Il est trois heures du matin et je n'arrive pas à dormir. Je me suis réveillée à cause de ma vessie et de ma lanterne, puis en raison d'un bruit inusité en provenance de la cour. Le Visiteur masqué est là et j'ai décidé de monter la garde pour protéger mon étang dans lequel je l'ai surpris à s'ébattre gaiement. Malheureusement, malgré mes multiples sorties intempestives avec ma lampe de poche, il continue de descendre de l'érable et de s'approcher du bassin. J'écris donc avec l'oreille tendue, prête à réagir au moindre bruit suspect. Je ne suis pas seule pour veiller car la
Puisque vous êtes là, je vais vous raconter ma soirée et vous démontrer, comme si besoin était, à quel point je peux être pathétique quand mon anxiété prend le dessus. Je suis revenue du travail inquiète de la façon dont mon bas du corps semblait se comporter. Me semble que je me sentais enflée et que j'effectuais des séjours un peu trop rapprochés à la salle de bain. Bref, je paniquais.
J'ai donc décidé de me rendre une nouvelle fois à la clinique pour chercher un réconfort quelconque, une raison d'espérer que je survivrais jusqu'à l'arrivée de mon premier chèque de nouvelle retraitée. L'Homme travaillant en soirée, je n'avais pas de voiture à ma disposition. Qu'à cela ne tienne, je suis la Marcheuse urbaine. J'ai pris mes pieds à mon cou et je suis partie en direction de la clinique, une marche d'au moins une heure. Comme j'arrivais pratiquement à destination, je me suis aperçue que j'avais oublié mon portefeuille à la maison. Privée de la carte
Un peu désespérée, j'appelle l'Homme qui ne peut se libérer dans un avenir immédiat rapproché pour me ramener à la maison. Je le
Rassérénée, j'ai décidé de rembarquer dans les nouveaux sillons et je me suis préparée un bon souper.
Alors, c'est ça. Je viens d'aller faire encore pipi. J'ai aussi jeté un oeil dans la cour. Tout semble redevenu tranquille. Je crois que je vais maintenant imiter la Reine féline et ronronner à mon tour. Déjà
