Avertissement 2 : Dépressifs saisonniers, passez à un autre appel
Je me suis finalement secouée les puces et suis allée marcher aujourd'hui. Entre deux averses. Je vous dis qu'il faut être faite forte pour supporter ce temps d'automne sombre et pluvieux, et s'adapter parallèlement à la vie de retraitée en gardant
Je suis fière de moi. Je n'ai pas encore sombré. Pourtant, ce n'est pas l'eau qui manque. Les espiègles pataugent maintenant dans un étang au liquide de plus en plus noir orangé à cause de l'accumulation de feuilles d'érable en fin de vie. Ce sera parfait pour l'Halloween. J'essaie bien, lors des pauses de Dame Nature éplorée, de retirer les cadavres, mais c'est une bataille perdue d'avance. En plus, la pompe me fait faux bond. Elle refuse de lancer son jet comme il se doit et elle n'offre maintenant qu'un pauvre bloup bloup fort inefficace. Là aussi j'ai tenté, pendant un arrêt de travail des courants humides qui occupent illégalement le ciel, de remédier à la situation. Je n'ai réussi qu'à me faire arroser copieusement sans obtenir de résultat probant. Les grenouilles, elles, ont complètement disparu. Je ne sais pas si elles ont déjà décidé d'aller se cacher dans la vase jusqu'au printemps prochain n'en pouvant plus de dégouliner sur le bord caoutchouté du bassin. Si c'est ça, je les comprends parfaitement.
Ouais. Moi aussi je m'enfouirais la tête dans la vase si je le pouvais. Je prédis que c'est une semaine à oublier. D'abord, je me suis faite écraser le toton mardi matin. C'est une suite de l'aventure totonesque qui refuse de se faire complètement oublier.
Ensuite, comme si ce n'était pas suffisant d'avoir le toton aplati, voilà que mes boyaux décident de se vider de façon anarchique et imprévue. Toute une journée à faire
Et, finalement, il y a eu cette éclaircie bienheureuse qui m'a sans doute sauvée de la camisole de force. Au moment où je vous écris, je pense à mon plan de match (s'cusez le vocabulaire sportif, ce doit être à cause de l'Homme qui écoute son hockey) pour demain. Je crois que je vais... cuisiner. Je sais, je sais. Clodine, Ricardo, sortez de ce corps!
Chère marcheuse urbaine,
RépondreSupprimerj'imagine que dans la vie, c'est comme sur le tapis : c'est quand la posture devient difficile et que l'on veut en sortir que le yoga commence.
J'ai aussi entendu que l'on se pratique ainsi à rester dans le moment présent avec grâce. Que c'est bien dit.
Bon courage! Le soleil reviendra bien un des ces quatre!
L'amie yogini