lundi 13 juillet 2009

Quand Belzébuth devient Mignon et que la Fille se transforme en Reine de l'emballage

Un court blog pour les lecteurs fidèles adeptes de mes multiples aventures. D'abord, ce fameux petit chat noir. Une amie du bureau m'avait prêté vendredi dernier une cage supersonique qui permet de capturer les éléments de la faune en péril. De retour de Montréal ce soir, l'Homme a installé ledit piège. Je dois préciser que le petit chat noir était toujours là. Dès que je me suis mise à miauler, il est venu sur le balcon. Environ une demi-heure plus tard, il se retrouvait dans la cage en état de complète panique. Le petit chat s'était transformé en fauve. Il miaulait tellement fort qu'on aurait dit qu'il était en train de subir des tortures extrêmes. J'ai entré la cage dans le portique. J'ai laissé le fauve se calmer un peu les nerfs. J'ai ouvert doucement la porte et il est sorti. Vous auriez dû le voir grimper littéralement au cadre de la porte pour tenter de s'échapper. Il faisait tellement pitié à regarder dehors par la grande porte vitrée. Il voyait les plantes qu'il connaît si bien et ses buissons chéris mais, soudainement, il se trouvait derrière le miroir. Je crois que c'est une sensation pas très agréable.

J'ai décidé de m'asseoir et de lui parler. Je lui ai présenté les plats de nourriture. J'ai gratté dans la litière. J'ai tenté de jouer avec lui. Comme il n'arrivait pas à se décider à m'approcher, je me suis avancée pour le prendre. Ce fut fait avec une lenteur étudiée et dans un silence parfait. Il s'est laissé faire. Il est encore très nerveux mais je l'ai pris un très long moment assise sur le divan dans le salon. Et c'est là que j'ai décidé qu'il était trop adorable pour être un Prince des ténèbres. Mignon est-il donc devenu. De plus, je trouve approprié que la Reine-Chatte Maggie puisse avoir son Mignon à la cour. Ne reste à souhaiter qu'elle accepte le nouveau venu et que ce dernier ait un caractère très, très, mais vraiment très soumis.

Parlons maintenant d'insoumise. La Fille nous a appelés hier soir chez le Fils. D'après ce que j'ai cru comprendre, elle en est à son troisième emploi. Elle travaille depuis deux jours dans une usine où l'on emballe les cerises. Elle a donc laissé l'arbre pour la chaîne de montage. Il paraît que c'est mieux payé et, comme vous devez vous en douter, fort ennuyant!

Elle en a profité pour nous donner quelques détails sur les nombreuses rencontres qu'elle fait. Ça a l'air que tout le monde parle à tout le monde à BiCi. C'est fantastique! Ne reste à souhaiter que tout ce beau monde soit animé de pures et bonnes intentions...
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Notes pédestres : J'étais sur mon parcours montréalais ce matin. Avant la pluie. Avant le froid. J'ai rencontré plein de cyclistes, quelques coureurs, deux ou trois patineurs et des marcheurs de chiens.
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Et, pour garder en suspens votre appétit littéraire, je vous reparle demain de la façon dont j'ai succombé à l'enfer du jeu!

mercredi 8 juillet 2009

Quand Belzébuth, le Prince des ténèbres, fait rager le Petit Prince

Vous l'aurez sans doute deviné, Belzébuth, c'est le petit chat noir. Quand on est rendu à donner un nom à ce qu'on veut apprivoiser, on a franchi, ma foi, un pas de plus vers la dépendance.

Aujourd'hui, j'ai travaillé pas mal fort pour prouver à Belzébuth que la race humaine n'est pas si pourrie que ça. J'avoue quand même que c'est tout un défi à relever. D'abord, au retour du bureau, devant les voisins médusés, je me suis mise à miauler en face des buissons espérant que Bel (déjà un diminutif!) y soit toujours. Il y était. Le voilà qui me répond à son tour et nous entamons alors un dialogue félin-humain plutôt comique. Peu importe. Bel s'approche et commence à manger. Cette fois, j'avais décidé de m'asseoir sur les marches pour être plus près pour l'attraper. Mauvaise idée. Dès que j'ai esquissé le début d'un semblant de geste vers lui, Bel s'est sauvé à la folle épouvante se faufilant à toute vitesse sous le balcon de mes voisins honnis qui se sont empressés de s'offusquer du passage de la bête minuscule.

Je ne l'ai plus revu jusqu'à la brunante. Je commençais même à désespérer et regrettais mon geste impulsif et beaucoup trop rapide pour une relation encore à ses premiers balbutiements. Mais l'Homme, qui surveillait la galerie de son fauteuil dans le salon en écoutant du Chopin joué par un accordéoniste, me pousse soudain un cri : "Vite, il est là ton fameux chat!" (c'est sa façon bien à lui de me laisser savoir à quel point il aime déjà Bel). Je me précipite pour voir Bel nez à nez avec Maggie, la chatte-reine, avec seulement la porte vitrée qui les sépare. Je me dis que cette fois je ne ferai pas de geste intempestif. Je lui apporte donc un bol de nourriture en boîte. Dès que j'ouvre la porte, il s'éloigne mais il revient vite quand je miaule pour l'appeler. Je me rappelle ensuite avoir lu quelque part que l'on pouvait attirer des petits chats "sauvages" avec un jouet. Aussitôt je me mets à la recherche des jouets de Maggie. Je trouve une souris et un ressort de plastique. Et ça marche. Bel est immédiatement fasciné par les bébelles. Il effectue plusieurs va-et-vient entre l'entrée et la galerie. Il me regarde avec ses petits yeux verts curieux. Finalement, je décide carrément d'entrouvrir la porte et de m'asseoir sur le seuil. J'arriverai presque à le saisir mais je ne suis pas assez rapide et il m'échappe encore une fois. Avant d'abandonner pour la soirée, je suis capable de le regarder manger tout près de moi, de le faire ronronner et même de toucher le bol de ma main sans qu'il s'éloigne.

Ouf! C'est vraiment épuisant de jouer au Petit Prince. J'ai eu peine à me relever à la fin de cette séance d'apprivoisement. J'espère maintenant qu'il survivra à une autre nuit et à une autre journée tout seul dehors.

Avant de vous laisser, fervents amateurs d'aventures dans le monde sauvage, je vous donne des nouvelles fraîches de BiCi. La Fille-Cueilleuse de Berries avait laissé un message sur le répondeur. Sa voix était vraiment très bonne. Elle nous apprenait qu'elle venait de se laver pour la deuxième fois depuis son départ et que ça faisait du bien (Vraiment? Voilà qui est difficile à croire!), qu'elle travaille pour des Indiens qui sont très gentils et qu'elle s'est fait plein d'amis. Bref, tout va bien, même la température à ce qu'il paraît. Non, mais, je vais dormir mieux ce soir, croyez moi!

mardi 7 juillet 2009

Jouer au Petit Prince

Apprivoiser un petit chat noir, ce n'est pas chose facile. Il était là encore ce soir. J'ai usé de ruse pour tenter de m'en approcher mais en vain. Je l'ai poursuivi dans les cèdres en avant de la maison. Il a grimpé encore plus haut. De guerre lasse, j'ai abandonné.

Une demi-heure plus tard, il était de retour. Il miaulait comme un petit minet qu'il est. J'ai tenté une nouvelle approche. Sans grand succès. J'ai ouvert une autre boîte de nourriture. J'ai laissé la porte entr'ouverte espérant je ne sais trop quoi. Peut-être qu'il me ferait confiance et qu'il entrerait tout bonnement dans mon salon. Peine perdue.

Le voilà qui repart en continuant de miauler. Je me décide à miauler à mon tour. Il me répond. Et je fais de même. Ce manège a bien duré une bonne heure. Dès que j'arrêtais de lui répondre, il recommençait à miauler. On aurait dit qu'il voulait s'assurer que j'étais toujours là. À un moment donné, j'ai décidé de m'asseoir carrément dans l'entrée. Il s'est approché de nouveau. Il a même joué dans une des plantes qui se trouvent sur la galerie. Il semblait beaucoup apprécié les longues tiges de la graminée. Peut-être qu'à ce moment, en faisant très vite, j'aurais pu arriver à le prendre. Mais je n'ai pas osé car je sens qu'il commence à me faire un peu confiance et je ne veux absolument pas briser ce lien si fragile encore. Finalement, il s'en est allé. J'ai tenté de le rappeler en miaulant. Il m'a répondu une ou deux fois mais je me rendais compte que ses miaulements devenaient de plus en plus inaudibles à mesure qu'il s'éloignait. J'ai tout rentré les plats de bouffe dans la maison pour la nuit. Je n'ai pas le choix. En plus de Gérald le raton, il y a aussi une mouffette qui profite du buffet de temps à autre. Ça, j'aime moins.

Il me reste à espérer que je vais arriver à apprivoiser mon renard-chat avant que les voisins le trouvent et s'en débarrassent à leur horrible façon. Non, vraiment, ce n'est pas évident de jouer au Petit Prince. Et, en plus, si j'arrive à l'apprivoiser, j'en deviendrai responsable. C'est la règle.

Ça me fait penser à la Fille. Je pensais avoir des nouvelles ce soir mais rien. Je me sens responsable mais je suis impuissante. Alors, chère cueilleuse de berries, j'espère que tu vas bien. Je te souhaite une bonne nuit sous les étoiles de BiCi. Je t'aime!

lundi 6 juillet 2009

Entre le soleil et la pluie

Il y a toutes ces journées où je ne peux plus tenir en place tellement j'ai besoin de marcher pour dépenser mon énergie. Et il y a aussi toutes les autres où je dois littéralement me botter le derrière pour enfiler mes espadrilles. Aujourd'hui, c'était une de ces journées coup-de-pied-au-cul.

Cela commence toujours de la même façon. Je sors du bureau. Je suis fatiguée. Et stressée. Je me dis que ça va me faire drôlement du bien de brûler ma rage et mon exaspération de fonctionnaire en pratiquant mon activité favorite. J'ai donc très hâte d'arriver à la maison. Je me rends à Place d'accueil pour attendre mon autobus. C'est là le mot clé : attendre. Souvent, j'attends passablement longtemps. Et à mesure que s'égrènent les minutes où je fais le pied de grue, disparaît graduellement ma motivation de bouger. Quand le car à bestiaux se pointe finalement le nez, je suis tellement fatiguée que je n'ai qu'une envie : dormir. C'est ce que je fais d'ailleurs dès que je pose les fesses sur un banc. Je dors jusqu'à mon arrêt. Et là, je dois retrouver une nouvelle dose de courage pour me lever, descendre de l'autobus et marcher jusqu'à la maison. Un petit trajet de moins de dix minutes. Nous sommes bien loin ici du Chemin de Compostelle mais ça me prend ce qui me reste de carburant pour arriver à bon port.

Et aujourd'hui, en plus, il y avait ce ciel menaçant qui n'encourageait pas outre mesure la Marcheuse urbaine à se lancer sur le macadam. J'ai soupesé le pour et le contre. En fait, j'ai surtout interrogé le ciel. Je voyais, me semblait-il, plus de parcelles bleues que de nuages. Et je me répétais ce que je me dis dans ces cas-là pour m'encourager à ne pas lâcher : "Je vais me limiter au trajet court et j'aurai au moins fait un peu d'exercice. Je vais aussi oublier les escaliers. Ce sera moins exigeant". Et sur ces bonnes paroles que je crois toujours, je suis partie.

J'ai fait le trajet long. J'ai aussi gravi les escaliers. Et je me suis fait mouiller. C'était absolument fantastique. Je me sentais totalement réconciliée avec la vie, prête pour la journée qui vient après le lundi. Allez, bonne nuit à tous et à toutes!

dimanche 5 juillet 2009

Plein soleil sur la tête

Alors là, aujourd'hui, je n'ai pas eu besoin d'attendre que les nuages se tassent. Le ciel était d'un bleu magnifique. Après quelques travaux horticoles, je me suis donc lancée sur le macadam. C'était plus ardu toutefois de garder le rythme sous un soleil ardent. Il faut dire que les muscles avaient déjà été passablement mis à l'épreuve dans les plates-bandes. Je me suis quand même entêtée.

Ma bulle aussi avait tendance à se balader. J'essayais bien un peu de la garder intacte mais c'était plus fort que moi : je pensais à la Fille. Nous avons eu d'autres nouvelles de BiCi par l'entremise du frère de l'amie avec laquelle la Fille est partie. Il semble qu'il fait très chaud (c'est la Fille qui doit être contente, elle qui n'a cessé de nous répéter qu'il faisait toujours beau à BiCi) et qu'elles ne font pas beaucoup d'argent!! Elles profitent par contre des plaisirs de la plage. C'est au moins ça de positif. Vous l'avez sans doute deviné... j'éprouve quelques problèmes à couper le cordon ombilical. On ne peut pas dire que la Fille ne fait pas un bel effort. En ce moment, le cordon est tellement tendu (après tout il s'étend d'un océan à l'autre à l'autre) qu'il peut rompre à tout instant. Là encore je m'entête.

Et quand j'arrivais à oublier un peu la Fille, je tentais alors de chasser le cafard qui m'envahit chaque fois que je pense au nid vide. Je dois dire que l'Homme et moi faisons un bel effort. C'est sûr que l'on n'arrive pas toujours très bien à s'encourager. Ce matin, au petit déjeuner, l'Homme nous a ainsi comparés tour à tour à des épaves et à des loques humaines. Ça commençait mal. J'ai donc tenté de lui remonter le moral de mon mieux. Pourtant, une heure plus tard, c'est moi qui lui lançais : "Je ne sais pas combien d'heures de thérapie je devrai subir pour accepter le fait que les enfants sont grands et que je dois passer à autre chose". L'Homme m'a répondu d'un ton abrupt que la thérapie ne pouvait rien pour ça. J'ai presque avalé de travers.

Pas étonnant donc que j'aie finalement décidé de me contenter du petit parcours, celui qui dure environ cinquante minutes. Je considérais que j'avais assez sué merci! Mais je me suis entêtée à trouver une façon de me rendre utile en faisant ce que je sais faire de mieux dans ces cas-là : j'ai cuisiné un pain aux bananes et un gâteau aux fraises. Comme je me sentais coupable d'encourager l'Homme à ingurgiter des calories dont il n'a nul besoin, j'ai offert une partie de ma compensation émotive à mon voisin et au Pusher. Je sais bien cependant qu'il faudra que j'arrive très bientôt à trouver une autre solution pour vaincre mon vague à l'âme si je ne veux pas voir grossir tout mon entourage en même temps que mon désespoir de mère. Il faut que ça éclate, c'est sûr, mais d'une autre façon!

samedi 4 juillet 2009

Pendant une éclaircie

Finalement une éclaircie s'est pointée. Je me suis dépêchée à enfiler mes espadrilles et le temps de crier "metal", j'étais dans la rue. Ahhhhhh.... douce volupté! Vous ne pouvez imaginer le soulagement que je ressens quand je mets les pieds sur le trottoir après quelques jours de farniente. C'est un tel sentiment de bien-être que je ne peux m'empêcher de soupirer à haute voix. C'est comme si tous mes muscles se relâchaient en même temps. Plus rien ne compte que le metal dans mes oreilles et le plaisir immense de marcher le plus rapidement possible pour évacuer le trop-plein de tout.

Ça été un parcours un peu chaotique. D'abord, il faisait frisquet et j'avais pris la précaution de partir avec une petite laine... que j'ai dû enlever après avoir monté et descendu mes chers escaliers. Ensuite, il y a eu quelques belles percées de soleil et c'était franchement chaud. J'aime bien sentir le soleil, ici je devrais plutôt dire le rayon de soleil, plomber sur ma peau quand j'effectue mon parcours. Sa chaleur s'ajoute à celle que je dégage et c'est comme si la machine devenait parfaitement huilée. Une, deux, une, deux, les enjambées sont plus longues, le rythme plus rapide. Je me rappelle de me tenir le corps droit et les oreilles molles et j'avance en éprouvant un réel plaisir à dépenser mon énergie. J'ai eu aussi droit à quelques gouttes de pluie que j'ai réussi à ignorer dans un premier temps. "Peuh! ce n'est pas un peu d'eau qui va m'arrêter dans mon bel élan", me suis-je dit. De plus, comme je vous le savez, je ne déteste pas marcher sous une légère douche. Évidemment, celle-ci est devenue à un moment donné une averse dispersée... sur moi! Mais j'ai tenu le coup, j'ai remis la petite laine et j'ai poursuivi ma route. Je m'étais vraiment mise dans la tête qu'aujourd'hui j'étais pour effectuer mon trajet long. Ce que j'ai finalement réussi à accomplir sans trop me transformer en canard mouillé. J'ai refait les escaliers une deuxième fois et j'ai entrepris le dernier droit sans me faire arroser.

Je crois que j'ai un peu abusé pour un retour après une semaine d'arrêt. Je m'en fous. J'avais besoin de bouger, de suer et d'entendre du metal pour oublier le départ de la soeur Psy et l'horrible silence seulement troublé par le tic-tac de l'horloge de la cuisine qui a maintenant repris sa place dans notre grande maison vide. Ce n'était qu'une éclaircie...

vendredi 3 juillet 2009

Glou, glou, glou

Pour mon 100e message, je suis dans la flotte. J'ai des fourmis dans les jambes mais je ne peux pas aller marcher car il pleut tout le temps. Je suis littéralement en train de me transformer en femme-grenouille.

Et mon sang de mercure commence à me donner des problèmes même si la soeur Psy est en ville. Vraiment, toute cette absence de clarté me rentre dedans. Je crois qu'elle affecte mon cerveau en le rendant moins performant. Pas étonnant que je me sente au ralenti depuis les derniers jours. Je vous le dis, je n'ai pratiquement plus de réflexe. Ainsi, mercredi, on m'a tendu un unifolié pour que je le brandisse et je ne suis pas arrivée à le saisir. J'ai bien essayé à plusieurs reprises mais sans succès. Pendant un instant, j'ai eu peur d'avoir perdu ma dextérité fine jusqu'à ce qu'on me tende un verre de vin que j'ai réussi sans peine à porter à mes lèvres. Il faut croire que mon manque de préhension joue uniquement pour certains objets bien particuliers.

Non mais sans blague, pouvez-vous croire que les trombes d'eau qui s'abattent sur moi ces jours-ci ne m'empêchent pas d'être à sec! En fait, je suis perdue dans un désert d'inspiration. Il ne m'arrive rien. Je rectifie : il ne m'arrive rien d'intéressant. Rien qui vaille la peine d'être raconté sur un blog. Voulez-vous savoir, par exemple, que j'avais perdu mon exemplaire du livre de Zola Son Excellence Eugène Rougon et que j'ai réussi à en acheter un autre à la Librairie du Soleil hier après-midi? Ou encore est-ce que je fais vibrer une quelconque fibre de votre vous-même en vous apprenant que je nourris maintenant un petit bébé chat noir que j'essaie vainement d'apprivoiser? Et qu'est-ce que cela peut bien vous faire que je vous dise que j'ai eu des nouvelles de la Fille directement de BiCi qui m'a appris qu'elle avait écouté un film sur l'art de cueillir les cerises et qu'elle avait planté sa tente en plein milieu d'un champ?

Je le répète au risque de me répéter : c'est le désert! Et ça ne s'arrange pas quand je lis les journaux (j'ai le temps de prendre des nouvelles... il pleut tous les jours, tous les jours!!!). Les députés sont en vacances et, à part de nous parler des échanges que les Canadiens ont faits, les journalistes semblent être atteints du même syndrome de sécheresse aigüe que moi.

Je n'ai donc pas le choix de faire un appel à tous. Pour mon 100e message, que j'aurais voulu tellement plus inspiré, pourrais-je avoir droit à quelques commentaires de votre part, chers lecteurs, afin que je puisse faire le plein de vos bonnes paroles et retrouver la source de mon inspiration? Vous me permettrez en attendant d'aller faire quelques longueurs... ailleurs!