jeudi 18 février 2010

Le prix de la lucidité

Je ne sais pas si je vais continuer à lire les journaux. Je trouve ça éprouvant d'être lucide. Comme les bons coups font rarement la une, je suis dans l'obligation d'encaisser les décisions stupides et les commentaires aberrants qui sont rapportés quotidiennement dans les médias. Et il y en a une pléthore. Je pourrais alimenter ce blog uniquement à partir des faits révoltants signalés dans les organes d'information.

Ainsi, dans Cyberpresse, le chroniqueur Michel Girard nous apprend aujourd'hui que le gouvernement Charest n'éprouve aucune difficulté à justifier l'octroi d'une subvention de 250 000 $ destinée à un hôtel de luxe pour chiens et chats. Par contre, il remet une fois de plus aux calendes grecques la décision de mettre sur pied un programme d'aide financière qui permettrait de payer les frais annuels d'entretien des chiens d'assistance pour les personnes handicapées. Malgré les nombreuses études déjà réalisées démontrant que les utilisateurs de ces chiens ont moins recours aux services publics sociaux et aux services de santé, notre "prudent" gouvernement indique qu'il doit prendre le temps d'analyser davantage cette proposition... qui avait été entérinée par le ministre Couillard en mai 2008!!

Et, dans Le Devoir, la journaliste Marie-Andrée Chouinard revient sur le cas d'Omar Khadr, seul ressortissant occidental toujours détenu à Guantànamo. Le Canada n'a jamais reconnu qu'il s'agissait d'un enfant-soldat. Pire, des fonctionnaires canadiens l'ont interrogé sous la torture. Malgré le jugement rendu par la Cour suprême, le gouvernement persiste et signe... une note diplomatique minable demandant aux autorités américaines d'être assez clémentes, s'il-vous-plaît-merci, pour ne pas tenir compte des témoignages obtenus sous la torture. La belle affaire!

Je suis fatiguée parce que mon caractère impétueux voudrait combattre sur tous les fronts. Impossible. J'essaie bien de prendre une distance en m'informant mais ça ne dure jamais longtemps. Je comprends maintenant de plus en plus pourquoi certaines personnes choisissent délibérément de ne pas écouter les nouvelles ou de lire les journaux. Qu'est-ce qu'on dit déjà? Ah! oui, je me souviens : Le danger croît avec l'usage. Mais je m'inquiète encore plus de celui-ci : Le machiavélisme des uns croît avec l'ignorance des autres. Alors, lucide ou pas? Le débat est lancé.

mercredi 17 février 2010

Dépendance indépendante

Quelqu'un m'a posé une question fort intéressante aujourd'hui. Il m'a demandé si c'était possible que je devienne dépendante de mon blog. J'avoue que je ne m'étais jamais arrêtée à considérer cet aspect de la chose.

C'est sûr que lorsque je regarde le nombre de messages que j'ai écrits depuis un an, force m'est d'admettre que j'ai beaucoup de choses à dire. Oserais-je ajouter, comme l'Homme me le faisait remarquer un peu plus tôt, que j'ai en fait toujours quelque chose à dire. Possible.

Je crois que je suis surtout dépendante de mon besoin d'écrire et le blog répond à ce besoin. Et je suis également dépendante de mes échanges avec ceux qui me lisent et vos commentaires satisfont mes désirs à cet égard.

Enfin, pour être totalement franche, je dois être plus dépendante que je veux bien l'admettre car, même s'il se fait tard, je suis encore devant l'ordi en train d'écrire pour ce foutu blog. Allez, je vous laisse. De toute façon, il ne s'est rien passé dans ma journée qui mérite quelque ligne que ce soit... à part le fait que j'ai été amèrement déçue de la prise de position de Lucien Bouchard. C'est évident qu'avec l'enthousiasme délirant qu'il démontre, nous n'aurons jamais notre pays. Heureusement qu'il reste des purs et durs pour croire encore que nous pouvons être maîtres chez nous. Vivement le respect! J'en ai assez de tendre la joue, la main, le bras, le dos, alouette!

mardi 16 février 2010

Légers et lourds irritants

Juste comme j'apprenais ce matin dans le journal que, pour la première fois en quarante ans, les déplacements en voiture à Montréal ont enregistré une baisse d'un petit point, j'ai dû respirer pendant un bon quinze minutes le gaz carbonique d'une voiture qu'on faisait "réchauffer" en face de l'arrêt d'autobus. "Eh! bonhomme! Il fait super beau aujourd'hui. Si tu sortais dehors avant de partir ton char, tu pourrais constater qu'il n'y a aucun risque pour que tu te les gèles. Et j'oserais avancer que, de toute évidence, le vert n'est pas ta couleur préférée."

C'est drôle... M. Charest a déclaré qu'il aurait souhaité mieux comme place accordée au français lors de la cérémonie d'ouverture des fameux JO. Comme d'habitude, sa vive indignation (!!) s'arrêtera là. Il ne faudrait surtout pas qu'il demande et exige le respect de notre culture. Autre drôlerie. Il s'oppose avec véhémence à la tenue d'une commission d'enquête sur les pots-de-vin dans la construction mais il s'est empressé de mettre sur pied la Commission sur le droit de mourir dans la dignité pour discuter de l'euthanasie. Bizarre de société qu'est la nôtre. Jamais vraiment prête à réagir pour s'attaquer de front aux problèmes mais toujours partante pour s'auto-détruire. Ça fait tellement d'années qu'on ne réclame plus rien et qu'on se laisse bafouer en présentant, comme tout bon chrétien qui se respecte, l'autre joue pour prendre la prochaine claque, que je crois que la preuve est faite que nous sommes absolument habilités à mourir dans la dignité... ou serait-ce dans la plus totale indifférence?

L'indifférence, c'est certainement ce qui caractérise les réactions de tous face à la décision prise récemment par le Parti conservateur de s'occuper de la santé maternelle et infantile. Et pourtant, on devrait s'inquiéter. Tout de go, un sentiment d'incrédulité devrait nous envahir étant donné le peu de cas accordé par le gouvernement à la cause des femmes depuis son arrivée au pouvoir. En effet, il s'est plutôt employé jusqu'à présent à couper le financement des organismes voués à la défense des droits des femmes. Et voilà que son aide à l'amélioration de la santé des femmes dans les régions démunies du monde semble vouloir être assortie de conditions. Comme le dit très bien la journaliste Marie-Andrée Chouinard dans Le Devoir d'aujourd'hui : "Une femme meurt en couches, dans de pitoyables conditions médicales? Elle méritera tous les égards de ce gouvernement. Elle décède des suites d'une interruption volontaire de grossesse pratiquée par un boucher charlatan? On ne daignera pas s'épancher un instant sur son sort misérable." Je vous le dis. C'est la grande noirceur.

Insidieusement, ce gouvernement dévoile son vrai visage. Et il est laid. Par exemple, croyez-vous qu'il est prêt à encourager l'excellent travail réalisé par la clinique Insite à Vancouver? En permettant aux toxicomanes de la rue de se rendre dans un site d'injection supervisé, cette clinique réduit les coûts de traitement et d'hospitalisation et diminue le taux de mortalité par overdose. Bien évidemment, le gouvernement est contre et il se bat pour faire fermer la clinique. Celle-ci gagne des batailles juridiques mais, lors de sa dernière victoire, les experts ont bien laissé entendre qu'elle devra éventuellement baisser les bras. C'est notre belle fierté "canadian" qui s'exprime encore ici.

Je termine sur un mode plus aérien mais non moins agacé. Les fumeurs! Je déteste devoir traverser leur barrière de fumée pour entrer dans un immeuble. Ce soir, la barrière sentait le cigare. C'était dégueulasse.

Et qu'ai-je vu de plus aberrant dans ma journée? Une stupide fonctionnaire en train de prendre un message penchée sur le comptoir de la salle de bains l'oreille rivée à son BlackBerry! Je suis toujours émerveillée de l'importance que certaines personnes peuvent se donner. Je m'incline bien bas... devant la bêtise.

Scusez-la!

lundi 15 février 2010

Jouez tout seul!

Je suis inadéquate. Une mésadaptée de la vie. Tout le monde est à l'heure olympique, sauf moi. Je ne veux surtout pas déprécier les efforts déployés par les athlètes pour se rendre au podium. C'est juste que ça ne m'intéresse pas vraiment, pour ne pas dire pas pantoute.

Alors, qu'est-ce que vous pensez? Toute la journée, je me suis sentie comme une extra-terrestre qui essaie d'intégrer ses trois bras et ses cinq pieds dans une société qui ne veut soudainement plus rien savoir du multiculturalisme ni de l'ouverture aux autres. Non. Pour les prochaines semaines, il faut être comme tout le monde. Et vibrer uniquement aux performances, aux exploits, aux réussites, à l'excellence, au dépassement de soi, à la PERFECTION! Je m'excuse mais j'aimerais passer à autre chose.

Impossible. Je vais à une réunion ce matin. Avant même que l'on se mette à attaquer le vif du sujet qui nous avait tous réuni dans une minuscule salle, il a fallu bien évidemment discuter des Jeux olympiques! Si ce n'avait été de la soeur Psy qui m'avait appris hier soir qu'Alexandre Bilodeau avait gagné une médaille d'or, j'aurais eu l'air d'une véritable... extra-terrestre! Ça s'est donc mis à raconter de long en large l'entier déroulement de la cérémonie d'ouverture. Puis ça s'est enchaîné avec les mérites d'un pays par rapport à un autre. Et ça s'est poursuivi avec des plaintes genre "À la fin des Jeux, on va être complètement mort. Faut se coucher tellement tard si on veut tout voir!" et "C'est donc ben plate qu'il ne fasse pas beau à Vancouver. Y on pas de neige, c'est épouvantable!" Une chance que ça s'est arrêté là. J'étais sur le point de vomir.

Vous trouvez que j'exagère. Détrompez-vous! Que voit-on à la une de tous les journaux depuis que le cirque a commencé? Uniquement des articles sur la préparation mentale des athlètes, des statistiques sur chacune des disciplines sportives, des analyses de probabilité sur nos chances de remporter ou non une médaille, et j'en passe. La Terre a arrêté de tourner et, on l'espère, de trembler. Que les habitants de Haïti montent leurs tentes tout seuls. Nous, on n'a plus le temps. On skie, on patine, on glisse, on joue au hockey.

Comme si ce n'était pas suffisant. Il faut en plus digérer l'infecte sauce rouge et blanche dans laquelle les Jeux baignent. Que dis-je... dans laquelle ils surnagent. Je n'en peux plus d'entendre parler de fierté nationale, d'occasions à saisir pour faire connaître notre beau pays, de la chance incroyable qui nous est donnée d'accueillir le monde chez nous, de la nécessité de présenter une vision idyllique des peuples fondateurs, bref de l'hypocrisie. La visite est là... il faut se mettre sur notre 36!

En tout cas, le grand César avait bien compris la nature humaine : "Du pain et des jeux, et le peuple sera content!" Moi, j'suis pas contente.
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Notes pédestres : Le soleil couchant, ce spot de lumière, était orangé ce soir. Ma mère disait que c'était signe de beau temps. On va voir ça demain!

dimanche 14 février 2010

Respirer par le nez

"I've been places in my head, I've been places in my head, places in my, places in my, places in my heaaaadddd!", je criais à tue-tête ces mots de la chanson Safe Home d'Anthrax, marchant des bouts de trottoir les yeux fermés tellement j'étais prise dans ma bulle. J'ai bien entendu un ou deux chiens aboyer. Mais c'est tout. Faut croire que j'étais dans le ton, ou encore qu'il n'y avait pas âme qui vive dehors.

Je m'en foutais de toute façon. J'étais seule avec la vie qui battait si fort en-dedans de moi que j'avais parfois l'impression que j'étais pour éclater. À ce moment-ci de l'année, j'adore marcher à la fin de l'après-midi quand le soleil commence à baisser. À la fin de mon parcours, je le reçois en pleine face. Souvent je m'arrête net. Juste pour le regarder. Juste pour me laisser envahir toute entière par ses puissants rayons. On dirait un immense spot dirigé vers moi. Je n'ai d'autre choix que d'être dans la lumière. Et je repars, heureuse de pouvoir respirer à plein nez l'oxygène nécessaire pour alimenter mon corps.

Aujourd'hui, j'avais une énergie que je sentais presque inépuisable. C'est merveilleux quand ça se produit. Et aussi j'arrivais à demeurer dans le moment présent pour en jouir pleinement. C'était la deuxième fois depuis le matin. Un cadeau rare, donc encore plus apprécié.

Eh! oui, en ce jour de la Saint-Valentin, je n'ai pas fait la grasse matinée car je m'étais inscrite à un atelier de respiration donné par mon prof de yoga. J'avais bien demandé à l'Homme de venir avec moi pour partager une activité en commun en ce jour des amoureux, mais il a carrément refusé : "Un atelier pour respirer? Qu'est-ce que je vais aller faire là? Je suis très bien capable de respirer tout seul." Voilà qui a le mérite d'être clair. Et d'un côté, il a raison. La respiration est un réflexe automatique. Cependant, quand on prend le temps d'être à l'écoute de son souffle, on s'aperçoit vite qu'on respire trop rapidement, donc pas assez profondément, et principalement du haut de la cage thoracique et pas à partir de l'abdomen.

En tout cas, l'heure et demie a filé. J'ai adoré les exercices, notamment celui qui consiste à inspirer et à expirer chacune des voyelles. C'est vraiment intéressant d'observer les vibrations de chacune d'elles dans notre boîte crânienne. Et j'aime particulièrement faire le son de l'abeille. Chaque fois, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire pendant que je le fais. C'est apaisant et réjouissant.

Je sais que je vais vous étonner mais il n'y avait que trois hommes dans notre groupe de vingt-deux!!? Les gars, vous qui savez si bien tout faire et, entre autres, respirer par le nez, vous n'avez jamais pensé que d'assister à ce genre d'atelier ou encore de participer à un cours de yoga, représente un excellent moyen de rencontrer des filles. Pensez-y! Vous pouvez devenir plus souple, allonger votre respiration et être en contact avec l'autre sexe. Il me semble que c'est une combinaison gagnante. Et imaginez la tête de votre amoureuse quand vous lui direz à l'oreille : "Bzzzz, Bzzzz, Bzzzz".

Je vous aime! Heureuse Saint-Valentin! :)

jeudi 11 février 2010

Pingrerie

Je me sentais pas mal "cheap". C'était le deuxième mendiant que je croisais dans la rue ce midi et je n'avais pas ouvert mon portefeuille. Déjà, après avoir passé devant le premier, j'avais presque fait demi-tour pour lui donner quelques sous. Mais je m'étais dit que j'étais pressée, que je ne pouvais tout de même pas donner chaque fois que je rencontrais quelqu'un qui me sollicitait, bref j'avais très rapidement passé dans ma tête toutes les raisons qu'on se donne pour avoir bonne conscience.

J'avais un autre obstacle à ma "cheaperie". C'est que j'essaie toujours de regarder dans les yeux ces gens qui demandent la charité. Je ne veux surtout pas qu'ils pensent qu'ils sont invisibles. Qu'ils n'existent pas. Encore une fois juste pour garder ma bonne conscience. Mais c'est difficile de faire ça quand on ne donne rien. C'est bien beau un pauvre sourire ou un léger hochement de tête mais ça ne remplit pas un ventre creux.

Et, finalement, je me sentais "cheap" pas seulement parce que je ne répondais pas à leur demande. Non. C'était aussi parce que je passais devant eux avec un beau gros sac de plastique blanc qui contenait l'immense salade de poulet que je venais d'acheter pour mon lunch et les chocolats que j'étais allée chercher dans un magasin réputé pour fabriquer des friandises de grande qualité. J'avais donc dépensé tout près de 30 $ mais je ne pouvais pas disposer de 2 ou 3 $ pour des personnes moins chanceuses que moi??!! "Cheap!" "Cheap!" "Cheap!"

À la fin de ma journée de travail, je ne pensais évidemment déjà plus à tout ça. Mais la vie, elle, qui sait si bien être ironique et nous attendre au détour, n'avait rien oublié du tout. En descendant de l'autobus, je me dirige donc vers l'épicerie pour acheter mon souper. (Petite parenthèse : pour ceux qui croient que je ne cuisine plus, je dis : "Détrompez-vous!" C'est seulement une de ces journées où je me sens un peu lâche... et "cheap").

Alors, me voici en ligne à la caisse pour payer mes achats. Devant moi, un jeune gars avec un tatouage dans le cou. Je trouve ça original. Pendant que j'essaie de déchiffrer discrètement ce qui est écrit dans l'étoile bleue qui dépasse de sa chemise, la caissière lui annonce le montant qu'il doit verser. Il se met à compter frénétiquement les sous qu'il a dans sa main. Il lui remet les pièces mais la caissière lui apprend qu'il n'en n'a pas assez. Il cherche dans ses poches. Il dit à la caissière qu'il ne comprend pas. Qu'il a sans doute mal évalué le montant de sa petite commande. La caissière lui propose à ce moment d'aller au comptoir du service à la clientèle pour se faire rembourser quelques articles. Comme elle s'apprête à remplir un papier quelconque à cette fin, je me décide à intervenir et lui demande comment il doit. Je remets le montant en question au jeune gars qui me remercie et part avec son sac. La caissière me regarde et déclare : "Vous êtes gentille. C'est sûr que ça va vous être remis". Effectivement, ça venait de m'être remis!

mercredi 10 février 2010

Les paroles ne s'envolent pas toujours

Il paraît que j'ai une démarche spéciale quand je m'entraîne sur mes trottoirs adorés et il semble aussi que j'écoute de la musique fuckée. J'ai appris du même souffle que je déambule sans plus rien voir ni personne parce que trop prise dans ma bulle. C'est du moins la description qu'une voisine a donné de moi aujourd'hui. Ce n'était pas méchant... je crois. La seule chose qui m'agace vraiment, c'est quand on attaque la musique que j'aime. Encore une fois, c'est l'ignorance qui parle. Mais je comprends. Qui n'a pas péché par ignorance? On le fait trop souvent : émettre des jugements sans vraiment savoir de quoi on parle.

Laissons maintenant le jugement de côté et parlons du respect. J'ai des entretiens depuis quelque temps avec une collègue qui éprouve des problèmes avec sa fille. Elle voudrait que celle-ci la respecte simplement parce qu'elle est sa mère. Elle m'a rapporté dernièrement une conversation qu'elle a eue avec une thérapeute qui a tenté de lui faire comprendre que, de nos jours, la définition du respect n'est plus celle à laquelle nous étions habitués autrefois. Mais ma collègue n'est pas d'accord. Elle n'accepte pas la prémisse qui veut que le respect se mérite. Elle tient mordicus à ce que les enfants respectent les parents comme ce qui est dit dans la Bible : "Honore ton père et ta mère." Pourquoi n'ai-je pas pensé à lui citer le reste du texte qui continue en disant : "Parents, n'exaspérez pas vos enfants!"

Passons finalement à la condescendance que le dictionnaire définit comme une attitude hautaine et plus ou moins méprisante. La Fille en a été victime récemment. Comme elle me racontait l'incident et la façon dont elle s'était sentie à cette occasion, je ne pouvais m'empêcher de penser à quel point il est important de mesurer nos paroles. Autant les mots peuvent faire grandir, autant ils peuvent aussi détruire. Qu'est-ce que le proverbe dit encore? Ah! oui, qu'il faut tourner sa langue sept fois avant de parler. Peut-être que, dans ce cas, ce serait approprié de retourner à la Bible et de tourner sa langue soixante-dix-sept fois sept fois!