lundi 28 décembre 2009

Il a neigé sur mon metal

Et puis? Survivez-vous aux festivités? Moi, pas pire. Mais aujourd'hui, comme j'ai eu le temps d'aller marcher, je survis mieux. Et c'est aussi la raison pour laquelle j'écris ce soir. Comme vous le savez, prendre l'air m'inspire. Après, j'expire mes réflexions.

Les trottoirs se portaient quand même bien malgré la glace qui les recouvrait à certains endroits. Il n'y en avait pas assez, cependant, pour vraiment ralentir mes pas. Et ce qui était aussi merveilleux, c'est la petite neige qui tombait. Quelques flocons, sans plus, mais qui rendaient l'expérience encore plus intéressante. Ah! oui, il y avait aussi le metal qui m'accompagnait. Le Fils avait eu le temps d'ajouter à mon répertoire auditif l'ensemble du CD de Five Finger Death Punch. Je vous avais dit que j'aimais tout d'eux sur cette récente mouture et que je vous en reparlerais. Alors, parce que je tiens toujours parole, voici le texte de la chanson Far from Home :

Another day in this carnival of souls
Another night settles in as quickly as it goes
The memories of shadows, ink on the page
And I can't seem to find my way home

And it's almost like,
Your heaven's trying everything
Your heaven's trying everything
To keep me out

All the places I've been and things I've seen
A million stories that made up a million shattered dreams
The faces of people I'll never see again
And I can't seem to find my way home

'Cause it's almost like
Your heaven's trying everything
To break me down
'Cause it's almost like
Your heaven's trying everything
To keep me out

Je ne sais pas si c'est parce que je me sentais particulièrement metal mais toutes les chansons semblaient me parler. J'avais en-dedans comme un amalgame de révolte, de désespoir et d'euphorie. Je crois que j'ai trop mélangé ces derniers jours. Alcool, nourriture beaucoup trop abondante, desserts inutilement sucrés. J'ai comme un long haut-le-coeur. En espérant que je me rende jusqu'à la fin sans tout régurgiter.

Bon, sur ces paroles pleines d'espoir, je vous laisse encore pour quelques jours j'imagine... le temps d'effectuer un aller-retour vers l'autre Capitale nationale. D'ici là, n'abusez pas trop des bonnes choses et, si vous le faites malgré tout, allez-y sans remords!

Bonne année!!

jeudi 24 décembre 2009

Joyeux Noël!

Quel titre original, non? Mais je ne peux penser à rien d'autre puisqu'on y est presque. C'est comme ça chaque année. On croit qu'on arrivera pas à terminer les préparatifs, à trouver les cadeaux pour tout le monde, à avoir le temps de les emballer, à cuisiner les derniers plats mitonnés, à finir de décorer la maison... lorsque survient soudain le choc fatal : c'est le 24 décembre. Alors, prêts, pas prêts, on plonge dans l'euphorique temps des fêtes.

Comme je serai en mode "célébration" pour les prochains jours, je profite de ce message pour vous offrir à tous, fidèles lecteurs de mes élucubrations, mes meilleurs voeux pour Noël et la Nouvelle Année. J'espère que cette dernière nous fournira la possibilité de multiplier les échanges et les réflexions sur toutes ces petites choses qui meublent notre quotidien et qui le rendent à la fois attendrissant et extraordinaire.

Je veux adresser un merci spécial à celles et ceux qui prennent le temps de me laisser un commentaire. Ce n'est pas le nombre qui m'importe mais le plaisir de savoir que je suis lue et encore plus celui de m'apercevoir que j'ai visé juste dans la façon dont j'ai traité mon sujet. En fait, je suis toujours heureuse quand je me rends compte que j'ai retenu votre intérêt. Dans le monde d'aujourd'hui où tout passe à la vitesse de l'éclair et où l'on est constamment bombardé par une foule d'informations, je me sens privilégiée que vous m'accordiez votre attention. Croyez bien que je la traite avec le plus grand respect.

Bon, bon, je ne peux pas terminer sans formuler un message spécial à l'intention de mon collaborateur du début, fidèle lecteur et pourvoyeur de ma drogue quotidienne. Au Pusher de metal donc : je te souhaite une année où tu pourras vivre ta passion à plein et réaliser tes rêves les plus fous. Stay Metal!

lundi 21 décembre 2009

Trop, c'est comme pas assez

Noël est à nos portes. En fait, je l'entends déjà sonner car il sera là jeudi. Quand j'arrive à cette période de l'année, mais plus particulièrement quand se pointent les derniers jours avant la Grande Fête, je ne sais plus trop comment je me sens. C'est que, depuis toujours, j'éprouve des sentiments mitigés par rapport à Noël.

Des fois, je déteste carrément ce salmigondis de bons et nobles sentiments qui poussent même les moins généreux d'entre nous à ouvrir leurs portefeuilles pour se soulager la conscience à l'avance d'avoir le dessous du sapin débordant de cadeaux extravagants et le frigo rempli à l'excès de boustifaille qui sera au mieux ingurgitée sans être trop gaspillée. De même, je hais au plus haut point tout l'aspect commercial de cette fête du mauvais goût qui nous pousse à transformer nos salons en forêts du Grand Nord et l'extérieur de nos maisons en parc d'attractions. J'en ai assez notamment de ces piteuses imitations de glaçons et de ces immenses structures gonflables toujours à plat dans les bancs de neige. Tout ce clinquant, loin de me réjouir, ne réussit qu'à me rendre encore plus morose par son faux éclat.

Et que dire de toutes ces fêtes de bureau où la fraternité devient obligatoire? Nous voilà en train de partager un repas, ou pire, une soirée, avec des gens qu'on se contenterait de saluer le matin sans plus. D'ailleurs, je n'ai jamais vraiment compris pour quelle raison il fallait mettre au banc de la société un collègue qui préfère s'abstenir de participer à ces hypocrites célébrations du travail d'équipe, de l'entente harmonieuse et de soi-disant enrichissantes relations interpersonnelles.

"Au petit trot, s'en va le cheval avec ses grelots..." Êtes-vous tannés d'entendre les quelque dizaines de chansons de Noël qui composent notre répertoire musical de la saison? Moi oui. Surtout que ces ritournelles sont jouées en boucle depuis le début novembre à la radio, dans les magasins, dans les restos, chez le coiffeur, dans certaines émissions ou pubs à la télé, en fait, à peu près partout. J'ai assez hâte que le cheval et ses grelots disparaissent dans le fond d'un vallon tout blanc. Ce doit être pour cette raison que j'ai choisi le metal pour faire la crèche. Je crois que je n'avais pas le courage de me taper Fernand Gignac ou Laurence Jalbert et les cantiques traditionnels.

Commencez-vous à voir un peu le portrait? Laissez-moi quand même le plaisir d'en rajouter au cas où l'ensemble de la situation vous échapperait encore. Par exemple, je n'ai pas encore soufflé mot de la ruée dans les magasins pour l'achat de cadeaux. Il en faut bien sûr pour les enfants, mais aussi pour les parents, les grands-parents, les conjoints, les professeurs, les gardiennes, les amis, les voisins, les oncles, les tantes, les cousins, les cousines... N'hésitez pas à embarquer ici et à ajouter la personne de votre choix. C'est une chanson à répandre. Et après? Après, il faut emballer tout ça en détruisant une autre partie de la forêt amazonienne si on est pas préoccupé par l'état de la planète.

Je poursuis en jetant une statistique là, tout de go, qui ferait plaisir aux représentants de la Santé publique et à tous les prophètes de malheurs pandémiques. Vous êtes-vous seulement déjà arrêté au fait qu'en deux jours, on va voir probablement plus de monde que dans toute une année? Et on va aussi prendre plus de calories que dans toute une année! C'est qu'il faut plaire à tous et visiter la famille au complet en n'oubliant pas de goûter aux beignes de grand-maman, au ragoût de pattes de tante Gertrude, au sucre à la crème de cousine Germaine, aux tourtières de tonton Émile, à la dinde de belle-maman, à la bière de cousin Alfred, au vin maison de l'ami Bacchus, ... oups... excusez-moi, je reviens dans un instant...

(Intermède musical : Au petit trot, s'en va le cheval avec ses grelots...)

Je suis désolée. Un malaise digestif. Que voulez-vous? Quand ça déborde, il faut que ça sorte. C'est ça le problème de Noël. C'est trop de tout. Et ça fait un bout qu'on s'empiffre. Je dirais que ça dure depuis que les épouvantails et les citrouilles ont pris le bord. C'est normal d'en avoir ras-le-bol. Même si on est dans le dernier droit, il y a une limite au nombre de guirlandes et de boules qu'on peut ingurgiter. Moi je commence à avoir mon quota. C'est le temps qu'on arrive au clou de la soirée avant que je n'enfonce les clous de mon cercueil. Hon! je crois que c'est politiquement incorrect ce que je viens de dire. Bref (je ne sais pas si après un texte aussi long, j'ai encore le droit d'utiliser ce mot), je commence à penser que, même à Noël, la modération a bien meilleur goût. Il me semble aussi qu'elle nous permettrait de faire durer le plaisir toute l'année. Mais il faudrait oublier les chansons par exemple...
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Notes ménagères : Martha numéro trois est venue aujourd'hui pour la première fois. Elle m'a appelée ce soir pour me demander si j'étais satisfaite. Je l'étais. J'en ai profité pour lui dire qu'elle ne devait pas jeter le contenu du pot qui se trouve près de l'évier de cuisine. C'est mon compost. "Ah! oui, mes parents aussi en font", me répond-elle. Elle a près de quarante ans. Maudit que je me sens vieille!

samedi 19 décembre 2009

Le temps d'un souper

Ouf! Il est tard. Je viens de terminer la vaisselle et de ramasser la cuisine et le salon. Je recevais ce soir. Les amis du Fils. Avec les années, je dois dire qu'ils sont tous un peu devenus mes fils. Il y en a un d'ailleurs que je considère carrément comme mon deuxième fils adoptif. Un autre que j'utilise pour répondre à mon besoin de rébellion et qui me tient sous sa férule avec ses livraisons de metal. J'ai d'ailleurs eu droit ce soir à deux nouvelles compilations. C'est pas demain que je vais me guérir de ma dépendance. Mais est-ce que je le veux vraiment? Et pourquoi diable un Pusher qui se respecte voudrait-il que son client se passe de sa marchandise? Il entretient au contraire le désir de lui faire vivre des sensations toujours plus fortes. Et je dois dire à cet égard que mon Pusher excelle dans ce domaine. Et il y en a aussi un autre qui est devenu cette année mon complice-bénévole pour la confection des paniers de Noël. Je suis contente qu'il ait accepté aussi spontanément mon offre. Cela m'a permis d'encore mieux le connaître. Et nous avons quand même quelques atomes crochus puisqu'il étudie en littérature.

Comme je les aime tous, cela ne me fait rien d'avoir passé presque toute la journée à cuisiner pour eux car non seulement je voulais leur préparer un bon souper mais j'avais aussi décidé qu'ils repartiraient tous avec un dessert. J'ai donc fait deux douzaines de muffins et les fameux carrés aux Rice Krispies qu'ils aiment tant pour ajouter aux beignes.

La soirée a été bien arrosée et le menu musical complètement metal. J'ai même eu droit à une première écoute du CD que le groupe metal du Pusher va sortir sous peu. J'ai adoré surtout d'avoir la possibilité de prendre connaissance des paroles des chansons inédites composées par le groupe. Ça fesse juste ce qu'il faut. J'ai vraiment hâte au lancement!

Bon, je m'en vais me coucher. Merci encore cher Pusher de l'invitation à me joindre à vous pour continuer la soirée. Je sais que tu étais sincère et je l'apprécie. J'espère enfin que nous pourrons poursuivre la tradition l'année prochaine. Des retrouvailles, c'est toujours bon!
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Notes pédestres : Il faisait beau soleil aujourd'hui et les trottoirs étaient bien dégagés. J'étrennais de nouvelles espadrilles. Je ne sais pas si c'est à cause d'elles mais il me semble que mes pas avaient encore plus d'entrain!

vendredi 18 décembre 2009

Ne crèche pas qui veut dans mon salon

Lecteurs fidèles, n'ayez crainte, je ne vous abandonne pas. Mon bénévolat, effectivement, a grugé pas mal de mon temps mais surtout de mon énergie. Hier soir, j'avais l'intention de vous raconter ma journée passée à faire plus d'une centaine de paniers de Noël jusqu'à ce que je m'endorme pratiquement la tête sur le clavier. Comme je ne voulais pas vous faire subir des propos échevelés, j'ai préféré m'abstenir.

Aujourd'hui, le Fils est arrivé. Et je suis en ce moment à l'ordi, en fait son ordi, dans sa chambre, avec lui étendu dans son lit. Alors... je ne savais plus trop si je bloggais ou non. Je lui ai dit : "Je vais sur le blog, si je n'ai pas de commentaires, je reste muette." Mais voilà, c'était sans compter sur votre soif avide de mes propos.

J'ai envie de commencer par vous annoncer que j'ai perdu Martha numéro deux. Les habitués de mes écrits savent que je parle ici de ma femme de ménage. Je semble vraiment collectionner ces perles domestiques. La première m'a abandonnée pour une mystérieuse odeur dont je m'explique toujours mal la provenance. La seconde m'a annoncé cette semaine que cette tâche de ménagère parfaite ne convenait plus à son mode de vie. Je veux bien... Sauf que cela convenait très bien à mon mode de vie à moi. Heureusement, je fais maintenant affaire avec une compagnie professionnelle qui ne laisse pas tomber les gants aussi facilement. On m'a rappelée cet après-midi pour me dire qu'on avait trouvé une Martha numéro trois. Elle sera là lundi matin flanquée de la Martha en chef car il semble que la nouvelle Martha soit un peu timide vis-à-vis la poussière. La "pôvre", elle n'a pas encore pénétré dans mon antre! J'espère seulement que mon intérieur joliment bordélique ne découragera pas ses ardeurs au point qu'elle rende illico son tablier.

À part ça, hier, j'ai réussi à trouver du temps pour décorer la maison, toute seule comme une grande, après les paniers de Noël, après les courses, après le souper, bref après qu'il n'y eut plus beaucoup de jus dans la batterie (vous comprenez sans doute mieux maintenant mon état de faiblesse décrit plus haut). Comme j'ai décidé cette année de refuser l'entrée de mon salon au Roi des forêts et à ses épines volages (oui, chère-soeur-Psy-qui-viendra-fêter-Noël-chez-moi, prépare-toi tout de suite au choc du manque de vert), je me suis donc donnée à fond pour monter le village et la crèche. Pour m'encourager, j'ai décidé de mettre un peu de musique. "Que voilà une bonne occasion", me suis-je dit, "pour inaugurer mon CD de metal que je n'avais pas encore auditionné." Dès les premières notes de Five Finger Death Punch, les deux chattes ont fui à toute vitesse vers la cave. Je n'ai pas revu Mignonne de la soirée. Quant à la Reine-Marguerite, elle est finalement revenue pour tenter d'insérer son immense corps dans une minuscule boîte de boules. Le plus étrange, c'est qu'elle a réussi.

Mais, mais, je m'égare. Pas seulement dans le fil conducteur de ce blog (si tant est qu'il y en ait un). De fait, en installant la crèche, j'ai égaré Saint-Joseph. Ne le dites à personne mais j'ai dû avoir recours à un berger compatissant pour le remplacer au pied levé. Je ne crois pas que Marie s'en soit aperçue jusqu'à maintenant. Je trouve qu'elle n'est pas très physionomiste cependant car le berger complaisant est beaucoup plus grand que Saint-Joseph. Enfin... le principal, c'est qu'il y ait quelqu'un de l'autre bord du berceau. Mais si je veux être totalement franche avec vous et ne rien vous cacher, je vais être obligée de vous apprendre que j'ai même cru ce matin, en regardant Marie de plus près, qu'il s'agissait plutôt de Saint-Joseph! Cela aurait été catastrophique : Jésus entouré de deux hommes! Seraient-ce les vibrations du metal qui sont venues perturber Bethléem?
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Notes metalliques : J'adore le CD de Five Finger Death Punch. J'aime toutes les chansons, ce qui veut dire que vous devrez éventuellement subir quelques envolées de ma part à ce sujet. Merci cher Pusher. Je l'ai déjà dit, mais j'aime à le répéter, tu connais ton stock!

dimanche 13 décembre 2009

Avez-vous faim?

Je suis chanceuse. Je n'ai jamais eu faim parce qu'il n'y avait rien dans le frigo. Mais je sais fort bien que ce n'est pas le cas pour tout le monde. Je me souviens que mon père disait parfois : "En autant qu'on peut mettre de la nourriture sur la table, c'est ça qui est important!". Je suis certaine que cette affirmation est encore vraie de nos jours mais que faire quand on ne peut pas justement mettre de la nourriture sur la table?

Cette question me préoccupe. Vous le savez. J'en ai déjà parlé. C'est pour ça entre autres que nous nous sommes laissés embarquer depuis plusieurs années maintenant dans un cercle assez infernal pendant cette période où l'on court après notre souffle pour arriver à Noël en même temps que tout le monde. Ainsi, dans un délai de deux semaines et demie environ, nous passons la Guignolée (c'était dimanche dernier), nous travaillons pour le Brunch du quartier (c'était aujourd'hui) et nous aidons le Service de dépannage de la paroisse à préparer les paniers de Noël (ce sera ce jeudi). Je dis "nous" parce qu'au début nous faisions toutes ces activités en famille. Maintenant, l'Homme et moi avons le doigt dans l'engrenage et nous continuons seuls la mission. Quand le Fils et la Fille le peuvent, ils se joignent à nous, et j'ai même réussi à remplacer le Fils par ses amis ces deux dernières années.

Je suis bien consciente que nous ne réglons pas tout en ramassant des denrées, en beurrant des toasts ou en mettant des sachets de thé dans de petits sacs en plastique. Mais j'aime l'idée d'aider ceux qui aident les autres toute l'année... pas seulement à Noël. Et puis, cela nous permet de rencontrer des gens extraordinaires qui se dévouent comme c'est pas possible pour tenir à bout de bras de petits organismes très peu subventionnés. Des gens qui arrivent à faire des miracles. Et ils sont "presque" toujours de bonne humeur. Et ils sont tellement heureux d'avoir des bénévoles en surplus pour les soutenir dans cette période fort occupée. Des fois, j'ai l'impression qu'on leur nuit plus qu'on les aide mais ils restent patients et ils rigolent de nous voir aussi désorganisés.

Savez-vous que beaucoup d'entre eux travaillent à temps plein le jour et se remettent à la tâche le soir pour s'occuper des démunis? Accepteriez-vous de prendre une ou deux semaines de vacances seulement pour participer à toutes les activités de cueillette de fonds et de collecte de denrées qui doivent être menées pour que les paniers de Noël soient remplis de façon convenable? Qui, pensez-vous, participe à la Guignolée des médias? Et je suis certaine qu'il y a plein d'autres choses que ces gens merveilleux accomplissent pour que Noël soit beau même pour les personnes moins bien nanties. J'éprouve une admiration sans borne pour tous ces gens qui ont faim et soif de justice sociale et de partage. Ne sentez-vous pas, comme moi, une petite faim à les voir ainsi transformer le monde à leur humble façon?

samedi 12 décembre 2009

Transcendance, résurrection et autres balivernes

Avec ma douleur au dos des derniers jours, j'ai souvent pensé à la transcendance. Je me suis vite aperçue, cependant, que je n'avais rien d'une sainte martyre et j'ai plutôt joué la carte des lamentations. Je crois que cette période n'a pas été facile pour l'Homme. Que répondre en effet à quelqu'un qui a mal et qui, en plus, se transforme en animal enragé? C'est à peu près l'état dans lequel je me mettais presque continuellement en criant à qui voulait bien l'entendre que je n'avais justement absolument pas le temps d'avoir mal. Mais la vie, ça ne fonctionne pas toujours comme on voudrait et, si on ne veut pas l'accepter, on peut trouver le voyage assez long merci!

Hier soir, après avoir fait et rangé l'épicerie et m'être précipitée au lit très tôt parce que "pu capable" de m'endurer, j'étais tellement désespérée que je pensais devenir invalide. Comme vous le savez, j'exagère rarement. Nonobstant ma propension à voir tout ce qui m'arrive par le gros bout de la lorgnette, je commençais sérieusement à me demander si je n'étais pas en train de faire mon entrée plus vite que prévu dans le monde des p'tits vieux (je sais, ça ne fait pas "politiquement" correct comme appellation). Ce matin, revirement du sort, je me lève avec une vigueur renouvelée. La douleur au dos n'est pas très loin mais elle est certainement moins lancinante. Yé! je peux annuler mon admission au Foyer des personnes en perte précoce d'autonomie.

Je passe donc tout de suite à la résurrection pour vous annoncer que je me sentais suffisamment remise pour me précipiter (en mesurant mes pas quand même) sur mes trottoirs chéris. Et, aujourd'hui, il faisait super beau. Un soleil magnifique (à ceux qui seraient tentés ici de faire un lien entre la lumière et mon humeur, je vous somme tout de suite de cesser de croire à ces balivernes!). Bref, je suis sortie deux fois. La première, pour faire quelques courses. La deuxième, pour l'entraînement. C'est là que je me suis rendue compte que je devais déjà m'adapter à la neige et j'ai dû suivre mon parcours d'hiver. Ce n'est pas grave, c'était bon!

Et je termine en vous glissant quelques mots sur le concert auquel j'ai assisté jeudi soir au Centre national des Arts. J'y ai entendu le Concerto pour violon no 2 "The American Four Seasons" de Philip Glass, l'un des plus grands compositeurs américains de notre temps. C'était la deuxième fois seulement que l'oeuvre était jouée étant donné que la première mondiale avait eu lieu la veille à Toronto. Il s'agit d'une musique que l'on qualifie de minimaliste ou de musique à motifs. Pour moi, ça a été une révélation. J'étais assise sur le bord de mon siège totalement absorbée par le rythme envoûtant de ce style musical. Et là vous allez comprendre pourquoi je vous parle de cette expérience : je ressentais à l'intérieur de moi le même genre d'émotions que le metal me fait vivre. Incroyable, non? Selon l'Ami, ce n'est pas si incroyable que ça et il m'a expliqué pourquoi. Pour vous dire vrai, je n'ai pas vraiment retenu ses propos qui me semblaient fort limpides quand je les ai entendus mais que je suis incapable de répéter maintenant. Ce doit être mon manque de culture musicale.

Dans tous les cas, je suis restée dans ma bulle toute la journée du lendemain. Une autre chose, aussi, m'a beaucoup touchée et c'est justement la bulle qui entourait le soliste, soit l'extraordinaire violoniste Robert McDuffie. Il était totalement concentré sur la musique et rien, je crois, n'aurait pu percer cette aura. J'étais absolument fascinée de le voir aussi présent à son âme. J'avoue que j'éprouve toujours beaucoup d'admiration pour les personnes qui arrivent à se centrer sur elles-mêmes au point de ne plus se laisser distraire par les interférences de la p'tite vie. Me semble que cela peut aider à la transcendance, non?