gt;Saint-Vincent-de-Paul&lt;/nobr&gt; au cas où j'y trouverais des bols à dessert. Ils étaient là. Ils m'attendaient. À &lt;nobr&gt;75 sous&lt;/nobr&gt; l'unité, j'ai pris les six. Comme le Fils me le faisait gentiment remarquer tout à l'heure après que je me sois vantée de ma &lt;nobr&gt;chance : "Encore&lt;/nobr&gt; de la vaisselle!" Eh! oui. J'aime la vaisselle. C'est plus fort que moi. Et je me suis retenue en plus car il y avait aussi d'autres bols mignons avec des soucoupes. Mais je trouvais que je commençais à être chargée pour quelqu'un qui se déplaçait à pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis ensuite dirigée vers le terminus d'autobus. Il faisait un soleil radieux. Je vous le dis, ça sentait le printemps. Je n'avais pas encore envie de retourner à la maison. Je ne voulais pas non plus m'installer à l'intérieur du centre commercial pour lire et prendre un café. J'avais besoin d'oxygène. J'ai décidé d'emprunter le pont Alexandria pour me rendre sur la rive ontarienne, plus précisément au &lt;nobr&gt;Marché By.&lt;/nobr&gt; C'était merveilleux. J'ai croisé plusieurs adeptes de la course à pied et beaucoup de touristes qui profitaient de Bal de neige. Une fois rendue sur les terres du ROC, j'ai aperçu les clochers de la &lt;nobr&gt;basilique-cathédrale&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;Notre-Dame.&lt;/nobr&gt;Et là il m'est venue l'idée de vérifier si, comme ça, un bon lundi après-midi, elle était ouverte aux visiteurs. J'avais de forts doutes puisqu'en raison des vols et du vandalisme, la plupart des églises sont maintenant fermées sauf lorsque des offices y sont tenus. Je m'approche du parvis pour déchiffrer la pancarte qui donne les heures d'ouverture. À mon grand étonnement, le bâtiment est disponible pour qui veut s'y recueillir. J'entre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux pas vous décrire vraiment ce que c'est que d'avoir une église pour soi toute seule. Mais c'est ce que j'ai eu. C'était tellement impressionnant parce que l'intérieur de la basilique est absolument superbe. D'abord, il y a des statues partout. Et, surtout, une voûte étoilée qui vous donne littéralement envie de vous envoler. Je me suis avancée vers l'autel, retenant presque mon souffle. C'était immense. Ça sentait bon les cierges qui brûlaient. Je ne sais pas pour quelle raison les larmes coulaient toutes seules sur mes joues. Je me suis assise sur un banc près de l'autel de la Vierge. J'ai encore pleuré un peu. J'étais drôlement contente de ne pas avoir de témoin, du moins pas de témoin dans le monde des mortels. C'était silencieux. J'étais complètement coupée du bruit extérieur. J'ai pris le temps de respirer. De rendre grâce aussi. De demander le courage de continuer même si je trouve parfois que je ne sers plus à rien. Je sais, je sais. Je bénévole, mais je ne materne plus, du moins pas mes enfants. Je bénévole, mais je ne fais plus partie du monde des travailleurs. Je suis sur une autre route. Un chemin que j'apprends à apprivoiser. Les émotions sont fortes depuis le début de la retraite. Il y a l'adaptation, bien sûr, mais aussi la confrontation régulière avec une misère que j'imaginais sans jamais l'avoir véritablement côtoyée. Quand je termine mes trois journées de bénévolat, je suis souvent vidée. Je vis des choses tellement vraies, tellement prenantes pendant ces journées, que j'ai besoin de me ressourcer, de refaire le plein d'énergie pour pouvoir continuer. C'est pour ça le lundi. Et le vendredi aussi quand je ne sers pas de brunch!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sortie l'âme revigorée. J'ai poursuivi ma ballade au Marché et repris mon autobus en fin &lt;nobr&gt;d'après-midi.&lt;/nobr&gt; Demain, nous recevons la commande de Moisson au Service de dépannage. Je me demande bien ce que nous allons manger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3460956090456404659?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3460956090456404659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/une-journee-libre.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3460956090456404659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3460956090456404659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/une-journee-libre.html' title='Une journée libre'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6762448327947020735</id><published>2012-02-05T22:38:00.001-05:00</published><updated>2012-02-05T22:42:33.709-05:00</updated><title type='text'>De la difficulté d'être cool</title><content type='html'>C'est sûr, il y a les hormones. Encore là que, dans mon cas, cela devrait plutôt m'avantager. Mais pas vraiment pour ce qui est de paraître cool. Tenez, cet &lt;nobr&gt;après-midi,&lt;/nobr&gt; je parcourais mes trottoirs en profitant de la température clémente d'un hiver plutôt gentil. Je portais tout de même tuque et foulard. Sans oublier les pantalons de nylon. J'avais fait fi, toutefois, des combinaisons. Je trouvais que je vivais dangereusement, mais je m'assumais. En passant devant l'école, je vois venir au loin deux jeunes filles qui devisaient joyeusement. Lorsqu'elles sont arrivées à ma hauteur, quelle ne fut pas ma stupéfaction de constater que l'une d'elles, vêtue d'une jupe très, très courte, ne portait ni bas, ni collant. Plus étonnant encore, elle ne semblait pas du tout avoir froid. C'est comme si l'été était arrivé. Pendant un instant, j'y ai cru. Un peu plus et je me déshabillais sur place. C'est mon grand âge et mon bonheur, encore récent, d'être débarrassée de la toux et de l'écoulement des sinus qui m'en ont empêchée. Juste là, par ce commentaire, je viens de trahir mon état de décrépitude. C'est pas cool ça. Non, pas cool du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, le Fils, l'Homme et moi (on dirait le début de la chanson &lt;i&gt;L'empereur, sa femme et le petit prince&lt;/i&gt; - encore une remarque de dinosaure - vraiment, je n'y échappe pas), bref, nous trois, sommes allés entendre un show de métal mettant en vedette, je vous le donne en mille, le Pusher! Pour les quelques rares lecteurs fidèles (je suis frustrée ces &lt;nobr&gt;temps-ci&lt;/nobr&gt; par mon faible lectorat - mais ça, c'est une autre histoire), bref, pour vous trois, je souligne que nous nous trouvions au même endroit que la dernière fois, soit au chic Maverick de la &lt;nobr&gt;rue Rideau.&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que nous savons comment nous comporter dans un show de métal pour passer parmi le monde, l'Homme, le Fils et moi avions revêtu nos chandails à l'effigie du groupe du Pusher. Nos voisins ontariens étant plus sévères pour ce qui est des gros mots, nous étions prévenus sur nos billets qu'il s'agissait d'un spectacle pour des personnes matures de 19 ans et plus. Ai-je besoin de préciser que l'Homme et moi, même en arborant notre air le plus cool au monde - vous savez cette mimique désabusée de ceux qui en ont vu d'autres - n'avons pas eu besoin de présenter nos cartes? Le Fils, oui. Et vlan, dans les flancs, les vieux croulants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous faisons étamper la main et abandonnons nos manteaux au vestiaire. Fiers de notre tenue qui nous permet, &lt;nobr&gt;croyons-nous,&lt;/nobr&gt; de passer inaperçus, l'Homme et moi nous dirigeons vers le Pusher pour le saluer. Nous essayons de rester cool en parlant de la pluie et du beau temps avec l'une des vedettes du show. Je ne suis pas certaine, toutefois, que d'embrasser la vedette en question sur les deux joues soit vraiment la façon cool de saluer un chanteur de métal. Je pense qu'il fallait plutôt frapper son poing fermé avec notre poing fermé et ensuite se taper dans les mains. Enfin, je ne sais plus. Tout ce que je sais, c'est que je suis la seule qui l'a ainsi embrassé. À part sa blonde, bien sûr. Mais ce n'était pas sur les joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. J'envoie l'Homme au bar nous chercher des consommations. Il revient avec nos deux bouteilles d'eau et la bière du Fils. Je sais, je sais, l'eau, c'est pas cool non plus. Cessez de nous regarder et écoutez plutôt le groupe &lt;nobr&gt;Shotgun Cure&lt;/nobr&gt; s'exécuter. Je vais en profiter pour mettre mes protecteurs d'oreilles. Et l'Homme aussi. J'en ai apporté pour le Fils, mais il refuse de les porter prétextant que la musique n'est pas si forte que ça. QUOI??? C'est ça. Il n'entend déjà plus rien. Ensuite, c'est au tour du groupe Fatality. Je les aime &lt;nobr&gt;ceux-là.&lt;/nobr&gt; Ça fesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la pause au cours de laquelle le Pusher et les membres de son groupe se préparent, deux métalleux essaient d'attirer notre attention à l'Homme et moi. Tout d'abord, celui qui a des dreads lève sa bière et fait un &lt;nobr&gt;high-five&lt;/nobr&gt; avec l'Homme. En même temps, l'autre s'approche de moi et me demande, dans la langue de Shakespeare, si nous sommes les parents d'un des musiciens qui se produisent ce soir. En voilà un commentaire blessant. Semblerait que nous n'avons pas l'air si cool que ça après tout. Je lui rétorque que j'adore la musique métal et que c'est pour cette raison que je suis là. Il déclare alors, tout en pointant mon chandail du doigt, que je suis certainement là pour Mortör. Et, sans doute parce qu'il m'a vue "saluer" le Pusher, il poursuit en me &lt;nobr&gt;disant : "Je&lt;/nobr&gt; gage que c'est pour le chanteur que vous êtes venue." Alors là, dans un dernier effort pour préserver ma "coolitude", je lui &lt;nobr&gt;lance : "Oui,&lt;/nobr&gt; c'est un ami." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens toé, j'ai &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; l'air d'une mère, mais j'ai des amis super cool!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6762448327947020735?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6762448327947020735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/de-la-difficulte-detre-cool.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6762448327947020735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6762448327947020735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/de-la-difficulte-detre-cool.html' title='De la difficulté d&apos;être cool'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7566989474638367274</id><published>2012-02-03T22:39:00.003-05:00</published><updated>2012-02-03T22:44:53.843-05:00</updated><title type='text'>En pleine face</title><content type='html'>Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé d'être le témoin auditif de phrases qui frappent. Vous savez ce genre de formules toutes courtes qui en disent long. Ça m'est arrivé à trois reprises cette semaine. &lt;nobr&gt;Laissez-moi&lt;/nobr&gt; vous raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu tout d'abord un jeune homme que j'ai dépanné à la Soupière. &lt;nobr&gt;Seulement 19 ans.&lt;/nobr&gt; Quand il est arrivé pour chercher ses sacs de provisions, il a répondu à mon "Ça va bien?" que j'essaie toujours de lancer du ton le plus jovial et empathique qui &lt;nobr&gt;soit : "Faut&lt;/nobr&gt; croire que je dois m'habituer à la pauvreté." Comme je ne savais trop quoi répondre, j'ai entamé la conversation. J'ai ainsi appris qu'il se cherche activement du travail, mais qu'il ne se fait offrir que des emplois à temps très partiel. Il joue au plongeur trois soirs par semaine. Ce n'est pas assez pour se payer un loyer et de la nourriture. Il faut &lt;nobr&gt;choisir : un toit&lt;/nobr&gt; sur la tête ou un couvert sur la table. Il a opté pour le logement. Je lui ai donné un coup de main pour la bouffe. Et parce que je ne voulais pas qu'il s'habitue à la pauvreté, j'ai commencé à &lt;nobr&gt;remue-méninger&lt;/nobr&gt; avec lui pour penser à d'autres endroits où il pourrait aller porter son CV. &lt;nobr&gt;Imaginez-vous&lt;/nobr&gt; que, de fil en aiguille, nous nous sommes trouvés une passion &lt;nobr&gt;commune : la &lt;/nobr&gt;musique métal! Et nous voilà en train d'échanger sur nos goûts respectifs. Et me voilà avec un de ses écouteurs dans l'oreille en train de découvrir le groupe &lt;nobr&gt;The Browning.&lt;/nobr&gt; Finalement, il a laissé une copie de son CV à la Soupière et il est parti rencontrer le Pusher que j'avais réussi à rejoindre &lt;nobr&gt;entre-temps&lt;/nobr&gt; pour lui demander s'il n'y aurait pas une possibilité que mon protégé puisse travailler au même endroit que lui. S'habituer à la pauvreté? À &lt;nobr&gt;dix-neuf ans?&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;Over my dead body!&lt;/nobr&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai essayé quelque chose de nouveau. Avec un autre public cible. Je suis allée servir un brunch dans un CHSLD, soit un centre d'hébergement et de soins de longue durée. Juste le terme utilisé pour qualifier la durée me fait frémir. M'enfin. Je trouvais que c'était une activité à essayer. J'avais juste oublié un très léger &lt;nobr&gt;détail : les&lt;/nobr&gt; personnes âgées mangent à l'heure où le coq n'a même pas encore chanté. Je devais être à mon poste dès &lt;nobr&gt;6 h&lt;/nobr&gt; ce matin. &lt;nobr&gt;Laissez-moi&lt;/nobr&gt; vous dire que je n'ai pas croisé âme qui vive lors de ma promenade matinale. Quand je suis arrivée près de la porte principale, j'ai vu au travers des grandes baies vitrées qu'il y avait déjà de l'action à l'intérieur. Encore une fois, j'ai fait la connaissance d'une équipe de bénévoles absolument formidable. C'est justement ça le cercle vicieux du travail &lt;nobr&gt;non rémunéré : Les&lt;/nobr&gt; gens sont tellement gentils qu'on ne peut rien leur refuser et parce qu'on ne peut rien leur refuser, on se retrouve aspirer dans la spirale de l'aide humanitaire envers et contre tout. &lt;nobr&gt;Commencez-vous&lt;/nobr&gt; à saisir que je me suis laissée pour une énième fois entraîner dans ladite spirale? En tout cas, pour le moment, je possède encore l'étiquette de "bénévole rebelle" puisque je n'ai pas rempli les formulaires officiels. Juste pour le plaisir de rester rebelle, il se peut fort bien que je ne remplisse rien. Je verrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens donc à mon brunch. Je devais accueillir les bénéficiaires, leur passer un genre de bavette autour du cou, prendre leur commande et les servir. Pas trop compliqué à vue d'oeil. Un peu plus ardu toutefois à accomplir quand il faut s'adresser à des gens qui ont la mémoire défaillante. Par exemple, à la question &lt;nobr&gt;"Voulez-vous&lt;/nobr&gt; vos oeufs tournés ou miroirs?", j'ai reçu la réponse &lt;nobr&gt;suivante : "Mais&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;faites-les&lt;/nobr&gt; cuire". Oui, oui, ne vous inquiétez pas. Et à la question &lt;nobr&gt;"Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que vous prenez dans votre café?", j'ai obtenu cette réponse fort &lt;nobr&gt;logique : "Du café."&lt;/nobr&gt; Il y avait toutefois encore des zestes de lucidité dans la place. Ainsi, en réponse à ma remarque "Il faut que je vous mette un tablier", une résidente m'a déclaré tout de &lt;nobr&gt;go : "Oui,&lt;/nobr&gt; pour cacher la misère." C'est sûr qu'il y en avait de la misère dans cette salle où étaient réunies des personnes en perte d'autonomie, presque toutes en fauteuil roulant ou en marchette, avec de sérieux problèmes d'arthrite et de mobilité qui faisaient en sorte que nous devions couper en petits morceaux le bacon, les oeufs, les pommes de terre et les rôties. Mais il y avait surtout des sourires radieux et des mercis chaleureux. Des gens heureux d'avoir un changement dans leur ordinaire, de pouvoir se sentir comme au resto en prenant le temps de savourer un bon café, avec du café dedans, bien évidemment!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je termine avec cette remarque naïve, suave et ô combien réconfortante d'une très jeune stagiaire de la Soupière qui, en apprenant que je ne travaillais plus, me &lt;nobr&gt;lance : "Je&lt;/nobr&gt; croyais qu'il fallait être vieux pour être à la retraite." Comme je lui répondais que j'avais tout de même atteint l'âge vénérable &lt;nobr&gt;de 56 ans,&lt;/nobr&gt; elle me &lt;nobr&gt;déclare : "C'est&lt;/nobr&gt; impossible. J'étais certaine que tu avais seulement &lt;nobr&gt;35 ans!"&lt;/nobr&gt; Je t'aime tellement chère M.&lt;br /&gt;________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes félines :&lt;/b&gt; Ils sont vivants! La famille au complet. J'ai vu maman et ses deux chatons ce soir dans les plats de nourriture. Adorables. Il fallait que je vous le dise.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7566989474638367274?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7566989474638367274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/en-pleine-face.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7566989474638367274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7566989474638367274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/02/en-pleine-face.html' title='En pleine face'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-423094000541105061</id><published>2012-01-31T21:12:00.002-05:00</published><updated>2012-01-31T21:13:49.079-05:00</updated><title type='text'>Le mirage de l'idéal</title><content type='html'>Vous connaissez ma propension à courir les cliniques médicales. J'espionnais pas à pas depuis une semaine le développement d'une infection urinaire. Finalement, à &lt;nobr&gt;7 h&lt;/nobr&gt; dimanche, mes soupçons s'avèrent. J'urine le sang. Je ne fais donc ni une ni deux, et je me précipite pour obtenir le verdict d'un toubib.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La clinique ouvre ses portes à &lt;nobr&gt;9 h.&lt;/nobr&gt; J'y suis à &lt;nobr&gt;8 h 40.&lt;/nobr&gt; Je suis la &lt;nobr&gt;dix-huitième patiente&lt;/nobr&gt; à s'inscrire. Je me désespère. Je ne m'imagine pas en train d'attendre des heures sur une chaise droite. Je retourne donc à la maison prendre une pause et reviens vers &lt;nobr&gt;11 h 45.&lt;/nobr&gt; Le docteur a déjà vu &lt;nobr&gt;28 patients!&lt;/nobr&gt; "Ça alors," que je me dis, "c'est un vite du stéthoscope &lt;nobr&gt;celui-là!"&lt;/nobr&gt; Heureusement pour moi, la gentille secrétaire avait mis mon dossier &lt;nobr&gt;en-dessous&lt;/nobr&gt; de la pile ce qui fait que je pouvais toujours obtenir l'avis médical recherché. Je constate d'ailleurs, après avoir obtenu cette information, la présence d'une affichette sur le comptoir de la réception qui indique que le quota de patients pouvant obtenir audience cette &lt;nobr&gt;journée-là&lt;/nobr&gt; a été atteint et que la clinique reprendra ses activités seulement le lendemain matin. "Ouf," &lt;nobr&gt;soupire-je,&lt;/nobr&gt; "je l'ai échappé belle," et je retourne attendre mon tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que je tourne les pages de mon journal, je vois entrer une jeune maman avec ses deux enfants. "Allez m'attendre &lt;nobr&gt;là-bas,"&lt;/nobr&gt; qu'elle leur demande en désignant la salle d'attente. Ils sont mignons. Un petit garçon et sa grande soeur. Ils s'installent non loin de moi et déballent les jouets qu'ils se sont apportés pour passer le temps. Inquiète à cause de l'affichette dont je vous parlais plus haut, je ne peux m'empêcher de jeter un oeil en direction de la maman qui, je le constate bien, tente vainement de plaider sa cause pour obtenir le droit de voir le médecin. Peine perdue. Elle revient bredouille vers ses enfants et, les larmes aux yeux, elle leur annonce qu'ils doivent quitter la clinique. "Pourquoi tu es triste maman?" demande d'abord le petit garçon. "Oui, maman, pourquoi tu pleures?" ajoute la grande soeur. La maman les prend contre elle pour les rassurer en leur affirmant que tout va bien aller, et elle se dirige vers la sortie. J'ai évidemment le coeur retourné. Je me dis que voilà ce qu'est devenu notre système de santé. Un endroit où il n'y a plus ni compassion, ni empathie. Bref, je suis restée outrée jusqu'à ce que j'embarque dans le soulier de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'entre enfin dans le cabinet du médecin, je m'empresse de lui déclarer que je suis la dernière patiente de la journée, histoire de l'encourager. Il me regarde alors avec un pauvre sourire et me dit &lt;nobr&gt;simplement : " Je&lt;/nobr&gt; crois que le ministre devrait m'envoyer une lettre de félicitations." "Vous avez raison. Vous avez eu une grosse journée," que je m'empresse d'ajouter pour le garder de mon bord même si je trouve qu'il y va un peu fort surtout quand je repense à la scène à laquelle je viens tout juste d'assister. "Effectivement," qu'il me répond, "c'était la septième en ligne!" Je comprends mieux maintenant son teint pâle et ses traits tirés. J'avoue aussi l'avoir côtoyé sous des jours plus joyeux. Sommes-nous en train de tous les perdre au combat? Voyez &lt;nobr&gt;ci-dessous&lt;/nobr&gt; un extrait de la lettre ouverte envoyée aujourd'hui par le &lt;nobr&gt;Dr Guillaume Langlois,&lt;/nobr&gt; médecin du village de &lt;nobr&gt;Sainte-Gertrude,&lt;/nobr&gt; dans différents &lt;nobr&gt;journaux :&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Lorsque les gens de &lt;nobr&gt;Sainte-Gertrude,&lt;/nobr&gt; apprenant que j'habitais dans leur village, sont venus me rencontrer pour me demander de travailler chez eux, je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;On m'avait promis une équipe, forte, unie, prête à tout pour sauver sa communauté... On m'a promis la lune, un monde de rêves, un rempart contre le vent de folie de notre système de santé. Un vent qui souffle l'espoir des jeunes médecins comme une chandelle.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'y ai entrevu des possibilités infinies... J'y ai surtout vu le moyen de me consacrer à ce que je sais faire de &lt;nobr&gt;mieux : soigner,&lt;/nobr&gt; traiter, guérir, accompagner.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;... Pendant trois ans et demi, j'ai été à la tête d'une clinique de plus &lt;nobr&gt;de 3 000 patients.&lt;/nobr&gt; À bout de bras, j'ai supporté leurs joies, leurs peines. Avec eux, j'ai côtoyé la mort, la souffrance, le désespoir...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;À 31 ans, j'ai l'impression d'avoir vécu plus que ma propre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, pendant tout ce temps, je n'ai pu qu'entrevoir, au loin, le mirage de ma clinique idéale. La surcharge de travail qui devait être temporaire, une simple crise de courte durée, s'est prolongée, éternisée. L'équipe unie qui a oeuvré à m'attirer a éclaté. Les projets ont rapidement stagné, se sont figés. J'ai dû passer des milliers d'heures à gérer, négocier, rencontrer, convaincre, superviser, encourager, réconcilier... alors que mon seul désir était de soigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc l'âme et le coeur usé que j'écris ces mots... J'ai beau hurler, crier, il n'y a plus rien à espérer, les dés sont depuis trop longtemps jetés.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soignants et soignés, il semble bien que nous soyons malheureusement tous embarqués dans le même bateau qui prend l'eau!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-423094000541105061?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/423094000541105061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/le-mirage-de-lideal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/423094000541105061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/423094000541105061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/le-mirage-de-lideal.html' title='Le mirage de l&apos;idéal'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2912256695793445167</id><published>2012-01-26T23:37:00.000-05:00</published><updated>2012-01-27T08:32:00.844-05:00</updated><title type='text'>La tentation</title><content type='html'>"Tu n'as pas encore écrit ton livre?", m'a lancé la prêtresse vaudou en sortant ses aiguilles. "Non," que je lui ai répondu en m'étendant sur la table d'opérations, "mais je continue à publier des messages sur mon blog." "Je n'ai pas d'intérêt pour cette forme d'expression", me &lt;nobr&gt;déclare-t-elle&lt;/nobr&gt; avec sa franchise habituelle. "C'est un livre que tu devrais écrire," &lt;nobr&gt;m'affirme-t-elle&lt;/nobr&gt; péremptoirement en m'enfonçant une dernière aiguille en plein milieu du front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Transformée en pelote à épingles pour la prochaine &lt;nobr&gt;demi-heure,&lt;/nobr&gt; j'ai fermé les yeux pour chercher la zénitude. Au lieu de ça, je n'ai cessé de retourner dans ma tête les paroles échangées avec la médium des âmes. C'est que ce n'est pas la première fois que cette experte dans l'art de planter des objets contondants dans des corps consentants me passe cette remarque. Je ne sais pas pourquoi mais elle est persuadée que j'ai une histoire à raconter. Pire encore. Elle croit que j'ai quelque chose d'intéressant à dire. S'il n'y avait qu'elle. Le papa de &lt;nobr&gt;l'Amie yogini&lt;/nobr&gt; a fait un peu le même commentaire en découvrant mon blog l'autre jour. Selon lui, il se lit comme un roman. C'est vrai. Avec les années, le blog est devenu un petit monde où gravitent des personnages et des animaux qui vont et viennent au gré de mes aventures et mésaventures. De là à en faire un livre, c'est un clic de clavier que je n'arrive pas à exécuter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, vous dire que je n'ai jamais songé à me lancer dans un projet d'écriture serait vous mentir effrontément. J'ai déjà établi notamment que ce ne serait pas une saga. Le millier de pages, très peu pour moi. J'ai toujours préféré les histoires courtes qui vont droit au but. Ainsi, je ne m'imagine pas assise dans une bibliothèque poussiéreuse en train d'effectuer des recherches exhaustives sur les blasons héraldiques ou tentant de construire un arbre généalogique aux ramifications parfois douteuses afin d'expliquer les relations tordues qu'entretiennent les membres d'une même famille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je suis très peu attirée par l'idée d'écrire de la fiction. J'ai déjà essayé de penser à une histoire que je pourrais travailler pour en tirer un livre mais j'avais l'imagination bloquée en partant, comme si j'étais tout à fait incapable d'inventer quoi que ce soit. Si je décidais de suivre ce courant, c'est sûr que je partirais d'un fait vécu pour ensuite extrapoler. Ce pourrait être une possibilité. J'ai également songé à écrire des nouvelles. Mais je trouve qu'il faut être particulièrement doué pour ce genre littéraire. Faire entrer rapidement le lecteur dans un monde pour l'amener tout aussi rapidement à une chute, la plupart du temps inattendue, c'est tout un art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens donc à mon blog. Et à l'observation du monde qui m'entoure. C'est ça qui m'intéresse. Tous les jours, la vie m'offre la chance inouïe d'être un témoin privilégié, de me situer aux premières loges de l'histoire la plus passionnante qui soit. Du fait le plus anodin à la leçon de vie, je suis constamment émerveillée ou attendrie. Si je cédais donc une bonne fois à la tentation, c'est là que je commencerais. Au début. Il était une fois la Terre des hommes et des femmes...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2912256695793445167?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2912256695793445167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/la-tentation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2912256695793445167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2912256695793445167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/la-tentation.html' title='La tentation'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-5433231737029908909</id><published>2012-01-24T22:30:00.001-05:00</published><updated>2012-01-24T22:34:26.333-05:00</updated><title type='text'>Qu'est-ce qu'on mange?</title><content type='html'>Imaginons un instant que, tout comme les protagonistes de l'excellente série &lt;i&gt;Naufragés des villes&lt;/i&gt;, vous vous retrouviez itinérant ou démuni sans autre ressource que votre chèque de BS. Il vous faudra bien à un moment donné trouver de la bouffe pour vous rendre à la fin du mois et mettre quelque chose de plus dans votre frigo qu'une petite ampoule qui s'allume et qui s'éteint quand vous ouvrez la porte. En fait, vous aimeriez probablement qu'elle reste éteinte la foutue ampoule étant donné qu'il n'y a rien à voir. C'est là que que vous pourriez décider de faire appel à un service de dépannage alimentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme cela tombe bien. C'est justement aujourd'hui votre &lt;nobr&gt;rendez-vous&lt;/nobr&gt; mensuel pour cueillir les deux sacs d'épicerie qui vous permettront de tenir le coup. Je ne peux pas me mettre à votre place. J'imagine cependant que j'aurais hâte de savoir ce que je vais manger dans les prochains jours. Mais j'erre &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; complètement à côté de la "track" comme on dit. Si vous venez régulièrement, vous êtes sans doute immunisé contre les fausses joies. Et pour cause. Les denrées qui vous sont remises sont de moins en moins variées. Pas d'oeufs. Rarement de la viande. Pas souvent de légumes ou de fruits frais. Le contenu des sacs a suivi la courbe descendante de l'économie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, &lt;nobr&gt;qu'avais-je&lt;/nobr&gt; à vous offrir &lt;nobr&gt;cet après-midi?&lt;/nobr&gt; Les sempiternelles boîtes de conserve de tout acabit. Du lait et du pain congelés depuis quelque temps déjà pour préserver leur fraîcheur. Un petit paquet de viande hachée. Des nouilles et des grignotines. Des jus de fruits. De la vinaigrette avec, cette fois, de la salade et des tomates pour l'accompagner. C'est certain qu'il vous faudra manger la laitue Boston le plus tôt possible car elle est légèrement fanée la pauvre. Par contre, les tomates ne sont pas plus rouges qu'il ne faut. Si vous attendez leur mûrissement, vous devrez vous contenter de simples feuilles vertes dans votre bol. Le brocoli, qui nous a été livré sur de la glace, a mal supporté le transport. Sa tige est encore ferme. Sa tête, toutefois, à défaut de cheveux blancs, a pris une teinte jaunâtre qui ferait en sorte que moi je la plongerais dans un potage bien que je n'ose m'aventurer à en prédire le goût. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le dessert, je vous conseille d'éplucher au plus vite les clémentines. Nous les avons triées pour vous offrir les meilleures. Malgré tout, nous avons dû constater que, tout comme leur compère le brocoli, elles n'avaient pas particulièrement apprécié le froid de l'entrepôt ou du camion. Cela leur a ramolli le caractère et crevassé l'épiderme. Je vous le dis, certaines n'étaient pas belles à voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, j'aurais &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; dû vous donner une des bouteilles au contenu vert destinée à préparer un cocktail Martini aux pommes qui nous ont été livrées avec notre commande. Je cherche encore où cette chose figure dans le &lt;i&gt;Guide alimentaire canadien&lt;/i&gt;.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;«Sans l’indignation, on s’habitue à faire le bien à la place de la justice sociale.»&lt;/i&gt; L’abbé Pierre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-5433231737029908909?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/5433231737029908909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/quest-ce-quon-mange.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5433231737029908909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5433231737029908909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/quest-ce-quon-mange.html' title='Qu&apos;est-ce qu&apos;on mange?'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3405500299023518281</id><published>2012-01-22T22:47:00.001-05:00</published><updated>2012-01-22T22:49:35.206-05:00</updated><title type='text'>Les bons débarras</title><content type='html'>Comment &lt;nobr&gt;avons-nous&lt;/nobr&gt; passé &lt;nobr&gt;l'après-midi&lt;/nobr&gt; l'Homme et moi? Non. Ce n'est pas ce que vous croyez. Je devrais &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; davantage vous demander où nous étions. Non. Ce n'est pas ça non plus. Nous nous trouvions tout simplement dans la cave en train de de faire du ménage en prévision de la &lt;nobr&gt;vente-débarras&lt;/nobr&gt; de la Soupière la fin de semaine prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh! oui, c'est le plus récent moyen déniché par cet organisme pour amasser des fonds. Trouvant l'occasion parfaite pour mettre de l'ordre dans le &lt;nobr&gt;sous-sol,&lt;/nobr&gt; j'ai dit à &lt;nobr&gt;l'Homme : "As-tu&lt;/nobr&gt; des plans pour la journée?" Malheureusement pour lui, il a répondu par la négative. Moi j'avais des plans. Je n'en pouvais plus notamment de voir deux des tables utilisées par le Fils dans ses belles années pour organiser des rassemblements LAN nous empêcher d'atteindre les étagères situées le long du mur. Nous nous sommes donc mis à l'ouvrage en écoutant les choix musicaux retenus par l'Homme pour nous encourager. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Premier CD : Harmonium.&lt;/nobr&gt; La cinquième saison me semblait toute indiquée pour faire le ménage dans de très vieilles affaires, dont des boîtes de livres datant de nos tendres enfances. Trente ans de poussières, d'insectes "papiervores" et de moisissures diverses et autres n'ont pas aidé à la préservation des &lt;nobr&gt;Bob Morane,&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;Nick Jordan,&lt;/nobr&gt; Vicki et Sylvie qui ont bercé notre adolescence. Nous les conservions pour nos &lt;nobr&gt;petits-enfants.&lt;/nobr&gt; La belle affaire! Comme l'Homme le faisait justement remarquer à son frère en lui annonçant le dépôt de la cargaison dans le bac de &lt;nobr&gt;recyclage : "De&lt;/nobr&gt; toute façon, il faudrait s'équiper d'un masque pour lire un de ces bouquins." L'humidité avait fait son oeuvre et, pour une fois, la nostalgie ne nous a pas empêchés de faire notre boulot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Deuxième CD : Jean Leloup.&lt;/nobr&gt; Parfait pour s'attaquer aux bagages inutiles. Pour des gens qui n'ont pas voyagé tant que ça, du moins à l'extérieur du pays, nous possédions un nombre assez imposant de valises. L'une d'entre elles remontait même à mes années d'université. Elle n'était pas si mal conservée n'eut été des crocs de Mimi qui avaient grignoté la courroie. Elle est allée rejoindre Bob pour ses nouvelles aventures autour du monde!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Troisième CD : Damien Robitaille.&lt;/nobr&gt; Idéale la bonne humeur de ce chanteur que j'adore pour retourner, je l'espère pour la dernière fois, dans les boîtes ramenées du bureau. &lt;nobr&gt;Trente-quatre années&lt;/nobr&gt; de loyaux services sont passées elles aussi au &lt;nobr&gt;recyclage : lexiques&lt;/nobr&gt; et fiches du Bureau de la traduction datant des années 80, formulaires de demandes de congés remontant pratiquement aux débuts de ma carrière et évaluations de rendement dithyrambiques n'ayant pas évité ma lente descente dans l'enfer de l'oubli. &lt;nobr&gt;Sentez-vous&lt;/nobr&gt; poindre ici comme une légère frustration? Vous êtes perspicace. Je vous lance donc ce message à vous tous qui prenez à coeur votre travail et qui parfois croyez à tort à votre &lt;nobr&gt;indispensabilité : "Vous&lt;/nobr&gt; allez partir un jour et personne ne se souviendra même de votre nom après quelques mois." Vous ne me croyez pas? C'est l'Ami qui m'a rapporté la chose dans le cas d'une collègue à la retraite depuis peu. C'est comme si elle n'avait jamais existé. Même chose pour moi. Pourquoi, oui &lt;nobr&gt;dites-moi&lt;/nobr&gt; pourquoi, j'aurais voulu au moins savoir que quelqu'un quelque part regrette ma plume? Je sais. Je dois me faire soigner. L'important, c'est la satisfaction que j'éprouve à avoir été professionnelle jusqu'à la fin. Le reste, c'est du vent. Ou de la vanité. Ou je ne sais trop quoi. Et puis, c'est assez. La page est tournée. Les papiers ont été jetés. Je passe à un &lt;nobr&gt;autre CD.&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Quatrième CD : Elton John.&lt;/nobr&gt; &lt;i&gt;B-B-B-Bennie and the Jets&lt;/i&gt;, chantait Elton pendant que nous examinions, découragés, les innombrables et incalculables pièces informatiques qui se trouvent éparpillées un peu partout dans notre &lt;nobr&gt;cave Apple&lt;/nobr&gt; à nous. Non seulement nous &lt;nobr&gt;faut-il&lt;/nobr&gt; attendre le Fils pour effectuer un tri entre ce qui est encore au goût du jour et ce qui est périmé depuis la semaine dernière, mais nous devons aussi tenir compte de l'heure, oui je dis bien de l'heure, à laquelle l'Écocentre sera ouvert pour accueillir notre don! Encore une fois, vous pensez que j'exagère. Juste pour vous prouver que mon exaspération a une raison, je viens de visiter le site Web de la Ville pour y apprendre que l'Écocentre est... actuellement fermé. Oui. Oui. Il rouvrira ses portes &lt;nobr&gt;le 5 avril&lt;/nobr&gt; prochain. C'est à prendre ou à attendre. Quoi faire d'autre lorsqu'on est écologiquement programmé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ménage n'a qu'un temps. Et, dans mon cas, il est toujours assez court. Disons qu'après quatre CD, j'en avais assez. J'ai donc troqué le plumeau pour les  espadrilles et je suis sortie vite dehors pour aller respirer un grand coup. J'en ai profité pour me débarrasser des regrets et des souvenirs qui me collaient encore à la peau même si je sais fort bien que tout ne peut pas être vendu ou recyclé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3405500299023518281?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3405500299023518281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/les-bons-debarras.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3405500299023518281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3405500299023518281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/les-bons-debarras.html' title='Les bons débarras'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-135097715874456125</id><published>2012-01-21T09:53:00.002-05:00</published><updated>2012-01-21T09:58:31.644-05:00</updated><title type='text'>À l'abordage!</title><content type='html'>Je vous vois penser. Vous croyez que je vais ergoter sur le naufrage du &lt;i&gt;Concordia&lt;/i&gt;. Pas vraiment. Je ne peux cependant m'empêcher de &lt;nobr&gt;m'exclamer : "Où&lt;/nobr&gt; est le tonitruant capitaine Haddock quand on en a besoin? Mille milliards de mille sabords, ce n'est pas lui qui aurait eu la brillante idée de se rapprocher aussi dangereusement des côtes." Certes, le brave homme sombrait régulièrement dans la &lt;nobr&gt;dive-bouteille.&lt;/nobr&gt; Par contre, digne de son ancêtre l'impeccable chevalier de Hadoque, il n'aurait jamais abandonné son navire. Et, à ce que je sache, il n'a jamais exécuté de manoeuvres douteuses lorsqu'il a pris le gouvernail pour conduire Tintin à bon port. En tout cas, pour moi qui n'aime déjà pas l'eau, cet accident n'a rien pour me rassurer. Je persiste et je signe donc, et continue de préférer, et de loin, le solide plancher des vaches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, chers amateurs de croisières qui s'amusent, &lt;nobr&gt;savez-vous&lt;/nobr&gt; que chaque année on déplore la disparition de passagers embarqués un jour pour une croisière de rêve mais jamais redescendus du paquebot maléfique? C'est l'Ami qui me faisait part l'autre matin de cette aberrante réalité. Imaginez comme c'est facile de se débarrasser d'un corps en haute mer! Vous séduisez par exemple une jeune fille innocente mais riche et, plouf, un beau soir au clair de lune vous la passez &lt;nobr&gt;par-dessus&lt;/nobr&gt; le bastingage. Ni vu, ni connu. Pas de cadavre, pas de crime. C'est la croisière fatale. Et que dire des procédures juridiques compliquées qui en découlent. Aucun gouvernement ne veut prendre la responsabilité de l'enquête. De toute façon, comment prouver dans quelles eaux a été commise l'horrible chose? On se renvoie la balle et on s'en lave les mains. &lt;nobr&gt;Dois-je&lt;/nobr&gt; ajouter que, dans ce cas, l'eau destinée à purifier l'inaction ne manque pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je m'éloigne de mon propos. Voilà que j'ai levé l'ancre sans m'en rendre compte. Je reste toutefois dans le domaine maritime pour vous apprendre que j'ai été victime d'une félonie virtuelle. Oui, mon compte de messagerie électronique a été piraté, ce qui a entraîné l'envoi en mon nom de courriels sibyllins à toutes les personnes figurant dans mon carnet d'adresses. Comme si ce n'était pas suffisant, les messages étaient dans la langue de Shakespeare! Bon, pour beaucoup de mes amis, cela a eu l'avantage de leur mettre la puce à l'oreille. La marcheuse urbaine &lt;nobr&gt;serait-elle&lt;/nobr&gt; devenue une &lt;nobr&gt;vire-capot?&lt;/nobr&gt; Ne craignez rien. Ma fibre nationaliste est demeurée intacte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que cette attaque n'est pas de ma faute. Surtout que le Fils m'a appris que nous étions des centaines à avoir été victimes de cet affront. J'ai quand même éprouvé un embarras certain, voire une forme de honte, lorsque j'ai constaté l'ampleur des dégâts. Il s'agissait évidemment de messages publicitaires, entre autres sur le Viagra. L'Homme est d'ailleurs resté hébété quand il a pris connaissance de la missive que je lui faisais ainsi parvenir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul point positif de ce &lt;nobr&gt;fléau : des&lt;/nobr&gt; amis dont je n'avais pas eu de nouvelles depuis fort longtemps se sont manifestés. Je vais justement dîner avec l'un d'eux vendredi prochain. C'est le moment ou jamais de ressortir le vieux proverbe qui affirme qu'à quelque chose, malheur est bon, et de poursuivre le voyage virtuel sur des eaux, je l'espère, plus sécuritaires.&lt;br /&gt;_____________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes pédestres de vendredi :&lt;/b&gt; Je voulais écrire ce message hier soir mais, quand je suis revenue de la représentation du spectacle &lt;i&gt;Le boss est mort&lt;/i&gt;, j'étais trop fatiguée pour même lire une ligne de mon roman policier dont je n'arrive pas à voir la fin. J'ai un crime en suspens. C'est horrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, j'ai marché hier &lt;nobr&gt;après-midi&lt;/nobr&gt; sous un soleil magnifique et un froid presque sibérien qui ressemblait étrangement à celui expérimenté avec la &lt;nobr&gt;soeur Psy&lt;/nobr&gt; aux Marais du Nord. J'ai donc pensé à ma compagne marcheuse et aux bons moments que nous avions passés ensemble. Cette fois, j'avais les écouteurs. Je voulais me brancher sur RadioCan mais, en ouvrant mon mp3, c'est Trivium qui hurlait. Je n'ai pas résisté à l'appel du métal et j'ai parcouru plus rapidement mes trottoirs chéris. J'ai fait un seul arrêt pour me tourner vers le soleil et ouvrir tout grand mes bras, un geste que nous faisons souvent au yoga pour ouvrir notre cage thoracique et, je crois aussi, pour nous ouvrir au monde. L'Amie yogini a &lt;nobr&gt;raison : le&lt;/nobr&gt; yoga, c'est pas juste des postures!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-135097715874456125?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/135097715874456125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/labordage.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/135097715874456125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/135097715874456125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/labordage.html' title='À l&apos;abordage!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-612716874537910072</id><published>2012-01-18T21:33:00.002-05:00</published><updated>2012-01-18T21:56:41.468-05:00</updated><title type='text'>Quand les planètes s'alignent</title><content type='html'>&lt;i&gt;Bonne journée pour les avides lecteurs. La Marcheuse urbaine libre a également pris la plume!&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. J'ai d'abord été appelée la mère Teresa de la rue &lt;nobr&gt;Notre-Dame&lt;/nobr&gt; par nul autre que mon nouveau jeune patron. &lt;nobr&gt;Eh! oui,&lt;/nobr&gt; j'ai obtenu une promotion à la Soupière. Je m'occupe maintenant des dépannages alimentaires d'urgence deux jours par semaine. Comme je travaille aussi au Service de dépannage de la paroisse où je continue de cuisiner de la bouffe, j'ai hérité de cette appellation ma foi fort sanctifiante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si ce n'était pas assez. En allant me faire épiler les sourcils pour ne pas devenir une femme retraitée avec front broussailleux, j'ai reçu ce message direct et sans équivoque de la tortionnaire du poil après lui avoir présenté un compte rendu de mes plus récents exploits comme &lt;nobr&gt;bénévole : "Tu&lt;/nobr&gt; es investie d'une mission." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, voilà l'Amie yogini qui s'y met elle aussi en m'envoyant un courriel inspiré et inspirant. Lisez &lt;nobr&gt;plutôt : "J'ai&lt;/nobr&gt; pensé, après notre rencontre, à Gandhi et à mère Teresa, qui étaient de grands exemples du karma yoga, le yoga du service désintéressé à la société. Il me semble que tu as fait un grand bout de chemin dans cette voie. Et oui, le yoga, c'est pas juste des postures!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si j'ai l'âme missionnaire. Il y a une chose que je sais, cependant, c'est que j'ai l'âme légère, heureuse et entièrement satisfaite toutes les fois où je bénévole, particulièrement à la Soupière parce que j'y passe plus de temps. Comment vous expliquer que les actions réalisées s'étendent bien &lt;nobr&gt;au-delà&lt;/nobr&gt; du muffin enveloppé, du linge plié, du café servi ou du nettoyage d'un bureau? Oui, ces tâches sont utiles et elles doivent être faites pour que les bénéficiaires puissent recevoir les services dont ils ont besoin. Mais pour moi, il y a plus. Beaucoup plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'allez pas croire que je suis meilleure qu'une autre. Pas du tout. C'est juste que j'aime tellement les gens. Je devrais &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; me mettre des barrières pour me protéger mais j'en suis incapable. J'adore me laisser toucher par les rencontres extraordinaires que je fais toutes les fois que je bénévole, et ce, tant du côté des merveilleuses personnes aidantes que des fantastiques personnes aidées. Me semble que c'est ça la communion avec les autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez, par exemple, en quelques jours seulement, j'ai partagé l'inquiétude de quelqu'un dont la mère est très malade et la peine d'un autre qui accompagne un proche en fin de vie. J'ai écouté une très jeune mère me parler de l'abandon qu'elle venait de vivre. Mais j'ai aussi joint ma voix à celle des autres dans la grande salle à manger pour souhaiter un heureux anniversaire à un bénéficiaire tout content que l'on ait pensé à lui. J'ai surtout ri très souvent en taquinant ou en me faisant taquiner. Je crois aussi que j'ai pris trop de cafés. Pas grave. Le plus important, c'est que j'ai donné et reçu une tonne d'amour. Comme mission, je ne peux pas demander mieux!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-612716874537910072?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/612716874537910072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/quand-les-planetes-salignent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/612716874537910072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/612716874537910072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/quand-les-planetes-salignent.html' title='Quand les planètes s&apos;alignent'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-4266619874228531813</id><published>2012-01-14T22:39:00.001-05:00</published><updated>2012-01-14T22:42:06.328-05:00</updated><title type='text'>Vivifiant, l'air était!</title><content type='html'>Imaginez un &lt;nobr&gt;crouche-crouche&lt;/nobr&gt; plus croustillant, suivi d'un &lt;nobr&gt;crisp-crisp&lt;/nobr&gt; plus mordant. Ce sont les onomatopées de mes pas sur les trottoirs cet &lt;nobr&gt;après-midi.&lt;/nobr&gt; Loin étaient les sentiers de neige de ma semaine de vacances avec la &lt;nobr&gt;soeur Psy,&lt;/nobr&gt; mais aussi mordant était le froid. C'est drôle. Voilà que je parle comme le Yoda de la &lt;i&gt;Guerre des étoiles&lt;/i&gt; depuis que je suis revenue de ma sortie pédestre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que sans même prendre la peine d'évaluer la température ressentie, j'ai en effet décidé de profiter du beau soleil de la fin de la journée pour m'aérer un peu le cerveau. Remarquez que je suis en train de me demander si je ne l'ai &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; pas gelé ce faisant. Tant pis. Le jeu en valait la chandelle ou, dans le cas qui nous occupe, le Plan Nord en valait l'engelure! Je sais bien que c'est difficile à imaginer, mais je n'ai eu de cesse de béer d'admiration devant la nature qui s'offrait à moi. À au moins deux reprises, je me suis tout simplement immobilisée pour contempler le blanc plus que blanc de la neige fraîchement tombée et écouter le parfait plus que parfait silence ouaté de l'hiver. Vous &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; dit à quel point le ciel était bleu? Bleu sur blanc. Les couleurs qui vont de pair lorsque l'hiver consent à se laisser aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais choisi en plus de sortir les oreilles ouvertes. Pas obstruées par les écouteurs comme je le fais d'habitude. Je pouvais donc tout entendre de la tranquillité ambiante. C'est sûr qu'il n'y avait pas foule sur les trottoirs! Tant mieux. J'avais toute la froidure pour moi seule. Et je me tenais droite en haut de la petite côte immaculée menant à l'église en ne cessant de répéter pour mon &lt;nobr&gt;moi-même : "Que&lt;/nobr&gt; c'est beau! Vraiment que c'est beau!" Et, aveuglée par le soleil qui baissait doucement à l'horizon, je me tenais droite dans le sentier qui longe l'école en criant presque ma gratitude de pouvoir être là, juste là au moment où le soleil lançait ses derniers feux avant l'adieu final. À propos, vous avez remarqué qu'ils sont rose pâle ses rayons l'hiver? Sans doute parce qu'ils semblent venir de plus loin. Et &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; le &lt;nobr&gt;sont-ils&lt;/nobr&gt; dans les faits. Je n'y connais rien en astronomie et je n'en n'ai cure lorsqu'il s'agit de me laisser attendrir par la lumière se reflétant sur une immense couverture blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivifiant, l'air était! Ragaillardie, moi j'étais!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-4266619874228531813?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/4266619874228531813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/vivifiant-lair-etait.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4266619874228531813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4266619874228531813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/vivifiant-lair-etait.html' title='Vivifiant, l&apos;air était!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-342157106243911249</id><published>2012-01-10T21:30:00.002-05:00</published><updated>2012-01-11T06:58:22.594-05:00</updated><title type='text'>Le grand luxe</title><content type='html'>C'est comme ça que j'ai commencé ma journée. Dans le luxe. Celui de pouvoir profiter d'un beau soleil matinal en me rendant à pied retrouver ma merveilleuse gang de la Soupière après presque deux semaines d'absence. L'air était frais et doux. J'ai respiré un grand coup et j'ai rendu grâce une fois encore pour cet immense privilège d'avoir recouvré ma liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous saviez comme je les savoure ces débuts de semaine lorsque je déambule devant la cour d'école de mon pas plus jamais pressé (sauf quand j'emprunte les habits de la Marcheuse urbaine) et que j'entends la cloche appelant les élèves rieurs à retourner au sérieux des études. C'est sûr que je me dis que ce temps est fini pour moi; par contre, le chemin sur lequel je me trouve en ce moment est vraiment fort agréable. C'est que je vis dans le luxe. Par exemple, le luxe plus ultra de pouvoir choisir la façon dont je passe mon temps. Et j'adore notamment faire oeuvre utile. J'en retire une énorme satisfaction. Ainsi, j'ai passé une partie de la journée à souhaiter un bon début d'année à tous les gens que je rencontrais. Imaginez les sourires, les étreintes, les voeux échangés! Ça vous remplit un coeur plus vite qu'il n'en faut pour dire "J'ai besoin d'amour". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bénévolé pratiquement toute la journée. Mes gâteries cuisinées sont maintenant populaires et attendues. J'ai eu droit pour la première fois à un &lt;nobr&gt;"Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que vous nous avez préparé cette semaine?" et, plus intéressant encore, à un &lt;nobr&gt;"Est-ce&lt;/nobr&gt; que je pourrais avoir la recette?" Voilà qui est encourageant et qui aide à tisser des liens. J'ai même échangé quelques trucs de cuisine avec G. qui m'a parlé de ses expériences en pâtisserie pendant le temps des fêtes. J'adore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revenant à la maison, je repensais à mes rencontres mais aussi aux paniers de victuailles que nous avions préparés. Vous &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; déjà dit que nous devons très souvent diviser les gros sacs de riz ou de pâtes, les boîtes de céréales format familial et même les paquets de biscuits pour les mettre dans de petits sacs afin de faire durer nos provisions? Je comprends totalement cette façon de procéder étant donné les ressources limitées dont nous disposons. Cependant, je n'ai pas pu m'empêcher de revenir à l'idée du luxe. &lt;nobr&gt;Réalisez-vous&lt;/nobr&gt; que lire les étiquettes des produits que nous achetons en faisant l'épicerie constitue en soi un luxe de taille? Je me suis demandée comment je réagirais en recevant du riz dans un sac en plastique. &lt;nobr&gt;Serais-je&lt;/nobr&gt; capable de reconnaître qu'il s'agit de riz basmati ou de simple riz à grain long? Si je ne savais pas déjà comment le faire cuire, je serais drôlement embêtée de trouver de quelconques indications sur un sac anonyme. De même, si j'avais des problèmes de santé comme le diabète ou des allergies, comment &lt;nobr&gt;ferais-je&lt;/nobr&gt; pour vérifier les ingrédients des céréales mises dans des enveloppes transparentes sans mention aucune de leur valeur nutritive ou de toute autre information?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai soudainement réalisé le luxe dont nous jouissons dans plein de choses que nous prenons pour acquises. Je crois bien que je ne pourrai plus jamais lire une étiquette sans y penser dorénavant. Le luxe vous &lt;nobr&gt;dis-je,&lt;/nobr&gt; le grand luxe!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-342157106243911249?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/342157106243911249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/le-grand-luxe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/342157106243911249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/342157106243911249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/le-grand-luxe.html' title='Le grand luxe'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1982676274131999229</id><published>2012-01-08T21:37:00.000-05:00</published><updated>2012-01-08T21:37:41.451-05:00</updated><title type='text'>Animal</title><content type='html'>&lt;nobr&gt;Imaginez-vous&lt;/nobr&gt; que j'ai un problème de &lt;nobr&gt;lèse-majesté&lt;/nobr&gt; avec mes deux félines. Vous vous souviendrez &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; que, peu avant les fêtes, j'ai offert à Mignonne un beau petit lit douillet que j'ai placé devant la fenêtre du salon, son endroit de prédilection pour observer les oiseaux. Jusqu'à tout récemment, ce présent n'avait soulevé aucun intérêt de la part de la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite.&lt;/nobr&gt; Mais ça c'était avant que la maîtresse souveraine des lieux ne décide de mettre une patte sur la couverture en polar qui tapisse la couche de sa rivale. Je crois qu'elle a immédiatement aimé puisqu'elle a immédiatement adopté le nid duveteux. Depuis ce temps, Madame trône et chasse en grognant sa pauvre sujette effarouchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme m'avait parlé du problème pendant que j'étais en vacances chez la &lt;nobr&gt;soeur Psy.&lt;/nobr&gt; J'avais hâte de revenir à la maison pour acheter un autre lit. Ce que j'ai fait aujourd'hui. Seul hic : je ne sais pas trop la stratégie sur laquelle je devrais me rabattre. Pour le moment, j'ai placé le lit dans mon lit, autre endroit adoré de Mignonne qui s'y réfugie souvent, autant le jour que le soir. Sa première réaction m'a un peu découragée. Étant donné qu'il s'agit de l'exact même lit dans lequel se trouve l'exacte même couverture moelleuse (j'avais profité d'un deux pour un d'avant Noël), ma chatte peureuse ne s'y sent pas à l'aise. Je crois qu'elle pense que c'est le lit de la tortionnaire et elle n'ose pas s'y lover. De son côté, l'usurpatrice n'a pas encore constaté la présence du nouvel objet et elle dort, au moment où j'écris ces lignes, sur une autre couverture en polar placée &lt;nobr&gt;celle-là&lt;/nobr&gt; sur le lit du Fils. Oui, les chats dorment tout le temps. Et oui, ils apprécient particulièrement tout ce qui est chaud et doux. Ne &lt;nobr&gt;feriez-vous&lt;/nobr&gt; pas la même chose à leur place? Cette saga est donc à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rester du côté félin, je vous signale que j'ai revu ce matin la maman chatte et seulement un bébé, soit le rouquin. Je ne peux pas dire que les deux semblaient particulièrement affamés ni mal en point. Je m'inquiète quand même pour le bébé noir. Par contre, en appelant la maman hier soir pour voir si elle était encore dans les environs, j'ai eu la surprise de voir apparaître un gentil chat noiraud très affectueux. Je dirais que c'est un ado. En tout cas, &lt;nobr&gt;celui-là&lt;/nobr&gt; ne demande qu'à être adopté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dehors, les espiègles sont maintenant sous la glace pour de bon. J'ai vérifié le fonctionnement du bulleur cet &lt;nobr&gt;après-midi&lt;/nobr&gt; et tout "baigne" de ce côté. J'espère maintenant que l'Homme n'aura aucun cadavre à ramasser au printemps. &lt;nobr&gt;Croyez-vous&lt;/nobr&gt; que les batraciens ont réussi à trouver un refuge et qu'ils reviendront avec la belle température? Pas de corps mort à déclarer et le retour de Gertrude et de sa gang, voilà le bilan que je me souhaite après le grand froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, je dois vous apprendre le décès de Mimi. Mignonne avait raison de monter le guet devant les armoires de la cuisine. Il y avait bien une représentante de la gent &lt;nobr&gt;trotte-menue&lt;/nobr&gt; qui a malheureusement connu une fin tragique en voulant déguster un morceau de pain pita sur la trappe fatale. Ce fut hélas son dernier repas! Dans le monde animal, c'est la loi du plus fort qui l'emporte.&lt;br /&gt;___________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes pédestres :&lt;/b&gt; J'ai retrouvé mes trottoirs chéris. Même recouverts d'un peu de neige ou de glace, ils étaient là. Je les ai parcourus avec délectation, mais surtout avec une forme resplendissante dont je ne me croyais pas capable étant donné les abus alimentaires et alcooliques imputables aux festivités de la saison. Le corps a tenu bon!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1982676274131999229?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1982676274131999229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/animal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1982676274131999229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1982676274131999229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/animal.html' title='Animal'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2186137063390235072</id><published>2012-01-07T22:29:00.003-05:00</published><updated>2012-01-07T22:39:47.344-05:00</updated><title type='text'>Du Wi Fi Fi dans l'autobus</title><content type='html'>&lt;i&gt;Une chronique axée sur le moment présent dont on ne peut profiter puisqu'il est déjà passé! (réflexion inspirée par la soeur Psy)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la première fois que je blogue dans un autobus. J'adore profiter de la technologie à portée du clavier. Je suis chanceuse en plus. Personne à ma gauche. J'ai les deux bancs pour moi seule. J'ai été obligée toutefois de faire un petit changement d'emplacement pour m'éviter d'avoir à endurer les écouteurs d'un jeune passager dont je ne m'explique toujours pas le comportement. À quoi ça sert d'avoir ce genre de bidules si on ne les met pas sur ses oreilles? C'est mon âge vénérable sans doute, mais je ne saisis pas la raison pour laquelle on voudrait faire partager ses goûts musicaux à des gens qui n'en n'ont cure!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention! Attention! Au moment où je m'apprête à jubiler pour savourer pleinement le trajet qui me ramène à mon "home sweet home", je suis perturbée cette fois par un danseur qui essaie de se trouver un remplaçant pour son prochain cours de salsa. Cela donne lieu à plusieurs coups de fil et à des conversations intéressantes mais complètement inutiles pour l'ensemble du wagon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, le calme est revenu. Alors, vous aurez deviné que je reviens déjà de ma semaine de vacances passée avec la &lt;nobr&gt;soeur Psy,&lt;/nobr&gt; semaine fort occupée &lt;nobr&gt;dois-je&lt;/nobr&gt; le reconnaître. Nous avons eu le temps notamment de voir deux films et de passer une journée complète au Musée de la Civilisation pour visiter quatre expositions dont une sur Rome et l'autre sur les &lt;nobr&gt;75 ans&lt;/nobr&gt; de &lt;nobr&gt;Radio-Canada.&lt;/nobr&gt; Cette dernière nous a fourni l'occasion entre autres de renouer avec les émissions de notre enfance. C'était pas mal amusant d'entendre les gens de notre génération en train de fredonner les thèmes musicaux de &lt;i&gt;Sol et Gobelet&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;La Souris Verte&lt;/i&gt; ou du &lt;i&gt;Pirate Maboule&lt;/i&gt;. C'était plus fort que nous. Dès que les premières notes se faisaient entendre, les refrains revenaient à notre mémoire. Comme s'ils avaient toujours été là, tout près, et qu'ils n'attendaient que la possibilité de refaire surface pour nous permettre de nous replonger dans nos folles années d'insouciance. Et que dire des cris d'exclamation inévitablement poussés en passant devant les costumes de nos personnages préférés. Pour ma part, j'étais certaine que Bobinette était beaucoup plus petite. J'ai donc eu un choc devant la vitrine qui présentait ses robes et ses déguisements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vous devez vous en douter, les émissions pour enfants ne constituaient pas l'unique point d'intérêt de cette récapitulation de l'histoire de notre société d'État. Les documents audios des correspondants étrangers relatant par exemple le débarquement de Normandie ou le premier Noël des soldats canadiens à l'extérieur du pays étaient saisissants de vérité. Les descriptions étaient si fortes que nous avions l'impression d'être là. Je pouvais sans peine imaginer les familles de l'époque réunies autour du poste de radio retenant leur souffle pendant que le journaliste donnait moult détails sur la plage où les combats venaient d'avoir lieu, ou pleurant en entendant un groupe d'ambulanciers et de membres du personnel médical en train de chanter un hymne de saison pour réconforter les blessés. Bref, une exposition où on revit des pans entiers de notre petite et grande histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de me rendre compte, en jetant un coup d'oeil par la fenêtre, que la route est vraiment mauvaise. Les deux voies sont à peine dégagées et il neige à plein ciel. C'est particulièrement épeurant quand le chauffeur dépasse et qu'il doit traverser le milieu de la chaussée. En tout cas, paraît que les autobus passent partout. Je me croise quand même les doigts et je vérifie si ma médaille du &lt;nobr&gt;Frère André&lt;/nobr&gt; se trouve toujours dans ma poche de jeans. On ne sait jamais quand on peut avoir besoin d'un miracle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon aventure en direct se poursuit. La neige a fait place à la pluie. Et je constate que la chaussée est maintenant dégagée. Je crois que cela est de bon augure. Je viens aussi de recevoir un appel de la Fille. C'est à mon tour de déranger les autres! Mais ça valait la peine (pour moi, pas pour les autres) puisque je vais voir mes deux chérubins pendant mon attente avant mon transfert vers Gatineau. J'ai maintenant très hâte d'arriver à Montréal. Il me reste environ une heure de trajet. C'est pas si pire. Entre deux paragraphes de blog, je m'occupe avec des jeux en ligne... et des recherches pour aggraver mon hypocondrie. De ce &lt;nobr&gt;temps-là,&lt;/nobr&gt; je m'énerve parce que je sens du mucus dans ma gorge. Je viens d'aller sur un site où, étrangement, toutes les personnes qui racontaient leur histoire s'étaient faites prescrire, à un moment ou à un autre, des antidépresseurs et des calmants. Je crois que c'est un signe que je devrais cesser de m'en faire. Ce que je fais immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu'une &lt;nobr&gt;demi-heure.&lt;/nobr&gt; Nous nous dirigeons vers Longueuil. Pas étonnant que le parcours soit si long. Ce sont les détours qui jouent des tours. Je prends mon mal en patience. En attendant, je constate que le doux temps fait en sorte qu'il n'y a pratiquement plus de neige à Montréal. Je vois le gazon au travers du tapis blanc. On dirait le printemps. Je ne sais pas si c'est la même chose à la maison étant donné que l'Homme passait la souffleuse encore hier soir. Je vais voir tout ça bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pause Montréal s'est bien déroulée. J'ai eu le temps de me sustenter en bonne compagnie avant de reprendre le dernier wagon. Je commence à être plus fébrile à la pensée de retrouver l'Homme et mes deux félines. Comme je disais au Fils que je croyais que l'Homme s'était ennuyé de moi pendant mon séjour à Québec, j'ai eu droit à cette réplique de mon &lt;nobr&gt;pince-sans-rire préféré : "Pourquoi?&lt;/nobr&gt; Il n'a plus de chandail propre et il ne trouve plus de bouffe dans le frigo?" Très drôle et sans doute un peu vrai. Faut bien servir à quelque chose dans la vie. Je me &lt;nobr&gt;présente : la&lt;/nobr&gt; Marcheuse urbaine ménagère!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2186137063390235072?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2186137063390235072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/du-wi-fi-fi-dans-lautobus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2186137063390235072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2186137063390235072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/du-wi-fi-fi-dans-lautobus.html' title='Du Wi Fi Fi dans l&apos;autobus'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6044333928464341331</id><published>2012-01-03T23:06:00.001-05:00</published><updated>2012-01-03T23:10:34.890-05:00</updated><title type='text'>Du macadam au sentier de neige</title><content type='html'>Crouche... crouche... C'est le bruit que mes pas faisaient aujourd'hui pendant que je parcourais les sentiers du Marais du Nord en compagnie de la &lt;nobr&gt;soeur Psy.&lt;/nobr&gt; Changement radical de décor pour la Marcheuse urbaine qui troque les trottoirs pour la neige qui craque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les diseurs de bonne température avaient annoncé un froid glacial. Pour une fois, ils ne s'étaient pas trompés. Mais il en faut plus pour arrêter deux soeurs décidées à dépenser les calories supplémentaires ingurgitées pendant les fêtes! Seule chose que je ne dois pas faire si je ne veux pas hiberner pour le reste de la saison, c'est d'éviter de regarder ce que sera la température ressentie. Cette nouvelle donnée que l'on nous largue dorénavant consiste à nous indiquer le temps réel qu'il fera en tenant compte du facteur éolien. Cela m'angoisse terriblement. Et pour cause. Ainsi, on peut vous annoncer un &lt;nobr&gt;-16 degrés&lt;/nobr&gt; qui se transformera en &lt;nobr&gt;-30&lt;/nobr&gt; une fois que vous aurez mis le nez dehors. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais si on me dit qu'il va faire un froid sibérien, je reste à la chaleur et je me roule en boule comme les chattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisant donc fi de ce que je ressentirais, j'ai revêtu combinaison, pantalon de nylon, maillot de corps et tout le tralala nécessaire à une expédition nordique pour me rendre à l'endroit où, selon la &lt;nobr&gt;soeur Psy,&lt;/nobr&gt; j'irais à la fois nourrir mon âme et purifier mes poumons. En arrivant au paradis du Grand Nord, nous sommes saluées par la préposée à l'accueil qui nous lance un encourageant "Eh! vous êtes venues braver le froid! Les gens restent en moyenne une heure aujourd'hui avant de déclarer forfait." Voilà qui donne envie de faire &lt;nobr&gt;demi-tour&lt;/nobr&gt; sans plus attendre. Ce que nous n'avons heureusement pas fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;nobr&gt;soeur Psy&lt;/nobr&gt; avait raison. C'était merveilleux, comme un décor peint, de voir défilant devant nos yeux les petits sapins. Oui, ce sont bien les paroles de la fameuse chanson de saison &lt;i&gt;Promenade en traîneau&lt;/i&gt;, sauf que nous, nous avons fait la promenade à pied. Nous avions apporté des graines de tournesol et nous avons nourri des mésanges qui venaient sans aucune gêne se poser dans le creux de nos mains. J'ai aussi sustenté un charmant petit écureuil dont j'ai pu admirer les moustaches à deux pas de mon nez. Même s'il nous arrivait de croiser d'autres vaillants randonneurs, nous étions la plupart du temps enveloppées dans le silence de la forêt. Nous avons pris un sentier qui nous a éventuellement conduites à un belvédère d'où nous avons pu admirer un lac et des montagnes entre de magnifiques sapins recouverts de la neige fraîche tombée hier. Nous avons alors philosophé en nous imaginant que cette beauté et cette tranquillité devaient ressembler à ce que l'on ressent quand on meurt. Et la finitude devenait soudainement plus facile à imaginer et à accepter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À notre grand étonnement, nous avons marché une heure et demie sans avoir froid toutes animées que nous étions du brasier qui nous réchauffait l'intérieur. Comme ce peut être bon la vie!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6044333928464341331?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6044333928464341331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/du-macadam-au-sentier-de-neige.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6044333928464341331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6044333928464341331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/du-macadam-au-sentier-de-neige.html' title='Du macadam au sentier de neige'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2182179991882512399</id><published>2012-01-01T02:27:00.001-05:00</published><updated>2012-01-01T02:29:52.782-05:00</updated><title type='text'>Bonne année mais sera-ce la dernière?</title><content type='html'>L'année 2012 est là, et avec elle l'annonce des prophètes de malheur qu'elle sera &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; la fin de notre existence sur Terre. Je ne sais pas pour vous mais moi j'ai comme &lt;nobr&gt;au-dedans&lt;/nobr&gt; un léger goût de déjà vu et de déjà entendu. Le bogue de &lt;nobr&gt;l'an 2000,&lt;/nobr&gt; ça vous rappelle quelque chose? Au tournant de minuit le &lt;nobr&gt;1er janvier&lt;/nobr&gt; de l'année fatidique marquant le début du nouveau millénaire, tout devait s'arrêter électroniquement parlant. Je me souviens de notre scepticisme marqué quand même du sceau de l'inquiétude pas nécessairement bien dissimulée. Nous nous moquions des précautions prises par les gouvernements, les banques et autres institutions. Nous faisions des blagues sur les scénarios catastrophiques échafaudés par les plus pessimistes. Mais quand nous nous retrouvions tout fin seul avec notre &lt;nobr&gt;nous-même,&lt;/nobr&gt; nous nous surprenions à &lt;nobr&gt;penser : "Et&lt;/nobr&gt; si c'était vrai?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, cette &lt;nobr&gt;fois-ci,&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;sera-ce&lt;/nobr&gt; vraiment la vraie de vraie fin du monde? J'ai entendu aujourd'hui que nous avions jusqu'au &lt;nobr&gt;21 décembre&lt;/nobr&gt; de la nouvelle année pour profiter à plein du reste de notre vie. Aussi bien éliminer tout de suite l'habitude éculée de prendre des résolutions. En effet, à quoi bon arrêter de fumer si nous sommes pour crever de toute façon? Pourquoi commencer à faire de l'exercice si c'est uniquement pour se retrouver avec un beau corps mort? Et que dire de la possibilité d'éliminer la dive bouteille au moment où nous aurons tellement besoin de la vider pour accepter l'idée de notre finitude? Non, je proclame plutôt que l'année 2012 soit celle où nous vivions chaque jour comme s'il était le dernier. &lt;nobr&gt;N'est-ce&lt;/nobr&gt; pas LA façon de demeurer dans le présent?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je serai obligée de ne rien voir venir à l'horizon, je pense que mon anxiété devrait s'améliorer. M'occuper uniquement de la minute qui passe sans égard aux heures qui suivent devrait modifier ma propension à vouloir tout contrôler, tout planifier. Je sais. Je vais devenir une cigale et chanter toute l'année. Et quand soufflera la bise ultime, eh! bien, je danserai avant de m'éteindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je termine en nous souhaitant bonne continuation. Sur ce, je dois vous quitter car je viens de voir passer un vermisseau que j'ai curieusement envie de me mettre sous la dent!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2182179991882512399?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2182179991882512399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/bonne-annee-mais-sera-ce-la-derniere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2182179991882512399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2182179991882512399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2012/01/bonne-annee-mais-sera-ce-la-derniere.html' title='Bonne année mais sera-ce la dernière?'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2043146103135963514</id><published>2011-12-31T00:31:00.003-05:00</published><updated>2012-01-02T00:03:29.700-05:00</updated><title type='text'>Un peu de délire et pourquoi pas!</title><content type='html'>Hier, avec l'Homme, nous avons fait ce que nous appelons nos visites paroissiales. Cela veut dire que nous sommes allés à la rencontre de personnes malades ou esseulées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre premier arrêt a été pour un ancien confrère de mon oncle R., prêtre des &lt;nobr&gt;Missions-Étrangères.&lt;/nobr&gt; Ce frère de maman me fascinait. Avouez qu'avoir un oncle qui travaillait au Japon dans les &lt;nobr&gt;années 60,&lt;/nobr&gt; c'était plutôt inusité! Et un oncle missionnaire de surcroît, c'était un plus pour une petite fille qui fréquentait une école encore dominée par l'enseignement des religieuses. Grâce à mon gentil oncle, qui correspondait avec moi, je collectionnais aussi de fort beaux timbres que j'étais la seule à posséder dans mon patelin du Saguenay. Et je suis convaincue que l'admiration qu'il vouait aux habitants du pays du soleil levant n'est pas étrangère au choix que l'Homme et moi avons fait d'adopter des enfants asiatiques. Bref, mon oncle est mort trop jeune, au début de la soixantaine. Ses problèmes de santé ne l'ont jamais empêché, toutefois, de vivre à plein. Après son retour forcé du Japon, il a continué sa mission au pays en agissant entre autres comme interprète et en prêtant main forte aux prêtres des paroisses avoisinant &lt;nobr&gt;Pont-Viau,&lt;/nobr&gt; son port d'attache. Ça, c'était pour ses activités professionnelles. Il n'a jamais cessé non plus de pratiquer ses sports favoris, dont le ski. À ce sujet, il se plaisait à dire à ma mère, qui s'inquiétait pour &lt;nobr&gt;lui : "Ne&lt;/nobr&gt; t'en fais pas. Quand j'arrive en haut de la côte, j'évalue le vent. S'il souffle normalement, je prends une nitro. S'il souffle fort, j'en prends deux!" Vous voyez le moineau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est au décès de mon oncle que j'ai rencontré le &lt;nobr&gt;père B.&lt;/nobr&gt; Depuis &lt;nobr&gt;vingt-neuf ans&lt;/nobr&gt; maintenant, j'entretiens une relation d'amitié qui se traduit par des échanges de lettres, des appels téléphoniques et, de temps à autre, une visite à la Maison centrale de &lt;nobr&gt;Pont-Viau.&lt;/nobr&gt; Le père B., âgé de &lt;nobr&gt;86 ans,&lt;/nobr&gt; a toujours bon pied, bon oeil. L'entendre parler du travail de la Société dans les différents pays où elle envoie des prêtres et des laïcs est absolument fascinant. &lt;nobr&gt;Quatre-vingt dix minutes&lt;/nobr&gt; se sont donc écoulées à la vitesse de l'éclair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prochain &lt;nobr&gt;arrêt : la&lt;/nobr&gt; résidence de &lt;nobr&gt;Belle-Maman.&lt;/nobr&gt; Là, c'est une autre histoire pour ce qui est de la conversation. Nous devons composer avec une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, ce qui limite passablement les échanges. Pas grave. Il semble que les sempiternelles mêmes blagues de l'Homme réussissent toujours à tirer un sourire à sa maman. Pour aider à passer le temps, nous en profitons pour jaser avec d'autres habitants de la place, parfois aussi perdus que &lt;nobr&gt;Belle-Maman,&lt;/nobr&gt; mais plus bavards qu'elle. C'est le cas notamment de &lt;nobr&gt;Madame C.&lt;/nobr&gt; dont le père était notaire comme elle se plaît constamment à le rappeler. Elle est habituellement tirée à quatre épingles. Hier, je l'ai retrouvée dans le couloir avec sa marchette, vêtue de sa robe de chambre et son petit sac à main en bandoulière. Comme je l'interrogeais sur sa tenue, elle me répond sans détour, avec sa diction d'élève de l'ancien cours &lt;nobr&gt;classique : "Mais&lt;/nobr&gt; oui, je me suis habillée car papa vient me chercher. Je sors ce soir. Maman m'attend à la maison." &lt;nobr&gt;Ai-je&lt;/nobr&gt; besoin de vous préciser que Madame C., à l'âge vénérable de &lt;nobr&gt;96 ans,&lt;/nobr&gt; est orpheline depuis un bout? Bref, après avoir attendu en vain un père qui ne s'est finalement pas montré le bout du nez, elle est venue nous jaser ça au &lt;nobr&gt;salon : "Je&lt;/nobr&gt; ne sais pas ce qui se passe. Papa n'arrive pas. J'aurais dû le rappeler. Il a sans doute oublié." Et là, elle nous regarde, l'Homme, le Fils et moi, et nous déclare le plus sérieusement du &lt;nobr&gt;monde : "Je&lt;/nobr&gt; ne sais pas si je pourrais rester un soir de plus. Vous savez, j'ai une chambre ici." Moi, en essayant de contenir mon fou rire, je prends le parti de la &lt;nobr&gt;rassurer : "Je&lt;/nobr&gt; crois que ce serait possible, &lt;nobr&gt;Madame C.&lt;/nobr&gt; Je pense même que cela ne posera aucun problème." Et le Fils de rajouter avec son flegme &lt;nobr&gt;asiatique : "Profitez-en,&lt;/nobr&gt; c'est le même prix."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2043146103135963514?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2043146103135963514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/un-peu-de-delire-et-pourquoi-pas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2043146103135963514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2043146103135963514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/un-peu-de-delire-et-pourquoi-pas.html' title='Un peu de délire et pourquoi pas!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2804578280384219300</id><published>2011-12-28T23:10:00.003-05:00</published><updated>2012-01-01T09:07:05.584-05:00</updated><title type='text'>Entre deux rots de tourtière</title><content type='html'>&lt;i&gt;Double plaisir pour vous chers lecteurs aujourd'hui. Rendez vous également sur le blog de la Marcheuse urbaine libre pour une toute récente mise à jour sur la vie à la retraite.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première partie des réjouissances est terminée. Noël est déjà derrière nous. Il est finalement né le Divin Enfant. J'ai assisté encore une fois cette année à la messe gospel et j'ai fondu. J'adore Jean, le prêtre qui a créé la chorale et qui préside aux célébrations. Il fait "preacher", c'est vrai, mais il réussit toujours à m'embarquer. Dans son homélie, il nous a dit de laisser Dieu tomber dans nos vies, de le laisser descendre dans nos coeurs. J'avais besoin d'entendre ça parce que c'est seulement avec l'aide de ma foi que j'arrive à être capable de côtoyer jour après jour la misère, la faim, l'abandon, la pauvreté. J'ai pleuré quand l'une des membres de la chorale a chanté "Tous les jours de ma vie, j'annoncerai ton Nom" parce que c'est ça que je fais depuis le mois de septembre. Et c'est dur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je vous rassure tout de &lt;nobr&gt;suite : je&lt;/nobr&gt; ne suis pas entrée en religion. Autre &lt;nobr&gt;précision : je&lt;/nobr&gt; n'ai pas planifié que cela se passe de cette façon. Dernier détail mais non le &lt;nobr&gt;moindre : je&lt;/nobr&gt; ne me présente pas à la Soupière ou au Service de dépannage avec la bible d'une main et le crucifix de l'autre. Mais les qualités d'écoute, de présence et d'empathie que cela demande pour vraiment accueillir les gens dans leur dignité et les accepter comme ils sont, je les retrouve dans le message du Christ. J'ai décidé, sans trop m'en rendre compte, d'aller plus loin que la boîte de soupe. En fait, c'est depuis que la responsable du Service de dépannage m'a étiquetée préposée à l'accueil que je mesure davantage la valeur ajoutée que je peux apporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis encore maladroite dans mes approches mais je commence à établir des liens. Je trouve ça merveilleux. D'ailleurs, j'ai pensé à plusieurs de ces extraordinaires personnes depuis que je suis en vacances de bénévolat. Je me demande si tout se passe bien pour elles et j'ai déjà hâte de les revoir. De fait, hier &lt;nobr&gt;après-midi,&lt;/nobr&gt; en arpentant mes trottoirs, j'ai croisé E. qui rentrait chez lui avec des sacs à la main. Il m'a reconnue. Nous nous sommes salués et nous avons échangé un &lt;nobr&gt;"Joyeux Noël!"&lt;/nobr&gt; en souriant. C'est drôlement bien quand les étrangers deviennent des familiers!&lt;br /&gt;__________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes félines :&lt;/b&gt; Il fait froid. Très froid. Je pars demain pour une semaine. Le voisin est "supposé" nourrir les chats du dedans et du dehors. Dans le dernier cas, je ne suis pas certaine qu'il va le faire étant donné qu'il n'est pas d'accord avec mon entreprise de bar ouvert. Je suis donc vraiment inquiète. Les petits chats et leur maman étaient encore là tout à l'heure attendant que je remplisse les plats. Il était tard. Presque &lt;nobr&gt;23 h.&lt;/nobr&gt; C'est qu'ils ont peur parfois de venir le jour à cause du bruit et des autres chats. Je n'ai malheureusement pas d'autre choix que de faire confiance à la débrouillardise et au courage de mes protégés. Dire que j'écris ça avec la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; blottie à côté de moi dans le lit en train de ronronner de contentement. C'est bien vrai que même les animaux ne naissent pas tous égaux!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2804578280384219300?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2804578280384219300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/entre-deux-rots-de-tourtiere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2804578280384219300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2804578280384219300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/entre-deux-rots-de-tourtiere.html' title='Entre deux rots de tourtière'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6853108934759877542</id><published>2011-12-21T23:01:00.000-05:00</published><updated>2011-12-21T23:01:52.928-05:00</updated><title type='text'>Noël à la bonne conscience</title><content type='html'>Le compte à rebours est commencé. Nous avons entamé le dernier droit. Depuis deux jours, je baigne dans les paniers de Noël, les fêtes organisées pour les enfants, les montagnes de cadeaux amassés par des âmes généreuses et remis à neuf pour une nouvelle vie, les repas de saison destinés à remplir les estomacs et à réchauffer les coeurs. Je nage dans l'esprit de Noël, et pourtant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous aurez deviné qu'il s'agit d'activités tenues par les organismes pour lesquels je bénévole afin d'offrir aux personnes démunies un peu de la magie du temps des fêtes. Je sais et je vois le bien que cela apporte. J'ai été attendrie par les sourires des enfants quand ils ont été appelés par le Père Noël, par leur joie de découvrir les jeux, les toutous, les cahiers à dessiner et les sacs de bonbons. J'ai été émue par les soupirs de soulagement de leurs parents en constatant que leurs enfants sont pour un instant pareils à tous les autres. J'ai surpris les éclairs dans les yeux de certaines personnes quand on leur demande de se choisir une gâterie parmi les choses plus "spéciales" récoltées pendant la Guignolée. J'ai entendu des mercis nombreux et généreux en offrant un morceau de gâteau fait maison. J'ai reçu des becs sur les joues donnés spontanément par des gens heureux de repartir avec des sacs de nourriture abondamment garnis. Je devrais exulter, déborder d'allégresse, et pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que, &lt;nobr&gt;voyez-vous,&lt;/nobr&gt; tous ces beaux gestes ne me donnent pas nécessairement bonne conscience. Ils ne m'empêcheront pas de penser par exemple qu'il va quand même y avoir des personnes seules, des enfants tristes, des parents découragés pendant que je vais fêter avec ma famille. Il va encore y avoir des frigidaires vides, des logements mal chauffés, des arbres de Noël avec deux ou trois boules pour seules décorations, des tables avec pas &lt;nobr&gt;grand-chose&lt;/nobr&gt; dessus pendant que je vais partager des moments privilégiés entourée de ceux et celles que j'aime. Je ne perdrai pas ma capacité de m'indigner simplement parce que j'ai versé une goutte d'eau de bonté dans un océan de misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, le fait que j'ai été témoin de plein de petits miracles depuis deux jours me comble de gratitude. Constatez plutôt. Je suis allée livrer des cadeaux en fin &lt;nobr&gt;d'après-midi&lt;/nobr&gt; sous une pluie verglaçante qui avait transformé les trottoirs et les escaliers en véritables patinoires. Je n'aurais jamais été capable de grimper au deuxième étage pour jouer à la Mère Noëlle. C'est un jeune garçon de huit ans qui a bravé les intempéries pour venir à ma rencontre. Il a dû faire &lt;nobr&gt;l'aller-retour&lt;/nobr&gt; deux fois pour réussir à monter tous les paquets jusqu'à sa maman. Un autre bout de chou de quatre ans, après avoir reçu ses cadeaux, a offert spontanément un de ses toutous à un plus jeune parce que, &lt;nobr&gt;disait-il,&lt;/nobr&gt; "moi je suis grand et je ne vais pas jouer avec, alors je préfère lui donner." Et que dire de l'énergie, du temps et des efforts consacrés par tous les organisateurs pour assurer le succès de ces journées. Hier, c'est plus de &lt;nobr&gt;80 paniers&lt;/nobr&gt; qui ont été remis dans un minuscule local où l'opération avait été montée de main de maître. Aujourd'hui, ce sont &lt;nobr&gt;300 repas&lt;/nobr&gt; qui ont été servis dans une ambiance de fête avec musiciens et visite du bonhomme rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi je reste triste alors? &lt;nobr&gt;Peut-être&lt;/nobr&gt; parce que je voudrais tellement que ce soit tous les jours Noël pour tout le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6853108934759877542?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6853108934759877542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/noel-la-bonne-conscience.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6853108934759877542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6853108934759877542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/noel-la-bonne-conscience.html' title='Noël à la bonne conscience'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-4290999377196392772</id><published>2011-12-18T23:10:00.002-05:00</published><updated>2011-12-19T06:25:01.742-05:00</updated><title type='text'>Éviter la "surnôwellisation"</title><content type='html'>Voilà qui n'est pas évident. Et pourtant, je m'efforce de vivre le Noël le plus vert possible. Tout d'abord, côté décoration, je laisse les arbres dehors et je me contente de monter dans le salon mon petit village composé de la crèche fabriquée par &lt;nobr&gt;l'Homme-bricoleur&lt;/nobr&gt; et des maisons en carton provenant directement de ma tendre enfance. Je m'assure ensuite de ne pas abuser des lumières pour empêcher Hydro de faire faillite. Enfin, je réutilise à l'extérieur les graminés toujours dans l'immense pot qui se trouvait dans l'entrée, pot qui a été déplacé dans la cour arrière pour l'occasion. L'Homme a ajouté un projecteur, et j'ai planté quelques branches lumineuses au travers du feuillage. Tadam! Décoration de saison instantanée et passablement écolo. J'oubliais. L'éclairage s'éteint tous les soirs à heure dite grâce à la minuterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis donc pas mal fière de moi. Restent les cadeaux. Grâce à l'indignation de la Fille, c'est une coutume que nous avons bannie depuis quelques années. Pour quand même agrémenter la soirée du Réveillon, nous achetons chacun un cadeau d'environ &lt;nobr&gt;20 $&lt;/nobr&gt; et nous jouons à l'encan chinois. Nous changeons de thème selon les années. Nous avons eu droit au cadeau "noir et blanc", au cadeau "produit du terroir" et au cadeau "culture québécoise". Cette année, c'est le cadeau "petite douceur". Je n'ai pas eu le choix. J'ai dû me rendre au centre commercial. Misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le stationnement débordait même en plein vendredi &lt;nobr&gt;après-midi.&lt;/nobr&gt; Coudonc, tout le monde &lt;nobr&gt;es-tu&lt;/nobr&gt; à la retraite? Après quelques viraillages, j'ai réussi à trouver un espace à l'autre bout du monde, mais qu'importe puisque je ne suis pas encore impotente! &lt;nobr&gt;Rappelez-vous.&lt;/nobr&gt; Je n'ai qu'un seul cadeau à acheter. Malheureusement, la parcimonie ne me réussit pas. Je ne peux en effet échapper à l'obligation de parcourir les allées et de me frayer un chemin parmi la cohorte de magasineurs déchaînés. Les pôvres! Ils tiennent la liste d'une main et la carte de crédit de l'autre. Ils entrent et sortent des boutiques à pleine vitesse, ils comptent sur leurs doigts pour être certains de n'oublier personne, ils parlent au téléphone pour demander une énième fois c'est quoi encore la dernière bébelle électronique que les enfants voulaient. Je suis un peu découragée de constater que les lignes les plus longues aux caisses se retrouvent au Magasin du dollar! &lt;nobr&gt;Est-ce&lt;/nobr&gt; cependant si étonnant quand on connaît le taux d'endettement des ménages canadiens? Il a atteint dernièrement un sommet &lt;nobr&gt;de 153 %.&lt;/nobr&gt; Ça fait peur, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, bon. La curiosité vous &lt;nobr&gt;titille-t-elle?&lt;/nobr&gt; J'arrête de vous faire languir. Oui, j'ai acheté ma petite douceur. Prix avec &lt;nobr&gt;taxe : moins&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;de 20 $.&lt;/nobr&gt; J'ai aussi trouvé deux chandails en vente que je vais pouvoir porter lorsque je bénévole. Prix avec &lt;nobr&gt;taxe : moins&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;de 40 $.&lt;/nobr&gt; Malgré tout, j'ai succombé à la caisse en acceptant d'acheter deux couvertures molletonnées pour le prix d'une, soit &lt;nobr&gt;6 $.&lt;/nobr&gt; Je crois que c'est parce que j'avais trop respiré le fameux parfum de Nôwell qui embaume (empeste?) le centre commercial au complet. J'avais les narines remplies de cannelle, de clou de girofle et de sapin. L'odeur de Nôwell m'habitait. Mon cerveau était passé en mode réjouissance. À la vendeuse, j'ai &lt;nobr&gt;répondu : "Ho! Ho! Ho!,&lt;/nobr&gt; pourquoi pas? On n'a jamais trop de couvertures douces dans une maison. Où &lt;nobr&gt;est-ce&lt;/nobr&gt; que j'insère ma puce?"&lt;br /&gt;________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes littéraires :&lt;/b&gt; J'ai terminé ma lecture de Benoîte. Je vous laisse avec une dernière citation qui explique la raison pour laquelle je n'arrive plus le matin à rabattre rapidement les couvertures pour me lever juste sur une ripompette comme je l'ai fait pendant si &lt;nobr&gt;longtemps : &lt;i&gt;Vieillir,&lt;/nobr&gt; il faut l'admettre, c'est aussi perdre la beauté du geste. On s'éloigne de plus en plus du mouvement idéal, celui qui joint la précision à l'économie. Peu à peu les gestes perdent de leur &lt;nobr&gt;spontanéité : ils&lt;/nobr&gt; tiennent plus de la gesticulation, butant sur une limite douloureuse, cumulant l'inutile et le maladroit.&lt;/i&gt; Ce n'est pas tant la beauté de la formule qui m'émeut que son incroyable justesse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-4290999377196392772?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/4290999377196392772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/eviter-la-surnowellisation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4290999377196392772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4290999377196392772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/eviter-la-surnowellisation.html' title='Éviter la &quot;surnôwellisation&quot;'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1354684560906302747</id><published>2011-12-15T20:46:00.004-05:00</published><updated>2011-12-15T20:52:29.059-05:00</updated><title type='text'>Bénévole un jour, bénévole toujours</title><content type='html'>Après avoir effectué un sondage scientifique auprès d'un vaste échantillon d'une personne, j'ai constaté que, sans vraiment le vouloir, j'ai présenté une image un peu rébarbative du bénévolat. Consciente de mon rôle de représentante des bonnes âmes, j'ai décidé de vous reparler de mon expérience de travailleuse non payée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vilain virus mettant un temps fou à me quitter, j'avais décidé la semaine dernière, sur un coup de tête dont je ne suis pourtant pas familière (!!), de cesser de bénévoler jusqu'après les fêtes, histoire de me donner le répit suffisant pour guérir. C'était sans compter sur ma bande de joyeux lurons dont deux membres plutôt qu'un m'ont téléphoné lundi pour s'enquérir de la date de mon retour. Évidemment, l'appel était intéressé puisqu'il y avait des muffins à envelopper. Qu'à cela ne tienne, hier j'étais de retour au poste avec L., ma bénévole souriante préférée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous dire à quel point j'aime ce milieu est difficile à expliquer. Mon comportement, cependant, ne laisse place à aucun doute. D'abord, quand je sais que je bénévole le lendemain matin, je me couche avec une sérénité inhabituelle et une certaine frénésie en pensant au plaisir que j'aurai à retrouver ma gang. Je voudrais presque que la nuit passe plus vite pour que je sois déjà en train de me préparer, et ce, même si je trouve parfois pénible de me lever tôt. Ensuite, je ne peux nier à quel point cela me fait chaud au coeur de sentir que je suis utile. Vous le savez, parce que je me suis épanchée à ce sujet dans d'autres chroniques, mes dernières années au travail ont été franchement inutilement longues, une mort professionnelle qui n'en finissait plus de finir. J'aurais voulu qu'on me débranche d'un coup. M'enfin. Le gouvernement préfère de loin les &lt;nobr&gt;faux-semblants&lt;/nobr&gt; et les manoeuvres hypocrites. L'important, c'est que je suis maintenant passée à autre chose et, étrangement, je ne m'ennuie jamais de mon ancienne vie. Finalement, les remerciements et les marques de reconnaissance foisonnent quand tu bénévoles. Je ne compte plus les fois où un responsable peut nous dire dans une journée comment il apprécie notre présence, pas plus que je ne peux dénombrer les sourires épanouis de tous ceux que je rencontre quand j'arrive sur les lieux de mon "travail". J'imagine que c'est parce que les bénévoles représentent une denrée rare et que les voir se pointer régulièrement ne peut qu'activer les muscles zygomatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis encore en train d'apprivoiser ce nouveau monde, mais je constate que j'y trouve tranquillement ma place et que j'y suis de plus en plus heureuse. Tenez, hier, en plus d'envelopper les muffins, j'ai aussi servi le dîner. C'est là une activité que j'aime particulièrement. Aussi, quand je suis entrée dans la cuisine pour me chercher un jus et que Serge le chef m'a &lt;nobr&gt;dit : "Eh! ça&lt;/nobr&gt; te dirait de me remplacer au service quand tu auras fini de manger?", j'ai acquiescé avec enthousiasme. J'ai avalé mon repas à la vitesse de l'éclair pour me diriger le plus rapidement possible derrière le comptoir. En plus de retirer du plaisir à servir un bon repas chaud, je m'efforce de répondre aux petits caprices de la clientèle en donnant quelques biscuits supplémentaires, en mettant plus de sauce sur les patates ou en offrant le choix du dessert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux vous dire qu'une journée à la Soupière, c'est plus fatiguant physiquement que n'importe quelle journée passée au bureau devant un écran d'ordi. J'étais donc bien contente de me reposer aujourd'hui, et je comptais retourner à mon poste seulement mercredi prochain. Le téléphone a sonné toutefois en fin &lt;nobr&gt;d'après-midi.&lt;/nobr&gt; J'ai accepté d'aller demain aider au dépannage. Je dois y être pour &lt;nobr&gt;8 h&lt;/nobr&gt; (c'est tôt pour une retraitée), mais M., le responsable, a promis de m'attendre avec un café. Pour ne pas être en reste, j'ai cuisiné des muffins aux bleuets. J'ai déjà hâte.&lt;br /&gt;_________________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes félines :&lt;/b&gt; Hélas, hélas, ce que je craignais est devenu réalité. La maman chatte d'Espagne que je nourris depuis un bon bout de temps maintenant a deux chatons. J'ai d'abord vu en fin de semaine une petite bête adorable au pelage jaune qui jouait avec sa maman sous le cèdre qui se trouve près de la fenêtre de la salle à manger. J'étais déjà découragée... jusqu'à ce je surprenne maman avec un deuxième bébé, &lt;nobr&gt;celui-là&lt;/nobr&gt; tout noir avec de magnifiques yeux verts comme Mignonne. Je suis chavirée. Ils sont tous évidemment absolument craintifs bien que j'aie réussi à établir un certain contact avec Maman. Ces pauvres animaux ne passeront pas l'hiver. Ils sont encore bien petits. Pour le moment, la température est de leur bord, mais pour combien de temps??? Avec Noël qui s'en vient, il ne me reste pas beaucoup de jours pour les attraper avant que je ne quitte pour les vacances et que les refuges ferment leurs portes. Je réfléchis à une stratégie. &lt;nobr&gt;À suivre.&lt;/nobr&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1354684560906302747?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1354684560906302747/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/benevole-un-jour-benevole-toujours.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1354684560906302747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1354684560906302747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/benevole-un-jour-benevole-toujours.html' title='Bénévole un jour, bénévole toujours'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3889705834488885169</id><published>2011-12-12T21:33:00.001-05:00</published><updated>2011-12-18T23:14:34.384-05:00</updated><title type='text'>Arrêtez-moi quelqu'un</title><content type='html'>C'est le titre qui m'est venu à l'esprit pendant que je passais mon anxiété hier soir en cuisinant comme une Ricardo déchaînée. À la fin de ma folie culinaire, j'étais prête à ouvrir un &lt;nobr&gt;Tim Horton : une&lt;/nobr&gt; douzaine de muffins aux framboises, une douzaine de muffins aux bleuets et un pain au chocolat et au café. Tout ça en une heure et des poussières! Comme je me désespérais devant l'Homme de mon handicap maladif, &lt;nobr&gt;celui-ci&lt;/nobr&gt; m'a réconfortée en m'affirmant sans &lt;nobr&gt;ambages : "Moi&lt;/nobr&gt; je trouve que tu t'en fais trop. C'est plutôt avantageux que tu réagisses ainsi quand tu te sens mal dans ta peau. Ça me permet de me goinfrer à mon goût." C'est effectivement une façon de voir les choses. Je ne suis pas certaine cependant que cela soit bon pour le tour de taille. M'enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tout de même fermé mon resto à un moment donné (je n'avais plus de farine) et je me suis calmée. Après une nuit reposante, j'étais prête pour mon lundi, ma journée désormais préférée. Aujourd'hui, je n'ai pas trouvé &lt;nobr&gt;d'ex-collègue&lt;/nobr&gt; disponible pour prendre un café avec moi. Je me suis donc attablée à un &lt;nobr&gt;Tim Horton&lt;/nobr&gt; (pas aussi bien équipé en pâtisseries que le mien) et j'ai poursuivi ma lecture d'un livre de &lt;nobr&gt;Benoîte Groult&lt;/nobr&gt; intitulé &lt;i&gt;Mon évasion&lt;/i&gt;. Je savais uniquement de Benoîte qu'elle était une féministe reconnue. J'ai donc tout appris sur son cheminement et j'ai beaucoup aimé la façon dont elle raconte sa vie. J'en ai extrait les deux notes littéraires &lt;nobr&gt;ci-dessous&lt;/nobr&gt; qui m'ont tiré un sourire parce que tellement près de ma façon de jouer mon rôle de mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la demande de la Nièce littéraire qui aime ces nouvelles notes, je vous les présente sous le format habituel.&lt;br /&gt;________________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes littéraires :&lt;/b&gt; En parlant de sa difficulté à imposer des règlements à ses enfants, Benoîte avoue ainsi son impuissance - &lt;i&gt;"Faire peur, quel rêve! Je connais des femmes plus douces que moi mais dont chaque ordre est exécuté sans broncher. Et avec bonheur qui plus est, car au fond les enfants aiment autant obéir que désobéir, à condition qu'ils n'aient pas l'occasion d'hésiter. S'ils décèlent la moindre hésitation dans votre voix, c'en est fait de vous. Je n'ai jamais su être assez ferme..."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je me suis passée souvent cette réflexion en constatant moi aussi à quel point certains parents étaient sévères et exigeaient (et obtenaient) plein de choses de leurs enfants. Bon, je trouvais aussi qu'ils exagéraient parfois. Je n'ai jamais été partisane de l'obéissance type militaire et je n'ai jamais eu la ténacité nécessaire pour remplir des tableaux, coller des bonshommes sourires et récompenser le plus petit effort accompli par le Fils et la Fille. Je choisissais mes batailles pour égoïstement économiser mon énergie. En ayant moins de choses à surveiller, j'arrivais plus facilement à obtenir des résultats. Puis, quand ils ont vieilli, le Fils et la Fille m'affrontaient de temps à autre et ne se gênaient pas pour remettre en question mes préceptes, principes et valeurs. C'est une époque où j'ai beaucoup appris parce que j'ai accepté de me remettre parfois en question. Cela m'a permis de faire le ménage dans les affaires que je traînais depuis longtemps sans me demander si elles étaient encore pertinentes et valables. Ah! et puis, pour tout vous dire, j'étais pas mal fière de constater à quel point ils savaient ce qu'ils voulaient et je ne détestais pas les voir me proposer des chemins différents de ceux que je connaissais. Je ne le disais pas tout de suite mais, après une bonne discussion, je réfléchissais et je me rendais à leurs arguments même si cela voulait dire que mon coeur de mère allait souffrir. À cet égard, je laisse le dernier mot à Benoîte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Après tout, l'affrontement, ce n'est pas nécessairement quelque chose de néfaste. Comme dans les rapports entre parents et enfants, on se libère d'autant mieux qu'on peut s'opposer." &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3889705834488885169?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3889705834488885169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/arretez-moi-quelquun.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3889705834488885169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3889705834488885169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/arretez-moi-quelquun.html' title='Arrêtez-moi quelqu&apos;un'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1550386634233390322</id><published>2011-12-09T21:28:00.002-05:00</published><updated>2011-12-09T21:32:02.152-05:00</updated><title type='text'>Au petit trot...</title><content type='html'>...s'en va la Marcheuse avec ses préparatifs de fêtes joyeuses! Admirez ici le souci de respecter une rime quelconque pour faire honneur à cette traditionnelle chanson de saison. Oui, depuis hier, j'ai fait du chemin pour arriver en même temps que les autres au Réveillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, grâce à l'aide inestimable du marmiton Athos (un ami du Fils), j'ai cuisiné mon fameux boeuf bourguignon et des feuilletés aux épinards et au fromage de chèvre. J'avais l'impression de jouer à Ricardo en expliquant à mon aide les petits et grands secrets de cette recette de &lt;nobr&gt;Soeur Berthe,&lt;/nobr&gt; recette que j'ai déjà donnée sur ce blog. Il faut dire que j'avais pris la peine avant son arrivée d'installer les planches à découper, de mesurer la farine pour la mettre dans un bol, de sortir les ingrédients et de commencer à couper le lard salé. Il ne manquait que les caméras. Tant qu'à faire, j'ose une confidence. Il m'arrive parfois pendant que je cuisine en solo de commenter à haute voix les opérations que je suis en train d'exécuter en prétendant m'adresser à un auditoire invisible mais ô combien intéressé par mon expertise culinaire. Je le fais surtout quand je me sens vraiment fière du plat que je viens de réaliser, ou encore plus simplement du nombre de plats que j'ai réussi à mijoter en une journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, Athos et moi n'avons pas pris le risque d'empoisonner quiconque et nous nous sommes sacrifiés pour déguster une minime portion de ce mets savoureux. C'est d'ailleurs un succès qui a été qualifié de hautement gastronomique par mon marmiton d'une journée. Quand un peu plus tard j'ai mis tout ça au congélateur, j'ai éprouvé le plaisir de l'écureuil heureux de savoir qu'il dispose des provisions nécessaires pour voir venir les jours plus froids ou, en ce qui me concerne, pour accueillir famille et amis qui se présenteront à ma porte très bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aujourd'hui, je suis allée effectuer quelques achats pour me plonger une fois pour toutes dans l'esprit de Noël. J'ai en effet décidé de cesser de combattre la nostalgie, le désir de perfection et le stress de ne pas être prête à temps pour me laisser envahir complètement par la magie. Ça tombait drôlement bien. Il neigeait des flocons blancs. Pour renouveler ma flotte de vieilles décorations, je me suis portée acquéreur d'un Père Noël de dimension respectable que j'ai baptisé Gontran. Quand je l'ai ramené à la voiture, j'ai décidé de l'installer sur le siège arrière comme un véritable passager. Il avait l'air content. Et quand je suis arrivée au magasin pour récupérer l'Homme, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un brin de causette avec Gontran pour qu'il ne s'inquiète pas de mon &lt;nobr&gt;absence : "Je&lt;/nobr&gt; vais revenir dans quelques minutes avec l'Homme. Tu vas l'aimer Gontran, c'est sûr. En attendant, sois bien sage." Et je lui ai foutu un baiser sur le bout du nez molletené avant de refermer la portière en parlant à mon &lt;nobr&gt;moi-même&lt;/nobr&gt; à voix &lt;nobr&gt;haute : "Bon,&lt;/nobr&gt; voilà que je converse avec un Père Noël de peluche. S'il fallait que quelqu'un me voit." Et, comme de bien entendu, en terminant ma phrase, je me suis rendue compte qu'un monsieur achevait de fumer sa cigarette debout près de la voiture à côté de la mienne. Il m'a regardée d'un air bizarre. Je n'ai fait ni une ni deux, et je suis partie en quête de l'Homme au petit trot...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1550386634233390322?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1550386634233390322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/au-petit-trot.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1550386634233390322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1550386634233390322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/au-petit-trot.html' title='Au petit trot...'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1497364073095319381</id><published>2011-12-07T21:55:00.002-05:00</published><updated>2011-12-07T22:02:12.315-05:00</updated><title type='text'>Être ou ne pas être malade</title><content type='html'>Vous me connaissez maintenant. Ainsi, vous ne serez pas surpris si je vous apprends que, souffrant toujours du même virus tenace, j'aie décidé d'organiser une inspection surprise à l'hôpital le plus près dans la nuit de lundi à mardi. Histoire de vous présenter un compte rendu de l'état de notre système de santé, quoi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc quitté la maison vers les trois heures du matin sans même avertir l'Homme que je me sentais au bord de l'abîme. J'ai pensé qu'il était bien chanceux, lui, de pouvoir dormir et je l'ai laissé dans les bras de Morphée. J'ai éprouvé cependant un léger remords en constatant que la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; semblait me regarder d'un oeil désapprobateur après que je l'aie gentiment poussée afin de me préparer pour mon escapade nocturne. Mais l'anxiété a été plus forte. &lt;nobr&gt;Devrais-je&lt;/nobr&gt; quand même vous préciser que j'ai eu un réflexe sain en m'habillant une première fois et, constatant le geste stupide que je m'apprêtais à poser, que je suis retournée me mettre en pyjama? Pour une &lt;nobr&gt;demi-heure&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;peut-être.&lt;/nobr&gt; Jusqu'à ce que ma compagne inséparable me pousse finalement à réaliser mon inspection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis donc partie en voiture dans les rues désertes. Je voudrais toujours conduire quand les rues sont désertes. Ce serait tellement plus facile pour moi qui n'aime pas particulièrement me retrouver derrière le volant. M'enfin. Quand je suis arrivée dans le stationnement de l'hôpital, il tombait une petite neige. C'était vraiment beau. Mais je ne devais surtout pas me laisser séduire par la magie de la poudre blanche et je me suis dirigée tout droit à l'urgence. Je ne sais pas pourquoi j'espérais que l'endroit soit aussi désert que les rues. En même temps, s'il l'avait été, comment &lt;nobr&gt;aurais-je&lt;/nobr&gt; pu mener à bien ma mission?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une &lt;nobr&gt;soi-disant&lt;/nobr&gt; amélioration avait été apportée depuis mon dernier &lt;nobr&gt;séjour : il&lt;/nobr&gt; faut maintenant prendre un billet pour obtenir le droit de passer au triage. On n'arrête pas le progrès! Après avoir pris un numéro, le malade doit se diriger vers une première salle d'attente. À un moment donné, l'infirmière l'appelle pour lui donner une cote de priorité... qu'elle ne lui révèle pas. Par contre, lorsqu'on se rend compte après presque dix heures que l'on se trouve toujours dans la deuxième salle d'attente, on n'a pas besoin d'être un disciple d'Esculape pour déduire que notre cas ne suscite aucune inquiétude immédiate. Je savais en partant de la maison que ce serait mon sort. Heureusement, je ne suis restée que quatre heures sur ma chaise droite. Mais &lt;nobr&gt;240 minutes,&lt;/nobr&gt; c'est suffisant pour avoir le temps d'observer, surtout lorsque notre &lt;nobr&gt;nous-même&lt;/nobr&gt; n'est pas sous observation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose par contre n'avait pas &lt;nobr&gt;changé : la&lt;/nobr&gt; convivialité qui se développe presque automatiquement entre les patients en attente. C'est quand même une phénomène intéressant. Tu arrives dans une salle bondée où tu ne connais personne et, après un certain temps, tu surveilles la place de celui qui s'en va fumer dehors au cas où on l'appelle pendant sa &lt;nobr&gt;pause-santé&lt;/nobr&gt; ou tu t'en vas chercher un verre d'eau pour celle qui vient de vomir dans la poubelle. Une véritable entraide se manifeste. J'ai vu notamment une mère qui accompagnait sa fille s'enquérir auprès du médecin, une fois que leur tour est enfin venu, de la raison pour laquelle l'homme qui avait reçu un bloc de béton sur la tête se trouvait toujours dans la salle d'attente. Elle est venue ensuite lui rapporter cette réponse &lt;nobr&gt;laconique : "Tu&lt;/nobr&gt; n'es pas considéré comme urgent." Et les confidences pleuvent, aussi bien sur les malaises que sur les détails plus personnels. Vraiment, après un bout, on souhaite presque que notre tour ne vienne jamais pour éviter d'avoir à laisser nos nouveaux amis. En tout cas, j'ai pu passer ma nuit et mon anxiété. À &lt;nobr&gt;8 h,&lt;/nobr&gt; j'ai décidé de traverser la rue pour me rendre à la clinique. Autre salle d'attente, mais sans le côté amical. Au moins, j'ai pu y être examinée... pour la troisième fois en six semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir cette saga, &lt;nobr&gt;imaginez-vous&lt;/nobr&gt; que j'ai appris cet &lt;nobr&gt;après-midi&lt;/nobr&gt; que je souffrais en fait du virus de l'année dernière! Oui, oui. C'est l'acupunctrice qui me l'a dit. Elle était surprise que j'aie pris autant de temps à l'attraper. Comme je lui confiais que mon calvaire avait maintenant pris la forme d'une sinusite, elle m'a formulé cet encourageant &lt;nobr&gt;encouragement : "C'est&lt;/nobr&gt; bien, c'est le dernier stade avant la guérison!" Que &lt;nobr&gt;Saint-Sébastien,&lt;/nobr&gt; que je crois être le saint patron des acupuncteurs parce qu'il est aussi celui des archers, l'entende!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1497364073095319381?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1497364073095319381/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/etre-ou-ne-pas-etre-malade.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1497364073095319381'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1497364073095319381'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/etre-ou-ne-pas-etre-malade.html' title='Être ou ne pas être malade'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7351899740611539595</id><published>2011-12-05T21:21:00.000-05:00</published><updated>2011-12-05T21:21:43.563-05:00</updated><title type='text'>Enfin délivrée!</title><content type='html'>En prenant l'autobus aujourd'hui pour me rendre à mon cours de yoga, je me suis rendue compte en espionnant discrètement les conversations des fonctionnaires qui m'entouraient que la retraite me conférait un autre avantage &lt;nobr&gt;notable : je&lt;/nobr&gt; suis délivrée à tout jamais des diverses activités de saison organisées dans les bureaux! Je jubile. Vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'allez pas croire que je suis la représentante féminine de l'esprit chiche de Gratteux! Pas du tout. C'est plutôt qu'avec les années, une tendance malsaine s'était développée voulant que tous les employés, sans exception, fassent acte de présence au party de Noël sous peine d'être taxés de mauvais joueurs et d'empêcheurs de tourner en rond. Étrangement, lorsque j'ai fait mes premiers pas dans la fonction publique, je n'ai jamais senti de la part de mes superviseurs ce désir farouche de forcer les membres de leur équipe à s'amuser et à fraterniser sur commande. Ce n'était pas nécessaire. Nous avions du plaisir l'année durant. Noël représentait simplement une autre occasion de nous réunir et de partager un bon moment ensemble. Et puis, tout semblait si simple. Une rapide consultation ralliait tout le monde pour le choix du restaurant et de la date. Je ne me souviens d'aucun tordage de bras pour encourager fortement les récalcitrants à se joindre à la masse. Je vais utiliser une expression qui traduit mon grand &lt;nobr&gt;âge : c'était&lt;/nobr&gt; l'bon temps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que &lt;nobr&gt;s'est-il&lt;/nobr&gt; passé pour que l'approche du temps des fêtes en vienne littéralement à me donner des boutons sur le corps dans les dernières années de ma vie active de travailleuse? Noël a été récupéré. Il est devenu un critère de performance, un objectif de rendement, un coefficient d'efficacité. Il a été embrigadé dans les stupides grilles d'évaluation dont la fonction publique possède la recette secrète et éprouvée (ou &lt;nobr&gt;devrais-je&lt;/nobr&gt; dire éprouvante?). Que dire en effet d'un gestionnaire incapable de rallier ses ouailles autour d'une activité aussi conviviale qu'une partie de quilles, un tournoi de fléchettes ou une compétition de &lt;nobr&gt;go-carts&lt;/nobr&gt; (je n'invente rien ici)? Que penser d'un patron qui ne parvient pas à convaincre son monde de participer à un cinq à sept (même s'il sait pertinemment qu'il compte dans son effectif de nombreux jeunes parents pour qui la garderie n'attend pas) ou encore de se rendre dans un resto super dispendieux à l'autre bout de la ville (quand il devrait savoir que la plupart des fonctionnaires ordinaires n'ont pas les moyens comme lui de se payer un stationnement et qu'ils empruntent le transport en commun)? Il sera sévèrement jugé par les hautes sphères qui concluront automatiquement qu'il ne possède pas les habiletés nécessaires pour susciter le travail d'équipe. Ou encore qu'il n'est pas assez proche de ses employés, qu'il ne sait pas se mettre à leur diapason. Ces grandes instances déduiront aussi que le climat de travail doit en souffrir. Adieu donc productivité! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas étonnant que, pour éviter le couperet implacable, les patrons décident de passer au mode offensif en proposant des activités destinées à motiver leurs troupes. C'est là qu'entrent "en jeu" les compétitions et les tournois les plus loufoques. Malheur à ceux et celles qui ne sont pas attirés par ce type d'occupations dignes de l'école primaire! Ils devront travailler la journée des réjouissances s'ils ne veulent pas faire partie du groupe de fêtards, ou présenter une demande officielle de congé s'ils osent boycotter l'initiative du patron en restant à la maison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous l'avoue, je n'en pouvais plus. Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis fort capable de travailler en parfaite harmonie avec mes collègues sans nécessairement avoir besoin de boire, de chanter, de danser, de dessiner, de bricoler ou de me déguiser avec eux. &lt;nobr&gt;Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que c'est que cette fausse prétention de devoir faire &lt;nobr&gt;copain-copain&lt;/nobr&gt; avec tout le monde au travail? Mes amis, je les choisis. Et contrairement à la tendance Facebook, je les compte sur les doigts d'une seule main. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, fêter, c'est bien. Mais fêter quand on en a vraiment envie, c'est mieux!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7351899740611539595?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7351899740611539595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/enfin-delivree.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7351899740611539595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7351899740611539595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/enfin-delivree.html' title='Enfin délivrée!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2764093045679025364</id><published>2011-12-01T22:46:00.000-05:00</published><updated>2011-12-01T22:46:54.974-05:00</updated><title type='text'>Ho! Ho! Ho! le bénévolat</title><content type='html'>J'ai décidé de continuer à m'exclamer pour ce deuxième message de la semaine. Vous aurez assurément reconnu dans mon titre l'onomatopée décrivant le rire heureux du bonhomme rouge que nous croisons un peu partout depuis que les fantômes et autres monstres halloweeniens nous ont quittés. Et pour cause... Je bénévole ces &lt;nobr&gt;jours-ci&lt;/nobr&gt; pour remplir les paniers de Noël des moins bien nantis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet &lt;nobr&gt;après-midi,&lt;/nobr&gt; je suis allée au centre commercial avec la responsable du Service de dépannage pour ramasser des sous à l'occasion de la Guignolée des médias. Dès que nous sommes arrivées, nous avons été reçues du traditionnel chapeau de saison rouge avec pompon blanc muni, en sus, de petites lumières clignotantes sur le devant. Absolument charmant! Comme je m'affublais du ridicule mais nécessaire &lt;nobr&gt;couvre-chef,&lt;/nobr&gt; je me suis demandée encore une fois la raison pour laquelle je m'entêtais, depuis que je suis à la retraite, à conserver un semblant de fierté pour ma chevelure. Que de produits capillaires gaspillés en vain pour me placer les mèches récalcitrantes juste avant de les écraser avec un chapeau ou un filet! Y a rien à faire... j'ai continuellement les cheveux aplatis. Un bénévole ne doit pas avoir un soupçon d'orgueil pour les poils de son crâne!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, dûment coiffées, nous avons entrepris de déambuler dans les couloirs du centre commercial pour faire appel à la fibre généreuse des magasineurs. Vous &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; dit que nous devions aussi brandir une pancarte pour nous rendre encore plus visibles, principalement auprès de ceux et celles qui nous contournaient rapidement en gardant la tête baissée? Le même comportement que l'on adopte trop souvent en voyant un itinérant nous tendre la main. Je sais qu'il est difficile de regarder quelqu'un dans les yeux en sachant que l'on ne veut ou que l'on ne peut pas donner. Mais ce n'est pas la bonne façon de faire. L'itinérant, tout comme le &lt;nobr&gt;bénévole-quêteur,&lt;/nobr&gt; ne demande qu'à être reconnu que ce soit au moyen d'un simple sourire ou d'un sympathique bonjour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que j'accomplissais ma bonne action, je me disais que j'avais acquis pas mal de cran au fil des ans. Disons que mes ballades sur les piquets de grève m'ont appris notamment à maîtriser le port de la pancarte. Elles m'ont aussi donné le courage de regarder en face ceux et celles qui n'éprouvent aucun remords à enfreindre le droit des travailleurs à revendiquer de plus justes conditions, et presque la capacité de les invectiver au besoin. Oui, presque, car moi qui ai pourtant une grande gueule, j'ai toujours manqué d'aplomb dans ce domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous aurez sûrement deviné cependant que ce n'est pas seulement en scandant &lt;nobr&gt;"So, So, So, Solidarité"&lt;/nobr&gt; que j'ai développé l'habileté de faire fi de ma gêne pour défendre la bonne cause. Passer de maison en maison pour la Guignolée de la paroisse, participer aux brunchs du comité de vie de quartier, aider à confectionner les paniers de Noël, emballer des cadeaux pour Nuages de rêves et même travailler pour les élections municipales et fédérales, toutes ces fois où j'ai dit oui, j'ai appris le plaisir de travailler en équipe, de partager des compétences, de découvrir des talents cachés. Surtout, j'ai appris le dépassement de soi. Pour que la cause avance, il faut foncer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et marcher. Je crois que nous avons parcouru le centre commercial au moins six ou sept fois pendant les deux heures où nous devions faire acte de présence. Nous avons rencontré plein de gens désireux de nous appuyer, dont une jeune fille qui a littéralement ouvert son portefeuille pour nous donner "tous ses cinq dollars" comme elle nous l'a dit (il y en avait pour 20 $) et une petite fille qui est venue avec un sac en plastique nous remettre les sous de sa tirelire. Mais, mais nous avons aussi risqué nos vies. Parfaitement. Nous avons pratiquement été renversées par un train. Oui. Le train du fameux père Noël qui se promène un peu partout dans les allées. Imaginez la &lt;nobr&gt;une : deux&lt;/nobr&gt; bénévoles écrasées sous les roues de la locomotive du petit train du Royaume Magique. Seuls leurs chapeaux clignotaient encore!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2764093045679025364?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2764093045679025364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/ho-ho-ho-le-benevolat.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2764093045679025364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2764093045679025364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/12/ho-ho-ho-le-benevolat.html' title='Ho! Ho! Ho! le bénévolat'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-308502137445873415</id><published>2011-11-28T22:19:00.000-05:00</published><updated>2011-11-28T22:19:30.010-05:00</updated><title type='text'>Ah! les lundis</title><content type='html'>Comme je les aime mes débuts de semaine depuis que je suis à la retraite. Autant j'entamais avec réticence les lundis, autant je m'y précipite maintenant avec enthousiasme et délectation. C'est qu'ils ont pris ma couleur et qu'ils n'incluent dorénavant que du plaisir. Oui, le plaisir de faire uniquement des activités dont j'ai vraiment envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenez aujourd'hui, par exemple. Tôt levée, j'attendais l'autobus à &lt;nobr&gt;8 h 30&lt;/nobr&gt; sur le trottoir pour aller prendre mon café avec une &lt;nobr&gt;ex-collègue.&lt;/nobr&gt; Ensuite c'était le cours de yoga avec mon groupe de retraités. Une heure et demie de pure satisfaction, d'étirements bienfaisants, de respirations lentes et conscientes, de relaxation énergisante. J'étais prête pour profiter d'un bon dîner en bonne compagnie. J'ai évidemment terminé &lt;nobr&gt;l'après-midi&lt;/nobr&gt; à la Maison de thé où j'ai rencontré une autre amie en dégustant un Puerh choisi par A. juste pour moi. C'est que j'ai mes petites préférences et les merveilleuses personnes qui travaillent à la Maison de thé sont magnifiquement capables de s'adapter au gré de mes humeurs. Je suis véritablement gâtée. Enfin, retour à la maison vers &lt;nobr&gt;15 h 30.&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est comme ça tous les lundis. Incroyable, non? Ces journées m'appartiennent entièrement. Grâce à mes rencontres autour d'un café, d'un thé ou d'un repas, je continue de prendre le pouls de mon ancien monde. Mais à distance. Et l'extraordinaire puissance du yoga vient compléter à merveille ce tableau idyllique en me donnant l'énergie nécessaire pour me dévouer aux autres le reste de la semaine. Je suis très fière de mes lundis. Je les chéris précieusement et je suis gré à la vie de pouvoir ainsi en profiter.&lt;br /&gt;_______________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes littéraires :&lt;/b&gt; C'est nouveau ça... vous auriez remarqué sans que je ne vous le signale? Je ne sais pas si je vais récidiver mais je tenais absolument à vous citer ces quelques phrases tirées du roman &lt;nobr&gt;&lt;i&gt;Les chaussures italiennes&lt;/i&gt;&lt;/nobr&gt; de &lt;nobr&gt;Henning Mankell&lt;/nobr&gt; parce que j'aurais voulu les écrire tellement elles décrivent exactement ce que je ressens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Il y a une mélancolie particulière qui accompagne le départ des oiseaux migrateurs. L'envers exact de la joie qu'on éprouve à leur retour au printemps. L'automne refermait son livre. L'hiver approchait de jour en jour. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-308502137445873415?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/308502137445873415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/ah-les-lundis.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/308502137445873415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/308502137445873415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/ah-les-lundis.html' title='Ah! les lundis'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-228127324128146887</id><published>2011-11-24T22:08:00.000-05:00</published><updated>2011-11-24T22:08:36.672-05:00</updated><title type='text'>Divine sublimation</title><content type='html'>C'est fou chers lecteurs comme vous m'inspirez. Ce soir, je pars d'un conseil fort judicieux qui m'a été donné il y a quelques jours. Comme je frôlais constamment le &lt;nobr&gt;ras-des-pâquerettes,&lt;/nobr&gt; j'ai été invitée à sublimer mon quotidien. Cela m'a interpelée. Pour être certaine de faire la bonne chose, je suis même retournée au dictionnaire où j'ai trouvé cette définition de la nouvelle attitude que j'ai décidé de mettre à l'essai. Sublimer consiste donc à transformer une tendance vers quelque chose de plus élevé, moralement ou spirituellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai commencé par sublimer ma toux. Plutôt que de pester contre elle, j'ai tenté de faire avec. Je dois dire que mon taux de réussite est assez élevé. Probablement aussi que le vilain virus commence à s'épuiser et que le bronchodilatateur agit sur mes poumons endoloris. Mais je refuse de laisser à ces deux seuls facteurs la plus grande sérénité que j'éprouve envers le mal qui m'afflige. Je considère ici avoir fait un bel effort de lâcher prise et je m'en félicite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours déterminée à aider les autres envers et contre tous les obstacles qui se dressent sur ma route, je suis retournée à la Soupière de l'Amitié pour bénévoler avec ma joyeuse gang de bizarroïdes (et je m'inclus dans le groupe). Vous vous rappelez ce que je disais au sujet du tapis de yoga qui ne devait surtout pas changer de place? Eh! bien, une bénévole boude en ce moment parce qu'une nouvelle venue s'est assise sur la chaise qu'elle occupe habituellement pour envelopper les muffins des petits déjeuners! Difficile à croire, mais vrai. La place ainsi libérée m'a été dévolue et j'ai eu beaucoup de plaisir à ensacher les &lt;nobr&gt;mini-gâteaux&lt;/nobr&gt; qui seront servis aux enfants. Cela m'a permis entre autres de jaser avec L., une bénévole de &lt;nobr&gt;76 ans&lt;/nobr&gt; qui a l'air d'en avoir juste 66 et qui est dotée d'une attitude positive à faire rougir la grande anxieuse que je suis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le dîner, Serge nous avait concocté un pâté chinois à sa façon. Il a rajouté un étage et, comment dire, virilisé le steak haché en le remplaçant par de la viande sauvage tuée je ne sais où, ni par je ne sais qui. La recette modifiée se présentait &lt;nobr&gt;ainsi : chevreuil(??)&lt;/nobr&gt; du Canada, blé d'Inde, fromage brie (oui, vous avez bien lu) et patates. Étonnamment, c'était très bon. J'ai même suggéré à Serge de faire breveter sa recette devant le succès remporté. Nous essayons maintenant de le convaincre de nous faire une crème d'épinards avec les restants du souper qui a eu lieu jeudi dernier. Lui, il veut nous servir les verdures en salade. Nous, nous pensons qu'elles seront trop fanées pour être dégustées fraîches. Mais ce n'est pas nous qui avons le dernier mot dans la cuisine et c'est très bien comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté des trottoirs, j'ai vraiment repris du poil de la bête. Aujourd'hui, je trouvais même que mon pas était plus rapide. Vous &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; dit que, depuis que je suis à la retraite, j'écoute la radio de &lt;nobr&gt;Radio-Canada&lt;/nobr&gt; sur une base très régulière? Je trouve que je m'instruis et m'amuse tout en étant capable de faire d'autres choses en même temps, dont marcher. C'est ainsi que j'ai appris tout ce qu'il faut savoir sur les pneus d'hiver cet &lt;nobr&gt;après-midi!&lt;/nobr&gt; J'aurais donc dû switcher au métal, mais j'ai préféré sublimer mon envie et m'élever spirituellement à l'échelle du caoutchouc. Me semble que ça manquait dans ma vie.&lt;br /&gt;________________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes félines :&lt;/b&gt; J'ai acheté un petit lit douillet pour Mignonne afin qu'elle puisse être plus confortable quand elle dort devant la fenêtre du salon. Même si je lui mettais une couverture, je trouvais que la vitre était froide. Vous devriez la voir lovée dans son nid, la tête appuyée sur le rebord molletonné. Elle a l'air d'une reine sur son trône. Mais, mais, elle continue quand même de me rendre visite le soir. Elle vient justement de sauter dans le lit, à côté de moi. Bonne nuit!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-228127324128146887?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/228127324128146887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/divine-sublimation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/228127324128146887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/228127324128146887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/divine-sublimation.html' title='Divine sublimation'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6977439887523587949</id><published>2011-11-22T21:43:00.000-05:00</published><updated>2011-11-22T21:43:05.629-05:00</updated><title type='text'>Pis ma vie</title><content type='html'>Je n'avais pas l'intention d'écrire ce soir mais la Resurfaceuse m'a envoyé un courriel avec ce titre &lt;nobr&gt;inspirant : "Pis,&lt;/nobr&gt; ta vie?" D'emblée, je &lt;nobr&gt;réponds : "Voulez-vous&lt;/nobr&gt; vraiment le savoir?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vilain virus continue de me donner du fil à retordre. Chaque fois que je pense remonter la côte, une quinte de toux me rappelle que je ne suis pas encore sortie du bois. Parfois, quand j'ai fini de cracher mes morceaux de poumons, je ne peux m'empêcher de crier très &lt;nobr&gt;fort : "Maudit&lt;/nobr&gt; que je suis écoeurée!" Cela &lt;nobr&gt;aide-t-il?&lt;/nobr&gt; Pas du tout. C'est désolant mais j'ai zéro patience pour les affaires qui n'en finissent plus de finir. &lt;nobr&gt;"Tuez-moi&lt;/nobr&gt; tout de suite et qu'on en finisse au plus coupant," que j'aurais crié à mes bourreaux si j'avais vécu au temps des rois et des reines qui s'empoisonnaient et s'éliminaient à une vitesse effarante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, je suis allée marcher et je n'ai pas encore réussi à faire mon parcours habituel. Je ne veux évidemment pas me lancer dans la montée et la descente des escaliers étant donné que je coqueluche juste à mettre lentement un pied devant l'autre. J'avais quand même une idée, ou plutôt un titre de blog en &lt;nobr&gt;tête : "Presque."&lt;/nobr&gt; Ce seul mot. Qui veut tout dire pour l'instant. Qui résume ma vie depuis un mois. Je profite presque de ma retraite. J'arrive presque à faire toutes mes activités. Je suis presque sereine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis, ma vie? Trop souvent la nécessité de composer avec la frustration de ne pas être au maximum de ma forme. Je sais que j'ai là quelque chose à apprendre. Entre nous, ils sont une denrée rare les gens qui peuvent se vanter de n'être jamais malades. C'est sûr que je voudrais faire partie de ce groupe sélect mais, lorsque j'ai appelé pour m'abonner, je me suis fait dire qu'il était complet. Ce sera pour une autre fois. À Pâques ou à la Trinité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai quand même bénévolé aujourd'hui au service de dépannage où j'ai appris une autre &lt;nobr&gt;leçon : des&lt;/nobr&gt; fois, sans le savoir, tu empêches un bénévole de se valoriser en voulant trop bien faire. J'ai été retournée dans &lt;nobr&gt;l'arrière-boutique.&lt;/nobr&gt; Fort bien. Je devrai me créer un nouveau rôle. À dire vrai, je vais sérieusement repenser mon engagement après les fêtes. Je ne pensais pas qu'il fallait aussi se battre dans le monde du travail gratuit pour faire sa place. D'une naïveté totale, je croyais que les organismes se réjouissaient d'accueillir de nouveaux bras et qu'ils s'employaient à les inclure le plus rapidement possible dans leurs rangs. Ce n'est pas le cas, du moins d'après ma petite expérience des derniers mois. Vous savez à quoi ça me fait penser? À ces gens, jeunes ou vieux, qui assistent par exemple à un cours de yoga et qui placent toujours, toujours, toujours leur tapis au même endroit. Il n'y a pas de marque sur le sol. Il n'y a pas de points de repère comme sur une scène. Non. Mais, pour être bien, ils doivent s'étendre sur le même coin de prélart. Jusqu'au jour où arrive un nouveau venu qui, tout à fait malencontreusement, déroule son tapis à l'endroit fatidique. De deux choses &lt;nobr&gt;l'une : l'habitué&lt;/nobr&gt; va lui demander de déplacer son tapis ou il va le déplacer lui-même. Rarement l'habitué va se taire et accepter de se détendre sous un autre angle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme ça que je me sens aux deux endroits où je bénévole. On semble content que je sois là, mais on ne veut pas vraiment me donner une place. Il y a une chasse gardée que je ne comprends pas. Je ne vais pas là pour obtenir une promotion, ni pour voler la job de quelqu'un. Je veux juste me rendre utile, faire une différence, apporter quelque chose dans la vie des gens que je viens aider. Où est le problème?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis, ma vie? J'arrive presque à la supporter.&lt;br /&gt;________________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes aquatiques :&lt;/b&gt; Première gelée pour les espiègles qui se sont retrouvés ce matin sous un toit glacé. Je n'ai pas encore installé le bulleur. J'espère que la pompe va tenir jusqu'à ce que j'hivernise le bassin pour de bon. Là aussi, pas de retour en arrière possible. Je me croise les doigts pour retrouver ma faune piscivore au complet lorsque les beaux jours reviendront.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6977439887523587949?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6977439887523587949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/pis-ma-vie.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6977439887523587949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6977439887523587949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/pis-ma-vie.html' title='Pis ma vie'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7349248227483073803</id><published>2011-11-19T21:22:00.002-05:00</published><updated>2011-11-20T11:07:20.582-05:00</updated><title type='text'>Plonger</title><content type='html'>J'ai fait quelque chose aujourd'hui que je n'avais pas fait depuis très, très longtemps. L'idée m'est venue comme ça, subitement. J'étais en train de vaquer dans la cuisine en toussotant comme de bien entendu. Je me sentais vraiment fatiguée, ou &lt;nobr&gt;était-ce&lt;/nobr&gt; plutôt écoeurée? Comme l'Ami se plait à me le répéter, il y a une grande différence entre ces deux états d'âme, un véritable fossé en fait. Dans le cas qui nous occupe, je crois qu'il s'agissait effectivement d'une attaque d'écoeurite aigüe. Le vilain virus qui virevolte dans ma vie me vide les veines dans une vertigineuse virée. Voilà!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je terminais donc de préparer la soupe et je cogitais en tentant de stopper la course effrénée du hamster dans sa roulette d'anxiété quand, eurêka, je me suis dit comme &lt;nobr&gt;ça : "J'ai&lt;/nobr&gt; envie de prendre un bain." Il était &lt;nobr&gt;15 h 30.&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;Peut-être&lt;/nobr&gt; une drôle d'heure pour s'immerger mais je n'en n'avais cure. J'avais un sentiment d'urgence qui me tenaillait et je devais plonger drette-là dans la baignoire bienfaisante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je fis. J'avais presque oublié à quel point il est bon de descendre doucement dans l'eau chaude et de la laisser caresser les vieux muscles endoloris. Plaisir et volupté. Je soupirais d'aise. Je me doute que les amateurs inconditionnels du lavage en bassin comprennent difficilement mon éloignement de ce genre d'ablutions. C'est que, pour l'anxieuse finie que je suis, le trempottage, loin de me calmer, m'énerve au plus haut point. Au lieu de me laisser bercer au creux de la vague, comme j'ai réussi à le faire cet &lt;nobr&gt;après-midi,&lt;/nobr&gt; je reste tendue comme une corde de violon et cherche désespérément quelque chose à faire à part me savonner. J'ai essayé les huiles et les bains moussants. Peine perdue. Mon hypocondrie refait bien vite surface pour me demander si je n'aurais pas une quelconque allergie envers la lavande ou l'eucalyptus, ou si je ne vais pas développer une infection à levure en raison des produits contenus dans les bubulles censés me détendre et m'amuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Ai-je&lt;/nobr&gt; besoin de préciser que j'ai pris un bain "straight"? J'étais seule avec ma débarbouillette et mon savon hypoallergène et sans parfum. Pas grave. C'était un beau moment de détente avec mon &lt;nobr&gt;moi-même.&lt;/nobr&gt; Je dois cependant vous confesser que la position évachée dans le bain m'a permis de constater que le dessous de mon &lt;nobr&gt;porte-savon&lt;/nobr&gt; était sale. Martha, Martha, je t'appelle à mon secours. Je fais les coins ronds!&lt;br /&gt;___________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes aquatiques :&lt;/b&gt; Devinez qui j'ai vu sur le bord de l'étang cette semaine? Oui, Gertrude la grenouille. Elle m'a fait un peu peur car installée comme elle l'était avec sa petite tête hors de l'eau et le reste du corps dans le bassin, j'ai pensé pendant un instant qu'elle flottait pour l'éternité. Heureusement, en m'approchant doucement, je l'ai vue plonger dans les profondeurs. Et vous savez quoi? Elle avait tellement grandi que j'ai eu aussi un doute sur son identité. En même temps, je ne connais pas des tonnes de batraciens. Faut croire que Gertrude a décidé de passer l'hiver avec les espiègles, &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; enfoncée dans l'un des deux pots de nénuphars. Me semble que ça commence à faire du monde dans un espace, ma foi, assez restreint. J'imagine que plus on est de fous, plus on rit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;**Je vous gâte aujourd'hui avec un message également sur le blog de la Marcheuse urbaine libre.**&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7349248227483073803?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7349248227483073803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/plonger.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7349248227483073803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7349248227483073803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/plonger.html' title='Plonger'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-411035072708043014</id><published>2011-11-15T22:31:00.000-05:00</published><updated>2011-11-15T22:31:02.072-05:00</updated><title type='text'>Le train-train</title><content type='html'>Aujourd'hui, j'ai décidé de remettre un pas dans la vie. Je tousse toujours. Je suis évidemment retournée une autre fois à la clinique pour faire sonder mes poumons. "Tout est clair", que le doc m'a dit. J'en suis apparemment rendue à l'étape de la toux &lt;nobr&gt;post-virale.&lt;/nobr&gt; Nouvelle recherche dans la &lt;nobr&gt;Toile : aucun&lt;/nobr&gt; médicament, même une pompe, ne semble assurer un rétablissement plus rapide des voies respiratoires. Le temps, mes amis, le temps. Et la patience. Le premier, vous le savez, j'en ai plus qu'il n'en faut. La deuxième, je l'attends comme Godot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort bien. Je ne peux rien faire de plus côté médical. Je vais donc aller respirer un peu d'air frais. J'ai bien tenté d'effectuer mon parcours habituel mais la maudite toux ne lâchait pas. "Qu'à cela ne tienne", me &lt;nobr&gt;suis-je&lt;/nobr&gt; dit en mon for intérieur, "je vais justement pratiquer la lenteur, cette qualité dont je vantais les mérites il n'y a pas si longtemps encore." J'ai donc marché à un pas de vieille retraitée. J'allais pas vite mais, comme le répétait ma mère, "p'tit train va loin." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faisait tellement beau que j'ai décidé de rester dehors après ma marche de personne âgée. "Je vais en profiter", &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; solliloqué, "pour commencer les décorations de Noël sans risquer l'engelure fatale." En ouvrant les deux gros bacs de plastique, j'ai failli reculer. Quel désordre! Les guirlandes étaient toutes emmêlées, les couronnes avaient perdu leurs boucles, les lumières avaient été placées un peu n'importe comment. Devinez qui avait rangé les décorations à la fin de l'hiver? Pan! En plein dans le mille. &lt;nobr&gt;Celui-là&lt;/nobr&gt; même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc failli reculer devant la tâche titanesque qui m'attendait quand je me suis rappelée mon motto de la journée, oui, répétez après &lt;nobr&gt;moi : "p'tit&lt;/nobr&gt; train va loin." J'ai vaqué tranquillement en jouissant du soleil et de ma cour. J'ai jeté des arachides à un écureuil atteint d'une frénésie peu commune. J'ai mis au compostage les plantes toujours en pot avec un pincement au coeur en constatant que l'une d'entre elles contenait une belle petite fleur rose. "Wow!", me &lt;nobr&gt;suis-je&lt;/nobr&gt; exclamée pour mon &lt;nobr&gt;moi-même,&lt;/nobr&gt; "il en faut du courage pour résister aux intempéries et garder la tête haute malgré la froidure." Je me suis arrêtée pour regarder passer les volatiles rieurs en partance pour des cieux plus cléments. J'ai nettoyé l'étang des espiègles en n'oubliant pas de leur prodiguer les conseils appropriés pour qu'ils passent l'hiver. Peine perdue. Trompés par la chaleur inhabituelle des derniers jours, ils ne voulaient que s'ébattre comme des fous dans tous les coins et recoins du bassin. À ce jour, j'en compte &lt;nobr&gt;dix-neuf.&lt;/nobr&gt; J'aimerais tellement qu'ils soient encore tous là au printemps. Hélas! C'est la dure loi de la Nature qui aura le dernier mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les décorations? J'ai réussi à faire tout ce que je pouvais sans l'aide du spécialiste en rangement. J'étais pas mal fière de moi. J'avais pas trop crachoté en plus. Y a de l'espoir que je m'en sorte. Je vous le &lt;nobr&gt;dis : p'tit&lt;/nobr&gt; train va loin!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-411035072708043014?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/411035072708043014/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/le-train-train.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/411035072708043014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/411035072708043014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/le-train-train.html' title='Le train-train'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1114328082906671254</id><published>2011-11-11T08:58:00.002-05:00</published><updated>2011-11-11T10:58:50.865-05:00</updated><title type='text'>Seule sur mon étoile</title><content type='html'>Tous ces jours qui ont passé sans que j'aie eu vraiment envie d'écrire. Ou plutôt si. Mais je n'avais rien de précis ou d'intéressant à raconter. Même mon quotidien, qui sait habituellement si bien me servir en matière brute, n'a pas réussi à m'inspirer. Pourquoi? Telle est ma question ce matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pourtant respiré cette semaine. Je ne suis pas restée terrée dans mon lit. Au contraire. J'ai été assez occupée. J'ai vu de la danse et entendu de la musique au Centre national des Arts. Ce n'est pas rien. &lt;nobr&gt;Marie Chouinard,&lt;/nobr&gt; Mozart et Brahms confondus, c'est de la haute voltige culturelle. J'ai atteint un palier du nirvana au cours de yoga. Et je crois bien avoir mesuré un peu plus encore l'envergure de la liberté qui est maintenant mienne en allant dîner avec une &lt;nobr&gt;ex-collègue&lt;/nobr&gt; retraitée elle aussi sans avoir à regarder ma montre pour me rappeler qu'il est temps de retourner au bureau. C'était absolument enivrant de réaliser encore une fois que je suis dorénavant seule maîtresse à bord. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sûr que le bénévolat ne s'est pas révélé aussi efficace que les autres fois pour meubler mon vide. Au lieu de m'activer comme une poule pas de tête dans les tâches domestiques, comme je le fais trop souvent quand je sens monter l'anxiété, j'ai participé à la confection de &lt;nobr&gt;500 tourtières!&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;N'est-ce&lt;/nobr&gt; pas là une autre forme d'échappatoire? J'ai bien peur que oui. Encore là, je dois poursuivre l'introspection pour mieux cerner mes besoins et les moyens que je prends pour les satisfaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce matin. Je me suis levée avec un immense sentiment de solitude. Heureusement que Galarneau brille de tous ses feux. Je ne sais pas ce que je ferais si je devais en plus supporter un ciel ennuagé. J'en ai assez avec le mauvais temps qui m'emplit l'âme. Je me sens seule avec mon combat. L'hypocondrie a frappé fort ces derniers jours. Je suis retournée consulter le médecin et me suis tapée &lt;nobr&gt;un trois heures&lt;/nobr&gt; d'attente pendant lequel j'ai remis moult fois en question ma décision de me trouver là. La peur l'a emporté sur la raison. Et je suis restée sur ma petite chaise avec mon obsession de vouloir me faire rassurer à n'importe quel prix. Je n'avais évidemment rien de sérieux mais je suis sortie quand même avec un bronchodilatateur pour m'aider à évacuer le mucus de mes poumons que je n'arrivais pas à moucher! Mon problème n'était résolu qu'à moitié. Rassurée j'étais, obsédée je devenais. Prendre un médicament représente un geste simple pour le commun des mortels. Je ne suis pas commune. Je lis donc le dépliant qui accompagne le sirop, la pilule ou la pompe de long en large en m'attardant principalement sur les effets secondaires, les rares autant que les fréquents. Parfois je pousse l'obsession jusqu'à compléter mes recherches sur la Toile. Pour mon plus grand malheur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors c'est ça. J'ai résisté pendant &lt;nobr&gt;vingt-quatre heures&lt;/nobr&gt; à inhaler le médicament. Hier matin, je n'en pouvais plus et je l'ai pris. Je me suis sentie mieux. Le soir, je devais récidiver. J'ai passé une nuit misérable. Je me suis réveillée à &lt;nobr&gt;trois heures&lt;/nobr&gt; du matin avec la bouche tellement sèche que j'ai pensé un instant que j'avais entrepris la traversée du désert. Et j'ai toussé pour tenter une énième fois de me dégager les voies respiratoires. Je me suis levée. J'ai pris de l'eau chaude. J'ai remonté mes oreillers pour dormir en position assise. J'ai relu le maudit dépliant sur les effets secondaires tentant de me persuader que je n'avais pas besoin de courir aux urgences. J'ai finalement sucé une pastille aux herbes des montagnes. Et j'ai surtout flatté Marguerite qui ronronnait à côté de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pleure ce matin sur ma solitude nocturne. Sur mon incapacité de me rassurer &lt;nobr&gt;moi-même,&lt;/nobr&gt; de prendre soin de moi. Et pourtant il faudra bien que j'y arrive un jour. Il y a plein de choses que l'on ne peut vivre que seul, dont l'ultime &lt;nobr&gt;rendez-vous&lt;/nobr&gt;. Paraît qu'on n'y accepte que les solos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1114328082906671254?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1114328082906671254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/seule-sur-mon-etoile.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1114328082906671254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1114328082906671254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/seule-sur-mon-etoile.html' title='Seule sur mon étoile'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2201980186922461191</id><published>2011-11-04T21:42:00.000-04:00</published><updated>2011-11-04T21:42:45.078-04:00</updated><title type='text'>Et la lumière se fit</title><content type='html'>Je suis dans le noir. Panne d’électricité. D’après ce que j’ai pu observer en regardant par les fenêtres, c’est tout le quartier qui est atteint. Un coup de fil placé auprès de notre firme nationale pourvoyeuse de courant m’a permis d’apprendre par voix automatisée interposée que la panne a été causée par un bris d’équipement. Retour prévu à la &lt;nobr&gt;normale : 23 h.&lt;/nobr&gt; Il est &lt;nobr&gt;19 h 30.&lt;/nobr&gt; L’Homme travaille ce soir. Je dois donc compter sur les félines pour me tenir compagnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où &lt;nobr&gt;sont-elles&lt;/nobr&gt; justement? On dirait que depuis l’arrivée des ténèbres, elles ont subitement disparu. Ouais. C’est vrai que, dans le cas de la toute noire Mignonne, il n’est pas nécessaire d’éteindre les lumières pour la perdre de vue. Mais la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite,&lt;/nobr&gt; elle, qui n’a de cesse que de chercher continuellement à s’étendre quelque part à côté ou sur le dessus de ma personne, où &lt;nobr&gt;a-t-elle&lt;/nobr&gt; trouvé refuge pour son gros corps? En tout cas, je n’ai certainement pas l’intention de lancer une battue pour retrouver ces lâches compagnonnes à poil, surtout pas en m’aidant d’une simple chandelle. Tant pis pour elles. Qu’elles restent dans leur trou noir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, bon. Dix minutes ont passé. C’est fou comme on manque d’imagination quand on est plus branché à rien... et qu'on est seul. J’ai quand même apporté les journaux dans mon lit dans l’espoir de rattraper la lecture que je n’ai pas eu le temps de faire ces derniers jours. Je commence décidément à penser que deux quotidiens, c’est un peu trop même quand on est à la retraite. Un autre mythe qui vole en éclats. Moi qui pensais qu’une fois libérée du joug du travail, je pourrais lire tranquillement mon journal tous les matins. Grave erreur. C’est absolument impossible à moins d’y passer tout &lt;nobr&gt;l’avant-midi,&lt;/nobr&gt; surtout si on fait les mots croisés! Je veux bien me tenir au courant de l’actualité mais je crois qu’il est préférable que je constate de visu l’état du monde en sortant de la maison de temps à autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure s’est écoulée. Je viens subitement de réaliser que je peux utiliser Zola car il est doté d’une batterie. Youpi! Naïvement et technologiquement défaillante, j’ouvre l’ordi en croyant pouvoir naviguer sur la Toile. &lt;nobr&gt;Qu’est-ce&lt;/nobr&gt; que c’est que ce message? &lt;nobr&gt;« Erreur de chargement »,&lt;/nobr&gt; mon œil! Je tape furieusement plusieurs fois sur &lt;nobr&gt;« Réessayer »&lt;/nobr&gt; jusqu’à ce que la lumière se fasse dans mon cerveau. Il ne faut jamais désespérer. J’attends toujours l’éclairage de la maison mais, au moins, la panne vient de se régler dans la boîte à neurones. Le Fils serait fier de moi. J’ai réussi à faire un lien entre le manque d’électricité et l’impossibilité de me raccorder au monde virtuel. Qu’à cela ne tienne, je peux encore taper mon message dans un fichier Word pour le copiercoller au retour de la pause du monde moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh! il n'est même pas &lt;nobr&gt;21 h&lt;/nobr&gt; et la maison est de nouveau éclairée. J'entends le ronronnement rassurant de la fournaise. Je viens de brancher Zola au mur. Et devinez qui vient de retrouver son chemin jusque sous mes couvertures? Oui, la Reine qui a laissé les noirs cachots pour retrouver sa couche dorée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2201980186922461191?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2201980186922461191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/et-la-lumiere-se-fit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2201980186922461191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2201980186922461191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/et-la-lumiere-se-fit.html' title='Et la lumière se fit'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7656518333448016650</id><published>2011-11-01T22:46:00.000-04:00</published><updated>2011-11-01T22:46:34.338-04:00</updated><title type='text'>D'un mal à l'autre</title><content type='html'>Après le mal d'estomac, voilà le mal de gorge qui rapplique. Un instant. Je consulte un livre qui me dira tout sur les raisons de ces maux qui m'affligent les uns après les autres. Alors, voyons, que dit cette bible qui nous propose d'écouter notre corps, "notre plus grand ami sur la &lt;nobr&gt;Terre" : "Le&lt;/nobr&gt; mal de gorge est le signe d'une colère ravalée que tu retournes contre &lt;nobr&gt;toi-même.&lt;/nobr&gt; Ton mal de gorge peut aussi t'indiquer qu'il est temps de t'exprimer et de dire quelque chose à quelqu'un."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je n'en voulais à personne avant de commencer à sentir des picotements dans la gorge. C'est ce que je pense du moins. Depuis, c'est vrai, je suis enragée. Je déteste souverainement être malade parce que je m'arrange presque toujours pour l'être deux fois plus que les autres. Je m'explique. À cause de ma très légère tendance hypocondriaque, je prends tous les symptômes au sérieux. Je m'inquiète de leur durée. Je voudrais avoir fini de me moucher avant que le nez ne commence à couler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous devriez voir ma table de nuit au moment où je vous écris. Elle est envahie par un véritable arsenal de produits de toutes sortes destinés à me soulager. Mais comme je déteste les médicaments autant que les maladies, je persiste à me soigner de la façon la plus naturelle possible. J'ai donc des comprimés de &lt;nobr&gt;vitamine C&lt;/nobr&gt; dans un pot, une tasse remplie d'eau chaude, de miel et de citron, une bouteille d'eau, un verre contenant des glaçons, un tube de granules pour la toux et le rhume, un pot de Vicks pour me frotter (me semble que l'odeur seule m'aide à guérir), du sirop, des pastilles aux herbes sans sucre, des pastilles antiseptiques pour la gorge et des pastilles au menthol, une boîte de papiers mouchoirs, un flacon de comprimés d'ibuprofène. Et, panacée d'entre les panacées, une &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; étendue de tout son long contre moi. J'adore. Quand je commence à m'endormir, je la flatte doucement pour l'entendre ronronner. Je fais la même chose pendant la nuit lorsque je suis réveillée par ce foutu mal de gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la colère, &lt;nobr&gt;dites-vous?&lt;/nobr&gt; Ouais, &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; un peu contre moi qui n'arrive pas assez vite à mon goût à m'adapter à ma nouvelle vie. Je me rends bien compte que je ne fais pas preuve de suffisamment de patience. C'est comme pour le rhume. Je voudrais être une retraitée béate avant même d'avoir reçu mon premier chèque de pension! On se calme. On respire par le nez. On a encore beaucoup de temps pour laver l'armoire en-dessous de l'évier de cuisine. On a encore quelques semaines avant les fêtes pour mitonner de bons petits plats. On a tout le reste de la vie pour classer les recettes et les photos. Faut que je me garde de l'ouvrage sinon... sinon aussi bien faire comme ma voisine et m'installer dans ma chaise berçante, le nez collé dans la fenêtre du salon, pour regarder &lt;nobr&gt;ceux zé celles&lt;/nobr&gt; qui vivent encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7656518333448016650?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7656518333448016650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/dun-mal-lautre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7656518333448016650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7656518333448016650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/11/dun-mal-lautre.html' title='D&apos;un mal à l&apos;autre'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-9145214585193552235</id><published>2011-10-26T15:41:00.001-04:00</published><updated>2011-10-26T15:42:36.703-04:00</updated><title type='text'>J'ai trouvé ma niche</title><content type='html'>Et je m'y trouve comme un poisson dans l'eau! Amusant, non, comme image?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que c'est que j'ai donc fait de si agréable? Du bénévolat pour la Soupière de l'Amitié. J'ai commencé ce matin à &lt;nobr&gt;8 h&lt;/nobr&gt; tapant. Dans la cuisine. Mon nouveau patron, c'est le chef Serge. Gentil comme tout. Taciturne sur les bords, il n'a pas l'air de surveiller mais pourtant il voit tout. Et il y en a des comptoirs avec des bénévoles!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que c'est que j'ai donc fait de si passionnant? J'ai principalement coupé du &lt;nobr&gt;chou-fleur.&lt;/nobr&gt; Deux boîtes. En tout petits morceaux. J'ai aussi aidé au service quand est venu le moment du dîner. J'ai servi de la soupe. J'ai donné de la salade de fruits. Et j'ai dit "Bon appétit!" un nombre incalculable de fois. Avec le sourire, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que c'est que j'ai tant aimé? Ne pas avoir à penser. C'était tellement reposant. Je coupais et je remplissais d'immenses bols en inox. Comme trame sonore, la radio qui jouait. De temps en temps, un bénévole chantait. J'entendais aussi des conversations sans vraiment comprendre les propos, et je souriais lorsque des éclats de rire fusaient. Appelée à partager ma poubelle, je suis vite devenue amie avec Lucie qui écalait les oeufs et Ronald qui coupait les piments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons, quoi d'autre? Ah! oui, j'ai aimé aussi prendre une pause de quinze minutes en dégustant un thé préparé dans une grosse machine en métal et un muffin au banane frais sorti du four. Là, j'ai plus écouté que jasé. Comme ça faisait du bien. Les bénévoles se taquinaient beaucoup. L'atmosphère était bon enfant. Les clients de la Soupière commençaient déjà à arriver. Il fallait retourner à nos chaudrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là que j'ai été envoyée au &lt;nobr&gt;service : "Bonjour.&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;Allez-vous&lt;/nobr&gt; prendre de la soupe? Les biscuits soda? Un &lt;nobr&gt;hot-dog&lt;/nobr&gt; sans la salade. D'accord. Et comme dessert, &lt;nobr&gt;voulez-vous&lt;/nobr&gt; le pouding au chocolat et la salade de fruits? Bon appétit." J'ai vu des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes et même une petite fille. Pour la plupart, ils étaient contents d'être là et appréciaient le repas chaud. J'ai même été invitée par un jeune avec qui j'avais déjà jasé au service de dépannage à me rendre à la manifestation organisée ce soir par les militants du mouvement "Occupons Ottawa" dans le parc de la Confédération. Et j'ai retrouvé une jeune fille, rencontrée elle aussi au service de dépannage, avec qui j'ai encore une fois échangé sur nos lectures préférées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilan de ma première &lt;nobr&gt;journée : une&lt;/nobr&gt; assiette renversée sur le bord du comptoir et un pouce lacéré sur le tranchant de la grosse boîte de &lt;nobr&gt;Saran Wrap.&lt;/nobr&gt; Ayoye! C'est Serge qui m'a soignée. Il m'a donné mon &lt;nobr&gt;après-midi.&lt;/nobr&gt; Très drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne demain. C'est sûr.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-9145214585193552235?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/9145214585193552235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/jai-trouve-ma-niche.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/9145214585193552235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/9145214585193552235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/jai-trouve-ma-niche.html' title='J&apos;ai trouvé ma niche'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-453788149797885663</id><published>2011-10-25T15:59:00.000-04:00</published><updated>2011-10-25T15:59:52.256-04:00</updated><title type='text'>Gardez vos lampes allumées</title><content type='html'>Oui, je vous conseille de ne pas souffler la chandelle car vous ne savez ni l'heure, ni le jour où vous pourriez vous retrouver pauvre comme Job. Je ne vous souhaite pas toutefois de devoir partager à un moment de votre vie le sort de ce pauvre hère. Je m'explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous apprendrai rien en vous disant à quel point il est important d'être conscient de notre bonne fortune et, surtout, d'en être reconnaissant. Je dois avouer que cette attitude devient encore plus facile à adopter quand on revient d'un séjour au service de dépannage alimentaire de la paroisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je suis carrément outrée et je dénonce. J'horripile cette société égocentriste qui n'a de cesse de s'admirer le nombril sans jamais relever la tête pour voir plus loin que son petit nez en l'air. Oui, je clame haut et fort que nous sommes tous devenus des champions de l'indifférence cantonnés dans notre confort de bourgeois arrivistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'exagère? Vous voulez des preuves. En voici. Nous avons reçu ce matin la commande livrée par la banque d'alimentation, pauvre organisme tributaire de ses "généreux" donateurs. Je vous donne &lt;nobr&gt;ci-dessous&lt;/nobr&gt; la liste de certains des articles que nous avions à distribuer &lt;nobr&gt;aujourd'hui :&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Des boîtes de biscuits amochées&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Je vous le concède, cela n'enlève rien à la qualité du produit. Nous nous sommes même réjouis en constatant qu'on nous donnait déjà des biscuits des fêtes... de l'année dernière. Ouais, c'est ça. Les fêtes &lt;nobr&gt;de 2010!&lt;/nobr&gt; Merci Père Noël!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Des cannettes de la boisson gazeuse brune (marque générique, bien sûr!)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Une denrée qui a sans doute été ajoutée récemment au Guide alimentaire canadien. Comme si ce n'était pas suffisant, certaines des cannettes étaient tellement gonflées qu'on aurait pu les utiliser comme &lt;nobr&gt;cocktails Molotov!&lt;/nobr&gt; Des envies de passer à l'action? Pour les adresses, j'ai des suggestions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Une tonne d'enveloppes de poudre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Pas de la poudre blanche qui permettrait d'oublier, non. Plutôt toutes ces sortes de préparations chimiques à la liste d'ingrédients aussi longue qu'une litanie de déclarations libérales vides portant sur la nécessité de démasquer la corruption. Je parle ici de ces "supposés" expédients de la vraie cuisine conçus pour aider le chef de la maison à préparer par exemple des sauces dauphinoises pour les pommes de terre, des sauces au fromage orangé pour les nouilles et des sauces brunes pour la viande faisandée. Sans oublier ce classique des mets &lt;nobr&gt;nourrissants : le&lt;/nobr&gt; sachet "Ramen" pour ne pas le nommer. &lt;nobr&gt;Mettez-y&lt;/nobr&gt; de l'eau bouillante et le tour est joué. &lt;nobr&gt;&lt;b&gt;Ramen&lt;/b&gt;ez-en,&lt;/nobr&gt; on est capable d'en prendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Des fruits et des légumes "frais"&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Là encore, si vous êtes pauvre, on considère que vous n'avez pas droit à la variété. Que &lt;nobr&gt;diriez-vous&lt;/nobr&gt; de belles clémentines reçues il y a maintenant plus de deux semaines dans un état frôlant le compostage? Eh! bien, nous en avons encore et nous n'avons rien d'autre à offrir de ce côté. Pour ce qui est des légumes, vous pourrez vous jeter sur le sac de carottes parce que les piments, hum, sont atteints de tavelure avancée. &lt;nobr&gt;Peut-être&lt;/nobr&gt; qu'en enlevant les parties pas belles vous arriverez à sauver deux ou trois lanières pour une trempette. Attendez. Je crois justement avoir vu une enveloppe pour préparer... du guacamole! C'est aussi ça, être pauvre. Vous n'avez pas le choix. Vous devez vous contenter de ce qui est là, privé du plaisir de manger ce dont vous avez vraiment envie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Des articles "hétéroclites"&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Il y en a toujours. Des affaires qui ne se vendent pas et qui sont donc envoyées aux banques d'alimentation. Nous avons en ce moment un tube de frangipane, des boîtes cabossées remplies d'une sauce blanche dont j'oublie le nom, un nécessaire pour douche vaginale. Oui, vous avez bien lu. Il y a de tout, mais surtout du rien, de l'inutile, du passé date, du pas bon et du pas toujours frais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc seulement ça que les démunis méritent selon notre bonne &lt;nobr&gt;société : les&lt;/nobr&gt; restants. J'ai tellement honte. J'arrête là, mais j'y reviendrai. J'aurai toujours un restant d'indignation pour monter aux barricades. Et vous?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-453788149797885663?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/453788149797885663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/gardez-vos-lampes-allumees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/453788149797885663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/453788149797885663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/gardez-vos-lampes-allumees.html' title='Gardez vos lampes allumées'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2895894933246136054</id><published>2011-10-22T08:22:00.003-04:00</published><updated>2011-10-22T13:31:33.147-04:00</updated><title type='text'>Un après-midi à Gatineau-les-bains</title><content type='html'>Encore une fois, je suis debout de bon matin. C'est sûr que les félines y sont pour quelque chose car, affamées et prêtes à retourner aux sources de leur instinct carnivore pour obtenir satisfaction, elles ont miaulé on ne peut plus clairement leur désir de voir leurs gamelles remplies &lt;nobr&gt;drette-là.&lt;/nobr&gt; J'ai évidemment obtempéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut dire aussi que je me suis couchée passablement tôt hier soir, fatiguée d'une journée ma foi fort remplie. Je n'avais pas réussi à m'exorciser pour me débarrasser de Ricardo et de Clodine. J'ai donc cuisiné une douzaine de muffins aux pommes et à l'érable, deux pains aux courgettes et un potage au brocoli. Après avoir terminé la montagne de vaisselle, j'ai senti un souffle froid me parcourir l'échine et j'ai vu des olives vertes s'envoler. J'ai compris que j'étais libérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tous les jours depuis je ne sais combien de temps maintenant, il faisait sombre mais j'avais trop envie d'air pur pour rester confinée à l'intérieur. Je suis donc sortie, en compagnie de la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; qui réclamait elle aussi son droit à la bolée d'air, pour ramasser mes fameuses feuilles. Il ne faisait pas froid et ça sentait bon l'humus. J'ai commencé par nettoyer le bassin qui en avait bien besoin. Les espiègles étaient contents. Ils sont tous venus à la surface pour me saluer. Je l'ai déjà dit et j'en suis toujours &lt;nobr&gt;convaincue : ils&lt;/nobr&gt; me reconnaissent. En tout cas, ils semblaient drôlement contents de retrouver un semblant de jet d'eau pour s'amuser un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, je me suis attelée à la tâche, ou plutôt au plaisir, de ramasser les feuilles. Oui, j'aime être dehors, toute seule, en plein milieu de &lt;nobr&gt;l'après-midi,&lt;/nobr&gt; à travailler sur mon terrain. Printemps, été et automne confondus. Tous travaux inclus. Grâce à mon immense érable, j'ai l'impression d'être enveloppée comme dans un cocon. Encore hier, il m'a permis de demeurer dans mon petit monde. Malgré une fine pluie, j'ai pu continuer à oeuvrer parce que ses branches pas complètement dénudées me protégeaient. Bon, c'est sûr que la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite,&lt;/nobr&gt; moins bucolique que moi, a exigé de retourner dans son confort douillet dès qu'elle a senti une gouttelette lui chatouiller le nez. Peureuse, va!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi j'ai perdu la notion du temps. Je sais seulement que je raclais lentement en respirant consciemment l'odeur de la terre mouillée. J'entendais les enfants en récré qui s'amusaient dans la cour d'école au bout de la rue. J'ai réussi à ne pas trop sombrer dans la nostalgie en me rappelant les gros tas de feuilles que l'Homme et moi nous amusions à faire pour que le Fils et la Fille puissent ensuite s'y précipiter avec de grands cris de joie. J'ai finalement rempli cinq sacs sans trop m'en rendre compte. Parfois je m'arrêtais uniquement pour apprécier le moment présent, pour rendre grâce d'avoir le bonheur de vivre en toute liberté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaisir indescriptible que j'ai tenté de partager. Pour tout saisir, il faut beaucoup lire entre les lignes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2895894933246136054?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2895894933246136054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/un-apres-midi-gatineau-les-bains.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2895894933246136054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2895894933246136054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/un-apres-midi-gatineau-les-bains.html' title='Un après-midi à Gatineau-les-bains'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6499462582728135186</id><published>2011-10-20T22:30:00.002-04:00</published><updated>2011-10-20T22:33:31.970-04:00</updated><title type='text'>Il pleut, il mouille, il pleut, il mouille</title><content type='html'>&lt;i&gt;Avertissement 1 : Estomacs sensibles, digérez avant de lire&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Avertissement 2 : Dépressifs saisonniers, passez à un autre appel&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis finalement secouée les puces et suis allée marcher aujourd'hui. Entre deux averses. Je vous dis qu'il faut être faite forte pour supporter ce temps d'automne sombre et pluvieux, et s'adapter parallèlement à la vie de retraitée en gardant &lt;nobr&gt;le moral.&lt;/nobr&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis fière de moi. Je n'ai pas encore sombré. Pourtant, ce n'est pas l'eau qui manque. Les espiègles pataugent maintenant dans un étang au liquide de plus en plus noir orangé à cause de l'accumulation de feuilles d'érable en fin de vie. Ce sera parfait pour l'Halloween. J'essaie bien, lors des pauses de Dame Nature éplorée, de retirer les cadavres, mais c'est une bataille perdue d'avance. En plus, la pompe me fait faux bond. Elle refuse de lancer son jet comme il se doit et elle n'offre maintenant qu'un pauvre bloup bloup fort inefficace. Là aussi j'ai tenté, pendant un arrêt de travail des courants humides qui occupent illégalement le ciel, de remédier à la situation. Je n'ai réussi qu'à me faire arroser copieusement sans obtenir de résultat probant. Les grenouilles, elles, ont complètement disparu. Je ne sais pas si elles ont déjà décidé d'aller se cacher dans la vase jusqu'au printemps prochain n'en pouvant plus de dégouliner sur le bord caoutchouté du bassin. Si c'est ça, je les comprends parfaitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais. Moi aussi je m'enfouirais la tête dans la vase si je le pouvais. Je prédis que c'est une semaine à oublier. D'abord, je me suis faite écraser le toton mardi matin. C'est une suite de l'aventure totonesque qui refuse de se faire complètement oublier. &lt;nobr&gt;Eh! Va&lt;/nobr&gt; donc voir chez les grenouilles si j'y suis et &lt;nobr&gt;fous-moi&lt;/nobr&gt; la paix!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, comme si ce n'était pas suffisant d'avoir le toton aplati, voilà que mes boyaux décident de se vider de façon anarchique et imprévue. Toute une journée à faire &lt;nobr&gt;l'aller-retour&lt;/nobr&gt; entre le bol blanc et le petit écran. Vraiment. Et vous savez quelles sont les émissions présentées le plus souvent aux désoeuvrées de ce monde pendant la journée? Ouais. En plein dans le mille. Une saga de Ricardo et de Clodine qui n'en finissent plus de se mettre les mains dans les plats. J'ai eu la chance notamment d'observer de fins connaisseurs se prêter à une dégustation d'olives, dont certaines étaient fourrées au citron, au piment fort et au fromage de chèvre. Je venais juste de réprimer un rot acide découlant de mon repas de la veille. Je me suis sentie devenir aussi verte que les olives. Ouache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, finalement, il y a eu cette éclaircie bienheureuse qui m'a sans doute sauvée de la camisole de force. Au moment où je vous écris, je pense à mon plan de match (s'cusez le vocabulaire sportif, ce doit être à cause de l'Homme qui écoute son hockey) pour demain. Je crois que je vais... cuisiner. Je sais, je sais. Clodine, Ricardo, sortez de ce corps!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6499462582728135186?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6499462582728135186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/il-pleut-il-mouille-il-pleut-il-mouille.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6499462582728135186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6499462582728135186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/il-pleut-il-mouille-il-pleut-il-mouille.html' title='Il pleut, il mouille, il pleut, il mouille'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-4530543353875958984</id><published>2011-10-16T20:54:00.002-04:00</published><updated>2011-10-16T20:57:33.421-04:00</updated><title type='text'>Citoyens, levez-vous!</title><content type='html'>De 11 h à 17 h. C'est le temps que l'Homme et moi avons passé aujourd'hui assis sur une chaise dans une salle de classe pas de fenêtre de la polyvalente située en haut de la côte. Pourquoi ce masochisme voulu? Pour participer à une assemblée citoyenne organisée par le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) qui portait sur la langue et la culture. Faut aimer son pays, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous n'étions pas les seuls amoureux présents au &lt;nobr&gt;rendez-vous.&lt;/nobr&gt; Je dirais que nous étions environ une soixantaine d'irréductibles indépendantistes venus échanger sur le déclin de notre pauvre langue française que nous laissons malmener par les anglophones, les nouveaux arrivants et notre &lt;nobr&gt;nous-même&lt;/nobr&gt; individuel. Nous avons eu la chance d'entendre entre autres &lt;nobr&gt;Gérald Larose&lt;/nobr&gt;, président du Conseil de la Souveraineté du Québec, &lt;nobr&gt;Pierre Curzi&lt;/nobr&gt;, député indépendant de Borduas, &lt;nobr&gt;Charles Castonguay&lt;/nobr&gt;, professeur à l'Université d'Ottawa et chercheur en démographie linguistique, et &lt;nobr&gt;Jocelyn Desjardins&lt;/nobr&gt;, porte-parole du NMQ. Et nous avons aussi profité des nombreuses interventions au micro des personnes présentes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi je vous parle de ça? Parce que depuis la défaite &lt;nobr&gt;crève-coeur&lt;/nobr&gt; du Bloc Québécois le &lt;nobr&gt;2 mai&lt;/nobr&gt; dernier et à cause des chicanes qui n'en finissent plus au sein du Parti Québécois, j'ai peu perdu le Nord, et ce, malgré le Plan de Charest! Je sais toujours que je veux un pays, mais je ne sais plus trop avec qui m'associer pour arriver à mes fins. À cet égard, le NMQ offre un forum intéressant pour tenter de regrouper les forces vives du mouvement indépendantiste. Comme le disait son &lt;nobr&gt;porte-parole&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;M. Desjardins,&lt;/nobr&gt; si nous arrivons à nous entendre sur un certain nombre de points, nous devrions ensuite être en mesure de pouvoir travailler ensemble à la réalisation de notre rêve à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai surtout aimé l'importance accordée à la société civile et au rôle que nous pouvons tous jouer comme partie intégrante de ladite société. Comme le faisait remarquer à juste titre &lt;nobr&gt;Édith Gendron,&lt;/nobr&gt; présidente du groupe &lt;nobr&gt;Le Québec, Un pays!,&lt;/nobr&gt; "quand les citoyens bougent, le politique bouge." C'est donc chargés d'une mission que nous sommes sortis de la rencontre, soit celle qui consiste à remettre sur la place publique le débat sur l'indépendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ça ne pourra pas toujours ne pas arriver.&lt;/i&gt; - Gaston Miron&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-4530543353875958984?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/4530543353875958984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/citoyens-levez-vous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4530543353875958984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4530543353875958984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/citoyens-levez-vous.html' title='Citoyens, levez-vous!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-8272229516569565426</id><published>2011-10-14T21:45:00.000-04:00</published><updated>2011-10-14T21:45:29.281-04:00</updated><title type='text'>Retour en arrière</title><content type='html'>Avant d'aller bénévoler hier après-midi, j'ai fait un détour par mon &lt;nobr&gt;ex-bureau&lt;/nobr&gt; pour saluer mes toujours amies et collègues. J'ai pris l'autobus pour m'y rendre comme je l'ai fait deux fois par jour pendant beaucoup, beaucoup d'années. C'était étrange, cependant, de suivre ce trajet &lt;nobr&gt;à 14 h&lt;/nobr&gt; plutôt &lt;nobr&gt;qu'à 7 h.&lt;/nobr&gt; Assise dans mon cher wagon à bestiaux, je me sentais presque nostalgique, mais ce n'est pas l'émotion qui dominait. Non. Ça avait un autre goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai lu jusqu'à destination. Un roman de Maupassant que je ne finis plus de finir. Pas grave. Je n'ai pas envie tant que ça d'arriver à la dernière page. Plongée dans le Paris du &lt;nobr&gt;XIXe siècle,&lt;/nobr&gt; je savoure encore plus mon plaisir parce que je peux maintenant voir dans ma tête certains des quartiers décrits par l'auteur car moi, la marcheuse urbaine, j'ai déambulé sur les pavés de la &lt;nobr&gt;Ville-Lumière.&lt;/nobr&gt; De temps en temps, je quittais tout de même mon livre pour regarder par la fenêtre le paysage si familier. Je me sentais bien. Mieux en fait que je m'étais sentie de toute la semaine. J'avais envie de sourire. J'avais le coeur léger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'ai parcouru la rue qui mène à mon &lt;nobr&gt;ex-adresse&lt;/nobr&gt; de travail, j'ai eu l'impression que la nostalgie revenait. Les boutiques, les restos, les chantiers de construction que je ne voyais même plus parce que je les voyais trop me semblaient différents. Je remarquais ici une nouvelle pancarte dans la vitrine, là une clôture qui avait disparu. Subitement, je voyais tout. Je suis finalement arrivée devant l'immeuble. En gravissant les quelques marches qui mènent à la porte principale, je me suis revue par les matins d'hiver me dépêchant d'entrer pour me réchauffer tout en pestant contre le fait que l'escalier n'avait pas été déblayé convenablement et que je me retrouvais de la neige plein les bottes. Je me suis rappelée les canicules et la chaleur étouffante de l'été qui me faisaient désespérer de retrouver la fraîcheur bienfaisante de la climatisation dès que je franchissais la porte. Puis, en empruntant l'escalier roulant qui conduit à l'étage de l'ascenseur, j'ai éprouvé un regret mais d'une fraction de seconde seulement. Ouais. Je me suis rendue compte que, malheureusement, les souvenirs pénibles des deux dernières années ont pour le moment pris toute la place. Et je me suis redit pour la énième fois que j'avais pris la bonne décision en quittant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes collègues m'ont réservé un accueil absolument chaleureux. Et moi, j'étais tellement contente de les revoir que je les ai tous embrassés. Je n'en finissais plus de répondre à leurs questions au sujet de mon voyage et de la façon dont je m'adapte à ma nouvelle vie. J'aurais voulu avoir le temps de faire le tour et de saluer tout le monde, mais j'étais attendue au Marché de solidarité. Il ne fallait tout de même pas que j'arrive en retard et que je sois renvoyée la première journée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis sortie de l'immeuble, j'ai poussé un long soupir. De contentement. Je me trouvais chanceuse de m'en aller faire une activité que j'avais choisie parce que j'avais réellement envie de la faire. Je me trouvais privilégiée d'avoir le temps de parcourir les trottoirs lentement en admirant les beautés de l'automne et en respirant l'air mouillé des gouttelettes fines qui tombaient. Et c'est là que j'ai mis le doigt sur l'émotion qui m'habitait. Je suis libre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-8272229516569565426?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/8272229516569565426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/retour-en-arriere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8272229516569565426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8272229516569565426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/retour-en-arriere.html' title='Retour en arrière'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1273725361995211096</id><published>2011-10-12T07:53:00.000-04:00</published><updated>2011-10-12T07:53:05.212-04:00</updated><title type='text'>Matinalement vôtre</title><content type='html'>&lt;i&gt;Pour les lecteurs à l'acuité visuelle non exercée, je signale qu'en tournant légèrement votre regard à gauche, vous apercevrez une image du derrière de mon &lt;nobr&gt;moi-même&lt;/nobr&gt; tourné en direction d'un horizon indéfini. Si vous cliquez dessus, vous pourrez lire mon tout nouveau blog sur la retraite. Fin de la publicité virtuelle.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 h 30 ce matin. C'est l'heure à laquelle je me suis réveillée. Ouache. C'était l'heure à laquelle je me réveillais avant. Quand je faisais encore partie de la vaillante cohorte des travailleurs. Pourquoi diable mon horloge interne &lt;nobr&gt;m'a-t-elle&lt;/nobr&gt; fait ce coup? Vieux réflexe, j'imagine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais pas envie de lire. J'ai allumé la télé... en me rappelant des consignes données par le Fils lors de mon cours accéléré de maniement de la manette, cours que je n'ai réussi qu'en partie puisque, tout comme l'Homme, j'ai échoué lamentablement à l'examen pratique. Ce dernier, particulièrement difficile, consistait à retrouver le mode télé après que le Fils eut volontairement cliqué sur tous les boutons inimaginables de la télécommande. Nous voir nous dépatouiller en tentant de nous rappeler qu'il fallait ouvrir le câble et la télé tout en n'oubliant pas de peser chaque fois sur "Power" mais sans jamais vraiment arriver à obtenir le résultat souhaité a sans nul doute constitué le haut fait de la fin de semaine du Fils. Je suis certaine qu'il est reparti en se promettant de commencer à visiter les centres d'accueil pour vieilles badernes technologiquement désemparées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, la télé. J'ai d'abord pris connaissance des prévisions météo pour constater que le beau temps prenait fin aujourd'hui. Pour les prochains jours, c'est l'ondée. Me semble que j'aurais dû à ce moment retourner me plonger dans les bras de Morphée. Non. Le sommeil a continué de me bouder. Je me suis donc tapée une émission sur TV5 qui parlait de l'art d'être branché. Ça m'a presque donné le goût de me mettre à l'heure de Facebook. Ce n'est pas le temps qui me manquerait, j'imagine, pour tenter de comprendre cet outil et me mettre au goût du jour. Mais je résiste encore étant donné que j'alimente déjà deux blogs, que je me fais un devoir de consulter mon courriel plusieurs fois par jour et que je tiens à vivre plus souvent dans le monde réel que dans la Toile. Voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 7 h, j'ai abandonné la partie et je me suis levée. Les félines étaient contentes parce qu'elles avaient très envie de leur petit déjeuner. En regardant machinalement par la fenêtre de la cuisine pour m'assurer que les espiègles se portaient bien, j'ai malheureusement constaté que le bassin avait eu de la visite pendant la nuit. De toute évidence, les bêtes indésirables sont intelligentes. Elles ont désormais compris qu'en longeant le garage, l'effaroucheur ne pouvait pas les atteindre. Le papyrus git donc lamentablement au milieu de l'étang. Bon, je devais le rentrer dans la maison de toute façon. J'aurais aimé cependant avoir la possibilité de décider quand je m'attellerais à cette tâche. En plus, comme j'ai un &lt;nobr&gt;rendez-vous&lt;/nobr&gt; à &lt;nobr&gt;10 h,&lt;/nobr&gt; alors je ne sais pas si je vais avoir le temps de patauger avant de quitter la maison. Surtout que j'avais l'intention de mettre drette là une brassée sur la corde à linge toute nouvelle que mon &lt;nobr&gt;des-fois-bricoleur&lt;/nobr&gt; de mari a réussi à installer fin seul &lt;nobr&gt;hier après-midi.&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non mais que de préoccupations obsédantes, problèmes insurmontables et tâches titanesques une retraitée doit affronter tous les jours! C'est à vous dégoûter de n'avoir rien à faire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1273725361995211096?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1273725361995211096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/matinalement-votre.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1273725361995211096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1273725361995211096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/matinalement-votre.html' title='Matinalement vôtre'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3880677577564142850</id><published>2011-10-10T14:03:00.001-04:00</published><updated>2011-10-10T14:10:57.641-04:00</updated><title type='text'>Parlez plus fort... j'entends rien!</title><content type='html'>Deformatory, Fuck the Facts, Mortör, Napalm Death. Non, il ne s'agit pas ici d'une incantation satanique, mais bien de la liste des groupes que l'Homme, le Fils et moi sommes allés entendre hier soir. Vous aurez sans nul doute reconnu dans l'énumération le groupe métal du Pusher. C'était la principale raison de notre présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectacle se donnait au même endroit où l'Homme et moi avions été entendre Mortör la dernière fois. Nous avions détesté la salle et l'acoustique. Mais après avoir obtenu confirmation du Pusher que "la salle du bas est vraiment meilleure", nous avons décidé de récidiver. Nous avons ressorti nos chandails à l'effigie de notre groupe préféré et avons pris soin de choisir les couleurs sombres qui conviennent pour le reste de notre accoutrement. Vous auriez dû nous voir tous les trois avec le même chandail sur le &lt;nobr&gt;dos : moi&lt;/nobr&gt; avec un gaminet un tantinet trop moulant, le Fils avec un gaminet un tantinet trop grand et l'Homme avec un gaminet, ma foi, ajusté juste comme il faut. Pendant un moment, j'ai pensé que je me retrouvais dans l'histoire de Boucle d'or et des trois ours! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous revoici donc dans l'antre métallique. Nous n'avons pas à faire le trottoir pour attendre d'entrer puisque le premier groupe est déjà sur scène. Tant mieux. Cela évite les formalités embarrassantes comme celle d'avoir à sortir un carte d'identité pour prouver que nous avons l'âge requis pour assister au spectacle ou l'âge vénérable pour retourner nous coucher au plus vite au centre d'accueil d'où nous nous sommes vraisemblablement échappés! Nous ne pouvons éviter toutefois l'estampillage de notre poignet intérieur droit. Je ne suis jamais arrivée à lire l'inscription qui s'étalait sur deux lignes. J'imagine que c'était quelque chose comme "À consommer à vos risques et périls" ou, comme nous étions de l'autre côté de la rivière dans le ROC, ce devait être plutôt "Listen and Die".&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout se passe bien avec les deux premiers groupes, dont celui du Pusher qui présentait hier soir seulement les nouvelles tounes du prochain CD. Je dois quand même en profiter pour vous dire que le Pusher est une véritable bête de scène. Il démontre une telle aisance et une telle présence qu'on dirait qu'il se produit tous les jours. Fin de la parenthèse groupie. Alors, l'intensité des décibels se supportait. L'Homme et le Fils se vantaient d'ailleurs de n'avoir pas besoin de bouchons et se moquait un peu de moi qui n'avait pas voulu prendre le risque de devenir sourde avant l'âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça c'était jusqu'à ce qu'arrivent les deux principaux groupes de la soirée, soit Fuck the Facts et &lt;nobr&gt;Napalm Death&lt;/nobr&gt; qui font tous deux dans le grindcore ou, comme me l'expliquait le Pusher, la musique extrême. À ce jour, mes pauvres oreilles portent la stigmate de mes abus de vieille retraitée. Malgré le port de bouchons, j'entends un sifflement constant et j'ai l'impression d'être sous l'eau. Mais l'expérience en valait la peine (c'est le cas de le dire et j'insiste sur "peine"). Je n'avais jamais entendu de grind et j'ai été vraiment époustouflée par la performance de la chanteuse de Fuck the Facts, une jeune femme toute menue avec une voix de "death grunt" assez impressionnante. Même si j'avais l'impression qu'elle hurlait des syllabes plutôt que des paroles (ce qui était peut-être le cas en fin de compte d'après ce que j'ai lu sur le genre de métal en question), j'en ai retiré beaucoup de plaisir allant même jusqu'à "headbangner" avec les fans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, ce matin, quand j'entends ma voix me résonner dans la tête toutes les fois que j'ouvre la bouche, je me dis que je devrai &lt;nobr&gt;peut-être,&lt;/nobr&gt; je dis bien &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; (je me laisse une petite marge de manoeuvre au cas où l'ouïe me reviendrait), accrocher mes oreilles. Mais seulement pour les spectacles, s'entend, car le métal continuera encore et toujours d'accompagner les pas de la Marcheuse urbaine.&lt;br /&gt;__________________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes pédestres :&lt;/b&gt; J'ai marché "au naturel" ce matin, puisque sans ma musique préférée. J'ai décidé en effet de donner une pause salutaire et curative à mes oreilles. Il faisait encore tellement beau que j'ai pu sortir vers 8 h 30 sans avoir besoin d'une petite laine. Ça faisait changement de marcher en entendant mes pas sur le trottoir (oui, je les entendais) et, surtout, en écoutant les oiseaux, les chiens et les enfants.&amp;nbsp; J'ai croisé beaucoup de retraités sur ma route, un indice de ce qui m'attend pour les années à venir. Pour le moment, je marche encore sans bâton de vieillesse. Je suis seulement un peu dure de la feuille!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes félines :&lt;/b&gt; Vous auriez dû voir la &lt;nobr&gt;&lt;/nobr&gt;&lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; combattre les feuilles mortes dans la cour cet &lt;nobr&gt;après-midi.&lt;/nobr&gt; Elle s'était trouvée un coin au soleil pour se dorer la couenne mais comme le coin en question se trouvait sous l'érable, elle recevait régulièrement une feuille sur le bout du nez ou sur son immense &lt;nobr&gt;arrière-train.&lt;/nobr&gt; Toutes les fois, elle prenait un air vraiment dégoûté et regardait autour d'elle pour savoir d'où venait l'ennemi. Sans jamais le trouver, évidemment. Alors, elle se levait et se déplaçait de quelques centimètres pour déjouer la chute végétale. Comme elle n'avait pas pleinement confiance dans sa stratégie, elle dormait juste d'un oeil en surveillant de l'autre une potentielle FVNI (feuille volante non identifiée). Franchement écoeurée, elle a finalement abandonné sa "folle" bataille pour se réfugier sous la haie de cèdres où, même sagement couchée, elle a réussi à donner une syncope à un écureuil qui passait par là. Que d'action, chers lecteurs, que d'action!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3880677577564142850?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3880677577564142850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/parlez-plus-fort-jentends-rien.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3880677577564142850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3880677577564142850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/parlez-plus-fort-jentends-rien.html' title='Parlez plus fort... j&apos;entends rien!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2231097304821873713</id><published>2011-10-08T22:20:00.001-04:00</published><updated>2011-10-09T08:13:07.432-04:00</updated><title type='text'>Coup d'éclat automnal</title><content type='html'>J'ai retrouvé mes trottoirs cet après-midi. Et sous quel soleil! Quel plaisir, même si j'en connais trop bien la courte durée, de sentir la chaleur sur mes épaules nues! Je me sentais toute enveloppée dans ce beau cocon coloré qui me permettait d'admirer une nature littéralement enflammée. C'était non pas l'action, mais l'état de grâce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, mes pauvres mots peuvent difficilement vous transmettre mon expérience. Pourtant, tout le temps que je marchais et que je savourais chacune des minutes qui s'écoulaient, je composais un texte dans ma tête avec l'intention bien arrêté de vous faire partager ce que je ressentais. N'ayez crainte, les neurones en branle ne m'empêchaient en rien d'apprécier le spectacle qui s'offrait à moi. Faut croire que j'ai vibré à plein et que j'ai totalement habité ma bulle parce que les phrases se sont envolées. Il reste heureusement le merveilleux sentiment de &lt;nobr&gt;bien-être&lt;/nobr&gt; qui continue de meubler mon intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois ajouter que le programme musical que j'avais choisi s'accordait pleinement à ma démarche pédestre. De ce &lt;nobr&gt;temps-là,&lt;/nobr&gt; je tripe sur un nouveau groupe métal que le Pusher m'a fait découvrir. Il s'agit de Times of Grace. Avouez que juste le nom, c'est inspirant. La musique du groupe me brasse tellement que, par bout, j'avais envie de m'agenouiller et de pleurer pour justement rendre grâce pour l'intense joie, gratitude, &lt;nobr&gt;reconnaissance - je&lt;/nobr&gt; ne sais plus trop ce qui convient le mieux &lt;nobr&gt;ici - qui&lt;/nobr&gt; m'envahissait. Je me suis même dit à un moment donné que c'est le genre de parcours qu'il faudrait faire à genoux et à pied, comme à l'Oratoire. À vous je peux bien l'avouer, j'avais parfois la petite larme à l'oeil quand je faisais corps avec la musique qui éclatait, le doux vent qui me caressait la peau, l'odeur d'humus pas encore trop prononcé qui venait à mes narines, la flamboyance du décor qui m'entourait et, bien sûr, les pieds qui gardaient la cadence. Comme cela m'arrive à l'occasion quand je suis vraiment "dedans", je me prenais pour le chanteur et j'osais crier avec &lt;nobr&gt;lui : "One Love,&lt;/nobr&gt; One Truth, One Destiny."&amp;nbsp; Vous dire à quel point ça fait sortir le méchant... Et comme je garde intact l'espoir de vous intéresser un tantinet au métal, je vous laisse sur les mots de Times of Grace tirés de la chanson &lt;i&gt;Strength in &lt;nobr&gt;Numbers&lt;/nobr&gt;&lt;/i&gt;&lt;nobr&gt; :&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;As we live in these dark days filled with violence, opposition and hate. &lt;br /&gt;There lies a place of saving grace &lt;br /&gt;Protected in the hearts of the humble &lt;br /&gt;The faithful, the ones who choose the path of resistance to protest &lt;br /&gt;Protect, save, proclaim our lives lived not in vain. &lt;br /&gt;In flesh, in spirit eternal &lt;br /&gt;One love, One truth, One destiny &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arise and be triumphant &lt;br /&gt;No rest until all is fulfilled &lt;br /&gt;Our roots must balance our branches &lt;br /&gt;Be vigilant in truth and love&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;There is a strength in numbers we must unite mankind&lt;br /&gt;There is a strength in numbers, our faith lies deep inside&lt;br /&gt;&amp;nbsp;We struggle, we suffer, so we must come together&lt;br /&gt;We struggle, we suffer, but we will live forever&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;May the sun shine upon you and bless your inner light&lt;br /&gt;and may you find true peace&lt;/i&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la grâce que je ne nous souhaite à tous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2231097304821873713?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2231097304821873713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/coup-declat-automnal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2231097304821873713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2231097304821873713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/coup-declat-automnal.html' title='Coup d&apos;éclat automnal'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-379285852489501020</id><published>2011-10-07T13:59:00.000-04:00</published><updated>2011-10-07T15:26:17.810-04:00</updated><title type='text'>Vendre ma salade</title><content type='html'>Je suis loin d'être un as de l'informatique. Vous en parlerez au Fils qui devra de nouveau en fin de semaine me donner un cours sur la nouvelle télécommande accompagnant notre passage à la télé numérique. Mon problème est bien simple, ou &lt;nobr&gt;devrais-je&lt;/nobr&gt; plutôt dire &lt;nobr&gt;simpliste : j'arrive&lt;/nobr&gt; à me connecter au petit écran, mais ça s'arrête là. Choisir un poste est devenu un véritable parcours du combattant. D'abord tous les numéros ont changé. C'était trop facile de conserver les mêmes. Dans le fond, je devrais voir cela d'un bon oeil, et apprécier l'occasion qui m'est ainsi donnée d'exercer mes neurones de vieille retraitée. Me semble que j'aurais d'autre chose à faire, cependant, que de me rentrer dans la tête encore d'autres numéros. Comme si je n'étais pas déjà surchargée avec les innombrables mots de passe qu'il faut retenir pour tout et pour rien. M'enfin. Ce n'était pas là le but de mon propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voulais effectivement parler d'informatique, mais sous un aspect plus humain. Je voulais partager avec vous un extrait d'un discours de &lt;nobr&gt;Steve Jobs&lt;/nobr&gt; donné à des étudiants de l'Université Stanford, &lt;nobr&gt;en 2005.&lt;/nobr&gt; Qui est Steve Jobs? Le demander, c'est avouer votre crasse ignorance du monde virtuel ou de la plus récente actualité. &lt;nobr&gt;M. Jobs&lt;/nobr&gt; était le cofondateur d'Apple. Il est décédé cette semaine à l'âge &lt;nobr&gt;de 56 ans&lt;/nobr&gt; des suites d'un cancer qu'il combattait depuis quelques années. Ce grand visionnaire et prolifique créateur a donné au monde l'ordinateur personnel iMac, l'iPod, l'iPhone et l'iPad, toutes inventions, mis à part l'ordinateur personnel et encore, dont je ne sais trop ce qu'elles ont l'air ni à quoi elles servent. J'en ai entendu parler et j'imagine que, sans m'en rendre compte, j'ai déjà croisé des utilisateurs. Je vous l'ai dit, je ne connais pas &lt;nobr&gt;grand-chose&lt;/nobr&gt; du monde virtuel à part les quelques bribes de renseignements que le Fils accepte parfois de me livrer sur cet univers parallèle qui demeure toujours mystérieux pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la mort de &lt;nobr&gt;M. Jobs&lt;/nobr&gt; a fait la une des journaux pendant deux jours, force m'a été de m'intéresser un peu au personnage. Et c'en était un. Qualifié parfois d'excentrique, &lt;nobr&gt;M. Jobs&lt;/nobr&gt; semblait avoir une maudite bonne tête sur les épaules si j'en juge par les succès accumulés et la fortune amassée. Même devenu plusieurs fois milliardaire, il ne changeait pas sa &lt;nobr&gt;vision : "Être&lt;/nobr&gt; l'homme le plus riche du cimetière, ça ne veut rien dire pour moi. Me coucher le soir en me disant que nous avons fait quelque chose de merveilleux... voilà ce qui a de la valeur à mes yeux."   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je reviens au discours où il a notamment déclaré : "Votre temps est limité, alors ne le gaspillez pas à vivre la vie de quelqu'un d'autre. Ne laissez pas le bruit des opinions des autres avoir le dessus sur votre voix intérieure. Et, le plus important, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Tout le reste est secondaire." Allez savoir pourquoi, ces paroles sont souvent revenues me hanter au cours des derniers jours. S'il y en a une qui a maintenant le temps limité, c'est bien votre toujours anxieuse marcheuse qui ne cesse de se répéter depuis son entrée dans le &lt;nobr&gt;Bel Âge : "C'est&lt;/nobr&gt; le temps ou jamais de faire ce que tu as vraiment envie de faire." Comme je ne veux pas manquer le bateau (il a déjà largué quelques amarres, alors vous pensez que ça presse pour moi), &lt;nobr&gt;je me&lt;/nobr&gt; cherche une mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'ouvrais de ce questionnement à mon &lt;nobr&gt;amie J.&lt;/nobr&gt; cette semaine et &lt;nobr&gt;celle-ci&lt;/nobr&gt; m'a répondu que ce type de torture mentale relevait de la nature féminine, vous savez celle qui veut tout sauver, tout ramasser, tout réformer, tout récupérer. J'ai trouvé cet argument intéressant et j'en ai parlé à l'Homme qui m'a simplement &lt;nobr&gt;dit : "Tu&lt;/nobr&gt; te poses trop de questions. Tu es à la retraite, fais rien et &lt;nobr&gt;profites-en."&lt;/nobr&gt; Si je peux ici lever la main pour tenter une timide &lt;nobr&gt;intervention : "C'est&lt;/nobr&gt; que si je reste à la maison et que je ne fais rien, je vais capoter!" Fin de l'intervention et du dialogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, nous sommes allés au &lt;nobr&gt;Marché By.&lt;/nobr&gt; En jasant avec l'une de mes &lt;nobr&gt;jardinières/agricultrices&lt;/nobr&gt; préférées, j'ai reçu cette &lt;nobr&gt;offre : "Laisse-moi&lt;/nobr&gt; tes coordonnées pour que je t'appelle au printemps. Tu pourrais te joindre à nous quelques jours par semaine pour vendre des fruits et des légumes." "D'accord," que j'ai répondu, "mais seulement si je peux &lt;nobr&gt;&lt;/nobr&gt;vendre ma salade!"&amp;nbsp; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-379285852489501020?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/379285852489501020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/vendre-ma-salade.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/379285852489501020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/379285852489501020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/vendre-ma-salade.html' title='Vendre ma salade'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7695034478432468299</id><published>2011-10-04T20:14:00.000-04:00</published><updated>2011-10-04T20:14:49.938-04:00</updated><title type='text'>Cendrillon aux grands pieds</title><content type='html'>Je viens tout juste de revenir dans &lt;i&gt;mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver&lt;/i&gt; que je me fais insulter les pieds! Oui, les pieds de la marcheuse urbaine, ceux par qui les kilomètres défilent et les aventures foisonnent. Que je vous explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai besoin de nouvelles espadrilles pour la saison froide. Mes premières recherches effectuées dans une grande surface expertement sportive ont été infructueuses. Comme mes pas m'amenaient aujourd'hui près d'une petite surface véritablement expertement sportive mais qui ne s'en vante pas dans son intitulé, j'ai décidé de retenter ma chance. En entrant, j'annonce clairement mes &lt;nobr&gt;besoins : "Brave&lt;/nobr&gt; commerçant, je sollicite vos conseils car je veux équiper mes pieds pour le froid et la neige qui seront des nôtres prochainement. Vous comprendrez donc qu'il me faut des chaussures qui puissent à la fois faire preuve de souplesse et sachent vaincre les intempéries. Mon portrait, quoi! Mais je digresse. &lt;nobr&gt;Avez-vous&lt;/nobr&gt; dans votre boutique le produit qui saura rendre mes petits petons heureux et performants?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expert non affiché me demande la permission de mesurer mon pied afin de pouvoir me présenter les modèles convenant le mieux à ma situation de sportive invétérée. Je dépose à peine ma plante sur le froid métal qu'il me déclare tout de &lt;nobr&gt;go : "Vous&lt;/nobr&gt; avez le pied vraiment très large et court. Juste à le voir comme ça, je peux déjà vous affirmer qu'il ne sera pas aisé de le chausser." Il détermine finalement que je suis &lt;nobr&gt;un 7 de long,&lt;/nobr&gt; mais &lt;nobr&gt;un E&lt;/nobr&gt; (oui, vous avez bien lu) de large. Évidemment, avec un tel handicap, je ne peux espérer enfiler aucun des modèles en magasin. Dépitée et me sentant, comment dire, un peu comme un animal de cirque, j'ose cette troublante &lt;nobr&gt;question : "Est-ce&lt;/nobr&gt; que ça veut dire que je dois cesser de m'entraîner?" Et &lt;nobr&gt;j'ajoute : "Pourtant,&lt;/nobr&gt; je marche depuis quatre hivers au moins, chaussée d'espadrilles de la marque que vous avez là (et je pointe du doigt le soulier de Cendrillon), sans éprouver la moindre difficulté pédestre." Et je continue pour mon &lt;nobr&gt;moi-même&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;intérieur : "Mon&lt;/nobr&gt; pied &lt;nobr&gt;aurait-il&lt;/nobr&gt; élargi de façon exponentielle pour correspondre à l'immense sentiment de liberté qui m'habite depuis que je suis seule maîtresse à bord?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquant mon désarroi, le commerçant expert que nul défi ne rebute m'explique d'abord que j'ai probablement sacrifié le confort de la largeur en prenant des chaussures plus grandes. Ce qu'il ne faut jamais faire apparemment. Il me propose ensuite de regarder dans son catalogue pour tenter de me dénicher des espadrilles de sept lieues. Il en profite pour me rassurer un &lt;nobr&gt;tantinet : "Ne&lt;/nobr&gt; vous en faites pas, avant d'en arriver à l'amputation pure et simple, nous allons prendre tous les moyens pour trouver chaussure à votre pied." Fort bien. Je respire presque. Il ne voit que deux modèles possibles pour mes pieds hors norme. Le premier est épuisé. Évidemment. Par contre, il peut commander l'autre qui arrivera de Tombouctou d'ici les premières gelées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me reste à espérer que ce soit LE modèle pour Cendrillon aux grands pieds, car devenir &lt;nobr&gt;cul-de-jatte&lt;/nobr&gt; ne figurait décidément pas au nombre des défis que je voulais relever dans ma nouvelle vie de retraitée.&lt;br /&gt;______________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes hexagonales :&lt;/b&gt; Pour les fidèles lecteurs du blog de voyage, je vous informe que vous pouvez y lire une nouvelle entrée ajoutée ce soir à titre posthume.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7695034478432468299?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7695034478432468299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/cendrillon-aux-grands-pieds.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7695034478432468299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7695034478432468299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/10/cendrillon-aux-grands-pieds.html' title='Cendrillon aux grands pieds'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3466541792920072289</id><published>2011-09-08T22:51:00.003-04:00</published><updated>2011-09-08T22:53:47.388-04:00</updated><title type='text'>Paris, me voilà!</title><content type='html'>C'est la veille du grand départ. Les valises sont pratiquement bouclées. Me reste seulement à sortir la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; du petit espace qu'elle a trouvé parmi mes vêtements pour essayer de passer incognito aux douanes! Au moment où je vous écris, elle dort paisiblement sur mon chandail de coton ouaté espérant sans doute que je l'oublie jusqu'à ce qu'elle puisse se réveiller au son de &lt;nobr&gt;La Marseillaise.&lt;/nobr&gt; Hélas, je sais qu'elle n'y croit pas vraiment. Alors elle ouvre ses yeux de temps à autre pour me regarder et me lancer ce message non &lt;nobr&gt;équivoque : "Je&lt;/nobr&gt; sais que tu t'en vas pour un bout et je n'aime vraiment pas l'idée." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, les deux félines ont éventé la mèche depuis une semaine environ. J'imagine que les piles de vêtements sur les meubles, les valises qui traînent dans le corridor et tous ces sacs qui apportent chaque jour de nouveaux objets à la maison les ont mises sur la piste. Mais plus que ça, je crois surtout que ce sont ma nervosité et mon anxiété qui m'ont trahie. Je sais que je vais m'ennuyer terriblement et que, chaque fois que je croiserai un quelconque parent félin français, je ne pourrai m'empêcher de diriger mes pensées vers mes "bidounes" adorées, ainsi que je me plais à les appeler. Tout comme pour les poissons et les grenouilles, je pars cependant l'âme en paix parce que c'est ma gentille voisine qui va s'occuper des filles, et des plantes intérieures zé extérieures. Tout devrait donc bien se passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai joué de chance aujourd'hui en trouvant in extremis une volontaire pour nourrir les chats de dehors. Me voilà également rassurée sur ce point étant donné que la chatte d'Espagne que j'alimente depuis le début de l'été vient maintenant m'attendre tous les matins à la porte en poussant des miaulements à fendre l'âme. Je sais bien qu'elle est aussi habituée à trouver sa pitance toute seule. N'empêche. Trois semaines, ce peut être très long quand on a faim. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, tout est bien qui part bien. J'aurai finalement trois gardiens pour la faune et la flore, quatre même en comptant le Fils et la Fille à qui j'ai fait promettre de venir faire trempette les fins de semaine. Ça peut paraître beaucoup. Mais j'ai beaucoup de responsabilités dans mon parc national à moi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est mon dernier message sur ce blog jusqu'à mon retour. À partir de demain, cliquez à gauche sur la carte de la France pour suivre les aventures du trio infernal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé!&lt;/i&gt; (air très connu).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3466541792920072289?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3466541792920072289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/paris-me-voila.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3466541792920072289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3466541792920072289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/paris-me-voila.html' title='Paris, me voilà!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-8737737808529252184</id><published>2011-09-07T22:36:00.000-04:00</published><updated>2011-09-07T22:36:19.754-04:00</updated><title type='text'>À la santé de ceux qui sont partis</title><content type='html'>&lt;i&gt;Et il s'aperçut que l'arrivée de cet inconnu, brisant un &lt;nobr&gt;tête-â-tête&lt;/nobr&gt; charmant où son coeur s'accoutumait déjà, avait fait passer en lui cette impression de froid et de désespérance qu'une parole entendue, une misère entrevue, les moindres choses parfois suffisent à nous donner.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 15 h. Je suis assise au café &lt;nobr&gt;Moca Loca&lt;/nobr&gt; plongée dans un autre classique, cette fois &lt;i&gt;Bel-Ami&lt;/i&gt; de Maupassant. Et, tout d'un coup, cette phrase vient mettre des mots sur le sentiment de tristesse, le malaise diffus que je ressens depuis le matin. Je me souviens maintenant pourquoi je suis aussi abattue. Ma voisine est morte, finalement, le lendemain de son transport à l'hôpital. C'est l'Homme qui l'a appris hier soir. Et j'ai également reçu un courriel du bureau hier matin m'apprenant qu'une &lt;nobr&gt;ex-collègue&lt;/nobr&gt; était décédée samedi d'un cancer généralisé. Elle n'avait que &lt;nobr&gt;41 ans&lt;/nobr&gt;. Si ce n'était que ça. Mais elle avait aussi deux jeunes enfants qu'elle avait eus sur le tard après avoir subi maints échecs des traitements de fertilité. Comme si mon joug n'était pas suffisamment lourd, j'ai croisé à la sortie de la banque ce midi un collègue de travail qui m'avait beaucoup aidée à une certaine époque où je faisais régulièrement des crises de panique. Il m'a appris qu'il avait un cancer du sein. Imaginez. Seulement &lt;nobr&gt;2 %&lt;/nobr&gt; des hommes peuvent souffrir de ce type de cancer et ça tombe sur lui. Pas étonnant que je traîne un petit nuage noir &lt;nobr&gt;au-dessus&lt;/nobr&gt; de ma tête et une morosité de &lt;nobr&gt;croque-mort.&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir vasouillé dans le défaitisme et le négativisme, j'ai pris la décision de renverser la vapeur. Au lieu de considérer ces événements comme les signes précurseurs d'un malheur annoncé, j'ai plutôt choisi de les prendre comme de sages présages. &lt;nobr&gt;Est-ce&lt;/nobr&gt; qu'ils ne viennent pas me rappeler avec insistance la nécessité de mordre à pleines dents dans la vie qui passe? &lt;nobr&gt;Est-ce&lt;/nobr&gt; qu'ils ne sont pas la preuve éloquente de l'importance que je dois accorder à chaque petit moment, à chaque infime joie, à chaque parcelle de bonheur, et ce, jusqu'à la fin? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc ce que j'ai l'intention de faire tout au long notamment de mon périple dans les Zuropes. Pour vous qui êtes partis, je regarderai avec des yeux émerveillés, j'écouterai avec des oreilles attentives, je prendrai de longues et calmes inspirations, je toucherai de très, très vieilles pierres et, surtout, je goûterai un nombre de cépages que j'hésite ici à quantifier. Bref, je vous promets de vous rendre hommage en vivant à plein!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-8737737808529252184?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/8737737808529252184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/la-sante-de-ceux-qui-sont-partis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8737737808529252184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8737737808529252184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/la-sante-de-ceux-qui-sont-partis.html' title='À la santé de ceux qui sont partis'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-4717213561308713165</id><published>2011-09-05T10:59:00.000-04:00</published><updated>2011-09-05T10:59:33.792-04:00</updated><title type='text'>Heureux qui comme la Marcheuse se prépare à faire un beau voyage</title><content type='html'>Nouveau décompte. Plus que quatre jours avant le grand départ pour les Zuropes. J'ai bien quelques papillons dans l'estomac, mais j'ai surtout des libellules dans la tête quand je m'imagine en train de déambuler dans Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire de nous donner encore plus le goût de partir (comme si c'était nécessaire), l'Homme et moi sommes allés hier soir visionner le très beau film de &lt;nobr&gt;Woody Allen&lt;/nobr&gt; intitulé &lt;i&gt;Midnight in Paris &lt;/i&gt;. Nous avons été choyés côté magnifiques images de cette ville extraordinaire. Et, en parfait accord avec les dires du personnage principal, je concède que Paris sous la pluie, c'est tout simplement magique! J'espère quand même que nous n'aurons pas à ouvrir trop souvent nos parapluies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, j'ai sérieusement commencé à préparer les bagages. En bonne anxieuse que je suis, je crains évidemment de manquer de tout.&lt;nobr&gt; Ai-je&lt;/nobr&gt; suffisamment de shampoing pour me laver les cheveux pendant tout mon séjour en pays étranger? &lt;nobr&gt;Est-ce&lt;/nobr&gt; que je ne devrais pas retourner au magasin m'acheter une nouvelle paire de pantalon capri afin d'être certaine d'avoir assez de vêtements? Je sais que je me suis promise de ne pas apporter plus de trois paires de souliers, mais voilà que j'hésite étant donné que deux paires sont neuves. J'en ai porté une l'autre jour pour la mettre à mon pied. J'ai maintenant une ampoule sur le dessus du gros orteil et j'ai peur de ne pas avoir assez de diachylons pour soigner ma plaie. Les craintes que je viens de vous énumérer sont malgré tout assez banales et faciles à surmonter. Si ce n'était que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon anxiété d'avant départ comporte également des aspects moins agréables qui se répercutent dans tout mon corps. Dans la seule journée d'hier, j'ai éprouvé des problèmes avec mes oreilles et mes yeux, j'ai eu des picotements et des démangeaisons sur les mains et les pieds. Ce matin, j'ai la gorge qui gratte. Et que dire de mon coeur qui se tord chaque fois que je regarde mes deux félines. Je suis certaine qu'elles sentent déjà mon départ prochain. La &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; a couché dans un de mes tiroirs toute la nuit et elle vient de s'écraser à côté de moi pendant que j'écris. Et ça fait deux soirs de suite que Mignonne saute dans mon lit et demande que je caresse sa belle grosse bedaine poilue. Elle ne fait jamais ça, du moins pas dans mon lit. Et mes poissons et mes grenouilles? C'est l'Expert en bassin qui va s'en occuper. Je ne les laisse donc pas en perdition. Mais quand même. Il faut si peu pour détruire le fragile équilibre de mon écosystème aquatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'importe. Je pars. Et j'ai hâte. Et je sais que je vais avoir beaucoup de plaisir en compagnie de l'Homme et de la soeur Psy. Faut seulement que je me rende jusqu'à l'aéroport. Après, le vin, la bonne chère, les paysages, les belles découvertes, la culture française feront le reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, luxe suprême, délice infini, je vous offre la possibilité de suivre mes aventures pratiquement en direct. D'ailleurs, les fins observateurs d'entre vous aurez déjà noté que le Fils a ajouté un lien, dans le menu de gauche, pour vous permettre de vous rendre directement sur le nouveau blog de La Marcheuse urbaine à l'hexagonale. Comme dit l'Amie J., à suire.&lt;br /&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-4717213561308713165?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/4717213561308713165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/heureux-qui-comme-la-marcheuse-se.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4717213561308713165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4717213561308713165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/heureux-qui-comme-la-marcheuse-se.html' title='Heureux qui comme la Marcheuse se prépare à faire un beau voyage'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-5699586516541556094</id><published>2011-09-02T23:01:00.001-04:00</published><updated>2011-09-03T09:02:21.078-04:00</updated><title type='text'>Trois choses</title><content type='html'>&lt;i&gt;La première : Je pense que ma voisine est morte&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que nous fêtions mon entrée dans le merveilleux monde de la retraite samedi dernier, ma pauvre voisine dont je vous avais parlé dans un autre blog était de nouveau transportée à l'hôpital. Ambulance et camion de pompier avaient été appelés en renfort et, comme la dernière fois, d'importuns spectateurs observaient la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine s'est écoulée avec un &lt;nobr&gt;va-et-vient&lt;/nobr&gt; constant dans la maison d'à côté. J'ai bien tenté d'intercepter mon voisin pour obtenir des nouvelles mais je n'ai pas osé trop m'avancer en voyant les enfants et les &lt;nobr&gt;petits-enfants&lt;/nobr&gt; se relayer auprès de lui. En même temps, j'ai pensé que toute cette circulation signifiait &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; que ma voisine avait passé l'arme à gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme a parcouru les avis de décès du journal local pour confirmer ou infirmer nos soupçons. Pathétique, non? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La deuxième : La pauvreté me tord les boyaux... encore&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais pas écouté toute la série &lt;i&gt;Naufragés des villes&lt;/i&gt;. Je l'ai fait aujourd'hui. Je ne comprends toujours pas pourquoi ce documentaire extrêmement bien fait n'a pas connu une plus grande visibilité. Les statistiques énoncées sont choquantes. Les inégalités révélées sont troublantes. Les témoignages entendus sont touchants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut voir l'expression de Pierre, l'un des participants ayant accepté de jouer au prestataire de &lt;nobr&gt;bien-être&lt;/nobr&gt; social pendant deux mois, lorsqu'il retourne chez lui dans son bel appartement de Québec. Il ne sait plus quoi dire. Il regarde autour de lui et constate la propreté, la lumière, la dimension de son appartement. Quand il compare le luxe dont il jouit aux appartements &lt;nobr&gt;disons-le&lt;/nobr&gt; miteux qu'il a fréquentés au cours de son expérience, il n'a que cette &lt;nobr&gt;phrase : "J'apprécie."&lt;/nobr&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi aussi je pensais la même chose que lui. Je me sentais même un peu honteuse d'aller récupérer ma commande au Marché de solidarité. L'immense privilège de pouvoir manger des fruits et des légumes frais, de la viande bio, des produits d'excellente qualité, et ce, sans avoir à me préoccuper outre mesure du prix que je paye. Et plus grande richesse encore, celle d'être entourée d'une famille aimante et d'amis fidèles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis dit que la retraite c'était aussi enfin l'occasion de me consacrer à moins chanceux que moi et que le temps était déjà venu de passer à l'action. J'ai donc envoyé un courriel à la responsable du dépannage alimentaire dans notre quartier pour lui offrir mes bras. Une place m'y attend à mon retour des Zuropes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La troisième : L'amour... quelque chose d'inséparable qui se sépare&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette phrase n'est pas de moi. Je l'ai tirée de la chronique de &lt;nobr&gt;Josée Blanchette&lt;/nobr&gt; dans &lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; d'aujourd'hui. Elle y parlait de la rentrée et de sa difficulté de se séparer de son petit garçon de sept ans après tout un été passé ensemble à profiter simplement de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je lisais son récit des beaux moments qu'ils avaient partagés, je ne pouvais m'empêcher de me revoir avec le Fils et la Fille en train de faire à peu près les mêmes &lt;nobr&gt;choses : aller&lt;/nobr&gt; à la bibliothèque et lire des histoires, se coucher et se lever tard, &lt;nobr&gt;pique-niquer,&lt;/nobr&gt; aller au cinéma, regarder la pluie tombée, faire du camping en famille. J'aurais voulu l'avoir là devant moi pour lui &lt;nobr&gt;crier : "Tu&lt;/nobr&gt; fais mieux d'en profiter au max, ma belle, et de te gaver jusqu'à plus faim de ce temps précieux qu'est l'enfance parce qu'il passe à la vitesse de l'éclair. Bien plus tôt que tu ne le voudras, sa main va lâcher la tienne et il va voguer sur sa propre mer. Tu auras encore le droit d'être à ses côtés mais tu ne pourras plus le toucher ou le bécoter comme tu aimais tant le faire. L'irréparable, l'irrévocable séparation aura eu lieu."  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, c'est le sacrifice suprême de l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-5699586516541556094?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/5699586516541556094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/trois-choses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5699586516541556094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5699586516541556094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/trois-choses.html' title='Trois choses'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7072625214107083809</id><published>2011-09-01T20:41:00.000-04:00</published><updated>2011-09-01T20:41:18.350-04:00</updated><title type='text'>Je retraite toujours</title><content type='html'>Mon expérience de la retraite se poursuit. Une semaine déjà aujourd'hui! C'est un cliché mais je ne vois effectivement pas le temps passer, et ce, même s'il m'est désormais fourni en abondance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sûr que les préparatifs du voyage à venir occupent pas mal mes journées. Cherche des étiquettes pour les valises, trouve de bons souliers de marche, achète un sac à dos &lt;nobr&gt;soi-disant&lt;/nobr&gt; à l'épreuve du viol, je veux dire du vol et du vandalisme, bref, je n'arrête pas. Et comme je continue à me déplacer en autobus, je suis facilement partie presque toute la journée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je remarque depuis deux jours, c'est que je semble tranquillement descendre de mon nuage euphorique. Comprenez-moi bien, je ne veux pas dire que je suis déjà habituée et que tout est routine. Loin de là. C'est juste que je commence à réaliser que je dois me bâtir une nouvelle vie. Pour le moment, je ne mets pas trop d'efforts là-dessus étant donné que je pars pour trois semaines. C'est après que je devrai sans doute m'organiser un peu mieux. D'ici là, je me considère en vacances et je fais uniquement ce que j'ai envie de faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose dont je ne me lasse pas, par contre, c'est mon nouveau rapport avec le temps qui me permet d'apprécier le fait que je n'ai plus à constamment vérifier l'heure pour retourner au bureau ou veiller à ne pas me coucher trop tard parce que je me lève le lendemain. Plusieurs fois par jour, je me surprends donc à m'arrêter pour profiter justement du temps qui passe. J'adore entre autres flatter mes deux félines qui me collent littéralement au talon depuis que je suis à la maison. Je vais m'asseoir dans la cour pour écouter les oiseaux ou observer les poissons et les grenouilles dans l'étang. Aujourd'hui, je suis allée au bureau &lt;nobr&gt;rencontrer D.&lt;/nobr&gt; et nous avons dîné ensemble sur une terrasse. C'était tellement agréable. &lt;nobr&gt;Quand D.&lt;/nobr&gt; a dû retourner au bureau, moi j'ai flâné au marché et, au lieu de retourner tout de suite prendre l'autobus, j'ai plutôt décidé de me rendre à la Maison de thé saluer mes "théistes" préférés (je sais que l'Amie Yogini a trouvé un merveilleux terme pour désigner ces spécialistes mais je l'ai oublié). Je m'étais apportée un livre et j'ai lu tranquillement Troyat (oui, chère Nièce littéraire, je poursuis ma lecture des classiques et je me délecte) en sirotant un délicieux thé glacé. Je regardais les gens aller et venir, et je me considérais tellement chanceuse de simplement être là dans cet endroit absolument zen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;nobr&gt;théiste S.&lt;/nobr&gt; a dit qu'il me trouvait l'air plus serein, plus paisible. Comme je lui confiais que j'avais passé presque toute la journée d'hier à faire de l'anxiété, il m'a déclaré qu'il avait peine à croire que je pouvais vivre de telles émotions, mais qu'il comprenait. J'aime &lt;nobr&gt;beaucoup S.&lt;/nobr&gt; parce que je le trouve sage. Il a toujours des paroles réconfortantes à offrir et de bons conseils à prodiguer. Ainsi, après m'avoir avoué être lui aussi victime de cette compagne parfois difficile à supporter qu'est l'anxiété, il m'a donné ce truc : "Quand je sens que je vais vivre une journée comme ça, je me dis que je dois d'abord l'accepter. Ensuite, je mets le paquet et je joue le jeu à fond à un point tel que souvent j'éclate de rire en constatant les pensées ridicules qui m'habitent." J'imagine que c'est effectivement une bonne façon de désamorcer la crise qui n'en n'est pas une. En tout cas, j'allais écrire qu'à ma retraite, ma pire ennemie serait mon &lt;nobr&gt;moi-même,&lt;/nobr&gt; mais je trouve ça vraiment trop négatif. Je serai donc ma meilleure amie en prenant soin de moi. Tout un programme en perspective, l'affaire d'une vie. Ça tombe drôlement bien, j'ai le temps! &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7072625214107083809?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7072625214107083809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/je-retraite-toujours.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7072625214107083809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7072625214107083809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/09/je-retraite-toujours.html' title='Je retraite toujours'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-48872521175207601</id><published>2011-08-30T21:39:00.000-04:00</published><updated>2011-08-30T21:39:16.640-04:00</updated><title type='text'>Tout ça, c'est de l'air!</title><content type='html'>Mon problème avec la retraite, hormis l'euphorie dans laquelle je baigne depuis que j'y suis entrée et dans laquelle je me complais béatement, c'est que je suis devenue incapable de me dépêcher. J'ai le bouton à "Arrêt" et je n'arrive pas à le changer de position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez, hier par exemple, je me suis finalement habillée à deux heures de &lt;nobr&gt;l'après-midi&lt;/nobr&gt; et pourtant je m'étais levée à sept heures. Essayez d'y comprendre quelque chose. C'est sûr que j'ai pris le temps de lire mon journal en déjeunant. Mais j'ai aussi fait plein de petites choses plates que je ne finissais plus de finir, comme emballer un colis pour retourner des gougounes trop petites commandées sur Internet (c'est LA raison pour laquelle je déteste commander en ligne - si je ne vois pas, je ne sais pas choisir point), payer des factures, plier des serviettes. Comme vous voyez, des riens pas complexes du tout mais qui m'ont pris une éternité!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, c'était un peu mieux. J'étais encore levée tôt mais comme j'allais au cours de yoga avec la Fille, j'ai réussi à quitter la maison vers &lt;nobr&gt;10 h 30.&lt;/nobr&gt; Je n'y suis revenue qu'à &lt;nobr&gt;15 h 30&lt;/nobr&gt; cependant. Juste à temps pour m'asseoir dans la cour et voir des choses dans le ciel. Hier soir, j'y avais aperçu un immense bourdon bleu avec d'énormes yeux qui lui sortaient de la tête et une cape rouge sur le dos. Aujourd'hui, le même bourdon est revenu mais il faisait encore plus de bruit. À un moment donné, j'ai même cru qu'il allait fondre sur moi. Finalement, comme l'espèce de chuintement se faisait décidément de plus en plus insistant, j'ai décidé de me lever de ma chaise et d'aller vérifier s'il n'avait pas tout simplement décidé d'atterrir sur le toit. &lt;nobr&gt;Eh! non,&lt;/nobr&gt; il avait plutôt choisi la cour d'école au bout de la rue. Quand je suis arrivée près du terrain d'atterrissage improvisé, j'ai constaté que je n'étais pas la seule à avoir des visions. Une bonne partie du voisinage s'y trouvait déjà. De fait, le bourdon a même été applaudi quand il a posé aile sur le sol. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était vraiment impressionnant de le contempler dans tout son gigantisme. Quand il tournait la tête et qu'il dirigeait son regard sur nous, il arrivait presque à nous hypnotiser avec les spirales qui partaient de son gros iris noir. Il ne fallait pas trop s'attarder de crainte d'être transformé en statue de sel. Quand il nous montrait son &lt;nobr&gt;arrière-train,&lt;/nobr&gt; par contre, il devenait franchement ridicule avec le minuscule bout de tissu rouge lui servant de cape et ses deux pattes franchement trop petites pour le reste de son corps. À un moment donné, il a poussé un drôle de soupir et il a commencé à s'affaisser. Là, c'est devenu un peu triste parce que le gros bourdon a cessé d'être menaçant pour devenir simplement pathétique, surtout quand il s'est laissé tomber sur le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant qu'il ne se dégonfle complètement, j'ai tourné les talons. Et, pour ceux et celles qui ne l'auraient pas reconnue, je vous présente &lt;nobr&gt;Super FMG&lt;/nobr&gt;, la mascotte du Festival de montgolfières de Gatineau, et elle a vraiment atterri à deux pas de chez moi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.montgolfieresgatineau.com/images/superfmg/superfmg5_tbn.jpg" imageanchor="1" style="margin-left:1em; margin-right:1em"&gt;&lt;img border="0" height="100" width="100" src="http://www.montgolfieresgatineau.com/images/superfmg/superfmg5_tbn.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;   &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-48872521175207601?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/48872521175207601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/tout-ca-cest-de-lair.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/48872521175207601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/48872521175207601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/tout-ca-cest-de-lair.html' title='Tout ça, c&apos;est de l&apos;air!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-5021255647635840888</id><published>2011-08-28T16:02:00.001-04:00</published><updated>2011-08-28T16:06:28.483-04:00</updated><title type='text'>Une journée délicieuse et vermeille</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-B8R38aV8f3g/TlqTdoBmyhI/AAAAAAAAALM/fChxgpkPhgE/s1600/DSC_0040.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="204" src="http://1.bp.blogspot.com/-B8R38aV8f3g/TlqTdoBmyhI/AAAAAAAAALM/fChxgpkPhgE/s320/DSC_0040.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Grenouillons, grenouillettes, regardez qui habitent mon étang! Je vous présente Gertrude et Gontran prenant un bain de soleil sur l'une des pierres qui bordent le point d'eau. Mais, comme je vous l'ai déjà dit, ils ne sont pas seuls puisqu'ils voisinent une autre congénère baptisée Graziella. Tout baignait donc dans le bassin du côté des batraciens jusqu'à ce que je découvre hier &lt;nobr&gt;après-midi&lt;/nobr&gt; deux autres représentants de l'espèce. L'Homme, la soeur Psy et moi, dans un immense effort d'imagination et de créativité, les avons affublés de noms fort originaux, soit Gaston et... Gougoune. Je sais, je sais, il y a encore un grand nombre de patronymes qui commencent par la lettre "G" mais, comment &lt;nobr&gt;dirais-je,&lt;/nobr&gt; nous avons choisi de couper court. Je trouve quand même que c'est sympathique "Gougoune". Vous ne trouvez pas? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-QlJ_NmRFIrA/TlqWqvhmcMI/AAAAAAAAALU/0Czk1Ifwv1k/s1600/IMG_0760.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-QlJ_NmRFIrA/TlqWqvhmcMI/AAAAAAAAALU/0Czk1Ifwv1k/s320/IMG_0760.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;De son côté, Mignonne n'était pas contente. C'est que nous attendions beaucoup de monde à la maison pour souligner mon nouveau départ. Comme nous nous activions avec les préparatifs, elle ne savait plus où donner de la tête ou de la queue. Nous la dérangions en passant devant elle avec des assiettes, des ballons, des verres, des chaises, des confettis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-XynvqmU3ycw/TlqZVt8yP3I/AAAAAAAAALY/-0s7d3Gq0NA/s1600/DSC_0044.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="284" src="http://1.bp.blogspot.com/-XynvqmU3ycw/TlqZVt8yP3I/AAAAAAAAALY/-0s7d3Gq0NA/s320/DSC_0044.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Désespérée de finalement trouver un coin tranquille, elle a décidé de se réfugier auprès de la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; et de prendre un repos bien mérité dans la chambre d'en haut pendant que tout le monde s'énervait en bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aurais pu demander mieux comme journée pour réunir une gang de monde dans la cour afin de donner le coup d'envoi officiel à ma nouvelle vie. Des ballons &lt;nobr&gt;"Bonne retraite"&lt;/nobr&gt; flottaient &lt;nobr&gt;au-dessus&lt;/nobr&gt; de la tonnelle, les pots de fleurs avaient été stratégiquement déplacés pour présenter le jardin dans ses plus beaux atours. La température était &lt;nobr&gt;parfaite : juste&lt;/nobr&gt; assez chaude pour être agréable mais pas trop pour nous faire suer. Les invités ont commencé à arriver. Nous avons sablé le champagne. Nous avons raconté des anecdotes... sur moi, bien évidemment. Nous avons beaucoup ri. Nous avons mangé comme des rois. Et pour ajouter à l'ambiance, nous avons eu droit à un éclairage fabuleux gracieuseté de T.Copain de la Fille. Voyez &lt;nobr&gt;vous-même.&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-2syj_LfN4hM/TlqdcKXukJI/AAAAAAAAALg/gZDjs3io9oc/s1600/DSC_0074.JPG" imageanchor="1" style="clear:right; float:right; margin-left:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="213" width="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-2syj_LfN4hM/TlqdcKXukJI/AAAAAAAAALg/gZDjs3io9oc/s320/DSC_0074.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-jaGS0-sufho/TlqeCPZsQII/AAAAAAAAALo/5MRwnxpoqpE/s1600/DSC_0082.JPG" imageanchor="1" style="clear:right; float:right; margin-left:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="320" width="213" src="http://1.bp.blogspot.com/-jaGS0-sufho/TlqeCPZsQII/AAAAAAAAALo/5MRwnxpoqpE/s320/DSC_0082.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et le plus merveilleux dans tout ça c'est que demain, je ne travaille pas!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-5021255647635840888?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/5021255647635840888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/une-journee-delicieuse-et-vermeille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5021255647635840888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5021255647635840888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/une-journee-delicieuse-et-vermeille.html' title='Une journée délicieuse et vermeille'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-B8R38aV8f3g/TlqTdoBmyhI/AAAAAAAAALM/fChxgpkPhgE/s72-c/DSC_0040.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-9195478190898646498</id><published>2011-08-26T15:06:00.000-04:00</published><updated>2011-08-28T15:08:32.690-04:00</updated><title type='text'>C'est parti!</title><content type='html'>Me voyez-vous? Minuscule point noir à l'horizon. Je vogue, je dérive. Dès que la dernière amarre a été larguée, je me suis laissée porter par le vent. Et il soufflait fort. Alors me voilà, peinarde sur le pont, les pieds ballants au-dessus des flots. Très loin du rivage et, pour vous dire la vérité, je m'en fous un peu de ne plus voir les côtes. J'ai besoin d'espace. De vastes espaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil brille. Le vent n'est plus maintenant qu'une agréable brise qui transporte des effluves iodés à mes narines. Je hume à fond. Je remplis mes poumons de cet air vivifiant qui me fait sentir jeune, très jeune. C'est comme si j'étais redevenue la petite fille d'Arvida qui commence ses vacances d'été et qui a l'impression que ce temps de farniente ne finira jamais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens la tête légère et pourtant je n'ai rien bu. Ne craignez rien à ce chapitre cependant. J'ai bien la ferme intention de fêter ma nouvelle vie avec familles, amies et dives bouteilles tout compris. Non, je dirais plutôt que je ressens une euphorie. C'est ça! L'euphorie de la liberté retrouvée. Finies les attaches. Terminés les comptes à rendre. Oubliées les interminables journées passées à m'ennuyer et à me dire que j'aurais beaucoup mieux à faire et à offrir que de juste avoir mon cul planté sur une chaise. Derrière moi les obligations qui n'en sont pas vraiment. &lt;nobr&gt;Ah! je&lt;/nobr&gt; respire à plein et je n'arrête pas de vouloir que mes sens enregistrent tout. Le ciel bleu sans nuage. Les cris des oiseaux dans mes oreilles. Le bruit des vagues qui frappent le bastingage. Je vis à cent mille à l'heure et toutes, je dis bien toutes, les cellules de mon corps vibrent avec moi à l'unisson pour entamer cette merveilleuse aventure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai plus envie d'être pressée, ou sollicitée, ou obligée de quoi que ce soit. C'est moi le capitaine maintenant. Seule maîtresse à bord.   &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-9195478190898646498?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/9195478190898646498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/tout-le-monde-bord.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/9195478190898646498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/9195478190898646498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/tout-le-monde-bord.html' title='C&apos;est parti!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-9036094429789952012</id><published>2011-08-24T20:42:00.001-04:00</published><updated>2011-08-24T22:33:19.009-04:00</updated><title type='text'>Larguer les dernières amarres</title><content type='html'>Demain, je lève définitivement les voiles. J'ai donc continué à préparer mon voyage pendant la journée. Je constate toutefois que boucler les valises devient de plus en plus difficile à mesure que diminuent le nombre d'amarres me permettant de demeurer encore au quai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai ainsi légué ma seule et unique plante de bureau, qui m'avait &lt;nobr&gt;elle-même&lt;/nobr&gt; été confiée par &lt;nobr&gt;l'Amie L.&lt;/nobr&gt; lors de son départ pour le Liban, à &lt;nopbr&gt;Pompon Brodeur.&lt;/nobr&gt; Me semble que c'était le seul choix logique compte tenu de notre passion commune et enthousiaste pour tout ce qui est vert et pousse dans nos cours et &lt;nobr&gt;plates-bandes.&lt;/nobr&gt; Il a été maintes fois de bons conseils et il a partagé les hauts et les bas de la construction de mon bassin sans démontrer aucun signe d'impatience. Faut le faire. Et puis, il a déjà gardé ma plante lors de mes vacances de l'année dernière et &lt;nobr&gt;celle-ci&lt;/nobr&gt; m'est revenue plus en forme que jamais. Il l'a baptisée "Quintaline". Je crois que je peux partir en paix côté jardin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, j'ai ôté mon nom sur le tableau des présences ou, plutôt, je l'ai déplacé pour le mettre de guingois. Quelqu'un d'autre le fera disparaître. J'ai aussi décroché l'affichette installée sur le devant de ma cloison pour m'identifier. &lt;nobr&gt;Celle-là,&lt;/nobr&gt; par contre, j'ai décidé de l'apporter à la maison. Après tout, à moins qu'il n'y ait désir de tentative d'usurpation de mon identité, je crains bien qu'elle ne serve plus à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans plus ardu à accomplir, j'ai enlevé le poster illustrant le joli minois d'une petite Chinoise et &lt;nobr&gt;proclamant : "Les&lt;/nobr&gt; yeux en amande, le coeur québécois" qui m'accompagnait dans tous mes décors cléricaux depuis que la Fille fréquentait la maternelle. Il s'agissait en fait d'une publicité du ministère québécois de l'Immigration et des Communautés culturelles de l'époque que j'avais tellement aimée que j'avais réussi à obtenir un autre exemplaire du poster que j'ai fait laminer pour la maison. Celui du bureau montrait des signes de fatigue. N'empêche. J'ai eu un pincement au coeur quand je l'ai plié pour le mettre à la poubelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours sur mon chemin de Damas, j'ai décidé tant qu'à faire de déprogrammer les boutons de mon téléphone. Pour dire vrai, j'ai seulement enlevé les petits cartons insérés sous les boutons grâce auxquels j'évitais à ma mémoire l'effort de se rappeler du numéro du coiffeur ou du vétérinaire. Juste comme je considérais que cette étape relevait plus du bien que du mal, je reçois un appel de l'Ami qui me déclare tout de &lt;nobr&gt;go : "Réalises-tu&lt;/nobr&gt; que c'est la dernière fois que j'utilise ce numéro pour te parler? Dorénavant, je devrai penser à te joindre à la maison puisque tu ne répondras plus au bureau." Bon, on se calme là. "N'oublie pas que tu pourras aussi communiquer avec moi sur mon cell", que je lui dis pour tenter de rendre la séparation téléphonique plus facile à accepter. "Non, je n'oserai jamais. Ce ne sera pas la même chose. Je ne voudrai pas te déranger. Ce ne sera pas mon premier choix en tout cas." Fort bien. "Je comprends que l'idée du cellulaire t'angoisse," que je lui rétorque dans un deuxième effort pour le rassurer, "mais comme je serai à la retraite, il est fort possible que je ne sois pas au bout du fil à la maison. Je m'attends quand même à sortir de temps à autre de mon antre domiciliaire." "Nous verrons à l'usage," qu'il me lance avant de raccrocher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hum... c'est vrai que nous avons partagé d'incalculables fous rires et quelques pleurs, sans compter nos éternelles analyses des paysages culturels et politiques, lors de nos appels téléphoniques presque quotidiens des &lt;nobr&gt;trente-quatre&lt;/nobr&gt; dernières années. Mon moment préféré demeure de loin la période des fêtes où, pendant les semaines qui précèdent Noël, nous délirons chaque matin en chantant &lt;i&gt;"Chestnuts Roasting on an Open Fire"&lt;/i&gt; et en faussant allègrement en plus. J'imagine que nous pourrions poursuivre la tradition, moi à la maison, et l'Ami au bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, j'ai effacé le fichier qui constituait mon fond d'écran depuis toujours, soit une photo de moi avec la soeur du Milieu et la &lt;nobr&gt;soeur Psy,&lt;/nobr&gt; de dos, en maillots de bain, revenant de la plage lors de l'une de nos vacances sur le bord de la mer dans le pays de &lt;nobr&gt;l'Oncle Sam.&lt;/nobr&gt; Nous avions &lt;nobr&gt;peut-être 10, 9 et 5 ans&lt;/nobr&gt; sur cette photo vraiment touchante de trois petites filles avec leurs seaux et leurs pelles, marchant ensemble sur une même ligne, de la plus vieille à la plus jeune. Là, je l'avoue, j'ai eu le choc, surtout quand j'ai vu apparaître le bouquet de tulipes de Windows que j'ai choisi pour remplacer mes souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, mais, trêve de nostalgie, cette mauvaise conseillère. Me reste encore demain une dernière amarre, la plus difficile à &lt;nobr&gt;couper : les&lt;/nobr&gt; adieux non plus aux choses matérielles, mais aux personnes qui ont partagé mon quotidien au cours des années. Déjà, certaines se sont manifestées. L'une m'a légué l'Arbre de la vie pour me rappeler que les changements successifs de couleurs des feuilles des arbres au cours des saisons sont semblables aux différents moments importants et uniques que nous sommes appelés à vivre. L'autre m'a laissé de merveilleuses notes yogiques que je ne saurai &lt;nobr&gt;oublier : "La posture,&lt;/nobr&gt; c'est d'être fermement établi dans un espace heureux."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce que je souhaite que la retraite soit pour moi, un espace heureux!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-9036094429789952012?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/9036094429789952012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/larguer-les-dernieres-amarres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/9036094429789952012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/9036094429789952012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/larguer-les-dernieres-amarres.html' title='Larguer les dernières amarres'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-8177822154236266222</id><published>2011-08-21T21:54:00.000-04:00</published><updated>2011-08-21T21:54:32.540-04:00</updated><title type='text'>Retraitée effarouchée</title><content type='html'>Que je vous parle d'abord de l'effaroucheur, enfin installé devant le bassin. Il a déjà fonctionné à deux reprises et il a réussi avec succès à éloigner les bêtes qui pensaient venir se régaler gratuitement de poissons frais! La mise à l'essai de l'appareil a cependant donné lieu à des scènes plutôt loufoques puisque j'ai dû jouer au raton pour évaluer l'efficacité du détecteur de mouvement. Évidemment que lorsque je passais debout devant l'appareil, cela ne fonctionnait pas. Non, je devais plutôt m'accroupir, à la hauteur de ce qui me semblait être celle d'un raton, pour me faire immanquablement asperger de trois tasses d'eau. Je peux maintenant affirmer que la douche froide aura sûrement tôt fait de décourager tout raton mal intentionné qui n'aura d'autre choix que de rebrousser chemin, bredouille. Tant pis et tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai franchi une étape (encore une autre) vers mon passage imminent à la retraite. En compagnie de l'Homme, je suis allée vider mon bureau. &lt;nobr&gt;Est-ce&lt;/nobr&gt; que j'ai eu un pincement au coeur? Un assez gros, &lt;nobr&gt;dois-je&lt;/nobr&gt; tout de même confesser. On ne laisse pas impunément &lt;nobr&gt;trente-quatre années&lt;/nobr&gt; de sa vie derrière soi sans pousser un soupir ni jeter un coup d'oeil mélancolique &lt;nobr&gt;par-dessus&lt;/nobr&gt; son épaule. Après tout, je laisse un travail que j'aime encore passionnément. Ma seule consolation, c'est que je pourrai continuer d'écrire, &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; même encore plus et surtout ce qui me plaît, en étant à la retraite. Je quitte également de très bonnes collègues avec qui j'entretenais des rapports réguliers et absolument agréables. Là encore, la retraite ne m'empêchera en rien de prendre le thé, d'envoyer des courriels et de faire des sorties entre amies. Au contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, de quoi je me plains? Du temps qui passe et qui ne revient pas. Du temps qu'on ne peut pas reculer, même d'une seconde. Me reste à foncer, droit devant. De toute façon, jeudi c'est fini.                                                                                                                &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-8177822154236266222?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/8177822154236266222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/retraitee-effarouchee.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8177822154236266222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8177822154236266222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/retraitee-effarouchee.html' title='Retraitée effarouchée'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1382814666739321259</id><published>2011-08-19T01:50:00.001-04:00</published><updated>2011-08-19T01:56:25.152-04:00</updated><title type='text'>De protectrice faunique à effaroucheuse</title><content type='html'>Plus que quatre petits jours avant la retraite. Ça devient vraiment sérieux. La &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite,&lt;/nobr&gt; qui roupille à mes côtés en ce moment, est absolument sous le choc de la vitesse avec laquelle le dernier mois s'est écoulé. Elle me confiait d'ailleurs éprouver elle aussi quelque peu d'appréhension à l'approche de nos &lt;nobr&gt;tête-à-tête&lt;/nobr&gt; bientôt quotidiens. Sa tranquillité, entre autres, risque d'en prendre un coup. Ah! mais je n'y peux rien. À compter de presque maintenant,je vais disposer de tout mon temps pour caresser, embrasser, minoucher, brosser, taquiner et faire que &lt;nobr&gt;sais-je&lt;/nobr&gt; encore à mes deux félines préférées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas que les chattes qui s'énervent. Les espiègles aussi se demandent avec inquiétude si je planche sur de nouveaux plans pour leur habitat. Des rumeurs circulent selon lesquelles l'Homme et moi songerions à agrandir le fameux bassin afin de favoriser la survie du plus grand nombre au cours de l'hiver. Bien que le but soit noble, les espiègles craignent une surpopulation et, par le fait même, la baisse de leur qualité de vie.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai dû interrompre ce blog pour cause de sommeil inopiné. Voilà cependant que je le reprends à 1 heure du matin pour cause d'invasion perpétrée par Bruno le raton tapageur et compagnie. Eh! oui, après m'être levée pour un pipi de vieille femme et future retraitée, j'ai été attirée par le manque de bruit dans l'étang, comme si la pompe ne fonctionnait plus. Ce qui était le cas. Après avoir ouvert la porte de la cour pour vérifier si poissons et batraciens se portaient bien, que &lt;nobr&gt;vois-je&lt;/nobr&gt; ou plutôt qui &lt;nobr&gt;vois-je&lt;/nobr&gt; émerger du bassin? &lt;nobr&gt;Oui, eux.&lt;/nobr&gt; Immédiatement, je me précipite sur le piège que j'avais préalablement installé avant de rentrer pour la nuit et je me transforme en effaroucheuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je vous explique de ce dont il s'agit et de ce quoi je me suis inspirée. En effectuant certaines lectures sur la Toile pour tenter de trouver des moyens de rendre ma cour moins attirante pour Bruno et sa gang, j'ai appris des choses fort intéressantes. Premièrement, il est inutile et surtout inefficace de tenter d'attraper les intrus masqués dans une cage pour les relocaliser ailleurs. Selon les recherches effectuées par des experts en la matière, les ratons et les mouffettes se partagent allégrement le territoire urbain et, lorsque déplacés, ils se remplacent. Vous le savez, la nature a horreur du vide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, des lois protègent nos chers indésirables. À ceux ou celles qui seraient tentés de les empoisonner ou de leur tirer dessus, gare à vous! Les agents de la faune veillent. De toute façon, vous aurez déjà deviné que c'est une solution à laquelle je n'aurais jamais eu recours vu que je fraternise même avec les souris, surtout si elles ont pour nom Mimi! Par contre, il est possible d'utiliser un effaroucheur à détecteur de mouvement pour les décourager de transformer votre oasis de paix en un buffet permanent. &lt;nobr&gt;Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; qu'un effaroucheur? Un simple dispositif que l'on plante dans le gazon après l'avoir raccordé au boyau d'arrosage. Ensuite, le détecteur de mouvement fait le reste. Lorsque Bruno ou l'un de ses congénères fait mine de s'approcher, splouche, il reçoit trois tasses d'eau en pleine face!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, l'Homme et moi avons effectué une expédition du côté du ROC pour nous procurer le machin en question qui est qualifié de miraculeux. Malheureusement, la chose se trouve encore à l'heure qu'il est dans le coffre de la voiture étant donné que nous sommes revenus trop tard pour l'installer. J'ai donc improvisé mon propre effaroucheur en accrochant le boyau après une chaise et en le pointant en direction de l'étang. Quand j'ai entendu Bruno, je me suis précipitée dehors, en jaquette, et j'ai ouvert l'arrivée d'eau. Lui et son comparse n'ont pas aimé. Ils ont immédiatement pris la poudre d'escampette. Quand je pense qu'ils étaient tous les deux dans l'étang, se pourléchant sans doute les babines en humant les sushis à portée de leurs pattes, j'en frémis!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une &lt;nobr&gt;demi-heure&lt;/nobr&gt; environ s'est écoulée depuis mon intervention. Je tape avec l'oreille dressée telle une &lt;nobr&gt;Saint-Bernard&lt;/nobr&gt; dans ses montagnes enneigées. La &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; m'épaule toujours en dormant du sommeil du juste. Comme j'aimerais l'imiter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À propos, vous &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; dit que dans l'inconscience la plus totale, les espiègles ont recommencé à s'envoyer en l'air dès que le danger a été écarté? Mais &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; qu'ils songent eux aussi à la nécessité d'avoir des petits en réserve au cas où ils seraient involontairement déplacés d'un étang à un estomac!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1382814666739321259?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1382814666739321259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/de-protectrice-faunique-effaroucheuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1382814666739321259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1382814666739321259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/de-protectrice-faunique-effaroucheuse.html' title='De protectrice faunique à effaroucheuse'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-4301956906408285721</id><published>2011-08-16T21:16:00.002-04:00</published><updated>2011-08-16T21:18:52.701-04:00</updated><title type='text'>Sous le signe de la gratitude</title><content type='html'>&lt;i&gt;Blog du soir&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout peut changer en l'espace de quelques heures. Après une nuit passée sur la corde à linge à surveiller Bruno le raton tapageur, je m'attendais à me sentir fatiguée toute la journée. Étonnamment non. J'avais plutôt &lt;nobr&gt;en-dedans&lt;/nobr&gt; de moi un immense sentiment de gratitude. Pour dire vrai, il n'était pas si immense que ça ce matin. Ce sont plutôt les belles rencontres qui ont amené cette paix intérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Amie J., d'abord, à qui je racontais mes péripéties de la veille et confiais mon anxiété à l'idée d'avoir à vivre la retraite prochaine et le voyage dans les Zuropes, m'a suggéré cette merveilleuse approche que j'ai décidé d'embrasser tout de &lt;nobr&gt;go : "Pourquoi&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;tiens-tu&lt;/nobr&gt; absolument à vivre les deux choses en même temps? Commence par prendre tes vacances. Après, &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; que tu te diras que ce serait bien de ne pas avoir à reprendre le chemin du bureau et là tu prendras ta retraite." Vraiment, quelle excellente idée! Me semble que ça me laisse encore plus de place pour profiter pleinement de mon aventure à l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, l'Amie yogini, dans sa grande sagesse habituelle, m'a rappelé dans un petit courriel fort sympathique que je pourrais songer à commencer mes journées de retraitée en suivant les méditations guidées de &lt;nobr&gt;Nicole Bordeleau&lt;/nobr&gt; avec, en prime, la compagnie de la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; qui voudra sûrement être de la partie. Déjà, je commençais à sentir le calme descendre en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, pendant le cours de yoga, c'est la gratitude qui m'a envahie. Je me trouvais privilégiée d'être bien vivante, là, sur mon tapis, entièrement absorbée par ma respiration et l'écoute de mon corps. Quand la période de relaxation est arrivée, je n'étais plus qu'une grosse masse de reconnaissance qui rendait grâce pour tous les bienfaits dont elle avait la chance de jouir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gratitude est restée imprégnée dans mes cellules et elle me remplit encore au moment où je vous écris. Il y a quelques minutes, j'étais dehors avec Mignonne dans mes bras. Elle aime quand je l'amène prendre l'air mais, comme elle est très peureuse, elle se trouve tout à fait rassurée en demeurant dans mes bras. Moi je profite de cette petite (hum!), moyenne boule de poils abandonnée et confiante pour me donner une séance de zoothérapie. Le ronronnement d'un chat, c'est tellement apaisant. J'étais donc assise dans ma chaise, sur le patio, avec ma minette sur moi. Je regardais le ciel au travers des branches de mon magnifique érable en écoutant le bruit de l'eau dans le bassin. J'étais au Présent, point.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-4301956906408285721?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/4301956906408285721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/sous-le-signe-de-la-gratitude.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4301956906408285721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4301956906408285721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/sous-le-signe-de-la-gratitude.html' title='Sous le signe de la gratitude'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-946053763569015279</id><published>2011-08-16T04:01:00.001-04:00</published><updated>2011-08-16T20:44:35.600-04:00</updated><title type='text'>En camisole... de nuit</title><content type='html'>&lt;i&gt;Blog du matin&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est trois heures du matin et je n'arrive pas à dormir. Je me suis réveillée à cause de ma vessie et de ma lanterne, puis en raison d'un bruit inusité en provenance de la cour. Le Visiteur masqué est là et j'ai décidé de monter la garde pour protéger mon étang dans lequel je l'ai surpris à s'ébattre gaiement. Malheureusement, malgré mes multiples sorties intempestives avec ma lampe de poche, il continue de descendre de l'érable et de s'approcher du bassin. J'écris donc avec l'oreille tendue, prête à réagir au moindre bruit suspect. Je ne suis pas seule pour veiller car la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite,&lt;/nobr&gt; après avoir réussi à me soutirer quelques garnottes pour se rendre au matin, est venue me retrouver dans mon lit. Faut dire que dans son cas, je ne suis pas certaine que l'oreille soit vraiment tendue puisqu'elle roupille paisiblement à mes côtés en faisant entendre un ronronnement de contentement béat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque vous êtes là, je vais vous raconter ma soirée et vous démontrer, comme si besoin était, à quel point je peux être pathétique quand mon anxiété prend le dessus. Je suis revenue du travail inquiète de la façon dont mon bas du corps semblait se comporter. Me semble que je me sentais enflée et que j'effectuais des séjours un peu trop rapprochés à la salle de bain. Bref, je paniquais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc décidé de me rendre une nouvelle fois à la clinique pour chercher un réconfort quelconque, une raison d'espérer que je survivrais jusqu'à l'arrivée de mon premier chèque de nouvelle retraitée. L'Homme travaillant en soirée, je n'avais pas de voiture à ma disposition. Qu'à cela ne tienne, je suis la Marcheuse urbaine. J'ai pris mes pieds à mon cou et je suis partie en direction de la clinique, une marche d'au moins une heure. Comme j'arrivais pratiquement à destination, je me suis aperçue que j'avais oublié mon portefeuille à la maison. Privée de la carte &lt;nobr&gt;d'assurance-maladie,&lt;/nobr&gt; je ne pourrais sans doute pas voir un médecin. Je passais devant le magasin où l'Homme travaille, alors je me suis dit que je prendrais la voiture pour retourner à la maison récupérer mes papiers. Petit hic de taille quand même, je n'ai pas non plus mon permis de conduire puisqu'il se trouve lui aussi dans le portefeuille. Vraiment embarrassée à l'idée de déranger l'Homme en pleine action, je décide d'appeler la Fille à la rescousse au cas où elle serait dans le coin revenue de son escapade au Saguenay. Je la rejoins par l'entremise du cell de son &lt;nobr&gt;bien-aimé : "Salut,&lt;/nobr&gt; c'est moi. J'aurais un service à te demander. Où te &lt;nobr&gt;trouves-tu&lt;/nobr&gt; en ce moment? À Tadoussac! Laisse faire, je vais me débrouiller autrement."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu désespérée, j'appelle l'Homme qui ne peut se libérer dans un avenir immédiat rapproché pour me ramener à la maison. Je le &lt;nobr&gt;confesse : j'ai&lt;/nobr&gt; pris le risque de conduire illégalement. &lt;nobr&gt;Avais-je&lt;/nobr&gt; vraiment un autre choix? Rendue à la maison, mesurant l'ampleur de ma décadence, j'appelle le Fils en pleurant. Stoïque comme à son habitude, il écoute mon histoire et me dit &lt;nobr&gt;simplement : "C'est&lt;/nobr&gt; pour ça que tu es aussi découragée? Pourquoi tu dis que ce n'est pas correct ce que tu as fait? Tu as simplement voulu te rassurer." C'est vrai. Comme il a raison. Du coup, je me suis sentie moins stupide surtout qu'il a refusé de me renier comme mère malgré des comportements frôlant la nécessité d'enfiler la camisole de force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassérénée, j'ai décidé de rembarquer dans les nouveaux sillons et je me suis préparée un bon souper. &lt;nobr&gt;À 19 h,&lt;/nobr&gt; n'en pouvant plus d'inquiétude, j'ai pris la voiture et je suis allée à la clinique. Oui. Avec ma carte &lt;nobr&gt;d'assurance-maladie.&lt;/nobr&gt; Et mon permis. La réassurance a un prix, toutefois. J'ai dû me plier à un examen gynécologique et me déshabiller devant un médecin que j'ai toujours trouvé plutôt séduisant. Ouais. J'ai également eu droit à une requête pour passer une échographie pelvienne. Au privé. Paraît que ça va plus vite. Ça doit coûter plus cher aussi. M'enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, c'est ça. Je viens d'aller faire encore pipi. J'ai aussi jeté un oeil dans la cour. Tout semble redevenu tranquille. Je crois que je vais maintenant imiter la Reine féline et ronronner à mon tour. Déjà &lt;nobr&gt;4 heures.&lt;/nobr&gt; J'entends les grillons, ou les cigales, je ne sais plus trop, et le silence de la nuit. Un peu de calme avant le retour de la tempête. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-946053763569015279?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/946053763569015279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/en-camisole-de-nuit.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/946053763569015279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/946053763569015279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/en-camisole-de-nuit.html' title='En camisole... de nuit'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-21286506818462315</id><published>2011-08-14T22:42:00.003-04:00</published><updated>2011-08-15T10:59:37.681-04:00</updated><title type='text'>La nature guérisseuse</title><content type='html'>Finalement, je n'ai pas déjeuné du tout avec l'Ami hier matin. Non. Je me suis plutôt tapée l'attente à la clinique médicale pour apprendre que je souffrais d'une infection des voies urinaires, ou de la vessie, ou encore d'une pierre au rein. &lt;nobr&gt;Serait-ce&lt;/nobr&gt; parce que j'ai tendance ces &lt;nobr&gt;temps-ci&lt;/nobr&gt; à prendre des vessies pour des lanternes que j'éprouve autant de problèmes dans le bas du corps? De toute façon, me voilà avec d'autres antibiotiques à prendre et mon hypocondrie galopante à gérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je peux vous dire qu'elle galopait fort ce matin. À un moment donné, j'étais certaine que les médicaments faisaient en sorte que j'étais hors de mon corps. Je m'écoutais parler, mais d'en haut. C'était vraiment bizarre. Faut dire que ça m'est déjà arrivé dans d'autres circonstances et sans antibiotiques. Je sais ce que vous pensez, mais ce n'est pas ça du tout. Pas besoin de me shooter quoi que ce soit pour que je commence à dérailler. Je fais très bien ça toute seule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je parlais à l'Homme de mes malheurs et de mes projets en prenant mon café dans la cour. J'étais si triste et fatiguée. J'avais envie de fraises et de cerises de la forêt. Je voulais tremper mes lèvres asséchées dans un vin d'été. &lt;nobr&gt;Oh! oh! vin d'été&lt;/nobr&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons, que &lt;nobr&gt;disais-je&lt;/nobr&gt; avant de me laisser emporter dans les bras de &lt;nobr&gt;Robert Demontigny?&lt;/nobr&gt; Ah! oui, que je ne me possédais plus. Quoi? Vous ne savez pas qui est Robert Demontigny? Honte à vous qui ne connaissez pas ce beau brummell de la chanson québécoise de mes folles années d'adolescence! Tenez, admirez cet irrésistible charme et cette bouche en coeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRWVg3-mRFzB5AyGIacoN93DUa_2CYJklvB-Ihwlovs6pgl58MX" imageanchor="1" style="margin-left:1em; margin-right:1em"&gt;&lt;img border="0" height="225" width="225" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRWVg3-mRFzB5AyGIacoN93DUa_2CYJklvB-Ihwlovs6pgl58MX" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;... oui, cette bouche qui susurrait à nos &lt;nobr&gt;oreilles : &lt;i&gt;"Donne-moi&lt;/nobr&gt; encore ce baiser brûlant qui a fait de nous des amoureux. Ne laisse jamais une autre bouche caresser tes lèvres douces, un baiser de toi, c'est merveilleux!"&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, bien, je m'éloigne drôlement de mon sujet. Je voulais vous parler en fait du remède que j'ai trouvé pour me ramener les deux pieds sur terre et, surtout, pour cesser de rêvasser les yeux dans la graisse de bine en fredonnant &lt;nobr&gt;bêtement : &lt;i&gt;"Eso beso,&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;serre-moi&lt;/nobr&gt; fort, Mucho, mucho, hum encore..."&lt;/i&gt; Mais juste une petite parenthèse avant que je retrouve le cours logique de ce message. Avouez que c'est difficile d'imaginer l'énOOOrme transition que j'ai réalisée dans mes goûts musicaux. De Robert au Métal, il y avait tout un pas à franchir, un véritable Rubicon!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons à notre propos du départ. Pour remettre mon cerveau au mode normal, j'ai donc décidé de travailler dans mes &lt;nobr&gt;plates-bandes.&lt;/nobr&gt; Quelle heureuse et intelligente initiative! Après une heure passée à couper les fleurs mortes, à attacher les tiges tombantes, à râteler le sol, à mettre de l'engrais, j'étais complètement revenue dans ma tête. Je connectais. J'ai poursuivi ma thérapie "naturelle" tout &lt;nobr&gt;l'après-midi.&lt;/nobr&gt; De temps à autre, j'allais voir les espiègles qui s'ébattaient dans leur bassin, lequel avait d'ailleurs été encore un peu ravagé ce matin par une bête que je soupçonne être rayée de blanc. L'odeur ne trompe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon plus grand plaisir, depuis que le trio de batraciens a décidé d'emménager avec les espiègles, c'est de tenter de les repérer. J'ai lu sur la Toile qu'ils pratiquent le mimétisme de façon fort habile. Et c'est tout à fait vrai. Bien souvent je pense qu'il n'y a aucune grenouille à proximité lorsque soudain, j'aperçois Gertrude tapie derrière une laitue d'eau, ou encore Gontran installé confortablement sur une feuille de nénuphar se laissant déporter au gré des bulles de la pompe. Vous pouvez imaginer sans peine que j'ai fait plusieurs &lt;nobr&gt;allers-retours&lt;/nobr&gt; entre la flore et la faune!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je suis donc un peu réconciliée avec mon désordre urinaire. J'essaie aussi de rester dans mes nouveaux sillons. Merci la cour, oasis de paix. Je ferme les yeux et je te contemple dans toute ta beauté et ta sagesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Danke schön! Merci pour la joie que j'ai retrouvée!&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(une autre chanson de Robert)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-21286506818462315?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/21286506818462315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/la-nature-guerisseuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/21286506818462315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/21286506818462315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/la-nature-guerisseuse.html' title='La nature guérisseuse'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-8200498742268230730</id><published>2011-08-12T22:13:00.001-04:00</published><updated>2011-08-12T22:17:19.948-04:00</updated><title type='text'>L'art de meubler le vide ... un semblant de début</title><content type='html'>Hum... je suis maintenant à huit jours ouvrables de la fin de mon temps utile. Vous sentez de l'amertume dans mes propos? &lt;nobr&gt;Peut-être&lt;/nobr&gt; aussi un peu de cynisme? Vous n'avez pas tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais en congé aujourd'hui et je ne pouvais m'empêcher de penser que ce serait comme ça pour les jours, les mois et les années à venir. Comme quoi? Comme j'ai déjeuné en lisant les journaux. Comme j'ai joué avec les félines. Comme j'ai pensé que j'allais défaire mon lit pour laver les draps. Comme j'ai pris le rôle de Martha et j'ai nettoyé la salle de bain du haut et épousseté les chambres. Bref, je m'emmerdais royalement. Et ce qui ne m'aidait pas, c'est qu'en faisant du ménage au deuxième étage, je ne cessais de tomber sur des cadres remplis de photos du temps où je servais à quelque chose, du temps où j'étais une maman à plein temps. C'est ça qui arrive quand on s'entête à garder des souvenirs, des bricolages, des petits mots d'enfants écrits dans des cartes fabriquées à la main. Oui, c'est la nostalgie qui prend le dessus et j'ai réalisé que la nostalgie est très mauvaise conseillère, du moins dans mon cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, elle fait monter en moi la tristesse des années qui ont fui à la vitesse de l'éclair. Ensuite, elle m'entraîne dans une rétrospective où je me demande parfois si j'ai bien su profiter de ces années où le Fils et la Fille étaient avec nous et même, ô comble du malheur, dans une culpabilité malsaine genre &lt;nobr&gt;"Est-ce&lt;/nobr&gt; que j'ai vraiment été une bonne mère?, &lt;nobr&gt;Est-ce&lt;/nobr&gt; que j'ai su écouter? Est-ce que j'ai été suffisamment présente?" Et là, les larmes coulent. Et je n'arrive pas à accepter que c'est fini et que je dois, que cela me plaise ou non, prendre le chemin de la retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un moment, je me suis dit que ça va être beau quand le jour fatidique va arriver. Va vraiment falloir que je me brasse sinon c'est la dépression assurée au bout de quelques semaines. L'Homme, que j'ai accueilli à bras ouverts quand il est venu dîner parce que j'avais tellement envie de parler à quelqu'un, m'a dit de ne pas m'en faire et que j'allais éventuellement prendre une routine de retraitée. Comme je voulais en savoir plus, il avait fini d'avaler son repas et il filait pour son après-midi de travail... le chanceux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis remontée au deuxième avec la ferme volonté de trouver le courage de m'habiller car j'étais toujours en jaquette. La &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; dormait à pattes fermées sur le lit du Fils, près de la fenêtre par où entrait une bien agréable brise. Je n'ai pas pu résister et je me suis étendue près d'elle pour la flatter. Je m'étais dit qu'une fois habillée, je pourrais marcher jusqu'au Moca Loca pour prendre une limonade et lire sur la terrasse. Cela me permettrait de m'entraîner et de passer le temps. Encore &lt;nobr&gt;fallait-il&lt;/nobr&gt; que je me lève. L'heure avançait et j'avais dit à l'Homme que j'irais le retrouver à la fin de sa journée, et ce, dans l'unique but de me forcer à bouger. C'était une bonne tactique car j'ai réussi à quitter les félines pour rejoindre les trottoirs. Autre note mentale que je ne devrai pas &lt;nobr&gt;oublier : les&lt;/nobr&gt; félines et leur propension à se vautrer toute la journée dans une béatitude admirablement confortable ne sont pas des exemples à suivre à moins de vouloir peser &lt;nobr&gt;300 livres&lt;/nobr&gt; à la fin de ma première année à la retraite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dehors, tout a mieux été. Il faisait un temps superbe. Avec le vent qui soufflait, on sentait à peine la chaleur. Comme prévu, j'ai siroté ma limonade en lisant mon livre jusqu'à ce qu'il soit l'heure de partir retrouver l'Homme. Je dois vous avouer, cependant, que je n'ai quand même pas voulu prendre le risque de déprimer une autre journée puisque l'Homme travaille en fin de semaine et, en arrivant au resto, j'ai donné un coup de fil à &lt;nobr&gt;l'Ami : "Est-ce&lt;/nobr&gt; que tu fais quelque chose de spécial demain? Non. Ça te dirait d'aller déjeuner avec moi?"   &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-8200498742268230730?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/8200498742268230730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/lart-de-meubler-le-vide-un-semblant-de.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8200498742268230730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8200498742268230730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/lart-de-meubler-le-vide-un-semblant-de.html' title='L&apos;art de meubler le vide ... un semblant de début'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-9082134002134243547</id><published>2011-08-07T22:29:00.005-04:00</published><updated>2011-08-08T08:43:54.163-04:00</updated><title type='text'>Ayez un étang qu'ils disaient...</title><content type='html'>...et vous aurez des heures de plaisir en perspective! Vous &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; dit que nous éprouvions des problèmes depuis quelque temps avec le niveau d'eau? Ben oui. Des problèmes suffisamment sérieux pour que je sois obligée de mettre le boyau au moins une fois par jour pour éviter aux espiègles de poursuivre leurs parties de nageoires en l'air directement sur la pelouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors aujourd'hui, l'Homme et moi avons décidé de faire face à la musique et d'entreprendre ce qui ressemblait ma foi à l'un des douze travaux d'Hercule. Nous avions de forts soupçons que la fuite se trouvait dans la partie non profonde. Première tâche, donc, vider la section en question pour voir ce qui se trame sous la toile. Chaussée de mes belles bottes noires en caoutchouc de chez Canadian Tire pour ne pas le nommer, j'ai embarqué dans l'étang pour enlever les plantes et les roches. L'Homme a commencé à enlever des chaudières d'eau puisées dans la partie profonde. Nous avons ensuite balayé la toile pour tenter de trouver la fameuse fissure. Et tout cela dans l'harmonie la plus &lt;nobr&gt;totale :&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt; : "Attention aux plantes. Tu dois travailler doucement pour ne rien briser. Regarde où tu as mis les pieds. En plein sur les feuilles. Tu ne vois donc rien. C'est ça que tu appelles travailler en douceur! Ne va pas repêcher les poissons. Surveille s'il n'y a pas une grenouille sur le bord de l'étang. Avec tes gros pieds, c'est sûr que tu vas l'écraser s'il y en a une qui se pointe la cuisse."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'Homme&lt;/i&gt; : Où ça une plante? Je fais attention mais il y a trop de roches et de feuilles et de toutes sortes d'affaires autour du bassin. Tu ne me fais pas confiance. Je sais ce que je fais. Si tu n'arrêtes pas de m'énerver avec tes mises en garde, je flanque tout là et je te laisse te débrouiller toute seule."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenant notre &lt;nobr&gt;sang-froid,&lt;/nobr&gt; nous réussissons à enlever suffisamment d'eau pour examiner la toile. Comme nous n'arrivons pas à repérer le trou problématique, nous pensons en arriver au point où il faudra soulever la toile. Heureusement, je continue à promener mes doigts gantés de latex sur le fond du bassin quand, soudain, je la &lt;nobr&gt;vois : une&lt;/nobr&gt; fissure en forme de triangle juste sur le bord de la pente qui mène au deuxième palier. "Regarde. C'est là. Je l'ai finalement trouvée!", que je crie à l'Homme tellement je suis soulagée de ne pas avoir à travailler moins en douceur que je le souhaite. L'Homme qui m'accusait depuis le début d'être la responsable de la fissure à cause de mes allées et venues dans l'étang avec mes bottes de caoutchouc de chez Canadian Tire me &lt;nobr&gt;répond : "Haha!&lt;/nobr&gt; je l'avais bien dit que tu ne devrais pas te promener tout le temps dans le bassin. Tu as sans doute pilé sur une roche qui a ensuite déchiré la toile." Furieuse d'être injustement clouée au pilori, surtout que je sais que ce sont toujours des raisons de force majeure qui m'amènent dans le bassin, je poursuis mon examen de la toile et je trouve deux autres trous semblables au premier. Et là, la lumière se fait dans ma petite &lt;nobr&gt;tête : "Tu&lt;/nobr&gt; sais ce que je pense. Je pense que ce n'est pas moi la cause de nos maux. Je crois que c'est plutôt l'animal qui a ravagé le bassin au début de l'été qui a perforé la toile avec ses griffes. Regarde à côté des trous, il y a aussi de toutes petites perforations qui ont sans douté été laissées par le bout d'une griffe." Un peu de mauvaise grâce, l'Homme accepte ma théorie et commence à préparer les rustines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus de la chaleur et de l'humidité, nous devons composer avec Gertrude la grenouille qui a décidé, au moment crucial où nous tentons de sécher les endroits à réparer, de justement venir s'installer en plein sur l'un des trous. Toujours animée du profond désir de travailler "en douceur", je ne veux pas brusquer Gertrude en la chassant. L'Homme, lui, a pratiquement les doigts collés sur la rustine que je refuse de prendre pour l'installer à l'endroit fatidique pendant que Gertrude poursuit, indifférente, son bain de soleil. Enfin, elle saute dans les buissons. "Vite," que je lance à l'Homme, "c'est le temps ou jamais de terminer notre réparation." Les trous colmatés, j'entreprends de réinstaller les plantes et les roches pendant que l'Homme remet le boyau pour remplir l'étang. Aussitôt, les espiègles se précipitent pour voir ce qu'il y a de nouveau dans leur habitat. Ils semblent apprécier le fait que nous avons haussé un peu le bord du bassin en ajoutant cinq grosses pierres que l'Homme a transportées à la sueur de son front et au mépris de son dos. C'est que cela fait en sorte que la partie peu profonde est un peu plus profonde. Ils s'en donnent à coeur joie en se frottant sur les petites roches que j'ai rajoutées exprès pour eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étang a retrouvé son niveau normal. J'ai nettoyé le filtre de la pompe et mis des produits dans l'eau pour l'éclaircir car tout ce remue-ménage de terre et de glaise l'a laissée en piteux état. Les espiègles ne semblent pas s'en plaindre, toutefois, et continuent de se poursuivre à vive allure d'un bout à l'autre de l'étang. Puis, pour couronner le tout, Gertrude, Gontran et Graziella réapparaissent tous les trois en même temps sur une des grosses roches. Elles semblent elles aussi évaluer l'état de la situation et, satisfaites, sautent sur une laitue d'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayez un étang qu'ils disaient... et vous aurez des heures de contemplation béate en perspective!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-9082134002134243547?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/9082134002134243547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/ayez-un-etang-quils-disaient.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/9082134002134243547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/9082134002134243547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/ayez-un-etang-quils-disaient.html' title='Ayez un étang qu&apos;ils disaient...'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7788608429257939789</id><published>2011-08-06T23:37:00.001-04:00</published><updated>2011-08-08T14:24:58.161-04:00</updated><title type='text'>Bêtisier</title><content type='html'>Je ne peux vous parler que de bêtes ce soir car elles ont été omniprésentes dans ma journée. Je commence d'abord par Gertrude, la grenouille nouvellement emménagée dans le bassin. &lt;nobr&gt;Eh! bien,&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;figurez-vous&lt;/nobr&gt; qu'elle a un compagnon que l'Homme a baptisé Gontran. Je trouvais ça charmant d'avoir un petit couple dans l'étang. Et puis, ça allait bien avec les ébats amoureux des espiègles. Je ne sais pas ce que je fais pour sans le vouloir réunir les conditions de reproduction dans ma cour, mais à cause de ce talent, je me retrouve constamment avec plus de bêtes dans la réserve. En voulant faire admirer à l'Homme Gontran et sa gonzesse prenant un bain de soleil sur une laitue d'eau, qu'est-ce que j'aperçois qui effectue un superbe plongeon juste devant eux? Oui, c'est ça, une autre grenouille, que j'ai appelée Graziella. Notez ici l'utilisation des prénoms qui commencent tous par G pour... Grenouille. Bravo, je vois que vous suivez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps que je vous donne des nouvelles des batraciens, je suis allée sur la Toile pour tenter d'identifier ma tribu. J'hésite entre la grenouille léopard ou encore la grenouille du Nord. C'est vraiment difficile de les différencier car je n'ai pas trouvé beaucoup d'images. En tout cas, j'adore les observer. Je crois qu'elles vivent derrière une des pierres de l'étang et dans les plantes qui bordent le garage. Ce qui m'intrigue particulièrement c'est comment elles ont pu se rendre là? &lt;nobr&gt;Est-ce&lt;/nobr&gt; que c'est un oiseau qui leur a dit d'aller chez nous parce qu'il y a toujours de l'eau et de la bouffe et, de ce &lt;nobr&gt;temps-ci,&lt;/nobr&gt; du caviar de poisson rouge? Nous vivons quand même loin des cours d'eau environnants. Ça se déplace à quelle vitesse une grenouille? Et &lt;nobr&gt;qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que ça fait l'hiver? J'ai lu sur un site que certaines espèces vont dans l'eau pour hiberner. Je ne suis pas certaine que les espiègles seront d'accord pour partager l'espace restreint dont ils disposent pour la saison froide avec des batraciens non invités. C'est à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était aussi jour de vet pour la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite.&lt;/nobr&gt; Il y a quelques semaines, Mignonne s'est fait dire qu'elle était grosse et qu'elle devait se mettre à la diète. Je m'attendais à la même observation pour la Reine. Mais là n'était pas ma plus grande préoccupation ce matin. Non. Je m'inquiétais surtout de la façon dont l'Homme et moi allions procéder pour amener la bête à son &lt;nobr&gt;rendez-vous.&lt;/nobr&gt; C'est que, &lt;nobr&gt;voyez-vous&lt;/nobr&gt;, Sa Majesté déteste se faire examiner et refuse d'être mise dans une cage pour se rendre chez son docteur. Il faut donc user de ruse pour arriver à nos fins. Ainsi, nous devons épeler les mots "vet" et "cage" sinon Sa Royale Grandeur se trouve une cachette d'où l'on ne peut la déloger. J'ai donc dit à l'Homme d'aller chercher la C-A-G-E dans le sous-sol pendant que j'entrerais subrepticement dans la chambre où Son Altesse Sublime faisait la sieste. Elle a grogné quand je l'ai prise dans mes bras et protesté quand j'ai réussi à l'enfourner dans la C-A-G-E. Les caprices ne s'arrêtent pas là. Comme la noblesse refuse de se mêler à la populace, je dois rester avec la Reine dans la voiture pendant que l'Homme fait de la salle d'attente. Ainsi, Sa Majesté ne fait son entrée que lorsque son tour est arrivé. Comme prévu, elle a été qualifiée d'obèse. Ce à quoi elle ne s'attendait pas toutefois, c'est de se retrouver avec le tour du "péteux" rasé pour qu'elle puisse plus aisément faire sa toilette. C'est hélas ce qui arrive quand on est gros et qu'on éprouve des difficultés à laver ses parties les plus intimes. Nous avons donc ramené à la maison une féline insultée qui marche un peu drôlement depuis sa nouvelle coupe de cheveux! On dirait qu'elle ne sait plus trop comment placer sa queue, comme si elle sentait un courant d'air dans son derrière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je termine en vous disant qu'en allant fermer la porte d'en avant ce soir, j'entendais une cigale qui me semblait tout près. Comme je tentais de la repérer sur le balcon, je l'ai vue sur la fenêtre de la porte, juste à la hauteur de mes yeux. Elle était tellement belle dans sa robe verte. Je crois que je n'avais jamais eu l'occasion d'en admirer une d'aussi proche. Elle semblait insouciante dans sa promenade, trottinant de droite à gauche, laissant filer un petit insecte devant elle. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui &lt;nobr&gt;dire : "La&lt;/nobr&gt; cigale ayant chanté tout l'été..." Je n'ai pas eu le temps de finir qu'elle sautait d'un bond dans le pot de fleurs en bas des marches non sans m'avoir fait une patte d'honneur en me &lt;nobr&gt;lançant : "Faut&lt;/nobr&gt; bien être à la tête d'une réserve faunique pour ne pas faire la différence entre une cigale et une sauterelle!" Oupse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7788608429257939789?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7788608429257939789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/betisier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7788608429257939789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7788608429257939789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/betisier.html' title='Bêtisier'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1796096177317903140</id><published>2011-08-04T22:30:00.000-04:00</published><updated>2011-08-04T22:30:45.409-04:00</updated><title type='text'>J'ai faim</title><content type='html'>Je mange mon lunch en lisant le journal. Je tourne les pages et m'arrête sur les nombreux articles qui traitent des chutes de béton à Montréal. Comme c'est décevant de constater que personne parmi ces élus à qui nous confions l'avenir de notre société ne veut prendre la responsabilité de ce qui s'est passé. Tous autant qu'ils sont ne pensent qu'à une &lt;nobr&gt;chose : leur&lt;/nobr&gt; belle image. Tous autant qu'ils sont ne carburent qu'à une &lt;nobr&gt;chose : leur&lt;/nobr&gt; soif du pouvoir. Ils ne veulent donc pas perdre le vote des électeurs. Ils ne veulent surtout pas avoir l'air de cacher quoi que ce soit et pourtant... Ils refusent de dévoiler certains rapports, nient que des études aient démontré que la situation était sérieuse et que des correctifs devaient être apportés de façon urgente. Non! Selon eux, les experts mentent et les citoyens sont trop abrutis pour comprendre les analyses effectuées. Alors on multiplie les déclarations &lt;nobr&gt;soi-disant&lt;/nobr&gt; rassurantes sur la sécurité absolue de nos infrastructures. Allez-y. Les cruches ne sont pas encore pleines!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends une autre bouchée de salade et poursuit ma lecture. Un petit encart attire mon attention. Intitulé &lt;i&gt;Somalie : la famine gagne du terrain&lt;/i&gt;, il nous apprend que les Nations Unies ont identifié trois nouvelles régions de Somalie comme étant en situation de famine. Ces régions s'ajoutent aux deux autres déjà déclarées le mois dernier. Je commence à mastiquer moins vite en lisant qu'une conférence de donateurs destinée à récolter de l'argent pour les victimes de la famine dans le pays a été reportée d'au moins deux semaines. Juste ça. Et pourquoi? &lt;nobr&gt;Imaginez-vous&lt;/nobr&gt; que la conférence n'avait pas été programmée suffisamment à l'avance et que les chefs d'État ne pouvaient se libérer. Je pense qu'ils étaient en train de manger, eux. Faudrait surtout pas interrompre leur digestion. Quand on pense que plus &lt;nobr&gt;de 2 000 personnes&lt;/nobr&gt; meurent de faim chaque jour en Somalie, on peut dire qu'il y a urgence de réagir. Selon de sombres pronostics, ce sont &lt;nobr&gt;2,2 millions&lt;/nobr&gt; de personnes qui risquent de mourir de faim. Et que &lt;nobr&gt;faisons-nous?&lt;/nobr&gt; Pas grand chose. Nous ne sommes même pas foutus de tenir une réunion!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je n'ai plus vraiment envie de terminer mon repas. Je suis dévastée par l'ampleur de la tâche. Il me semble que peu importe le geste que je pose, cela ne voudra rien dire. Cela n'aura aucun effet. La goutte d'eau à tout jamais perdue dans l'océan. Je me sens solidaire, mais totalement impuissante. Que faire quand les responsables de la guerre civile et, par conséquent, de la famine qui sévit, interdisent l'accès à la plupart des organisations humanitaires? À qui crier ma révolte? À qui adresser mon désarroi? Je peux faire un don, certes. Je peux aussi rendre grâce pour la nourriture dont je ne manque jamais et ne pas la gaspiller. C'est tellement peu et ça ne fait tellement pas disparaître les images des ventres gonflés des enfants qui se meurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudainement, j'ai faim. J'ai faim de justice. J'ai faim d'équité et de partage. J'ai faim de générosité, de solidarité. J'ai faim d'amour, de compréhension, de tolérance. J'ai faim de solutions permanentes et durables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai faim que la souffrance ait une fin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1796096177317903140?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1796096177317903140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/jai-faim.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1796096177317903140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1796096177317903140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/jai-faim.html' title='J&apos;ai faim'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-8153761149697463076</id><published>2011-08-02T20:22:00.003-04:00</published><updated>2011-08-03T14:39:31.672-04:00</updated><title type='text'>Garder l'oeil ouvert, et le bon!</title><content type='html'>Je suis toute énervée. Je ne me possède plus. J'ai fait une découverte étonnante ce soir dans l'étang. Ah! je sais ce que vous pensez. Vous êtes convaincus que j'ai trouvé de minuscules nouveaux habitants à nageoires. Que je vous détrompe tout de suite. Il s'agit effectivement de l'arrivée d'une autre bête dans mon parc faunique, mais d'une espèce que je n'avais pas encore eu le bonheur de côtoyer. Tadam! J'ai nommé Gertrude, la grenouille. Oui, oui, je l'ai vue là comme je vous écris. &lt;nobr&gt;Laissez-moi&lt;/nobr&gt; vous raconter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comme je le fais tous les soirs après le travail, je me suis dirigée vers l'étang pour saluer les espiègles. Le niveau d'eau étant assez bas dans la partie non profonde, j'ai décidé d'y mettre le boyau d'arrosage. Pendant que je surveille le remplissage du bassin, je remarque un pli inhabituel dans la toile ou, du moins, ce qui me semble être un pli. En m'approchant pour examiner tout cela de plus près, quelle n'est pas ma surprise de constater qu'il s'agit en fait d'une mignonne petite grenouille. Je n'en reviens pas encore. Évidemment que j'ai voulu tout de suite la baptiser après avoir crié à l'Homme de sortir dehors pour venir admirer notre nouvelle pensionnaire. "Comment &lt;nobr&gt;est-ce&lt;/nobr&gt; qu'on pourrait l'appeler?" que je lui demande. Sans trop de réflexion, presque du tac au tac, l'Homme me &lt;nobr&gt;répond : "Gertrude!"&lt;/nobr&gt; Surprise de sa suggestion, je &lt;nobr&gt;l'interroge : "Pourquoi&lt;/nobr&gt; ce nom?" "Parce que tout le monde sait que Gertrude, c'est un nom de grenouille." Évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui ai déjà écrit que j'aime ça quand ça grouille, je suis maintenant servie.&lt;br /&gt;________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes pédestres :&lt;/b&gt; Avec la chaleur, je n'ai pas marché aussi régulièrement que je l'aurais voulu ces dernières semaines. J'ai cependant décidé de me reprendre d'ici la fin du mois afin d'être en forme pour mon voyage dans les Zuropes. Ce soir, la brise plus fraîche aidant, j'avais une véritable soif de macadam. Faut dire que ma soif n'était pas provoquée uniquement par la baisse du mercure, mais également par mon envie d'entendre la nouvelle marchandise fournie par le Pusher. Le Fils a en effet trouvé le temps en fin de semaine d'ajouter tout cela à mon MP3. C'était "métallement" emballant. Pour ajouter au plaisir, en prenant un raccourci, j'ai découvert qu'un immeuble gouvernemental du coin avait planté des pommiers sur son terrain, ainsi que de magnifiques quenouilles. Vous savez ce que je me suis dit? Je me suis dit que, dans pas grand temps, quatorze jours plus précisément, je vais pouvoir admirer et contempler la nature jusqu'à plus soif. Je ne vois pas de plus beau programme pour une Marcheuse urbaine à la retraite!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-8153761149697463076?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/8153761149697463076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/garder-loeil-ouvert-et-le-bon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8153761149697463076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8153761149697463076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/08/garder-loeil-ouvert-et-le-bon.html' title='Garder l&apos;oeil ouvert, et le bon!'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3784137818552713646</id><published>2011-07-31T20:24:00.003-04:00</published><updated>2011-08-01T14:56:46.625-04:00</updated><title type='text'>Quand ma jeunesse fout le camp</title><content type='html'>&lt;i&gt;Blog du soir&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je recommence ce paragraphe que je viens encore une fois de perdre. Eh! oui, je ne lâche pas et je suis avec Zola dehors, dans la cour. Parmi les fleurs. Je veux essayer de bloguer dans la nature. Je ne sais pas, toutefois, si ma patience va être suffisante pour dompter le foutu animal. Déjà, j'ai dû faire appel au Fils, qui se trouvait heureusement encore à la maison, pour arriver à me connecter sur la Toile. Ensuite, j'ai perdu mon texte. J'ai crié. J'ai fulminé. Et j'ai repris le clavier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez, si je n'y arrive pas avant le départ pour la France, je fais mon entrée au centre d'accueil et je deviens vieille. Pas âgée, vieille. Ben oui, il y a une différence apparemment. Je l'ai apprise aujourd'hui en faisant le ménage de mes courriels et en lisant un des bulletins envoyés par mon association de retraités du "garnement". Une autre farce plate entendue &lt;nobr&gt;ad nauseam&lt;/nobr&gt;. Alors, c'est ça, dans l'article on précisait que certains retraités entraient dans leur nouvelle vie pour devenir vieux, et d'autres âgés. Vous aurez sans doute compris que les vieux ce sont ceux qui figent et attendent la mort. Les autres font des projets, relèguent la nostalgie aux amateurs de chaises berçantes et continuent de vivre à plein. Évidemment que je veux faire partie du groupe cool et non pas des croûtons finis. Alors pour ça, va falloir que je m'efforce au moins de me tenir technologiquement à jour. Pour ce qui est des regrets et du temps qui passe trop vite, j'ai bien peur d'avoir tendance à sombrer dans le camp des sépulcres blanchis. Encore là, j'aurai du travail à faire. J'ai beau me faire dire régulièrement que je ne fais pas mon âge, ça ne m'empêche pas d'avoir quelquefois des fils d'araignée qui s'accrochent à mes oreilles. Finalement, ce n'est pas si facile que ça d'entrer dans le monde de la retraite. Je sais, je sais, je vois ça comme une montagne alors qu'il ne s'agit que d'une belle colline ronde. En tout cas, j'aime à penser qu'elle est ronde car je pourrai la gravir plus aisément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais &lt;nobr&gt;permettez-moi&lt;/nobr&gt; de laisser de côté le manger mou pour quelques instants afin de vous donner des nouvelles des espiègles. Depuis &lt;nobr&gt;5 h&lt;/nobr&gt; ce matin qu'ils s'envoient en l'air! Ils se poursuivent inlassablement, frôlent les bords du bassin, se frottent contre les roches. C'est presque gênant de les regarder. Pendant que je vous raconte tout ça, le dos tourné à leurs amours, je les entends frétiller à un point tel que je ne peux résister à l'envie de me lever pour aller encore une fois les espionner. C'est la suite de ce matin. Ils sont infatigables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, autre nouvelle intéressante, la Fille aussi est en l'air puisqu'elle se trouve en ce moment dans un avion qui devrait la ramener au bercail à &lt;nobr&gt;7 h&lt;/nobr&gt; demain matin. C'est pas trop tôt! Espérons maintenant qu'elle va réussir à franchir les douanes sans encombre avec toujours un passeport valide entre les mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse en vous rappelant que le décompte officiel débute demain. Plus que &lt;nobr&gt;16 jours&lt;/nobr&gt; pour décider si je possède les ressources nécessaires pour n'être qu'âgée. Je viens encore d'entendre un plouf de plaisir des espiègles. C'est dans ce bassin sans aucun doute que se trouve la fontaine de Jouvence!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3784137818552713646?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3784137818552713646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/quand-ma-jeunesse-fout-le-camp.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3784137818552713646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3784137818552713646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/quand-ma-jeunesse-fout-le-camp.html' title='Quand ma jeunesse fout le camp'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2082137064190785143</id><published>2011-07-31T08:01:00.004-04:00</published><updated>2011-08-01T09:10:00.982-04:00</updated><title type='text'>La technologie à bout d'âge</title><content type='html'>&lt;i&gt;Blog du matin&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Tel que vous me lisez, je fais un deuxième essai de mon ultraportable que j'ai finalement décidé de baptiser Zola. Me reste à souhaiter que je sois le plus souvent possible inspirée par cet écrivain que j'aime vraiment beaucoup. D'ailleurs, je viens justement de terminer la lecture d'une de ses nouvelles intitulée &lt;i&gt;L'inondation&lt;/i&gt; qui m'a littéralement laissée à bout de souffle. Zola possède une force d'évocation peu commune et quand il décrit une situation, c'est comme si on y était. Je lisais donc ce récit au salon de coiffure pendant que la teinture frayait son chemin pour masquer le blanc qui est maintenant devenu ma couleur naturelle. Les séchoirs bourdonnaient, les conversations allaient bon train, mais moi je n'entendais plus rien. J'étais toute entière absorbée par le drame dont je déchiffrais l'ampleur à mesure que je tournais les pages. L'horreur ne cessait de grandir. J'étais dans la maison, avec cette famille réfugiée dans le grenier, guettant avec ses membres l'eau qui n'en finissait plus de monter. Je pouvais pratiquement sentir l'humidité suinter et voir les débris des fermes des alentours qui se fracassaient contre les murs pour tenter de les abattre. Quand, après une fuite effrénée sur les toits, tous sauf le &lt;nobr&gt;grand-père&lt;/nobr&gt; meurent noyés emportés par les flots implacables, je suis &lt;nobr&gt;moi-même&lt;/nobr&gt; écrasée dans ma chaise complètement abattue par la lutte désespérée menée par les personnages de Zola pour tenter d'échapper à leur triste sort. Après cela, la sonnerie de la minuterie annonçant l'heure du rinçage au lavabo m'a littéralement sauvée des eaux! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écris donc confortablement ce blog assise dans mon lit avec la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; à mes pieds, étendue de tout son long comme un béluga échoué sur une plage. La soeur Psy et moi venons de suivre un cours rapido donné par le Fils sur la façon notamment d'ajouter des photos au blog. C'est important car je voudrais être en mesure d'afficher une ou deux photos par jour pour vous permettre de suivre nos pérégrinations dans les Zuropes. L'expert nous a également expliqué comment "skyper", ce à quoi personnellement je n'ai à peu près rien compris. Je me rappelle vaguement qu'il faut acheter des crédits, choisir le pays où on veut appeler, avoir un compte, bref j'ai encore une fois été submergée par la technologie. En vieillissant, il m'arrive de plus en plus fréquemment de penser que je m'achemine inexorablement vers le jour où ma mémoire vive ne pourra plus rien emmagasiner. Et ce jour semble se faire plus proche que je ne le souhaite. Décourageant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez, entre le début de ce message et maintenant, il s'est écoulé toute une nuit qui m'a permis de retrouver le courage d'utiliser Zola. Tard hier soir, à mesure que je peinais à garder les yeux ouverts, ma frustration augmentait de ne pas maîtriser mon nouvel outil comme il se doit. J'en étais venue à perdre mon curseur, à recommencer sans arrêt les mêmes phrases, à devenir incapable de me relire et tout ça en utilisant seulement l'application du blog. Ouf! c'était à vouloir m'envoyer au recyclage au plus sacrant. En plus, quand j'ai réussi à épuiser mes minces réserves de patience et que j'ai voulu troquer Zola pour un sommeil réparateur, je n'étais même plus capable de trouver le bouton d'arrêt. Et quand je l'ai finalement repéré, je ne pouvais pas encore fermer l'ordi car je devais attendre la fin d'une mise à jour. Je n'en pouvais plus de la lumière de l'écran que je ne pouvais apparemment pas mettre en veille sous peine de voir échouer la première de deux mises à jour que je n'avais jamais demandées et qui s'exécutaient là, devant moi, sans que j'y puisse quoi que ce soit. Totalement exaspérée, j'ai décidé de débrancher l'ordi et j'ai remis l'enfant terrible au Fils, le seul qui possède la patience nécessaire pour en venir à bout. Lui-même aux abords du repos bien mérité m'a accueillie avec un "Qu'est-ce que tu fais là?" réprobateur quand je lui ai pratiquement garroché Zola dans les bras. &lt;nobr&gt;"Reprends-le,"&lt;/nobr&gt; que je lui ai répondu. "Je ne le comprends pas, je suis tannée de me battre avec pour arriver à quelque chose. Je n'en veux plus. Je n'ai pas ce qu'il faut pour en prendre soin." Et j'ai tourné rapidement les talons pour m'éviter le triste spectacle de Zola abandonné sur le bureau du Fils, son écran tourné vers le mur pour que sa lumière ne trouble pas le sommeil des êtres humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce matin je me suis réveillée avec des remords et une forte envie de tout reprendre à zéro. La &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; est toujours couchée à mes pieds. Elle n'a jamais bronché de toute la nuit. Doucement, le plus silencieusement possible, je suis retournée dans la chambre du Fils pour récupérer Zola. Comme je m'en emparais, le Fils a simplement levé la tête de son oreiller pour me lancer un &lt;nobr&gt;"Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que tu fais là?" complice, nullement surpris de ma &lt;nobr&gt;volte-face.&lt;/nobr&gt; Après tout, ce n'est pas la première fois, ni la dernière, que je m'emballe trop vite et que mes sens retrouvés, je reprends le collier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En achevant ce blog, je suis presque réconciliée avec Zola. Je me dis que la meilleure façon de tirer une satisfaction durable de son existence consistera à l'utiliser le plus souvent possible. C'est le temps ou jamais de remettre en vogue les vieux proverbes. Je proclame donc que vingt fois sur le métier, il faut remettre son ouvrage, ou plutôt que vingt fois sur le clavier, il faut récrire son texte (ce que je viens encore de faire après avoir perdu inexplicablement ce dernier paragraphe!). Grrr! Zola, tu m'énerves!!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2082137064190785143?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2082137064190785143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/la-technologie-bout-dage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2082137064190785143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2082137064190785143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/la-technologie-bout-dage.html' title='La technologie à bout d&apos;âge'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-8218576453206397968</id><published>2011-07-28T22:29:00.001-04:00</published><updated>2011-07-29T12:22:45.321-04:00</updated><title type='text'>Le vin est tiré, il faudra bien le boire</title><content type='html'>Je vous néglige, fidèle lectorat, mais c'est l'été. Il fait beau et chaud. Les plantes sont assoiffées tous les soirs. Et c'est sans compter les espiègles qui ne cessent de grossir dans le bassin. Ils continuent d'être mignons et de se précipiter (non, le mot n'est pas trop fort) à ma rencontre. Vous allez rire mais j'aimerais les flatter... comme les félines de la maison. Vous aurez compris que tout ce beau monde et cette belle flore prennent énormément de mon temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'empêche. Le décompte avant la retraite débute officiellement lundi. Il ne me restera alors plus que &lt;nobr&gt;16 jours&lt;/nobr&gt; de travail. Ouais. Me semble que c'était hier que j'entrais dans la fonction "pubique". Eh! que je l'ai entendu souvent ce brillant jeu de mots au cours des &lt;nobr&gt;trente-trois dernières&lt;/nobr&gt; années! Que dire de la blague préférée de l'Homme sur les représentants de &lt;nobr&gt;l'État : "Pourquoi&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;est-ce&lt;/nobr&gt; qu'un fonctionnaire ne regarde jamais par la fenêtre le matin? Pour avoir quelque chose à faire dans &lt;nobr&gt;l'après-midi."&lt;/nobr&gt; Voilà que moi qui ne me rappelle habituellement jamais les histoires farcesques de l'Homme qu'il m'en vient une autre à &lt;nobr&gt;l'esprit : "Sais-tu&lt;/nobr&gt; comment faire pour construire un patio vraiment solide? Ajoute deux ou trois fonctionnaires dans le ciment pour la fondation... y travaillera jamais!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut être prêt à affronter ce genre d'humour quand on est fonctionnaire. Et il faut être prêt aussi à affronter la mauvaise opinion que le public entretient à notre égard. Il paraît qu'on se la coule douce toute la journée, qu'on est trop payé, qu'on a trop de vacances, trop d'avantages sociaux et trop de bonnes conditions de travail. C'était &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; vrai en partie dans les belles années, &lt;nobr&gt;c'est-à-dire&lt;/nobr&gt; il y a plus de trente ans. Mais ça fait belle lurette qu'on a appris à faire plus avec moins, à se contenter d'augmentations salariales faméliques et à se faire passer des sapins par les différents gouvernements au pouvoir. Nous sommes d'ailleurs encore en train de mâcher la gomme de l'immense sapin qu'on nous a servi aux dernières &lt;nobr&gt;négociations : finies&lt;/nobr&gt; les indemnités de départ! Dans mon cas, par exemple, cela représente le versement de trente semaines de salaire. Ce n'est pas rien. Mais c'est fini tout ça. Le bon peuple sera heureux. Oui, car tout le monde sait qu'il n'y a pas plus grand bonheur que de voir souffrir son voisin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le vin? Il a été tiré cet &lt;nobr&gt;après-midi&lt;/nobr&gt; quand ma retraite prochaine a fait l'objet d'un courriel envoyé aux membres de mon équipe et à d'autres collègues les invitant à venir célébrer avec moi &lt;nobr&gt;le 25 août&lt;/nobr&gt; prochain. J'ai encore eu un choc. Plus fort qu'à l'épicerie avec mon carton de jus d'orange. C'est tellement vrai maintenant que je ne peux plus reculer. C'est une sensation bizarre car il me semble que, comme chaque année &lt;nobr&gt;depuis 1977,&lt;/nobr&gt; je me prépare simplement à partir en vacances. Seule &lt;nobr&gt;différence : je&lt;/nobr&gt; ne reviendrai pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; déjà avoué que j'ai aimé et que j'aime toujours mon travail? J'ai bien peur de devoir avaler quelques gorgées de vin de travers avant de quitter le bureau. En même temps, à mesure que le nectar va descendre, j'imagine que la vie à venir va me sembler plus attirante. Et puis, je ne dois pas oublier que le vin, selon la &lt;nobr&gt;soeur Psy,&lt;/nobr&gt; constitue un excellent remède pour le vague à l'âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, pour la route, quelques blagues glanées sur la Toile (qui aurait pensé qu'il existe des sites pour ça??) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur?&lt;br /&gt;Le chômeur a déjà travaillé.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Comment &lt;nobr&gt;appelle-t-on&lt;/nobr&gt; un fonctionnaire qui travaille une &lt;nobr&gt;demi-heure&lt;/nobr&gt; par jour?&lt;br /&gt;Un hyperactif.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Pourquoi les fonctionnaires &lt;nobr&gt;font-ils&lt;/nobr&gt; de meilleurs maris?&lt;br /&gt;Parce qu'ils ne sont pas fatigués quand ils rentrent à la maison et qu'ils ont déjà lu leur journal.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;À mes heures, je suis artiste. Sur celles des autres, je suis fonctionnaire.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Comment reconnaît-on un imprimeur?&lt;br /&gt;Il a de l'encre sur ses chaussures.&lt;br /&gt;Comment reconnaît-on un agriculteur?&lt;br /&gt;Il a de la terre sur ses bottes.&lt;br /&gt;Comment reconnaît-on un fonctionnaire?&lt;br /&gt;Il a du café sur ses souliers.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, ben là je commence à avoir un sérieux mal de bloc. Pas vous?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-8218576453206397968?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/8218576453206397968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/le-vin-est-tire-il-faudra-bien-le-boire.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8218576453206397968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/8218576453206397968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/le-vin-est-tire-il-faudra-bien-le-boire.html' title='Le vin est tiré, il faudra bien le boire'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3685240447949434025</id><published>2011-07-24T15:21:00.005-04:00</published><updated>2011-07-24T22:02:11.790-04:00</updated><title type='text'>Exploration 2 - Initiation 1</title><content type='html'>Non, il ne s'agit pas ici du score d'une partie enlevée de jambes en l'air! Je sais, je sais. Je déçois encore une fois tous les petits lecteurs cochons qui tapent "Marcheuse nue" sur Google et qui espèrent se rincer l'oeil une fois rendus sur mon blog. Désolée de vous faire perdre votre &lt;nobr&gt;temps! :)&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Permettez-moi&lt;/nobr&gt; maintenant d'expliquer à ceux d'entre vous qui déciderez de vous rendre jusqu'au bout de leur lecture la signification de ce titre qui peut paraître sybillin au départ, mais qui ne l'est tellement pas finalement. C'est que je vous écris en ce moment confortablement assise dans un lit, à Montréal. Oh! Oh! Les pervers qui ne se sont pas encore précipités vers des eaux plus osées viennent de reprendre espoir. Que je vous détrompe de suite. Je suis en fait dans le lit du Fils en train d'utiliser pour la première fois le joujou que je me suis offerte pour souligner ma &lt;nobr&gt;retraite : un&lt;/nobr&gt; Netbook ou si vous préférez un ultraportable ou encore miniportable pour les amis français que je vais prochainement visiter. Vous devinez sans doute la raison pour laquelle je voulais ainsi m'équiper. Eh! oui, c'est pour être en mesure de garder contact avec mon fidèle lectorat pendant ma folle équipée hexagonale. Je pourrai donc continuer de bloguer et même de vous afficher quelques photos gracieuseté de la soeur Psy. Je serai la Plume, elle sera la soeur Lumière. Voilà pour l'initiation qui se passe, ma foi, relativement bien même si j'appelle le Fils à mon secours aux trois minutes et demie. Pas grave. Je vais y arriver. Bien sûr, ce n'est pas la maîtrise du clavier qui pose problème, mais toutes les fonctions que cet appareil peut réaliser en un simple clic. Encore &lt;nobr&gt;faut-il&lt;/nobr&gt; savoir où et quand cliquer! Je considère comme un miracle pour l'instant de ne pas avoir perdu mon texte. J'espère seulement que je ne suis pas en train de crier victoire trop vite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que je mène dans cet exercice, je vais m'attaquer à la partie exploration de mon propos. Tout d'abord pourquoi le score de 2? Vous pensez &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; avoir manqué quelque chose? Nenni. C'est que, ce matin, c'était la deuxième fois que j'explorais le nouveau quartier où habite le Fils pour tenter de me tracer un parcours de marche. Son déménagement a fait en sorte que j'ai dû abandonner mon trajet près de la rivière pour me retrouver pas mal plus en zone urbaine. Plus de Route verte mais, par contre, beaucoup de parcs et de pistes cyclables. Ce ne sont toutefois pas ces endroits que j'ai retenus pour user mes espadrilles car je veux adopter un trajet utilisable toute l'année. Je crois y être presque parvenue aujourd'hui en suivant des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, ça y est. Ça vous reprend de plus belle. Vous vous dites que je joue avec vos sens et que je vais éventuellement traiter de la vraie nature des choses. Hélas, trois fois hélas, je maintiens ma rectitude littéraire pour un temps encore. Ce sont effectivement des hommes qui m'ont accompagnée, mais des hommes décédés dorénavant immortalisés au panthéon urbain montréalais. Ainsi, j'ai d'abord monté &lt;nobr&gt;Émile Journault,&lt;/nobr&gt; un curé rédemptoriste ayant sévi dans la paroisse &lt;nobr&gt;Saint-Alphonse&lt;/nobr&gt; où est située son avenue. Avouez que c'était là un début prometteur! Ensuite, je me suis attaquée à &lt;nobr&gt;André Grasset,&lt;/nobr&gt; un autre prêtre, le premier Canadien de naissance à être béatifié par le pape &lt;nobr&gt;Pie XI.&lt;/nobr&gt; Je faisais dans la chasuble, y a pas à dire. Ma vertu dûment protégée, j'ai grimpé &lt;nobr&gt;Jacques Casault,&lt;/nobr&gt; prêtre et éducateur québécois, le premier recteur de &lt;nobr&gt;l'Université Laval.&lt;/nobr&gt; Puis, j'en ai eu assez et j'ai délaissé l'Église pour le plus grand marin de tous les temps, j'ai nommé &lt;nobr&gt;Christophe Colomb.&lt;/nobr&gt; Enfin, un aventurier. J'apprends toutefois en consultant Wikipédia qu'il apparaît « comme un homme de grande foi, profondément attaché à ses convictions, pénétré de religiosité, acharné à défendre et à exalter le christianisme partout ». Décidément, ces hommes ne vont pas me permettre de quitter le droit chemin. J'entame donc la fin de mon parcours en compagnie du romantique Chateaubriand. Lui aussi a connu ses heures d'exploration puisque, selon ce qu'en dit Wikipédia, à l'époque de la Révolution française, en 1791, il s’éloigne de la France et s’embarque pour le Nouveau Monde. Il parcourt, &lt;nobr&gt;écrit-il&lt;/nobr&gt; pendant une année, les forêts de l’Amérique du Nord, vivant avec les Autochtones et ébauchant sur les lieux son poème des Natchez. Écrit qui va bien faire rire les Américains puisqu'il évoque bananiers et singes pour parler des rives du Mississippi. Il trouve dans ces paysages le reflet de son sentiment d’exil et de solitude. Et moi je trouve la fin de mon parcours en revenant sur &lt;nobr&gt;Saint-Hubert&lt;/nobr&gt; et sur mes racines catholiques. Ici, je vous signale, toujours selon LA source encyclopédique du Net, que &lt;nobr&gt;Saint-Hubert&lt;/nobr&gt; peut faire référence à un patronyme ou à plusieurs lieux, édifices ou même une race de chiens, souvent nommés d'après &lt;nobr&gt;Hubert de Liège,&lt;/nobr&gt; saint chrétien, patron des chasseurs et des forestiers. Pour ce qui est de la rue nouvellement habitée par le Fils, il semble que le terrain pour l'ouverture de cette voie ait été cédé par &lt;nobr&gt;Hubert-Joseph Lacroix&lt;/nobr&gt; (1743-1821) dont la famille s'établit sur cette rue qui sera aménagée officiellement en 1826. Les vastes demeurent construites dans la seconde moitié du XIXe siècle, principalement par l'élite &lt;nobr&gt;canadienne-française,&lt;/nobr&gt; conservent encore à la rue son caractère résidentiel d'origine. Mais, fait plus intéressant encore, le premier établissement des restaurants &lt;nobr&gt;Saint-Hubert&lt;/nobr&gt; fut ouvert sur la rue &lt;nobr&gt;Saint-Hubert&lt;/nobr&gt; (d'où le nom) &lt;nobr&gt;en 1951.&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si j'ai apprécié mon exploration, je compte apporter encore des modifications à mon parcours, surtout les jours où j'aurai envie de sortir des soutanes et des sentiers battus!&lt;br /&gt;________________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes filiales :&lt;/b&gt; Des nouvelles de la Fille? Toujours en attente d'une nouvelle date de retour au pays. &lt;nobr&gt;Entre-temps,&lt;/nobr&gt; elle essaie de tirer le meilleur parti possible de sa &lt;nobr&gt;situation : elle&lt;/nobr&gt; s'est fait couper les cheveux et s'est achetée du mascara. Comme quoi une vraie et grande voyageuse ne reste jamais dépourvue bien longtemps!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3685240447949434025?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3685240447949434025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/exploration-2-initiation-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3685240447949434025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3685240447949434025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/exploration-2-initiation-1.html' title='Exploration 2 - Initiation 1'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3230382220235450855</id><published>2011-07-22T22:41:00.000-04:00</published><updated>2011-07-22T22:41:56.522-04:00</updated><title type='text'>En espérant l'éclaircie</title><content type='html'>Vous savez quoi? Ce matin, le ciel ressemblait à un lit d'ouate. Une grosse couette duveteuse avec plein de petits carrés blancs rembourrés. Et, de temps à autre, une strie de bleu. C'était tellement beau. Je crois que je suis restée la tête levée plusieurs minutes, toute absorbée dans ma contemplation. Quand la Nature me donne ainsi la possibilité d'admirer l'une de ses innombrables facettes, je me considère absolument privilégiée et j'aime à croire, bien humblement, que je fais moi aussi partie de cette magnifique verrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, en arrosant avec le boyau, autre émerveillement. L'eau, qui sortait en un jet fin, semblait littéralement projeter de minuscules morceaux de glace en direction de la &lt;nobr&gt;plate-bande.&lt;/nobr&gt; On aurait dit une pluie de perles s'éparpillant parmi les fleurs. Encore une fois, je suis restée bouche bée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et entre ces deux coups d'éclat, un coup de fil. Ouais. De la Fille. Elle revenait en fin de semaine au bercail. Notez ici l'utilisation à dessein de l'imparfait. Elle s'est encore fait voler. Adieu donc argent, carte de crédit et passeport! Elle semblait pas mal débobinée à son bout du combiné. Et je n'en menais guère plus large, sauf que... heureusement, elle n'a pas été attaquée. Elle est aussi encore accompagnée de ses deux amies. Elle n'est pas seule dans son malheur, ce qui aide sans nul doute à mieux le supporter. En fait, c'est l'Homme qui prend le plus mal cette nouvelle déconfiture de la grande voyageuse devant l'éternel. Je soupçonne que ses grognements de mécontentement ont cependant plus à voir avec l'ennui du père se languissant de l'absence de la Fille qu'avec un réel désappointement devant l'étourderie de sa progéniture. De mon côté, je ne suis pas inquiète, seulement déçue de devoir attendre un peu plus longtemps avant de serrer la Fille dans mes bras. Et mon coeur de mère saigne évidemment devant son désarroi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, c'est ça la vie par chez nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3230382220235450855?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3230382220235450855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/en-esperant-leclaircie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3230382220235450855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3230382220235450855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/en-esperant-leclaircie.html' title='En espérant l&apos;éclaircie'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-5780546073007707434</id><published>2011-07-20T22:42:00.003-04:00</published><updated>2011-07-21T07:41:02.523-04:00</updated><title type='text'>À poils et à nageoires</title><content type='html'>Ah! la, la, qu'il fait chaud! Je crois bien qu'il n'y a que les espiègles de l'étang pour apprécier la hausse du mercure à sa juste valeur. &lt;nobr&gt;Parlons-en&lt;/nobr&gt; de &lt;nobr&gt;ceux-là&lt;/nobr&gt;, justement. Ce soir, j'ai cru remarquer que l'un d'entre eux, ou &lt;nobr&gt;devrais-je&lt;/nobr&gt; dire l'une, avait un gros ventre proéminent qui semblait rempli de quelque chose, comme de belles promesses. Je ne peux pas croire que le bassin va devoir accueillir de nouveaux pensionnaires. Avec les ados de l'automne dernier qui grandissent à vue d'oeil, ça va faire du monde à messe, comme on disait dans le bon vieux temps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et autre fait amusant découvert aussi ce soir au sujet de la faune piscicole de mon point &lt;nobr&gt;d'eau : ses&lt;/nobr&gt; habitants me reconnaissent. Bon, bon, j'entends les rires incrédules. Aux sceptiques qui seront bientôt confondus, je réponds que j'ai fait le test à au moins trois reprises et que toutes les fois j'ai obtenu le même résultat. &lt;nobr&gt;Qu'est-il?&lt;/nobr&gt; Voilà que je vous titille l'organe de la curiosité "pipelisante". Eh! bien, parce que j'ai l'âme d'une Cousteau et que je ne peux résister à vous transmettre mes découvertes, je vous révèle comme ça, tout de go, que les espiègles se précipitent vers moi dès que j'approche du bassin. C'est tellement mignon! Je sais que cela n'a rien à voir avec mon charme de sirène, mais tout à voir avec mon air de nourrice. N'empêche. J'aime croire qu'avec tous les soins que je leur prodigue inlassablement et presque jamais sans me plaindre, j'ai mérité une certaine forme de gratitude. Savoir reconnaître la main qui te nourrit et la saluer de temps à autre n'est pas un trop gros effort demandé. Que ce dernier soit déployé par des bêtes à nageoires me remplit d'une joie incommensurable. Après tout, me semble que j'ai lu ou vu quelque part que les Japonais, ou &lt;nobr&gt;serait-ce&lt;/nobr&gt; les Chinois, sont capables d'apprivoiser des poissons et de leur montrer des trucs. Vous verrez bien si je n'arrive pas à faire sauter les espiègles dans un cerceau d'ici la fin de l'été! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous prouver, comme si j'avais encore à le faire, que j'entretiens un lien particulier avec la faune qui m'entoure, je vais vous parler d'un nouveau petit chat errant adepte de mes plats de nourriture. En fait, il ressemble beaucoup à la maman des chatons de l'année dernière. Je crois d'ailleurs que c'est une femelle elle aussi car son pelage est tricolore. Comme j'ai tenté d'améliorer son ordinaire à quelques reprises en lui donnant du thon, j'ai réussi à établir un début de communication avec elle. Certaines gens mal intentionnés diraient plutôt que j'ai créé un monstre. Ainsi, elle a vite compris que lorsque j'ouvre la porte d'en avant le matin, ce n'est pas seulement pour prendre les journaux. C'est aussi pour mettre les bols sur le balcon. Depuis quelques jours, elle m'attend donc sagement et, dès qu'elle m'aperçoit, elle miaule pour que je la nourrisse. Évidemment, la nourriture sèche n'est désormais plus son premier choix. Vous aurez deviné qu'elle attend le spécial du jour que je cours lui chercher. Je ne peux lui résister car elle est assez maigre. De plus, je crois déceler en elle l'ombre de la possibilité que je puisse éventuellement la flatter. Ce serait merveilleux! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas pourquoi je suis toujours aussi intéressée à établir un contact avec les &lt;nobr&gt;animaux : chats,&lt;/nobr&gt; chiens, oiseaux, poissons, écureuils, ratons laveurs, souris. Je me souviens même de m'être attachée au cloporte commun que le Fils avait gardé quelques semaines dans la maison pour mieux observer le quotidien de cet animal déniché dans la cave. Je crois qu'il lui avait donné une pomme de terre pour se nourrir. À un moment donné, j'ai dû me résoudre à faire une mère de mon &lt;nobr&gt;moi-même&lt;/nobr&gt; et j'ai demandé au Fils de relâcher la bête dans la nature. Vous dire à quel point nous y étions &lt;nobr&gt;attachés : le&lt;/nobr&gt; cloporte vivait dans la cuisine, son bol stratégiquement placé sur le &lt;nobr&gt;micro-ondes.&lt;/nobr&gt; Ce fut vraiment un triste jour que celui où Gaston plia bagages pour rejoindre ses congénères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le recul, je me dis que j'ai &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; une âme de zoologiste mais doublée d'une couche de sensiblerie telle qu'elle vient affaiblir mon côté scientifique pour laisser toute la place au &lt;nobr&gt;gaga gougou&lt;/nobr&gt; de l'émerveillée inconditionnelle des bibittes de toutes sortes. Et puis après?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-5780546073007707434?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/5780546073007707434/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/poils-et-nageoires.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5780546073007707434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5780546073007707434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/poils-et-nageoires.html' title='À poils et à nageoires'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-5544718551708129214</id><published>2011-07-17T20:59:00.001-04:00</published><updated>2011-07-17T21:17:28.378-04:00</updated><title type='text'>Divagations agricoles</title><content type='html'>C'est drôle quand même comment notre esprit fonctionne. Comment il se met tout d'un coup en branle à cause d'une odeur, d'un son, d'un mot qui éveille un souvenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez, l'autre soir, j'expliquais au Fils les rudiments de l'entretien des deux plants de tomates que j'ai semés dans des pots pour qu'il puisse ensuite les mettre sur le balcon de son nouvel appart. Comme je lui parlais de l'importance d'arroser abondamment et régulièrement, surtout pendant les périodes chaudes, j'ai senti poindre comme un début &lt;nobr&gt;d'incompréhension : "Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que tu veux dire par mettre pas mal d'eau?" N'oublions pas ici que le Fils est ingénieur. Il faut donc lui préciser les choses, lui faire un devis, mieux, lui déposer un projet en bonne et due forme. Je n'avais pas le temps, mais je savais par contre de quel instrument il disposait pour arroser ses &lt;nobr&gt;plantes : un&lt;/nobr&gt; simple verre à bière en plastique! "Bon, c'est un peu difficile pour moi comme ça, au téléphone, de te donner une idée exacte. Une chose est sûre, ton verre à bière ne te sera pas très utile." "Pas de problème," me répond le Fils sans hésiter, "je vais utiliser ma tasse Bubba". Là, je suis devenue un peu découragée du pouce vert pâle du &lt;nobr&gt;Fils ing.&lt;/nobr&gt; Pour vous lecteurs qui ne connaissez pas les tasses Bubba, voici une &lt;nobr&gt;photo :&lt;/nobr&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.rona.ca/img/product/medium/61025000.jpg" imageanchor="1" style="margin-left:1em; margin-right:1em"&gt;&lt;img border="0" height="160" width="160" src="http://www.rona.ca/img/product/medium/61025000.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;nobr&gt;Ai-je&lt;/nobr&gt; besoin d'en écrire plus? Je sais que le Fils, tout comme ses amis d'ailleurs, vouent une admiration sans bornes à la tasse Bubba. Ne leur &lt;nobr&gt;a-t-elle&lt;/nobr&gt; pas permis, après tout, de conserver leur rhum au froid pendant qu'ils farnientaient sur la plage lors de leur voyage à Cuba? Je ne nie pas les mérites incontestables ni les propriétés exceptionnelles de ce contenant. Toutefois, la tasse Bubba n'est quand même pas un arrosoir! C'est ce que j'ai essayé d'expliquer au Fils avec un succès très relatif. Pas grave. C'est pas moi qui vais cueillir des tomates séchées sur grappes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. C'est bien beau l'irrigation, mais ce n'est pas cette partie de la conversation qui a emballé mes méninges. J'ai donc poursuivi mon cours de &lt;nobr&gt;botanique 101&lt;/nobr&gt; en faisant remarquer au Fils qu'il allait bientôt avoir de petites tomates. "Comment tu peux savoir ça?", me &lt;nobr&gt;répond-il&lt;/nobr&gt; d'un ton soupçonneux. "C'est facile," que je rétorque, "les plants sont en fleurs". "Ouais, mais encore?", &lt;nobr&gt;hasarde-t-il&lt;/nobr&gt; en espérant cette fois une réponse plus scientifique. C'est là que je lui ai automatiquement récité une des vérités instillées par le &lt;nobr&gt;frère Dubé&lt;/nobr&gt; à ses pupilles du secondaire dans son cours de sciences &lt;nobr&gt;naturelles : "Fleur,&lt;/nobr&gt; fruit, graine!", qu'il nous criait sans arrêt par la tête. Faut dire que le bon frère était convaincu que la transmission de connaissances à des ados ne pouvait s'opérer qu'avec l'élévation des décibels de son organe vocal à un niveau, ma foi, fort respectable. Je dois avouer que, dans mon cas, c'était efficace. Encore à ce jour, toutes les fois où j'arrive aux étapes du jardinage qui consistent à bien mettre les plants en terre, puis à sarcler régulièrement les &lt;nobr&gt;plates-bandes,&lt;/nobr&gt; j'entends une voix qui tonne dans ma &lt;nobr&gt;tête : "Buttez!&lt;/nobr&gt; Luttez! Renchaussez!" Je crois qu'il s'agissait là de mesures à suivre pour la culture des pommes de terre, mais je n'ai jamais osé prendre le risque de ne pas appliquer ces conseils judicieux du &lt;nobr&gt;frère Dubé.&lt;/nobr&gt; Un jour, &lt;nobr&gt;peut-être,&lt;/nobr&gt; je vous raconterai de quelle façon il nous "aidait" à retenir les noms des différentes parties du corps humain. Encore là, preuve que sa méthode pouvait donner les résultats escomptés, je n'ai jamais oublié combien d'os compte le squelette humain et je peux encore nommer les principaux d'entre eux. Les méthodes pédagogiques de mon temps n'avaient surtout rien à voir avec &lt;nobr&gt;l'enfant-roi,&lt;/nobr&gt; mais elles savaient assurément préparer de bons petits valets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Maman, &lt;nobr&gt;es-tu&lt;/nobr&gt; encore là? Je ne comprends rien à ton affaire de graine." Oupse. J'avais presque oublié que je n'avais pas terminé mon cours. "Mais enfin, &lt;nobr&gt;qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que tu ne saisis pas? C'est pourtant évident. D'abord, il y a la fleur. Une fois qu'elle est fanée, le fruit commence à se développer. Quand ce dernier vient à maturité, que &lt;nobr&gt;contient-il?&lt;/nobr&gt; La graine de la prochaine semence. Et ainsi de suite dans un cycle sans fin." Pendant une minute, le Fils reste muet. Il semble en train d'absorber mon docte savoir. "Je crois que je comprends. Mais moi, ce qui m'intéresse particulièrement, c'est combien de tomates chaque plant va produire? &lt;nobr&gt;Est-ce&lt;/nobr&gt; que tu as au moins une idée du rendement de la variété que tu as choisie?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où se trouve la différence entre le roi et le valet. Le monarque veut engranger des profits. Le larbin se contente de semer les plants. Mais qui c'est qui va savoir quand tendre la main pour cueillir les tomates? Oui, celui qui possède la seule et unique &lt;nobr&gt;vérité : Fleur,&lt;/nobr&gt; fruit, graine!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-5544718551708129214?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/5544718551708129214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/divagations-agricoles.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5544718551708129214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5544718551708129214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/divagations-agricoles.html' title='Divagations agricoles'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-1118967806974654667</id><published>2011-07-12T22:14:00.000-04:00</published><updated>2011-07-12T22:14:49.516-04:00</updated><title type='text'>Meilleure avant le 26 août 2011</title><content type='html'>L'autre jour, en faisant l'épicerie, j'ai attrapé un carton de jus d'orange et je suis restée bouche bée en contemplant la date de &lt;nobr&gt;péremption : 31 août&lt;/nobr&gt; 2011. Tout d'un coup, je l'ai eu en pleine face le choc de ma retraite prochaine. &lt;nobr&gt;Le 31 août,&lt;/nobr&gt; je ne ferai effectivement plus partie de la &lt;nobr&gt;main-d'oeuvre&lt;/nobr&gt; active de notre si beau pays. Je n'apporterai plus ma contribution inestimable à la santé de notre économie. Non, ce sera fini tout ça. D'un autre côté, je me réjouis (pas tant que ça pour dire la vérité) à l'idée que mon départ va certainement aider le &lt;nobr&gt;con servateur&lt;/nobr&gt; en chef à atteindre ses objectifs de réduction du déficit puisqu'il n'aura plus à me compter parmi ses fidèles valets. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je reviens au comptoir de réfrigération et à ma grande stupeur. En fait, me retrouver ainsi aussi brutalement devant la trop réelle réalité de mon nouveau statut de rentière m'a pratiquement précipitée dans le panier d'une quidam venue elle aussi faire ses provisions. Non contente de me confondre en excuses, je voulais absolument lui expliquer la raison de ma si désastreuse &lt;nobr&gt;maladresse : "Vous&lt;/nobr&gt; voyez cette date? &lt;nobr&gt;Savez-vous&lt;/nobr&gt; ce que cela veut dire pour moi? &lt;nobr&gt;Le 31 août,&lt;/nobr&gt; je vais déjà être passée date. Oui, je vais être expirée. Non, je n'aurai pas expiré. Je dis que je vais être expirée. Vous ne comprenez pas? Et vous ne voulez pas comprendre? Fort bien, passez votre chemin manante et demeurez dans l'indifférence de mon désarroi!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien été obligée de déposer le carton dans mon panier sans avoir pu exprimer l'ampleur de mon émotion ressentie. J'ai donc cherché l'Homme du regard afin de pouvoir partager avec lui cette foudroyante prise de conscience. Comme d'habitude, il n'était pas à portée de la voix. Quand je l'ai finalement retrouvé, dubitatif devant les boîtes de sardines, j'ai tenté de lui soutirer un peu d'empathie, mais il n'a jamais vraiment compris pour quelle raison une date de péremption pouvait à ce point me troubler. J'ai inspiré un grand coup et expiré.&lt;br /&gt;________________________________&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Notes fauniques :&lt;/b&gt; Trois heures du matin. Je me lève pour vider une vessie vieillissante, donc moins étanche. Je regarde machinalement par la fenêtre pour m'assurer que tout va bien dans la cour lorsque j'entends de drôles de petits cris. On dirait un animal qui pleure. Et ça n'arrête pas. Craignant de retrouver un autre cadavre dans le bassin si je ne fais rien, je décide d'aller y voir de plus près. J'ouvre la porte d'en arrière et j'essaie de distinguer quelque chose dans la pénombre. Et là, je le vois. Un bébé raton en équilibre sur la clôture. Il ne semble pas savoir quoi faire et il se lamente. Je me doute qu'il doit chercher sa mère. &lt;nobr&gt;"Où est-elle&lt;/nobr&gt; passée &lt;nobr&gt;celle-là?"&lt;/nobr&gt; me &lt;nobr&gt;dis-je&lt;/nobr&gt; en n'osant pas trop m'approcher quand même. Un raton, ce n'est pas un chaton. Tout d'un coup, la lumière de l'entrée s'allume. Cela annonce une présence. C'est la maman ratonne, dressée sur ses pattes de derrière, qui cherche sans aucun doute sa progéniture. "Il est passé par là", que je lui dis en pointant du doigt le fond de la cour. En bonne mère dénaturée, elle se dirige plutôt du côté du garage. Ah! la, la, c'est qu'il ne va pas arrêter de pleurer, le pauvre petit. Je l'aperçois d'ailleurs qui brasse les grandes feuilles des hostas et qui fourrage dans les brunneras en continuant de sangloter. Que faire, que faire? Je rentre dans la maison et vais voir sur le balcon d'en avant si un père raton ne ferait pas partie du portrait. Mignonne et la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; m'accompagnent car elles espèrent un déjeuner servi plus tôt qu'à l'habitude. Elles me connaissent trop bien. Je remplis leurs bols. Non, il n'y a pas de papa raton. Seulement deux chats errants qui ont faim parce que les ratons ont tout vidé. Je remplis les bols. Et je retourne en arrière. Les pleurs se font moins aigus. J'espère de tout coeur que la famille est enfin réunie. Je retrouve mon lit et j'essaie de me rendormir avec la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; blottie contre moi, sa petite tête appuyée sur mon bras. Elle ronronne à fond. C'est vraiment mieux que des pleurs!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-1118967806974654667?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/1118967806974654667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/meilleure-avant-le-26-aout-2011.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1118967806974654667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/1118967806974654667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/meilleure-avant-le-26-aout-2011.html' title='Meilleure avant le 26 août 2011'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-5059566521394759516</id><published>2011-07-06T23:05:00.000-04:00</published><updated>2011-07-06T23:05:22.123-04:00</updated><title type='text'>De si petites choses...</title><content type='html'>Ce sont des mots ou des gestes qui, a priori, n'ont l'air de rien, du moins jusqu'à ce qu'ils reviennent vous hanter et même vous troubler. Ça m'arrive des fois. Comme en fin de semaine, à Montréal, où nous sommes allés prêter main forte au Fils qui déménageait. À un moment donné, l'Homme et moi avons pris le métro pour nous rendre au marché afin d'acheter la boustifaille pour le souper. Nous avons rencontré à la station un itinérant et son chien, tous deux assis contre le mur. Nous avons salué le monsieur et échangé quelques mots avec lui avant de laisser des sous dans sa vieille casquette posée par terre. Une fois à l'intérieur de la station, et sans nous être consultés, nous savions que nous essaierions de trouver quelque chose à manger pour ces deux pauvres hères. Malheureusement, nous n'avons pas réussi à dénicher le sandwich ou la boîte de bouffe à chien souhaités. Pas grave. En arrivant près de nos protégés, nous avons de nouveau engagé la conversation et laissé d'autres pièces. Comme je déplorais le fait que nous n'avions rien pour son chien, le maître a &lt;nobr&gt;rétorqué : "Ne&lt;/nobr&gt; vous en faites pas pour lui. Il y a deux jours, quelqu'un m'a apporté un gros sac de plusieurs kilos de nourriture pour chien. C'est moi qui n'ai plus rien à manger. Il me reste seulement un oignon dans le frigo." Ces paroles ne se sont pas insinuées tout de suite dans ma tête. En fait, j'ai simplement accueilli ce cri du coeur sans même me rendre compte que c'en était un. C'est seulement le lendemain que, subitement, la gravité de ces paroles m'est apparue. Ainsi, nous considérons plus important de nourrir un chien plutôt qu'un homme. &lt;nobr&gt;Comprenez-moi&lt;/nobr&gt; bien. Je ne suis pas en train de remettre en question le geste posé envers le meilleur ami de l'homme, au contraire. Vous connaissez mon amour inconditionnel des bêtes de tout acabit. C'est juste que j'ai soudainement trouvé la situation carrément intolérable, à en avoir presque la nausée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de la même fin de semaine, pendant que je rangeais la vaisselle dans le nouvel appartement du Fils, c'est le début de ma décadence dont j'ai pris plus vivement conscience. Agenouillée par terre pour tenter de rejoindre le fond d'une armoire, je me suis aperçue que ma flexibilité commençait sérieusement à prendre le bord. Je n'avais jamais éprouvé jusqu'à maintenant de réelle difficulté à passer d'une position à l'autre mais là, chaque fois que je me relevais pour rincer ma guenille dans l'évier, je peinais à me remettre à genoux. "Il faudra donc que je travaille plus intelligemment à l'avenir," me &lt;nobr&gt;suis-je&lt;/nobr&gt; dit pour mieux faire passer la pilule. Mais je n'étais pas au bout de mes peines, ni de mes constats. Quand est venu le temps de laver le haut des armoires, là encore force me fut de constater que je ne pouvais plus, comme autrefois, me lever debout sur le comptoir en m'agrippant sur le bord du lavabo. Je sais, je sais. Si cette pirouette n'était pas prudente dans ma prime jeunesse, elle se transforme en véritable &lt;nobr&gt;casse-gueule&lt;/nobr&gt; maintenant que je suis décrépite. Malgré tout, je pouvais me rassurer en me répétant qu'on ne déménage pas tous les jours et qu'on n'a donc pas besoin de se transformer régulièrement en alpiniste de l'armoire. Le raisonnement a tenu jusqu'au lundi matin. Cette &lt;nobr&gt;journée-là,&lt;/nobr&gt; le chauffeur du wagon à bestiaux, plutôt que de nous laisser sur le bord du trottoir, a choisi de nous débarquer dans la rue. &lt;nobr&gt;Saviez-vous&lt;/nobr&gt; que la hauteur entre la dernière marche de la porte de sortie du wagon et le macadam est suffisamment élevée pour provoquer un malaise dû à l'altitude et à l'air raréfié? Bon, j'exagère &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; un tantinet. Mais elle l'est assez en tout cas pour que je me transforme en vieille rabougrie qui doit se tenir solidement après le &lt;nobr&gt;garde-fou&lt;/nobr&gt; pour se garder d'avoir l'air folle en posant le pied sur le sol. Le premier petit pas prudent d'une longue enfilade...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-5059566521394759516?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/5059566521394759516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/de-si-petites-choses.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5059566521394759516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/5059566521394759516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/07/de-si-petites-choses.html' title='De si petites choses...'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-4446840836660649259</id><published>2011-06-27T22:53:00.003-04:00</published><updated>2011-06-28T14:37:34.077-04:00</updated><title type='text'>Dans ma bulle</title><content type='html'>Quand je marche, je fais vraiment un effort conscient pour rester dans ma bulle. C'est important pour demeurer présente à ce qui se passe là, sur le trottoir. Ce n'est pas toujours facile cependant avec un esprit qui se plaît à vagabonder dans toutes les directions. Je me fais parfois l'impression d'être un pêcheur obligé de ramener constamment sa ligne près du bateau pour mieux la relancer. Je crois ici que mon image serait plus facile à comprendre si je savais de quoi je parle. En effet, pêcheur, je ne suis point. Pécheresse me suffit amplement! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà justement un exemple de ce dont je vous parlais plus haut. Vous avez vu le détour que je viens de prendre pour revenir enfin à mon propos? Alors, pour reprendre le fil conducteur de ce texte, j'ai pensé aujourd'hui en marchant qu'il serait amusant de vous faire entrer dans ma bulle, l'espace d'un parcours. Vous pourrez saisir davantage l'ampleur de mon errance intellectuelle. C'est donc parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de quitter la maison. J'entame le premier droit qui m'amène devant la maison du coin de la rue où l'on s'active depuis deux semaines à refaire complètement la cour arrière, piscine comprise. J'ai droit en cette fin &lt;nobr&gt;d'après-midi&lt;/nobr&gt; au spectacle d'un beau corps de jeune homme, poitrine musclée exposée à tous vents sur le toit de ce que je crois être un cabanon en construction. Hum! Dommage, je dois traverser la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue mon chemin et croise la dame aux &lt;nobr&gt;soutiens-gorge&lt;/nobr&gt; dont je vous ai déjà parlé (voir message du 14 avril 2010). Cette fois, elle est vêtue chaudement d'un ensemble de jogging mauve en polar. Difficile de rester concentrée, &lt;nobr&gt;avouez-le.&lt;/nobr&gt; J'obtiens une explication quand j'arrive à sa hauteur. Elle me sourit à pleines dents et me &lt;nobr&gt;lance : "Il&lt;/nobr&gt; fait chaud, hein! Je suis obligée de m'habiller comme ça parce que je suis allergique au soleil." Ah! Tout devient subitement limpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un répit de quelques pas jusqu'à ce que je passe devant une maison toujours très négligée où j'entends un chien aboyer à fendre l'âme. C'est la deuxième fois que ça m'arrive en moins d'une semaine. J'ai tout de suite ressenti le même serrement de coeur que jeudi dernier, à la sortie du bureau, au moment où je me dirigeais vers l'arrêt du wagon à bestiaux. Dans ce cas, les larmoiements de la pauvre bête semblaient provenir d'un appartement situé en face du petit centre commercial. Je ne sais pas si ce chien s'ennuyait, s'il avait faim ou soif, s'il avait chaud ou s'il avait simplement été abandonné là trop longtemps, mais c'était triste à mourir cette complainte du meilleur ami de l'homme laissé à &lt;nobr&gt;lui-même&lt;/nobr&gt; en plein &lt;nobr&gt;centre-ville.&lt;/nobr&gt; Même une fois engouffrée dans l'immeuble, je pouvais encore percevoir les sons désespérés qu'il poussait. J'ai presque fait &lt;nobr&gt;demi-tour&lt;/nobr&gt; mais, en bonne citoyenne formée pour rester centrée sur son nombril, j'ai continué mon chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je le fais, là, maintenant, en entrant dans le parc. Totalement centrée enfin sur la musique du groupe Atreyu, je réussis à parcourir plusieurs rues en marchant au rythme rapide des chansons qui défilent dans mes oreilles. C'est le cadavre de la moufette rencontré déjà hier qui fait de nouveau errer ma pensée. Je constate d'abord qu'il ne lui reste qu'un peu de poil sur le dos. Elle a été littéralement dépouillée de ses entrailles. L'odeur caractéristique est toutefois encore bien présente. Elle me fait d'ailleurs marcher plus rapidement car elle prend à la gorge. En accélérant le pas, je me rappelle de l'autre cadavre découvert &lt;nobr&gt;celui-là&lt;/nobr&gt; sur notre terrain, plus précisément dans l'étang. Eh! oui, hier matin, chaussée de mes bottes de caoutchouc, je me préparais à déplacer des plantes dans le bassin quand, au moment où j'allais poser mon pied dans l'eau, j'ai poussé un cri en voyant flotter devant moi une corneille morte. J'ai alerté l'Homme pour qu'il procède immédiatement à l'enlèvement du volatile. Je ne sais pas pourquoi car, comme vous le savez, il n'est pas utile ni coopératif dans ce genre de situation. Vous auriez dû nous voir, tous les deux horrifiés, résolus chacun à ne pas être le ramasseur d'oiseaux morts. Finalement, j'ai convaincu l'Homme de prendre une pelle pour recueillir la bête pendant que moi je tiendrais un sac dans lequel il pourrait la mettre avant de la jeter aux ordures. Je ne sais pas encore comment nous avons réussi notre exploit car nous avions tous les deux les yeux fermés pendant la durée de l'opération! Je souris en repensant à cette scène et à la déclaration &lt;nobr&gt;post-mortem&lt;/nobr&gt; de &lt;nobr&gt;l'Homme : "Les&lt;/nobr&gt; animaux, moi je les aime vivants pas morts!" Nemrod de mon coeur, vaillant chasseur devant l'Éternel!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis maintenant à &lt;nobr&gt;mi-parcours.&lt;/nobr&gt; La température est idéale. Il fait chaud, mais le vent souffle de façon continue et sèche la sueur à mesure qu'elle perle. Je sens l'énergie qui monte d'un autre cran. Les muscles sont dérouillés et le cerveau, enfin endormi. Je ne fais que marcher et c'est tellement bon!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"La meilleure façon de marcher, c'est encore la nôtre. C'est de mettre un pied d'vant l'autre et de recommencer."&lt;/i&gt;(air connu)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-4446840836660649259?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/4446840836660649259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/dans-ma-bulle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4446840836660649259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4446840836660649259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/dans-ma-bulle.html' title='Dans ma bulle'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-7658409037704698320</id><published>2011-06-26T22:56:00.056-04:00</published><updated>2011-06-27T19:47:49.141-04:00</updated><title type='text'>Le jardinage en images et l'étang en gros plans</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ynGeXasteDo/TgJ9kluHFHI/AAAAAAAAAho/IGyLzQ2QORc/s640/IMG_2233.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-ynGeXasteDo/TgJ9kluHFHI/AAAAAAAAAho/IGyLzQ2QORc/s320/IMG_2233.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-6YRmiiMDFE8/TgJ9vI6Sp-I/AAAAAAAAAiA/dIQUgBW3Bz4/s640/IMG_2229.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-6YRmiiMDFE8/TgJ9vI6Sp-I/AAAAAAAAAiA/dIQUgBW3Bz4/s320/IMG_2229.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-suPB8hoVEPw/TgJ96opeZGI/AAAAAAAAAiU/mTtUQvhWD2g/s640/IMG_2224.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://lh3.googleusercontent.com/-suPB8hoVEPw/TgJ96opeZGI/AAAAAAAAAiU/mTtUQvhWD2g/s320/IMG_2224.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Alors voici, pour le plaisir de vos yeux, les résultats de mes efforts des dernières semaines. Les premières photos donnent une idée de la façade de la maison. Je dois avouer que ce n'est pas là que je consacre le plus de "jus de bras" sauf que, depuis la construction du petit muret par le Pusher, je dois dire que je m'intéresse davantage à l'améliorer. En plus, l'Ami m'a rapporté d'une visite aux Jardins de Métis des graines de pavot et de marguerite que j'ai réussi à faire pousser. Comme vous pouvez le constater, les plants de pavot sont assez imposants et, ma foi, fort jolis, du moins jusqu'à ce que les fleurs fanent. Quant aux marguerites, il était encore trop tôt pour vous les faire admirer. Elles s'épanouissent dans la &lt;nobr&gt;plate-bande&lt;/nobr&gt; encerclée par le petit muret situé à la limite de notre terrain. Vous pouvez l'apercevoir tout de suite après les deux immenses cèdres. Ces marguerites, d'un jaune assez vif avec un coeur brun foncé, durent jusqu'aux gelées. Elles sont aussi très résistantes aux maladies et au froid de l'hiver. Je trouve que le devant prend du mieux avec le temps. Je persiste toutefois à trouver que ce n'est pas encore très réussi et je continue de réfléchir aux améliorations que je devrai éventuellement apporter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-LXp2hv6Hri0/TgJ98HGZmzI/AAAAAAAAAiY/DoSHdA27vCc/s640/IMG_2223.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh4.googleusercontent.com/-LXp2hv6Hri0/TgJ98HGZmzI/AAAAAAAAAiY/DoSHdA27vCc/s320/IMG_2223.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-IDLD7kkrue8/TgJ99wg8aiI/AAAAAAAAAig/5nRoqDhh-cY/s640/IMG_2222.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh6.googleusercontent.com/-IDLD7kkrue8/TgJ99wg8aiI/AAAAAAAAAig/5nRoqDhh-cY/s320/IMG_2222.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-BaPKde-G0Gc/TgJ-GvLfcjI/AAAAAAAAAi4/GnVdyXa0Geg/s640/IMG_2211.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://lh4.googleusercontent.com/-BaPKde-G0Gc/TgJ-GvLfcjI/AAAAAAAAAi4/GnVdyXa0Geg/s320/IMG_2211.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-a_fxjGAEmPE/TgJ-Is7nMgI/AAAAAAAAAi8/CHkZ1lCWY2U/s640/IMG_2210.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh4.googleusercontent.com/-a_fxjGAEmPE/TgJ-Is7nMgI/AAAAAAAAAi8/CHkZ1lCWY2U/s320/IMG_2210.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Après la boîte à fleurs du balcon d'en avant et le monarque croqué sur le vif par le Fils, nous arrivons devant le garage. Vous ne voyez qu'une partie de la végétation que j'y installe, entre autres des plants de tomates. La table bistro s'avère bien pratique quand l'Homme s'active au BBQ. C'est là que nous nous installons pour prendre l'apéro. Vous avez également un aperçu de la terrasse et de l'entrée de la cour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-G8COMapoF1I/TgJ-NORoGNI/AAAAAAAAAjI/n_hTQ7_Q3lk/s640/IMG_2207.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://lh3.googleusercontent.com/-G8COMapoF1I/TgJ-NORoGNI/AAAAAAAAAjI/n_hTQ7_Q3lk/s320/IMG_2207.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-NpH4WRunO94/TgJ-QOQTCuI/AAAAAAAAAjQ/MFWAOiPQH2s/s640/IMG_2205.JPG" rel="lightbox[Blog]" imageanchor="1" style="margin-left:1em; margin-right:1em"&gt;&lt;img border="0" height="240" width="320" src="https://lh6.googleusercontent.com/-NpH4WRunO94/TgJ-QOQTCuI/AAAAAAAAAjQ/MFWAOiPQH2s/s320/IMG_2205.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, on se rapproche de l'étang. J'aime beaucoup la vieille porte de côté du garage. Avouez qu'elle a un charme certain!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-18UBeQIE0MU/TgJ-XHFCZ9I/AAAAAAAAAjo/Bbry0flzQV0/s640/IMG_2200.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh5.googleusercontent.com/-18UBeQIE0MU/TgJ-XHFCZ9I/AAAAAAAAAjo/Bbry0flzQV0/s320/IMG_2200.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on continue. On se trouve maintenant complètement au fond de la cour devant le Chat de Wakefield. Je l'ai acheté dans un magasin de souvenirs lors d'une ballade dans le coin. J'ai craqué. Il me le fallait! J'essaie quand même de ne pas trop abuser des objets décoratifs dans la cour mais, parfois, je ne déteste pas la surprise que cela peut donner au détour d'un bosquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-2mOvGAZWoRI/TgJ-f461kLI/AAAAAAAAAkI/-SLKUVI8NPc/s640/IMG_2193.JPG" imageanchor="1" style="margin-left:1em; margin-right:1em"&gt;&lt;img border="0" height="240" width="320" src="https://lh3.googleusercontent.com/-2mOvGAZWoRI/TgJ-f461kLI/AAAAAAAAAkI/-SLKUVI8NPc/s320/IMG_2193.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-E3I4SjkAedo/TgJ-hBZ5qwI/AAAAAAAAAkQ/SBagHqu51JQ/s640/IMG_2191.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh4.googleusercontent.com/-E3I4SjkAedo/TgJ-hBZ5qwI/AAAAAAAAAkQ/SBagHqu51JQ/s320/IMG_2191.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-P2J8oU5iAhg/TgJ-jQ6MejI/AAAAAAAAAkY/5oHbx7cy-R0/s640/IMG_2189.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh4.googleusercontent.com/-P2J8oU5iAhg/TgJ-jQ6MejI/AAAAAAAAAkY/5oHbx7cy-R0/s320/IMG_2189.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-DOdl8wwLs_w/TgJ-parBVwI/AAAAAAAAAkw/j9YMANx46gQ/s640/IMG_2183.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh5.googleusercontent.com/-DOdl8wwLs_w/TgJ-parBVwI/AAAAAAAAAkw/j9YMANx46gQ/s320/IMG_2183.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;On poursuit avec la faune piscivore. Si vous êtes fin observateur, vous pourrez apercevoir les &lt;nobr&gt;bébés-ados&lt;/nobr&gt; poissons rouges à &lt;nobr&gt;l'avant-plan&lt;/nobr&gt; et à gauche. À droite complètement, c'est Tarzan, un &lt;nobr&gt;bébé-koï&lt;/nobr&gt; de l'année dernière. Il y a ensuite plusieurs vues de l'étang &lt;nobr&gt;Michel-Chartrand.&lt;/nobr&gt; À ce propos, si cela vous intéresse, vous pouvez consulter le message du &lt;nobr&gt;4 juillet&lt;/nobr&gt; dernier où vous verrez d'autres photos qui vous donneront une idée de l'étang à sa première année d'existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-QQ1b9vpfZv4/TgJ-thASuHI/AAAAAAAAAk8/YmkNn_HTwyQ/s640/IMG_2180.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh3.googleusercontent.com/-QQ1b9vpfZv4/TgJ-thASuHI/AAAAAAAAAk8/YmkNn_HTwyQ/s320/IMG_2180.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-KYSm8snsEj4/TgJ_LGW-w4I/AAAAAAAAAmE/-eX7ZLhI-k8/s640/IMG_2164.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh5.googleusercontent.com/-KYSm8snsEj4/TgJ_LGW-w4I/AAAAAAAAAmE/-eX7ZLhI-k8/s320/IMG_2164.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-taXs2yef0Vg/TgJ_Ml3715I/AAAAAAAAAmI/dcy0G-ifNQ4/s640/IMG_2163.JPG" imageanchor="1" rel="lightbox[Blog]" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh4.googleusercontent.com/-taXs2yef0Vg/TgJ_Ml3715I/AAAAAAAAAmI/dcy0G-ifNQ4/s320/IMG_2163.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Finalement, c'est la &lt;nobr&gt;Reine-Marguerite&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;elle-même&lt;/nobr&gt; qui vous amène vers l'immense &lt;nobr&gt;plate-bande&lt;/nobr&gt; d'ombre (vous n'en voyez que la moitié en fait) qui constitue l'essentiel de mon jardin. À noter avec émotion que la dernière photo donne une idée de la majesté de l'érable centenaire que je considère comme le roi de ma cour. J'aime parfois entourer son tronc pour sentir son énergie et m'imprégner du calme qu'il dégage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nature est généreuse, comme l'Homme se plaît à le répéter, pour m'enlever mes doutes quand je m'inquiète d'une plante qui ne pousse pas comme elle le devrait. J'ajouterais qu'elle est source de guérison et d'apaisement. Il faut donc en prendre soin et la contempler tout son soûl!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-7658409037704698320?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/7658409037704698320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/le-jardinage-en-images-et-letang-en.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7658409037704698320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/7658409037704698320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/le-jardinage-en-images-et-letang-en.html' title='Le jardinage en images et l&apos;étang en gros plans'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-ynGeXasteDo/TgJ9kluHFHI/AAAAAAAAAho/IGyLzQ2QORc/s72-c/IMG_2233.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6979399344625241136</id><published>2011-06-22T22:21:00.003-04:00</published><updated>2011-06-23T08:58:00.848-04:00</updated><title type='text'>Les bestiaux en balade</title><content type='html'>Comme je l'ai déjà illustré dans ce blog, le transport en wagons à bestiaux peut donner lieu à d'incroyables anecdotes. Tenez, hier soir, d'autres bêtes et &lt;nobr&gt;moi-même&lt;/nobr&gt; avons été prises en otage par un conducteur enragé. Je vous raconte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais assise dans les stalles arrières. Il faisait chaud. Toutes les fenêtres étaient fermées. Après un petit moment, je décide d'ouvrir malgré l'avertissement lancé par une compagne voisine. Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre un hurlement en provenance de celui chargé de mener le troupeau à &lt;nobr&gt;destination : "Fârmez&lt;/nobr&gt; la f'nêtre! Y'a l'air climatisé!" Depuis le temps que je voyage en transport commun, j'ai appris à décoder le langage très &lt;nobr&gt;au-ras-des-pâquerettes&lt;/nobr&gt; utilisé par les "as du volant". J'ai donc bien vite refermé la fenêtre. Les minutes passent. La &lt;nobr&gt;soi-disant&lt;/nobr&gt; climatisation se laisse désirer. On sent à peine un léger souffle froid, et ce, seulement à condition de se pencher sur le bord de la fenêtre pour se coller littéralement à l'arrivée d'air. C'est pénible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence à percevoir chez mes compagnons d'infortune les signes d'un certain inconfort. La bête de droite se plaint de la sueur qui dégouline sur son nez. Une autre, complètement au fond de l'habitacle, soupire et s'évente à l'aide d'un journal. Un militaire, stoïque comme il se doit dans l'adversité, se trémousse quand même sur son siège en essuyant discrètement une gouttelette qui perle au bord de son béret kaki. Mais personne n'ose commettre le geste fatidique d'ouvrir de nouveau une fenêtre. Je suis abasourdie et je m'inquiète sérieusement de la bête humaine. Je comprends mieux maintenant pourquoi les vaches se laissent conduire aussi facilement à l'abattoir. Nous ne sommes pas si différents des bovins. Quelqu'un nous crie après et nous voilà prêts à offrir notre gorge au couperet. Navrant, vraiment navrant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, le wagon était en retard. Quand il s'est finalement présenté, nous nous sommes engouffrés pour remplir à capacité tout l'espace disponible. Une bête impolie a réussi à me doubler dans la file trop docile. Elle a donc pu s'asseoir. Moi j'étais debout. Et à l'arrière encore une fois. Dans la stalle du fond, qui peut contenir jusqu'à cinq bêtes minces, il y avait quatre bêtes mâles moyennement obèses. On peut dire qu'il restait une &lt;nobr&gt;demi-place&lt;/nobr&gt; que je n'avais pas vraiment l'intention de réquisitionner. Soudain, il y a un mouvement de foule à côté de moi et une bête femelle pas grande mais vigoureuse donne du coude pour se diriger tout droit vers la banquette en question. "Tassez-vous", qu'elle lance, "moi je suis très petite et je peux m'asseoir entre vous deux", qu'elle dit aux mâles de la stalle qui n'en croient pas leurs oreilles. Ils s'écartent quand même un peu et la fonceuse réussit à poser le bord de ses fesses sur le siège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous roulons depuis quelques minutes lorsque la bête récalcitrante se met à vitupérer contre le mâle installé près de la &lt;nobr&gt;fenêtre : "Aye!&lt;/nobr&gt; tu pourrais pas fermer tes jambes, toé, pour que j'aye plus de place!" Interloquée, la bête interpellée &lt;nobr&gt;rétorque : "J'peux&lt;/nobr&gt; pas, j'suis trop gros." Là, je trouvais qu'il venait de donner des détails qui n'avaient pas été sollicités. Je veux bien croire qu'il était Noir mais &lt;nobr&gt;fallait-il&lt;/nobr&gt; fournir autant de précisions. La bête récalcitrante semble &lt;nobr&gt;elle-même&lt;/nobr&gt; surprise de la réponse mais nullement dépourvue &lt;nobr&gt;d'arguments : "Comment&lt;/nobr&gt; ça trop gros?" Bon, bon, que je me disais, &lt;nobr&gt;est-ce&lt;/nobr&gt; que ce dialogue improbable va finalement arriver à son terme? "C'est que je n'ai pas de place pour mes jambes à cause du banc devant moi," &lt;nobr&gt;finit-il&lt;/nobr&gt; par expliquer. Ouf! Mais cela n'arrête pas la bête &lt;nobr&gt;récalcitrante : "Change&lt;/nobr&gt; de place avec moé. Je suis petite (on commence à le savoir) et je n'aurai pas de problème avec mes jambes. Je pourrai aussi avoir plus de place pour m'asseoir." "Non merci, je reste ici," a répondu la bête interpellée, maintenant franchement écoeurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours suspendue à mon poteau, je n'ai pas pu m'empêcher de conclure que la petite bête fatigante, avec son front tout le tour de la tête, ne ferait jamais partie du troupeau conduit à l'abattoir. Fasse qu'elle soit dans le wagon la prochaine fois où nous oserons ouvrir une fenêtre avec l'air climatisé! J'en connais un qui va se faire fermer le clapet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6979399344625241136?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6979399344625241136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/les-bestiaux-en-balade.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6979399344625241136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6979399344625241136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/les-bestiaux-en-balade.html' title='Les bestiaux en balade'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-787611674621365587</id><published>2011-06-17T22:28:00.002-04:00</published><updated>2011-06-18T23:11:18.739-04:00</updated><title type='text'>Le Pusher et la Kamikaze</title><content type='html'>Aujourd'hui, j'étais branchée non pas sur du métal mais bien à un tensiomètre ambulatoire. Vous auriez dû voir l'appareillage. Digne des pays les plus pauvres de la planète! C'est là que j'admire le jugement de nos politiciens, et de nos concitoyens tant qu'à y être, qui préfèrent investir dans un aréna plutôt que dans les soins de santé. Et pourtant... au nombre de malades qui vont envahir ce haut temple du sport, je trouve qu'il faudrait consacrer des flots de billets verts aux services dont ils auront tous éventuellement besoin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'enfin. Revenons à cet appareil du Néanderthal. Moi je pensais naïvement porter un petit brassard noir qui prendrait des données je ne sais trop comment. Je croyais surtout que j'aurais l'air un peu cool. Comme j'étais loin de la réalité. Tout d'abord, l'hôpital n'avait pas en stock la largeur de brassard dont j'aurais eu besoin. C'est donc toute la partie entre mon coude et l'épaule qui était couverte d'un hideux brassard bleu délavé. Et il n'avait même pas l'air propre. Attaché après, un long fil brun en caoutchouc qui me passait derrière la tête, entrait dans mon chandail et se connectait à une batterie/compresseur que je devais porter à la ceinture. C'était d'un inconfort total. J'étais désespérée. Juste me voir ainsi branchée, j'avais envie de pleurer. Comme je ne cessais de passer de vilains commentaires sur le bleu malade qui entourait mon bras, le technicien a accepté de me prêter une ceinture noire qu'un patient découragé de la laideur des ceintures utilisées avait acheté &lt;nobr&gt;lui-même&lt;/nobr&gt; et légué à l'hôpital par pitié. Je le comprends. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sortie de là avec deux &lt;nobr&gt;recommandations : je&lt;/nobr&gt; ne pouvais pas prendre de bain ou de douche, et je devais vaquer à mes occupations comme si de rien n'était. Très drôle. J'ai quand même tenté l'expérience. En arrivant à la maison, je me suis changée en essayant de ne pas arracher l'attirail et je suis partie sur mes trottoirs chéris. Quand la machine bipait, aux trente minutes, je devais m'arrêter et attendre que le brassard gonfle pour enregistrer ma tension. À la fin de mon parcours, après avoir été obligée de stopper trois fois mon rythme de marcheuse, j'étais prête à hurler. Dire que le technicien, en constatant mon état de panique pendant ma transformation en kamikaze, m'avait suggéré de faire du yoga! Un peu plus et je m'installais dans la position du chien la tête en bas, drette là. Mais j'ai respiré un bon coup en me rappelant qu'il ne m'en restait que pour &lt;nobr&gt;vingt-deux heures!&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, le Pusher et moi avions convenu d'aller dîner ensemble. J'espérais secrètement que cela me change les idées. J'étais quand même un peu gênée de me promener en public avec l'affaire bleue au bras, alors j'ai enfilé une veste grise en coton ouaté. C'était parfait pour une journée chaude et humide...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pusher en avait vu d'autres et il n'a pas semblé incommodé par mon nouveau look. Nous sommes donc allés nous acheter de la bière et nous avons mangé et bu en jasant et en bipant. C'était formidable!!?! Enfin, nous sommes partis ensuite chez lui pour écouter du métal et là j'ai fait une &lt;nobr&gt;découverte : le&lt;/nobr&gt; métal enterrait le &lt;nobr&gt;bip-bip&lt;/nobr&gt; qui me tapait sur les nerfs. Si ce n'avait été du fait que le bras me gonflait à intervalles réguliers, j'aurais presque pu oublier mon état de terroriste de la tension artérielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, de retour à la maison, tout s'est gâché. J'ai osé continuer à bouger, à vaquer quoi. J'ai été à l'épicerie où j'ai acheté entre autres un immense cantaloup et un aussi immense melon au miel, puis au Marché de solidarité où j'ai transporté neuf plants de tomates (je sais, c'est trop), une caissette de fleurs (des calendulas et c'est trop, ça aussi) et du basilic pourpre, du basilic thaïlandais et de l'eucalyptus (je ne sais pas où je vais mettre tout ça). J'ai ensuite préparé une sauce pour les côtes levées. Je suis allée chercher l'Homme au travail (la machine a encore bippé pendant que je &lt;nobr&gt;conduisais - vous&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;ai-je&lt;/nobr&gt; dit que lorsqu'elle n'arrive pas à prendre sa lecture, elle recommence deux minutes plus tard? C'est ce qu'elle a fait). J'ai joué dans mes plantes. C'est là qu'elle s'est mise à s'emballer. Faut dire que ça faisait quelques fois que j'essayais de replacer le maudit brassard qui descendait tout le temps. Et je ne cessais de jouer avec le foutu fil qui me passait presque &lt;nobr&gt;par-dessus&lt;/nobr&gt; la tête toutes les fois que j'avais le malheur de me pencher un tant soit peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, nous avons explosé toutes les deux en même temps la machine et moi, comme les kamikazes. Seulement moi je suis encore en vie. Je ne sais pas cependant si je vais le rester longtemps, surtout quand le doc va apprendre que j'ai pété les plombs!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-787611674621365587?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/787611674621365587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/le-pusher-et-la-kamikaze.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/787611674621365587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/787611674621365587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/le-pusher-et-la-kamikaze.html' title='Le Pusher et la Kamikaze'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-4606103590946956652</id><published>2011-06-15T22:27:00.002-04:00</published><updated>2011-06-16T14:13:15.819-04:00</updated><title type='text'>La Loi du Talion?</title><content type='html'>J'ai oublié l'autre jour de vous parler d'une conversation de wagon à bestiaux à laquelle j'ai assisté à mes oreilles défendantes. Vous savez ce que c'est. Vous broutez paisiblement dans votre stalle en vous mêlant de vos affaires quand les bêtes d'à côté se mettent à parler de la pluie et du beau temps. C'est plate. Vous les entendez mais, heureusement, cela ne vous empêche pas de continuer à mâchouiller votre avoine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, de temps à autre, le ton monte et les propos deviennent franchement dérangeants. Passe encore lorsqu'il s'agit de détails croustillants parce que sexuels. Inévitablement, dans ce genre de situation, vous mâchonnez plus lentement en faisant le moins de bruit possible. Vous tendez l'oreille et saisissez des bribes qui soulèvent votre intérêt. Ça peut aider à agrémenter le voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était pas le cas l'autre jour. Non. Je n'avais pas besoin de faire semblant de ne pas écouter, j'entendais tout même si je ne le voulais pas parce que l'échange se passait entre plusieurs stalles. Un véritable &lt;nobr&gt;chassé-croisé.&lt;/nobr&gt; Le &lt;nobr&gt;sujet : les&lt;/nobr&gt; animaux que l'on heurte quand on est en automobile. À mon grand désarroi, j'ai eu droit notamment à la description complète de l'état de deux chevreuils ayant eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. &lt;nobr&gt;Dois-je&lt;/nobr&gt; vous préciser que les pauvres bêtes se portaient plutôt mal? Heureusement, l'un des participants à la discussion (une femme, de surcroît) nous a fait part de sa méthode bien personnelle d'abréger les souffrances de ces victimes de la route. &lt;nobr&gt;Eh! oui,&lt;/nobr&gt; elle garde toujours un bâton de baseball à portée de la main lorsqu'elle se déplace en voiture. C'est extrêmement pratique. Tu frappes un animal. Tu sors de ta voiture et constates qu'il n'est pas mort. Tu t'empares alors du bâton et tu donnes un bon coup. Paf! Tiens toé, crève. Selon l'amie des bêtes, c'est la façon la plus "humaine" de régler le sort de l'agonisant. J'étais sur le bord de vomir. J'ai dû mettre mes écouteurs et me plonger dans le métal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, même wagon, d'autres bestiaux. Encore une fois, je me retrouve dans le milieu d'une conversation qui m'indispose. On discute en effet de l'histoire d'un petit garçon de quatre ans, battu à mort par sa &lt;nobr&gt;belle-mère.&lt;/nobr&gt; J'apprends que cette dernière avait convaincu le père de l'enfant qu'il fallait le battre parce qu'il n'écoutait jamais. L'imbécile en remettait donc de son côté. Apparemment, selon les sources bien informées qui m'entouraient, le corps du petit garçon n'était qu'une immense plaie. Ses fesses, entre autres, étaient pleines de trous causés par les coups répétés de cuillère en bois qu'il recevait de sa mentalement indisposée de &lt;nobr&gt;belle-mère.&lt;/nobr&gt; J'en frémissais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là que je me suis rappelée de la conversation de la semaine précédente sur les animaux frappés en bordure des routes. Triste fin, c'est vrai. Mais que dire du destin d'un enfant de quatre ans frappé volontairement à mort par ceux qui sont supposés en prendre soin? Cela a eu l'heur de réveiller en moi de bas instincts, comme celui de posséder un bâton de baseball et de m'en servir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-4606103590946956652?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/4606103590946956652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/la-loi-du-talion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4606103590946956652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4606103590946956652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/la-loi-du-talion.html' title='La Loi du Talion?'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-37743192353236685</id><published>2011-06-14T22:35:00.003-04:00</published><updated>2011-06-14T22:40:18.416-04:00</updated><title type='text'>Le yoga sur l'herbe</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fc/%C3%89douard_Manet_-_Le_D%C3%A9jeuner_sur_l%27herbe.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="252" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fc/%C3%89douard_Manet_-_Le_D%C3%A9jeuner_sur_l%27herbe.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Effectivement, ce n'est pas le déjeuner que j'ai pris sur le vert gazon. J'ai plutôt profité d'une séance de yoga donnée dans le parc en face du bureau, sur le bord de la rivière par surcroît. &lt;nobr&gt;Rassurez-vous,&lt;/nobr&gt; toutefois, nous étions plus habillés que les &lt;nobr&gt;pique-niqueurs&lt;/nobr&gt; du tableau de Manet qui m'a inspiré pour le titre de cette chronique. Je ne suis pas trop certaine d'ailleurs que les personnages mis en scène par le peintre se soient limités à faire bombance. La nudité des dames invitées laisse plutôt supposer que la chair fraîche faisait également partie du menu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais &lt;nobr&gt;permettez-moi&lt;/nobr&gt; de revenir à mon propos, ce qui demandera, pour certains d'entre vous, un peu de concentration. Donc, dans le cadre de la Semaine de la fonction publique, l'Amie yogini a été invitée à offrir deux cours de yoga. Comme il pleuvait hier, nous avons dû nous contenter d'une petite salle de conférence pour lâcher notre ohm. Par contre, aujourd'hui, il faisait beau et chaud. Une température idéale pour déjeuner... je veux dire faire du yoga... sur l'herbe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons installé nos tapis sur la pelouse et avons été rejoints immédiatement par un troupeau de fourmis. Pas grave. Elles semblaient très zen et de toute façon absolument décidées à nous accompagner. C'était vraiment particulier de partager ainsi notre tapis avec plus petit que nous. Autre léger &lt;nobr&gt;hic : les&lt;/nobr&gt; rayons du soleil plombaient suffisamment fort pour faire en sorte que lorsque nous devions déplacer nos pieds, nous ressentions sans vraiment trop nous y attendre une brûlure, un peu comme l'enfant qui touche un rond de poêle. Encore là, rien de suffisamment incommodant pour se déconcentrer et perdre les bienfaits de cette pratique inusitée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans jamais l'avoir expérimenté encore, j'imagine que ce doit être aussi très agréable de faire du yoga sur le sable devant un quelconque plan d'eau. Mais peu importe l'endroit. Je crois que ce que j'aime particulièrement dans le fait d'être dehors, c'est de pouvoir sentir encore plus pleinement l'enracinement. Toucher directement la terre, c'est établir une connexion sans obstacle avec l'énergie vitale. C'est &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; pour ça que j'ai toujours adoré me promener &lt;nobr&gt;nu-pieds!&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enracinement. Je me souviens à une époque plus, disons agitée, de ma vie, qu'une thérapeute m'avait dit que je n'étais pas suffisamment enracinée. J'avais apparemment tout dans la tête, mais rien dans les pieds. Et je suis bien obligée de reconnaître que, depuis que je m'ancre davantage au sol, je me sens beaucoup plus forte. D'ailleurs, le physio que je consulte pour les petites douleurs découlant de mon entraînement parfois trop intensif se plaît à me &lt;nobr&gt;répéter : "Toi,&lt;/nobr&gt; je t'imagine sur les trottoirs. Tu dois marcher de façon très énergique en écoutant ton métal." C'est vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y étais d'ailleurs ce soir, sur les trottoirs. De retour enfin après ma semaine de &lt;nobr&gt;rase-motte.&lt;/nobr&gt; C'était bon, ça aussi. Même chaussée d'espadrilles, je faisais corps avec la terre. J'ai poussé l'audace à faire mon long parcours tellement j'avais besoin de bouger. Finalement, tout cet exercice m'a creusé l'appétit. C'est drôle, j'avais comme une envie de déjeuner...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-37743192353236685?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/37743192353236685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/le-yoga-sur-lherbe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/37743192353236685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/37743192353236685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/le-yoga-sur-lherbe.html' title='Le yoga sur l&apos;herbe'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-2239690712478328734</id><published>2011-06-12T21:34:00.000-04:00</published><updated>2011-06-12T21:34:34.538-04:00</updated><title type='text'>La troisième saison</title><content type='html'>L'Homme et moi formons un vieux couple. En septembre, nous fêterons notre &lt;nobr&gt;trente-troisième&lt;/nobr&gt; anniversaire de mariage et, si l'on compte notre année d'illégalité, nous partageons notre quotidien depuis... depuis trop longtemps sans doute. C'est en tout cas sûrement l'avis de beaucoup de gens qui, de nos jours, préfèrent la variété à la stabilité. Ne vous en faites pas, nous sommes fort capables de nous mettre à leur place et de comprendre leur désir de nouveauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, c'est que l'Homme et moi sommes étonnamment stables et prévisibles. Prenez seulement l'exemple du logement. Quand nous sommes arrivés dans la région, nous avons d'abord habité en appartement à Ottawa, plus précisément sur la &lt;nobr&gt;rue Chapel.&lt;/nobr&gt; Nous sommes restés un an au 203, puis nous avons déménagé nos pénates au 403. Pourquoi deux étages plus haut? Ce n'était même pas plus grand. Les planchers de bois franc étaient juste plus propres. À part ça, c'était divisé exactement pareil. Inutile de vous dire qu'il n'a pas été difficile de nous adapter à notre nouvel environnement. Nous avons tout replacé au même endroit. À notre décharge, je dois avouer que nous avions quand même pris le temps de visiter d'autres appartements dans le quartier mais aucun ne nous était tombé dans l'oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, nous avons décidé de laisser le ROC pour retourner dans notre pays. Cette fois, nous avons changé de ville et avons loué le haut d'une maison. Nous y sommes restés environ six ans avant de finalement dénicher la maison de nos rêves... située de l'autre côté de la rue. Nous sommes ainsi passés du 290 au 273. Nous avons simplement transporté nos choses à la main. Et nous sommes toujours à la même adresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors nous sommes stables et encore ensemble après toutes ces années. &lt;nobr&gt;Rassurez-vous.&lt;/nobr&gt; Cela ne nous empêche pas de nous tomber parfois royalement sur les nerfs. L'une des choses qui nous irrite beaucoup entre autres, c'est notre conception fort différente de la communication. Je vous résume le &lt;nobr&gt;tout : je&lt;/nobr&gt; parle constamment et l'Homme n'écoute jamais. Bon, bon, j'exagère. C'est que moi je suis un moulin à paroles. Et l'Homme, lui, parle toute la journée à cause de son travail de vendeur. Quand il revient à la maison, disons qu'il aspire au silence. Pauvre de lui. Moi j'ai toujours des émotions à partager, des idées à proposer, des anecdotes à raconter, bref je le sollicite au quart de seconde. Comme il me répond au quart d'heure, nous vivons un décalage qui entraîne inévitablement de constants &lt;nobr&gt;quiproquos :&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi : "Je pense que nous devrions manger des steaks sur le BBQ ce soir. Il va faire beau, ce sera agréable d'en profiter. &lt;nobr&gt;Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que tu en dis?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme : Pas de réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi : "Il me semble qu'on mange trop de boeuf. Il paraît qu'il faut réduire notre consommation de viande rouge. Si on veut faire plus attention à notre santé, on devrait acheter davantage de poulet. Justement, je crois qu'il reste des poitrines dans le congélateur. Je pourrais &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; faire des brochettes. &lt;nobr&gt;Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que tu en penses?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme : Pas de réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi : "Dans le fond, s'il fait vraiment chaud aujourd'hui, on pourrait simplement se contenter d'une salade. Ce serait encore mieux, pas de viande du tout."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme : "Ouais, c'est une bonne idée des steaks."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AAAAAAAAAHHHHHHH! Vous voyez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, aujourd'hui n'avait pas été différent des autres jours. Au déjeuner, l'Homme m'avait déjà demandé de me calmer un peu et de le laisser respirer. Il m'avait même avoué, en essayant de boire son café tranquille, qu'il serait mieux tout seul!  Tout s'était arrangé, comme à l'habitude, et nous sommes allés au Marché By pour acheter d'autres fleurs et nous asseoir à une terrasse. Il faisait beau. C'était vraiment agréable. Dans l'auto, sur le chemin du retour, je n'ai pas pu m'empêcher d'étaler mes états d'âme à mon compagnon :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi : "Je sais que tu ne veux pas que je parle tout le temps de mes émotions, mais j'ai réfléchi et je dois absolument te faire part de la façon dont je vois notre couple maintenant."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme : Pas de réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi : "Tu vois, avec les enfants partis, nous retrouvons notre liberté. En plus, nous sommes tous les deux en bonne santé, ce qui n'est pas à négliger. Notre situation financière est aussi meilleure qu'il y a quelques années. Nous pouvons davantage nous permettre de nous gâter."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme : Pas de réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi : "Alors, je trouve que nous vivons l'âge d'or de notre couple. &lt;nobr&gt;Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; que tu en penses?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme : Pas vraiment de réponse mais un sourire en coin que je note immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi : "Pourquoi tu ris? Tu ne trouves pas que j'ai raison?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme : "Si tu vois les choses comme ça, je préférerais que l'on parle de la troisième saison de notre couple. Me semble que ça fait moins vieux aux couches placés dans leur centre d'accueil."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, surprise de &lt;nobr&gt;l'à-propos&lt;/nobr&gt; de son intervention : "C'est vrai. C'est beau la troisième saison. Ça me rappelle le disque d'Harmonium, &lt;i&gt;La cinquième saison&lt;/i&gt;. Eh! pourquoi pas la cinquième saison? Ce serait sympa aussi."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme : "Tu ne trouves pas que, rendus à la cinquième saison, on ne sera pas loin du centre d'accueil?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, émerveillée par son esprit philosophique : "Je n'y avais pas pensé. Alors, c'est dit, nous vivons la troisième saison de notre couple."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le printemps et l'été, voici l'automne. Ma saison préférée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-2239690712478328734?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/2239690712478328734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/la-troisieme-saison.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2239690712478328734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/2239690712478328734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/la-troisieme-saison.html' title='La troisième saison'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-4704994362059836839</id><published>2011-06-11T20:16:00.000-04:00</published><updated>2011-06-11T20:16:40.123-04:00</updated><title type='text'>Ras-la-bolle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Avis : Les propos scatologiques contenus dans ce message sont voulus. Âmes sensibles s'abstenir!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Je reviens de loin. J'ai été malade. Une gastro. Une vraie. Heureusement, seul le bas du corps a été touché. Faut croire que le monde me faisait simplement chier, pas vomir en plus. C'est déjà ça de pris.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Je déteste être malade parce que mon côté hypocondriaque revient bien vite à la surface. Si je ne me sens pas mieux dans les &lt;nobr&gt;vingt-quatre heures,&lt;/nobr&gt; c'est la panique qui s'installe. Et avec elle les idées noires, les scénarios de fin du monde, le découragement absolu. J'ai été comme ça toute la semaine. Je voulais presque en finir. Je sais, c'est stupide. Mais je ne raisonne plus quand je me retrouve dans cet état. Je me sens simplement démunie, vulnérable, infiniment triste. Je voudrais que ma maman soit là pour prendre soin de moi. Allez, &lt;nobr&gt;dites-le,&lt;/nobr&gt; c'est pathétique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le monde me fait chier? Pour bien des raisons. Certaines plus importantes que d'autres. Je me suis rendue compte surtout que c'est l'ensemble de la chose qui m'a donné mal au ventre. Encore ce soir, je dois me contrôler pour ne pas sentir monter en moi l'impatience, l'exaspération et l'écoeurement. Oupse. Faut que je fasse attention si je ne veux pas que tout me remonte dans la gorge. Juste au moment où j'arrive à reprendre le contrôle de mes sphincters, faudrait pas que je redégringole dans le fond d'la bolle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, vous êtes intéressés à ce que je vous énumère en vrac ce qui me contracte l'estomac? &lt;nobr&gt;Peut-être&lt;/nobr&gt; pas mais comme je ne peux pas le savoir, je déballe mon sac. D'abord, il y a la retraite qui arrive trop vite ou qui n'arrive pas pantoute. Cette semaine, j'aurais bien voulu que tout soit enfin fini et que je sois libre de consacrer le temps voulu à me remettre sur pied sans avoir à me préoccuper du nombre de congés de maladie que j'ai en banque ni à me rapporter chaque jour à mon superviseur, tel un enfant d'école, pour l'informer que je ne rentre pas parce que j'ai été sur la bolle toute la nuit! J'ai &lt;nobr&gt;55 ans,&lt;/nobr&gt; &lt;nobr&gt;bientôt 56.&lt;/nobr&gt; Ça fait &lt;nobr&gt;34 ans&lt;/nobr&gt; que je me lève pour aller travailler. Et depuis deux ans, je le fais pour rien. &lt;nobr&gt;Comprenez-vous&lt;/nobr&gt; que &lt;nobr&gt;le 25 août&lt;/nobr&gt; n'arrivera jamais assez vite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il y a la paperasserie qui m'envahit. Je vous en ai déjà parlé. Rien ne s'est amélioré de ce côté. En fait, c'est pire avec la grève des postes. Faudra donc dès lundi que je cours après la fameuse trousse d'information qui m'a supposément été envoyée depuis au moins trois semaines et que je n'ai évidemment jamais reçue. Et pour la partie qui concerne les ressources inhumaines à mon bureau, pas de nouveau là non plus. Je suis curieuse de voir si on a enfin répondu à mes derniers courriels. Je crains d'être amèrement déçue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi les enfants dont je m'ennuie. Ça revient périodiquement. Surtout quand je pense à la Fille et à son aventure en Amérique du Sud. Ses courriels nous parviennent quand même assez régulièrement. Les nouvelles sont bonnes. J'essaie simplement de rester cool quand je lui réponds après avoir lu sur ses ascensions en montagne et ses malaises à cause de l'altitude et ses déplacements en autobus bondés et surchauffés et ses visites à la clinique des voyageurs avec ses deux compagnes indisposées. Ouf! De son côté, tout cela n'est évidemment que de la petite bière. Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien. Ouais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je me sens vraiment, mais vraiment découragée, par exemple quand je me rends compte que je suis toute énervée à la pensée de me faire une soupe Lipton poulet et nouilles avec des biscuits soda dedans, je me rappelle mes nouveaux sillons. Je suis pas mal plus à côté d'la traque qu'à l'intérieur du chemin mais je ne veux pas lâcher. Je veux vraiment apprendre à lâcher prise, à devenir plus flexible et à relativiser les choses. Beaucoup de pain sur la planche, surtout pour quelqu'un qui n'en mange que deux miettes à la fois ces &lt;nobr&gt;temps-ci!&lt;/nobr&gt; M'enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai retrouvé un semblant de courage aujourd'hui. Je suis allée au &lt;nobr&gt;Marché By&lt;/nobr&gt; avec l'Homme pour acheter des fleurs. Malgré la faiblesse que je ressentais avec ma misérable toast pas de beurre dans l'estomac et l'absence de caféine, j'ai réussi à renaître un peu devant la beauté et les couleurs des étalages. Je me suis presque emballée. Oui, oui. J'ai même versé une petite larme en contemplant les arrangements inédits que j'avais réussi à dénicher. Je n'avais qu'une &lt;nobr&gt;hâte : me&lt;/nobr&gt; mettre vite à la tâche. Ce que j'ai fait avec l'aide de l'Homme pendant tout &lt;nobr&gt;l'après-midi.&lt;/nobr&gt; Je dirais que j'ai pratiquement terminé. Il me reste deux caissettes à transplanter. Et un ou deux plants de tomates à acheter. &lt;nobr&gt;Peut-être&lt;/nobr&gt; aussi que je vais me composer deux autres pots pour mettre près de la tonnelle. En tout cas, vous auriez dû voir comme les espiègles étaient contents quand j'ai jeté dans leur bassin une laitue d'eau et deux jacinthes. Ça n'a pas pris de temps pour qu'ils s'attaquent aux racines des malheureuses nouvelles venues. Ils étaient tellement drôles. On aurait dit qu'ils les utilisaient comme des manèges pour tourner en rond ou comme des flotteurs pour s'approcher du jet d'eau. Ils souriaient presque. Et moi aussi!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-4704994362059836839?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/4704994362059836839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/ras-la-bolle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4704994362059836839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/4704994362059836839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/ras-la-bolle.html' title='Ras-la-bolle'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3233347794304608696</id><published>2011-06-05T22:41:00.001-04:00</published><updated>2011-06-05T22:45:01.580-04:00</updated><title type='text'>À bicyclette</title><content type='html'>Oui, l'argent a une odeur. Elle pue. Elle sent mauvais parce qu'elle a le don depuis toujours de m'empoisonner l'existence. C'est sans doute parce que je n'en n'ai jamais eu suffisamment. Je dois donc constamment me battre avec elle et, à cause de cela, nos relations sont très, très tendues. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve ainsi que prendre ma retraite de la fonction publique vient aggraver mon rapport avec l'oseille. Je n'en peux plus de vérifier auprès de sources qui se contredisent les étapes que je dois suivre pour pouvoir enfin quitter mon emploi en m'assurant de toucher comme prévu la pension à laquelle j'ai droit. Vous pensez que j'exagère? Hélas, j'aimerais bien vous dire que je me laisse emporter par mes émois habituels et inutiles. Mais ce n'est pas le cas. Les conseillères se mêlent dans leurs conseils, et ce, c'est lorsqu'elles daignent répondre à mes questions. Je me tourne je ne sais trop pourquoi vers mes collègues qui sont aussi perdues que moi. Et les écrits, ceux qui restent, n'ont pas été rédigés pour éclairer qui que ce soit. Bref, d'après ce que je comprends jusqu'à maintenant, je devrais avoir en banque un pécule me permettant de survivre au moins six mois sans toucher le moindre rond. Et je suis généreuse dans mon estimation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je ne dispose pas de cette somme parce que je suis une cigale invétérée mais mal assumée, j'angoisse, j'anxiogène et j'arrive à ruiner une journée magnifique en me tracassant pour la maudite argent sale qui pue. C'est là où en j'en suis en cette fin &lt;nobr&gt;d'après-midi&lt;/nobr&gt; douce et agréable, assise sur le patio en train de contempler la beauté qui s'offre à moi et qui devrait suffire à me remplir totalement. Au lieu de simplement apprécier le résultat de mes efforts constants et répétés des dernières semaines, je n'arrête pas de penser à mes frustrations monétaires. L'Homme n'en peut plus d'entendre ma complainte. Parce qu'il sait que dans ce genre de situation, il ne peut rien dire pour me changer les idées, il se tait. Je suis encore plus frustrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, nous décidons de nous rendre à pied à l'épicerie chercher les ingrédients manquants pour le souper. J'essaie de penser à autre chose. De parler d'autre chose. Au bout de la rue, nous rencontrons un jeune garçon qui marche à côté de sa bicyclette. Je ne sais pas pour quelle raison il décide de nous expliquer qu'il cherche un siège pour son vélo. C'est seulement à ce moment que nous constatons qu'effectivement son vélo ne possède pas de siège. Il paraît que quelqu'un le lui a volé. Il nous fait alors part de ses dernières recherches infructueuses et de l'espoir qu'il entretient que son &lt;nobr&gt;beau-père&lt;/nobr&gt; pourra &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; lui en trouver un. L'Homme et moi avions justement discuté dans la journée du ménage que nous devrons faire prochainement dans le garage &lt;nobr&gt;(rappelez-vous&lt;/nobr&gt; de ma frustration de lundi soir) et des choses dont nous devrons nous débarrasser. Parmi celles-ci, je vous le donne en &lt;nobr&gt;mille : un&lt;/nobr&gt; vélo à peine utilisé par la Fille. Je ne suis pas forte en maths mais j'additionne rapidement un plus un pour proposer à notre ami de venir voir le vélo en question. Ça tombe bien. Il demeure à quelques maisons de chez nous. Nous lui demandons de venir dans environ une demi-heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons le temps de commencer le souper avant que notre client potentiel vienne examiner la marchandise. L'Homme gonfle les pneus et ajuste le siège. Notre ami, qui s'appelle Noah, lui tourne autour et semble bien content de ce qu'il voit. Comme nous lui avions dit que nous pensions demander &lt;nobr&gt;20 $&lt;/nobr&gt; pour le vélo, il nous informe qu'il va revenir le chercher la semaine prochaine quand il va avoir réussi à accumuler son argent. L'Homme me regarde et nous nous comprenons sans parler. "Noah," commence l'Homme, "nous allons te faire un bon prix pour ce vélo. Tu peux partir avec tout de suite." Noah le regarde, ne semblant pas trop comprendre. L'Homme &lt;nobr&gt;reprend : "Oui,&lt;/nobr&gt; c'est gratuit. Si tu l'aimes, il est à toi." Noah accepte notre offre mais en nous proposant de venir nous rendre de petits services pour compenser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, en repensant à Noah, une question revenait constamment dans ma &lt;nobr&gt;tête : "C'est&lt;/nobr&gt; quoi le pire? Avoir une bicyclette pas de siège ou ne pas avoir de bicyclette du tout?" Et c'est là que j'ai enfin pu remettre en perspective toute cette affaire d'argent. Depuis que nous sommes ensemble, l'Homme et moi savons que nous ne mourrons pas riches, mais ce n'est pas ça l'important. Non, l'important, c'est de pouvoir donner un siège et une bicyclette à un petit garçon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3233347794304608696?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3233347794304608696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/bicyclette.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3233347794304608696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3233347794304608696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/bicyclette.html' title='À bicyclette'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6982407117699251258</id><published>2011-06-03T22:29:00.002-04:00</published><updated>2011-06-03T22:31:52.448-04:00</updated><title type='text'>De rien sur tout</title><content type='html'>C'est drôle comme on peut ne rien avoir à dire sur une journée pourtant parfaite. Ce serait donc vrai que les gens heureux n'ont pas d'histoire. Comme pour les chansons ou les livres ou les tableaux, il faut souffrir un peu pour avoir envie de s'exprimer et de mettre ses tripes sur la table.Vous aurez compris que je n'ai éprouvé aucune douleur aujourd'hui et que, par conséquent, je serai brève, ou tenterai de l'être à tout le moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai surtout beaucoup, beaucoup marché. D'abord pour me rendre chez le coiffeur, puis ensuite chez l'acupuncteure. Je dirais que tout cela doit représenter un bon deux heures de vivifiant exercice. La température était tout simplement idyllique. Beau soleil. Du vent juste assez pour garder frais. Je ne sais pas ce qui se passait &lt;nobr&gt;en-dedans&lt;/nobr&gt; de moi, mais j'avais une énergie qui me semblait inépuisable. C'était facile de bouger. C'était agréable. C'était quelque chose dont j'avais besoin. J'ai l'impression d'avoir été au garage pour un changement d'huile. La machine avait sérieusement besoin d'être décrassée. Si vous ajoutez à cela d'heureuses rencontres, tant prévues qu'imprévues, et un séjour prolongé sur terrasse, vous aurez saisi mon bonheur quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je termine en vous donnant des nouvelles de Mimi que je croyais morte de sa belle mort dans la &lt;nobr&gt;plate-bande&lt;/nobr&gt; la dernière fois où elle a été expulsée &lt;nobr&gt;manu militari&lt;/nobr&gt; de la maison. Eh! bien, ce n'était pas le cadavre de Mimi que j'ai cru avoir identifié il y a environ un mois puisque, au moment où je vous parle, l'Homme tente de capturer une jolie petite souris avec... la balayeuse. Nous avions puce à l'oreille qu'un représentant de la gent &lt;nobr&gt;trotte-menu&lt;/nobr&gt; se trouvait à nouveau dans nos murs en raison du comportement anormalement agité de Mignonne. &lt;nobr&gt;Celle-ci,&lt;/nobr&gt; qui se précipite toujours dans son plat le matin, préférait depuis trois jours faire le guet devant le piano, devant le frigo du &lt;nobr&gt;sous-sol&lt;/nobr&gt; ou bedon devant le placard de l'entrée. L'Homme m'avait finalement avoué hier soir qu'il avait vu Mimi se balader dans le salon mais sans avoir été capable de l'attraper. C'est là qu'il a eu l'idée de la capturer au moyen de la balayeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revenant à la maison tout à l'heure, nous avons été accueillis par une Mignonne énervée qui courait dans la cave. Et pour cause. Mimi aussi, énervée, courait dans la cave. Elle a bien essayé de se camoufler dans un petit coin mais Mignonne ne la lâchait pas des yeux. Cela a permis à l'Homme de la faire avaler par la vilaine balayeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mimi a été d'abord relâchée sur le patio où elle semblait plutôt sonnée. L'Homme l'a ensuite déplacée à ma demande dans un endroit plus tranquille pour qu'elle reprenne ses esprits. Selon le chasseur, la proie devrait s'en tirer. Disons que j'ai mes doutes mais, en même temps, je commence sérieusement à me demander si les souris ne jouissent pas, elles aussi, de sept vies!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6982407117699251258?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6982407117699251258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/de-rien-sur-tout.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6982407117699251258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6982407117699251258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/de-rien-sur-tout.html' title='De rien sur tout'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-3006934966882741010</id><published>2011-06-01T21:39:00.001-04:00</published><updated>2011-06-02T08:30:05.140-04:00</updated><title type='text'>Des signes qui en disent long</title><content type='html'>Mesdames, si vous faites partie de celles sur le passage desquelles on se retourne, tant mieux pour vous. Ce n'est pas mon cas. L'Homme déteste quand je parle de ça prétextant que j'en fais une obsession. Je ne trouve pas. C'est juste que je note de façon tout à fait réaliste que je ne suis pas membre du cercle des femmes qui attirent l'attention. Pour ménager sans doute ma féminité blessée, l'Homme prétend que je suis regardée plus que je ne le pense. C'est juste que, selon lui, les représentants du sexe fort qui osent jeter un oeil sur moi sont &lt;nobr&gt;très discrets. Ouais.&lt;/nobr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi je vous parle de ça maintenant? C'est que ce soir, en me rendant prendre l'autobus, j'avais devant moi tout un pétard. Une jeune femme, très mince, vêtue d'une jupe assez courte laissant dépasser de belles et longues jambes juchées sur des talons vraiment hauts. Même si je trouvais qu'elle semblait avoir de la difficulté à marcher avec ce genre de chaussure, je dois avouer que cela lui donnait un balancement de hanches très sexy. Pendant que j'appréciais cette vision de la beauté féminine en tentant d'éviter toute comparaison avec ma propre silhouette, j'ai remarqué que la Femme fatale et moi allions bientôt devoir passer devant un homme assis sur un banc en train de fumer. Comme j'étais derrière, j'ai eu tout le temps de noter le regard soudain allumé du mâle en question. Il n'a pas trop zieuté quand elle arrivait près de lui, mais il s'est furieusement repris dès qu'elle l'a eu dépassé. Il s'étirait le cou pour mieux apprécier et a carrément tourné la tête pour la suivre des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse à l'intérieur de l'immeuble. Évidemment, pendant qu'il perdait ainsi son temps de voyeur, il ne pouvait prêter attention à la jolie personne qui suivait la Femme fatale, &lt;nobr&gt;c'est-à-dire&lt;/nobr&gt; Bibi portant chemisier sans intérêt parce que sans dévoilement de craque, pantalon capri non moulant et souliers plats conçus pour la marche et le confort. Je n'ai même pas eu un soupçon d'idée que je pouvais soutenir la compétition. J'ai décidé de mettre ça sur le compte de l'âge. Une nymphette ou une femme bientôt à la retraite? Le choix est facile. Je sais, je sais. C'est une piètre excuse, mais elle me permet de sauver la face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un tout autre registre, j'ai reçu hier un signe non équivoque sur le caractère opportun de mon départ imminent de la fonction publique. Si j'avais encore des doutes, là, c'est fini. Je vous raconte. Comme tous les matins depuis bientôt &lt;nobr&gt;trente-quatre ans,&lt;/nobr&gt; je me dirige vers la cuisine pour préparer mon café. Lubrifiant par excellence du cerveau du fonctionnaire qu'on veut éveillé et réveillé, il m'accompagne chaque jour dans les premiers balbutiements de ma présence devant l'ordi. Je prépare donc l'élixir divin (parenthèse pour l'Amie &lt;nobr&gt;yogini - je&lt;/nobr&gt; sais que je devrais réserver cette expression au thé que nous aimons tant toutes les deux, mais en l'utilisant ici je confesse mon faible pour le liquide brun à l'arôme irrésistible et surtout au goût fort éloigné du gazon fraîchement &lt;nobr&gt;tondu - fin&lt;/nobr&gt; de la parenthèse) et je pèse sur le bouton de mise en marche de la cafetière. Je quitte la pièce quelques minutes pour aller porter mon sac de café à mon bureau et y prendre ma tasse. Mes habitudes sont tellement ancrées que je sais pratiquement à la goutte près le temps dont je dispose pour réaliser &lt;nobr&gt;l'aller-retour&lt;/nobr&gt; entre mon bureau et la cuisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens donc sur les lieux dispensateurs de caféine et, machinalement, je saisis le récipient en verre censé contenir mon énergie vitale. Il est étrangement léger. Et pas chaud du tout. Voilà également que, dans un effort surhumain de prise de conscience avant prise de café, je me rends compte qu'il n'y a rien dans le récipient en question. Cela suffit pour me faire enfin réagir. Je m'exclame, dépitée, devant d'autres fonctionnaires essayant eux aussi de se mettre en &lt;nobr&gt;train : "Qu'est-ce&lt;/nobr&gt; qui arrive? On dirait que ma cafetière a rendu l'âme. La plaque chauffante ne fonctionne pas. L'eau ne s'écoule pas du réservoir. Il y a bien le bouton rouge de mise en marche qui est allumé mais il ne se passe rien." Les observateurs témoins de ma déconvenue me suggèrent de brasser l'appareil déficient, de lui donner des coups quoi! Vous trouvez &lt;nobr&gt;peut-être&lt;/nobr&gt; qu'il s'agit là de conseils peu intelligents. Je vous rappelle, au cas où vous n'auriez pas été attentifs à mes propos, que nous n'avions pas encore pris notre café! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe. Rien n'y fit. J'ai dû me rendre à l'&lt;nobr&gt;évidence : ma&lt;/nobr&gt; cafetière avait décidé de prendre sa retraite avant moi. Si ça, ce n'est pas un signe, je me demande ce que ça vous prend.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-3006934966882741010?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/3006934966882741010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/des-signes-qui-en-disent-long.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3006934966882741010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/3006934966882741010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/06/des-signes-qui-en-disent-long.html' title='Des signes qui en disent long'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-6616233620236354100</id><published>2011-05-31T21:58:00.001-04:00</published><updated>2011-06-01T09:22:27.793-04:00</updated><title type='text'>Dans une galaxie trop près de chez nous</title><content type='html'>Ouf! il fait chaud. Je suis tellement contente d'être enfin sortie du wagon à bestiaux. Le trottoir s'étire à n'en plus finir. C'est que j'ai hâte d'arriver à la maison pour profiter de l'ombre de la cour. Aujourd'hui, tirant quand même une leçon du passé, j'ai décidé que la session de yoga constituait un exercice suffisant pour la Marcheuse abuseuse. En plus, ce midi, j'ai sué comme ce n'est certainement pas accepté dans le monde zen. J'ai besoin du repos bien mérité de l'athlète, hum, accomplie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trottine donc en direction de mon chez moi quand, au loin, j'aperçois les feux clignotants d'une ambulance stationnée, me &lt;nobr&gt;semble-t-il,&lt;/nobr&gt; tout près de notre entrée. J'espère en mon for intérieur qu'il ne s'agit pas d'un accident survenu à la sortie de l'école. Les enfants n'écoutent pas toujours les brigadiers chargés de les protéger et comme notre maison est située à deux pas de la cour de récréation, je me croise les doigts pour que le pire ne soit pas survenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon autre hypothèse, c'était notre voisine. J'aurais dû me douter qu'il s'agissait là d'une situation plus réaliste. Cette pauvre dame est très malade, branchée continuellement à une bonbonne d'oxygène. Confinée à son fauteuil, elle mange trop. C'est en fait sa seule occupation. Elle a donc pris beaucoup de poids ces dernières années. J'ai pensé que la chaleur l'avait incommodée. En tout cas, l'ambulance avait été appelée pour elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis arrivée à la maison en même temps que l'Homme. Soucieux tous les deux de ce qui se passait à côté ou, plutôt, de l'état d'esprit de notre voisin que nous aimons bien et qui joue le rôle d'aidant naturel au péril de sa propre santé, nous nous tenions aux aguets. Nous ne voulions pas non plus nous transformer en écornifleux comme les deux filles qui s'étaient carrément assises sur la pelouse de notre voisine d'en face pour être aux premières loges de la &lt;nobr&gt;vie-réalité.&lt;/nobr&gt; Mais il faisait beau. Les fenêtres étaient ouvertes. La porte vitrée d'en avant aussi. Bref, c'était pratiquement impossible de ne rien voir. J'aurais préféré quand même éviter le spectacle de la sortie de ma voisine, vêtue uniquement d'une blouse à manches courtes et d'une petite culotte. Les ambulanciers tentaient bien de remonter les draps mais ils devaient aussi transférer leur patiente dans la civière qui se trouvait directement sur le trottoir. Se déplaçant à &lt;nobr&gt;grand-peine,&lt;/nobr&gt; toujours branchée à l'oxygène, ma voisine a réussi à passer de l'espèce de chaise roulante sur laquelle les ambulanciers l'avait assise à la civière comme telle. Et l'ambulance s'en est allée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un bon moment, je suis restée obsédée par cette image de ma voisine et de son énorme ventre que le &lt;nobr&gt;sous-vêtement&lt;/nobr&gt; cachait à peine. Je suis encore bouleversée par le manque de dignité de toute la situation. Non seulement tu es très malade, mais en plus tu donnes un spectacle de ta malheureuse personne à tout un quartier. Malade et pratiquement toute nue sur le trottoir. C'est désolant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Homme a traversé pour parler un peu avec notre voisin. Il a appris que la situation, depuis quelques semaines, avait empiré. En plus de tous ses problèmes de santé, notre voisine était maintenant incontinente. Refusant d'être placée, elle passait ses journées toute seule, sauf pour l'heure du dîner où notre voisin partait de son travail pour lui préparer son repas. C'est triste, non? Mais ça le devient encore plus. Les couches jetables, ça coûte cher. Notre voisin gagne peu. Quand elle ne portait pas de couches, notre voisine pissait par terre. Il paraît, selon son mari, que l'odeur est imprégnée dans la maison. Les gens ne veulent plus les visiter. Lui, il fait de son mieux mais il ne peut pas désinfecter avec n'importe quel produit à cause de la santé de sa femme. C'est pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous parle pas de ça pour sombrer dans le jaunisme des journaux à potins. Je ne fais que m'interroger sur notre système de santé qui ne peut apparemment que fournir une aide quelques jours par semaine dans ce genre de situation. Je me demande dans quelle société on vit quand je constate que mon voisin s'inquiète de ne plus pouvoir louer sa maison si sa femme est placée. En effet, privé du revenu de la malade qui sera entièrement consacré à payer sa place dans un centre de soins de longue durée, il ne pourra s'acquitter de toutes ses obligations avec son maigre salaire de journalier. J'imagine qu'ils tombent dans les "trous" du système. Juste assez d'argent pour n'avoir droit à rien. Mais pas assez pour s'offrir les services nécessaires. Et tout ça ne se passe pas dans un pays pauvre, non. Ça se passe ici, à côté de chez nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7590825962295116551-6616233620236354100?l=nickronique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nickronique.blogspot.com/feeds/6616233620236354100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/05/dans-une-galaxie-trop-pres-de-chez-nous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6616233620236354100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7590825962295116551/posts/default/6616233620236354100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nickronique.blogspot.com/2011/05/dans-une-galaxie-trop-pres-de-chez-nous.html' title='Dans une galaxie trop près de chez nous'/><author><name>Nic</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08898580504645555596</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='20' src='http://1.bp.blogspot.com/_K9ZvselbR3w/SXktO-bav0I/AAAAAAAAAAk/PTcH-XaOx6s/S220/Untitled-2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7590825962295116551.post-8447513539084058908</id><published>2011-05-30T22:33:00.001-04:00</published><updated>2011-05-30T22:36:43.923-04:00</updated><title type='text'>Trop, c'est trop</title><content type='html'>Il m'arrive parfois de ne pas savoir quand trop, c'est trop. Et je m'en mords toujours amèrement les doigts. Cela se produit quand je décide d'entreprendre mers et mondes, et ce, dans un délai où une personne sensée n'arriverait que péniblement à traverser une mare d'eau. Ce fut le cas ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revenant du bureau, les neurones parfaitement au repos, je me suis dit que j'allais au moins faire travailler mes muscles. Il faisait très chaud et très humide. Qu'importe. Je suis en forme et je peux certainement profiter d'une perte de liquide salé. Je pars donc sous un soleil qui fait encore sentir sa présence même s'il est passé &lt;nobr&gt;16 h.&lt;/nobr&gt; Tout se passe assez bien jusqu'à &lt;nobr&gt;mi-parcours.&lt;/nobr&gt; Là, j'ai subitement un goût de sable dans la bouche. Je suis dans le désert et je m'imagine, comme Tintin, avec un mouchoir noué aux quatre coins posé sur ma tête pour me protéger des rayons brûlants du soleil, peinant à avancer, portant ma main à la gorge tellement j'ai soif. Oui, j'ai soif. Je veux être un chameau et jouir d'une provision d'eau quelque part dans mon corps. Ce n'est évidemment pas le cas. Je pourrais rebrousser chemin mais, aujourd'hui, je n'ai pas le jugement éclairé. Je termine donc mon parcours non plus en étant consciente de mes muscles endoloris par trop de jardinage, mais plutôt en rêvant de l'ombre de mon jardin et de la bouteille d'eau couverte de frimas qui m'attend dans le frigo du &lt;nobr&gt;sous-sol.&lt;/nobr&gt; Enfin, j'y suis. Je dois m'éponger le visage avec une débarbouillette tellement je dégoutte et je m'assois pour me désaltérer. Premier trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis fatiguée. J'entreprends tout de même de cuisiner le souper en compagnie de l'Homme, revenu lui du gym et non pas de la rue comme moi. Il n'a donc pas de mouchoir blanc posé sur la tête, le chanceux. Malgré que c'est un soir de semaine, j'ai trouvé une petite recette pour apprêter les filets de doré. J'ai aussi décidé de finalement utiliser le &lt;nobr&gt;céleri-rave&lt;/nobr&gt; avant qu'il ne retourne pour de bon à l'état de racine. Et je concocte une salade verte après le vidage du &lt;nobr&gt;lave-vaisselle.&lt;/nobr&gt; Deuxième trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ramasse rapidement les restes du souper car j'ai prévu, pour terminer ma journée en beauté, planter les trois caissettes d'impatientes qui traînent encore sur le patio. L'Homme, toujours sans mouchoir sur la tête, m'annonce qu'il va faire un tour de reconnaissance du quartier, &lt;nobr&gt;c'est-à-dire&lt;/nobr&gt; se promener tranquillement à vélo. Fort bien. Moi je n'ai pas de temps à perdre et je me dirige dans le fond de la cour avec mes fleurs, mes outils de jardinage, une poubelle et le petit coussin pour mes genoux qui ne me quitte plus depuis deux semaines car, sans lui, je ne peux absolument plus m'agenouiller. Je m'interroge d'ailleurs sur ma séance de yoga de demain midi. Faire la table, soit se retrouver à quatre pattes sur le tapis, risque de présenter un gros défi. Mais je digresse comme à mon habitude. Je suis donc agenouillée dans la &lt;nobr&gt;plate-bande&lt;/nobr&gt; et je me fais dévorer par les maringouins. &lt;nobr&gt;Eh! oui,&lt;/nobr&gt; la brunante, ils adorent ça. Je tente de les chasser tout en creusant péniblement dans le foutu sol du &lt;nobr&gt;sous-bois&lt;/nobr&gt; constitué principalement de racines, de glaise, de bibittes et de presque pas de terre. Je me passe d'ailleurs la réflexion &lt;nobr&gt;suivante : "Ça&lt;/nobr&gt; fait trente ans que tu t'échines à planter des végétaux sous un immense érable qui occupe complètement la place. Quand &lt;nobr&gt;vas-tu&lt;/nobr&gt; comprendre qu'il s'agit là d'une mission impossible?" Je m'entête. La sueur me coule sur le front. Pour me permettre de changer de position avant que mes genoux lâchent complètement, je décide de m'occuper des poissons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne dans le garage pour aller chercher la nourriture et les produits pour l'entretien de l'eau du bassin. L'Homme a placé le gros bac de recyclage bleu en plein devant l'armoire où je range mes affaires de poisson. Je pourrais le déplacer mais il n'y a pas un pouce carré de libre autour. En m'étirant énormément le bras, je parviens à ouvrir la porte et à prendre ce dont j'ai besoin tout en constatant que je n'ai pas amélioré ma douleur à l'épaule. Après la courte pause piscivore, je retourne au garage chercher le &lt;nobr&gt;chat-en-fer-forgé-muni-d'un-pot-de-fleur&lt;/nobr&gt; pour y planter une des impatientes. L'Homme a déplacé &lt;nobr&gt;le-chat-en-fer-etc.,&lt;/nobr&gt; ou, plutôt, il a mis les trois morceaux qui le composent à trois endroits différents. La noirceur commence à tomber. Je cherche la lumière à tâtons et les morceaux du chat aussi. Cette fois, je ne peux m'approcher des tablettes à cause de tous les pots en terre cuite éparpillés sur le sol. Je choisis de tendre, non pas l'autre joue, mais l'autre main et je trouve les morceaux du &lt;nobr&gt;chat-en-fer-etc.&lt;/nobr&gt; Je plante l'impatiente et je me rends compte qu'elle n'est pas la seule de son espèce. C'est à ce moment que, tout guilleret, l'Homme revient de son tour de reconnaissance. Il ne pouvait plus mal tomber. J'hésitais justement entre les pleurs et la rage. J'ai choisi de l'enguirlander comme du poisson pourri (pardon mes chers espiègles du bassin) sur le désordre éternel qu'il fait régner dans le garage. Tant qu'à y être, j'ai aussi noté celui de son établi au &lt;nobr&gt;sous-sol.&lt;/nobr&gt; Troisième trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est rentré faire la vaisselle pendant que je terminais mes corvées (oui, ce n'était plus le plaisir bucolique de la jardinière jouissant du retour à la terre mais bien le dur labeur du colon défricheur). J'ai donc rempli l'arrosoir un nombre incalculable de fois pour faire le tour des plantes que j'avais mises en terre samedi et dimanche. Quatrième trop.&
