vendredi 28 mai 2010

Le pavot est éclos

Je sais, je sais. La rime n'est pas riche. Mais le pavot, lui, a vraiment fière allure. Tout d'abord, il est immense. Il domine littéralement la plate-bande de sa longue tête orangée. J'attendais depuis plusieurs jours maintenant l'ouverture de la première fleur. C'est que l'année dernière, quand j'ai mis en terre mes trois plants de pavot, je n'ai pas eu de floraison. Vous imaginez donc que je trépignais d'impatience pour voir à quoi ressemblerait la fleur produite par ces plants qui prenaient de plus en plus l'allure de plantes carnivores, de l'avis même du Pusher.

C'est hier matin que c'est finalement arrivé. Je partais prendre l'autobus et, comme à mon habitude, j'ai jeté un coup d'oeil à ma plate-bande pour m'assurer que mes végétaux se portaient bien. Et là, je l'ai vu. Le Magnifique. L'air de rien, il trônait au-dessus de sa plante-mère et de ses futurs compagnons moins pressés que lui de changer d'état. Je me suis approchée pour mieux le contempler. Sa corolle est tout simplement fascinante. À l'intérieur, le centre est brun avec plein de petits poils tout légers qui vibrent et qui ondulent constamment. Je ne suis pas certaine s'il s'agit des étamines, du pistil ou des deux, mais c'est comme une oeuvre d'art. Et à l'extérieur, il y a un motif qui apparaît sur les pétales. On dirait presque une estampe japonaise. Bref, ce n'est pas le jardin botanique mais c'est mon jardin, et il me fascine constamment.
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Notes pédestres : Je n'ai pas marché depuis dimanche, sauf pour mon expédition de magasinage avec la Fille qui m'a pratiquement laissée cul-de-jatte. Il fait trop chaud. Je reste ainsi en plan avec un surplus d'énergie à dépenser et un vide créatif difficile à combler. On annonce moins chaud pour les prochains jours. Je garde donc espoir pour mes espadrilles et pour mes neurones!

dimanche 23 mai 2010

Que se passe-t-il? Strictement rien.

Que vous dire? Que vous dire d'intéressant? Ah! oui, l'aide est venue pour le bassin d'eau. En une petite heure, le Pusher et l'ex-collègue de l'Homme avaient terminé le creusage du trou. Je peux maintenant avoir une idée de la forme et imaginé le tout avec l'eau, les plantes, les pierres et les poissons. J'espère simplement que le résultat final sera à la hauteur de l'idée que je me fais de ce nouvel élément de mon jardin. N'empêche, comme disait l'un de nos amis l'autre soir, nous venons assurément d'augmenter la valeur de notre maison puisque nous pourrons dorénavant affirmer que nous avons une vue imprenable sur un lac!

Que vous annoncer? Que vous annoncer d'intéressant? Il me semble qu'il y a des lunes que je ne vous ai pas donné de nouvelles de la Fille. Vous savez qu'elle est revenue saine et sauve du Cambodge. Mais vous ai-je fait part de ses plus récents projets? Elle a décidé de faire fi de l'université l'année prochaine et de partir à l'aventure sac au dos. Et son désir de changement d'air à long terme se concrétise doucement. Elle a fait des démarches pour faire les vendanges en France. Et je crois que cela va fonctionner. En tout cas, ses chances sont bonnes. Elle est également entrée en contact avec quelqu'un qui pourrait peut-être l'aider à obtenir un contrat pour enseigner l'anglais ou le français à Hong Kong. Il se pourrait aussi qu'elle dirige ses pénates vers Shanghaï pour visiter l'Exposition internationale. Comme vous le voyez, elle ne manque pas d'imagination, elle non plus. Moi je fais des ronds dans l'eau, elle des itinéraires sur la carte du monde!

Que vous décrire? Que vous décrire d'intéressant? Les dernières journées ont été tellement belles. Je suis allée marcher cet après-midi avec juste assez de vent pour me donner l'énergie nécessaire pour brûler les trottoirs pendant une bonne heure et demie. Je dois dire que j'ai aussi brûlé mes épaules et mon cou. Oui, j'ai appliqué de la crème solaire avant de partir (comme je le fais toujours d'ailleurs) mais, de toute évidence, j'avais oublié certaines régions cruciales. Je ne peux rien vous dire vraiment du paysage, ni de ce que j'aurais pu voir ou observer autour de moi, puisque j'étais enveloppée complètement de ma bulle. Je suis contente. J'ai enfin trouvé des shorts qui ne passent pas leur temps à me remonter dans la fourche, comme dirait ma mère. J'ai eu une illumination l'autre jour et j'ai décidé d'enfiler mes shorts par dessus mes cuissards courts. C'est merveilleux! Je peux avoir le pas rapide et les shorts restent en place. Non, mais, ça prend pas grand-chose des fois pour faire plaisir à sa femme!

Que conclure, oui, que conclure de ces journées de congé? Qu'elles me font le plus grand bien. Que je serais prête à prendre ma retraite là, tout de suite. Que chaque parcelle de vie vaut la peine d'être pleinement savourée. C'est ce que je fais en ce moment. Et c'est ce que je vous souhaite!

jeudi 20 mai 2010

Mais où est la marcheuse?

Pas en train de marcher en tout cas. Elle creuse. Elle pioche. Elle sue. Elle transplante. Elle agence. Elle coupe. Elle trace. Elle imagine. Elle se donne à plein dans son jardin.

Voilà... j'ai décidé de prendre plusieurs jours de congé. Je profite de la magnifique température. Et je prends un bain de terre, un bain de retour à la nature. Les odeurs sont extraordinaires. Ce sont les premières bouffées d'été. Il fait chaud mais, avec le vent, c'est absolument fantastique. Le ciel est bleu, bleu. Je travaille comme une folle mais je jouis aux deux secondes et demie. Toutes les fois que je termine une plate-bande, toutes les fois que je trouve la bonne plante pour le bon pot, toutes les fois que je marie les couleurs à leur meilleur.

Et avant, j'ai joui dans les pépinières et au marché en me promenant dans les rangs de caissettes de fleurs, en contemplant les espèces offertes, en admirant les étendues de plantes à perte de vue. Quel plaisir de dénicher une nouvelle fleur à intégrer dans mon oasis de verdure et quelle joie aussi de retrouver les plantes aimées qui ont démontré au fil des années qu'elles convenaient admirablement à mon environnement.

Pendant que je siffle en travaillant, l'Homme se démène dans ce qui deviendra bientôt notre plan d'eau Michel Chartrand. Depuis deux jours qu'il se désâme au pic et à la pelle, il commence à se sentir un peu courbaturé. Heureusement, l'aide est en vue : le Pusher et un collèguedel'Hommeexpertenbassin vont poursuivre les travaux samedi. Il faut savoir faire place à la jeunesse quand nos muscles n'en peuvent plus. Et si on veut profiter du murmure du bassin sans avoir à se traîner à ses abords en fauteuil roulant, mieux vaut accepter de passer la pelle au suivant plutôt que l'arme à gauche!

lundi 17 mai 2010

Glanures

Contemplé. Ce matin, à l'arrêt d'autobus, un merle qui n'avait pas perdu son bec et qui s'activait sur la pelouse juste en face de moi à trouver sa pitance. Il pavanait tout fier d'exhiber son poitrail orangé. Il sautillait entre les brins de gazon. Ses petits yeux vifs se déplaçaient continuellement. Et il n'était pas particulièrement craintif puisqu'il n'hésitait pas à s'approcher de moi. J'aime les oiseaux.

Partagé. L'amertume de la défaite d'hier soir des Canadiens avec mon balayeur de rue préféré. Il n'en revenait pas de l'ampleur de la débandade. Et moi non plus. Cela nous a changé de notre sujet de conversation des dernières semaines, soit la cueillette de l'ail des bois, son prix exhorbitant et l'effronterie des vendeurs ambulants qui proposent sans vergogne une marchandise surévaluée.

Lu. Sur la porte du cordonnier, une pancarte indiquant les heures d'ouverture qui précise en toutes lettres que le commerce est fermé le dimanche, jour du Seigneur. Avouez que peu de gens osent ainsi s'afficher de nos jours. Il semble cependant qu'il en reste encore pour qui les principes passent avant tout.

Écouté. Avec beaucoup d'attention, le récit de notre boucher du marché qui nous a raconté, à l'Homme et à moi, son combat des derniers mois avec le cancer. Ouvert d'une oreille à l'autre, et du menton jusqu'à la base du cou, il a perdu une partie de la langue et de l'os de sa mâchoire du côté gauche. Il a également subi des traitements de chimio très agressifs qui lui ont fait perdre notamment une quarantaine de livres et la capacité de s'alimenter de façon normale. Malgré tout, il était derrière son comptoir, souriant, encore désireux de jaser avec ses clients. Comment mesure-t-il sa vitesse de récupération? Au temps qu'il met pour ingurgiter les boissons alcoolisées qu'il s'envoie à intervalles réguliers derrière la cravate. En novembre, il prenait quatre heures pour ingurgiter un verre et, en avril dernier, il en a fait disparaître quatre en deux heures si j'ai bien compris. Une force de récupération que je qualifierais d'incroyable. Une leçon de vie assurément pour tous les hypocondriaques et anxieux de mon genre qui s'en font avec tout et rien. Merci Brian!
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Notes pédestres : Première sortie des shorts avec le chandail sans manches. Il faisait chaud mais ça restait agréable. Pourquoi à peu près personne ne prend la peine de ramasser son gazon après avoir tondu sa pelouse? Ne dit-on pas que si chacun balaie devant sa porte, toute la ville sera nette? C'est sûr que ça demande un effort et que ça suppose l'exercice de son sens civique. Mais est-ce vraiment si difficile?

dimanche 16 mai 2010

Sous la tonnelle

En fin de semaine, l'Homme et moi avons acheté une tonnelle au Pneu Canadien. J'ai passé outre au manque d'enthousiasme de l'Homme, qui se voyait déjà en train de monter une autre de ces structures avec instructions sybillines, et à mon horreur profonde de ce magasin ô typiquement masculin dont l'odeur de caoutchouc me rebute totalement. Qui plus est, je n'aime pas davantage le type d'articles qu'il vend... sauf de temps à autre un objet pratique et décoratif et beau comme une tonnelle.

Nous voilà donc de retour à la maison avec une immense boîte. L'Homme est gentil. Il décide d'assembler l'objet de mes rêves (!!) sans plus attendre. Je ne tiens plus de joie car j'imagine sans peine dans ma tête tout le décor bucolique que je vais pouvoir créer grâce à cet ajout dans mon jardin.

L'Homme s'est concentré et le mari bricoleur a finalement triomphé de l'adversité. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire "tonnelle", il avait installé mon nouveau joujou dans l'entrée, près du garage. Vous ai-je dit que tout cela venait aussi avec un banc? Je l'ai essayé et c'était parfait. Comme je l'avais imaginé.

Alors, pendant que l'Homme s'activait au barbecue, je suis venue m'asseoir dans ma tonnelle avec mon verre de bière et j'ai contemplé ma cour d'un autre point de vue. C'était tellement beau que j'étais toute émue. Imaginez-vous les larmes qui vont couler quand je vais avoir terminé de mettre toutes mes fleurs! Ce sera l'inondation à coup sûr. D'ici là, je construis mon paradis dans mon cerveau de jardinière : les paniers avec les plants de tomate placés d'un côté de la tonnelle, les pots avec les gloires du matin qui vont, je l'espère, grimper jusqu'en haut de mon nouvel abri, une petite table devant moi pour que je puisse y déposer mon verre, un coussin pour rendre mon banc plus confortable et peut-être, sur la suggestion de l'Homme, un panier de fleurs suspendu. Je vous le dis, ce sera idyllique sous ma tonnelle.

mercredi 12 mai 2010

Quand la "poupoune" s'énerve

C'est difficile pour moi de le reconnaître mais j'angoisse même à l'idée de recevoir des soins santé-beauté. Mais là, comme je devrai aller avec la soeur Psy et la soeur du Milieu au Château Bonne Entente à Québec en juin prochain pour une journée de relaxation entre filles, j'ai décidé d'apprivoiser mon appréhension en me familiarisant dès maintenant avec les différents soins offerts.

Je suis tout d'abord étonnée, et découragée, de constater qu'il existe autant de types de soins - soins de massothérapie, soins esthétiques et soins corporels. Je sens que je suis déjà en train d'y perdre le peu de "poupoune" que j'ai en moi. Bon, faisons un vrai effort et entrons dans le monde du taponnage.

Il y a de cela naguère, j'ai beaucoup aimé me faire masser. J'adorais notamment la technique "shiatsu" car elle était à la fois vigoureuse et revigorante. J'ai énormément apprécié aussi recevoir des massages qui faisaient appel à la kinésithérapie. Encore là, il s'agissait de manipulations actives. Vous devinerez sans peine que j'ai horreur des massages langoureux qui effleurent et qui huilent. Je veux que ça soit intense... comme le metal!!! Voilà qui élimine notamment le californien. Et là, comme j'éprouve depuis quelques années toutes sortes de douleurs musculaires et que je passe régulièrement du temps chez le physio, j'hésite à me faire manipuler et toucher quoi que ce soit. J'oublie donc tout de go le cidre de glace, les extraits de bambou, la pluie, les pierres de basalt, l'argile et toute autre substance dont on voudrait m'enduire.

Regardons plutôt du côté des soins corporels. C'est sûr qu'un traitement anti-âge qui ferait disparaître les sillons et les ornières qui creusent mon visage de quinquagénaire ne nuirait pas. Dans ce cas, c'est l'idée angoissante de me faire envelopper qui me rebute. Être couverte d'algues, de sucre d'érable, de cidre de glace (encore!!), de nénuphars ou de lotus ne me réjouit guère. Il me semble que je vais étouffer. Ou que je vais tellement m'agiter que je vais tout faire craquer, masque et bibi y compris.

Je ne désespère pas. Il doit sûrement y avoir quelque chose de moins menaçant à expérimenter. Voyons ce qui en est des soins esthétiques. Je sais. Je vais me limiter aux extrémités de mes membres inférieurs et supérieurs : les mains et les pieds. Y a pas grand-chose de catastrophique qui pourrait m'arriver de ce côté-là. J'hésite, j'hésite. Le Soin Ocearepair promet de redonner fermeté et vitalité aux peaux matures (est-ce assez politiquement correctement énoncé pour vous?). Il nécessite toutefois l'application d'un masque thermoactif à effet chaud/froid. Un frisson me parcourt l'échine. Je m'imagine très bien électrocutée sur la table mais avec une peau lisse et satinée, oh! la, la!

Comme j'ai toujours envié quand même un peu les "poupounes" aux beaux ongles vernis, je crois finalement que je vais opter pour le manicure spa et le pédicure au miel et au beurre de karité. Je ne sais trop ce que des spécialistes vont pouvoir faire pour donner l'illusion que je n'ai pas les doigts boudinés ni les ongles d'orteil ratatinés mais je suis prête à leur donner une chance de prouver qu'ils peuvent vraiment concurrencer les plus grands saints au royaume des miracles.

Ouf! j'pensais pas que c'était aussi ardu d'être une "poupoune" car il en faut du courage pour être tripotée, frottée, huilée, chauffée, enveloppée, mouillée, refroidie, beurrée, exfoliée, grattée, et j'en passe. C'est le temps ou jamais de citer l'adage que les esthéticiennes nous servent après une épilation à la cire : "Il faut souffrir pour être belle!"

mardi 11 mai 2010

Au naturel

Ce matin, il faisait frisquet mais avec un magnifique soleil. Je venais tout juste de traverser la rue quand je les ai entendues. Les outardes. Elles arrivaient en formation "V" en poussant leur cri caractéristique. Selon un site ornithologique, il semble qu'on le traduit habituellement par a-honc, ca-ronc ou hinc. Je ne suis pas certaine que cela rend bien la chose mais comme je ne suis pas une experte en la matière, je donne le bénéfice du doute aux observateurs chevronnés.

Les grands oiseaux ont passé juste au-dessus de ma tête. Je me suis d'ailleurs arrêtée sur le trottoir pour mieux les contempler. J'aime tellement les entendre au printemps, car les outardes annoncent le retour de la belle température. J'avoue, toutefois, avoir toujours un pincement au coeur quand elles nous quittent l'automne venue. Pour moi, elles ne nous laissent alors plus le choix de se faire à l'idée : l'hiver est à nos portes.

Mais ce n'était pas le cas ce matin sur mon trottoir. Les outardes semblaient heureuses de revenir au bercail. Moi, en tout cas, j'avais le coeur gonflé de joie pour les accueillir. Ce qui m'a surtout émerveillée, c'est d'avoir été en mesure de percevoir le battement de leurs ailes quand elles m'ont survolée. On aurait dit le doux bruit d'une éolienne. Un "floush, floush" régulier et apaisant.

Je me trouve privilégiée de toujours avoir senti ce besoin en moi d'être en communion avec la nature. Je me laisse si facilement toucher par tout ce qui se passe autour de moi, bon ou mauvais, que je reçois comme une pause bénéfique les moments que je prends pour m'arrêter et simplement respirer au gré des saisons qui passent. Je n'attends pas le paysage extraordinaire, bien que je sois capable de l'apprécier quand je le rencontre, ni l'apparition d'une espèce animale rare ou l'avènement d'un phénomène météorologique exceptionnel. Je tire mon plaisir des petites choses : la minuscule tige d'une de mes vivaces qui se montre la tête, la fourmi qui circule sur mon balcon en transportant un poids énorme pour elle, les gouttes de pluie qui font briller les feuilles, la brise du vent qui agite les graminées, le chat errant qui mange dans le plat de nourriture laissé à son intention, le chardonneret au plumage jaune éclatant qui se réfugie dans le cèdre en face de la mangeoire, l'odeur fraîche d'un matin de printemps, le moelleux des flocons de neige qui couvrent doucement le sol, le cri rauque des corneilles qui nous jette en bas du lit, la lumière de la lune qui se fraie un passage dans la fenêtre de ma chambre, la chaleur du sol l'été qui invite à laisser tomber les souliers, les impatientes blanches qui mettent du soleil dans ma plate-bande d'ombre, le plaisir de marcher dans le sable et de laisser les grains rouler entre les orteils pour un massage instantané de la plante des pieds, le blanc immaculé des gros nuages ouatés qui se promènent lentement dans le ciel, les étoiles qui brillent la nuit ou le silence enveloppant de ma cour qui m'imprègne parfois tout entière.

Vous vous doutez bien que la liste n'est pas exhaustive. Et c'est ça qui est fantastique puisque chaque jour me donne la possibilité de la compléter. Il suffit d'être à l'écoute, d'ouvrir les yeux, de humer les odeurs, de toucher les objets, de goûter des saveurs nouvelles. La présence fait toute la différence.
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Notes participatives : Ça vous dit de partager ce qui vous fait vibrer au naturel?
Avis à Scott Awesome - prière d'interpréter l'expression "au naturel" dans le contexte du message qui précède!!