Dans la section intitulée Mots de camelots de ce numéro, j'ai gardé en tête le texte de
Pour quelles raisons, je vous interpelle,
Prenez le froid, par exemple. Je sais que ça fait seulement quelques jours qu'il sévit. J'en ai tout de même
Et la lumière, ou plutôt son absence, joue aussi sur mes humeurs. C'est sûr que ce n'est pas une révélation pour moi, mais je constate néanmoins une augmentation de mon désir de rester cachée sous les couvertures et en pyjama toute la journée. Dur, dur donc de trouver le courage de me lever tous les matins. Des fois je regarde vers le bassin, réduit à un minuscule trou d'aération sous la respiration artificielle du bulleur, perdu dans ma cour toute enneigée et je sens un grand désespoir m'envahir. Comme si cette immobilité allait s'éterniser. Bon. C'est le temps de passer aux conseils de Gilles.
Voici donc ce que notre cher camelot recommande "à toutes les personnes qui connaissent la déprime de janvier et pour qui cette déprime se prolonge souvent jusqu'au printemps". Il nous conseille sagement de vivre un jour à la fois, de s'occuper et de ne pas rester seul. Je pense que c'est faisable. J'oserais même dire que c'est applicable pour tous les genres de déprime. Qui aurait dit que je trouverais une panacée dans la rue? Comme quoi on ne sait jamais d'où vient notre salut.
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Notes pédestres : Je crois que ces notes s'imposent ce soir après deux jours de grelottement intensif. La température s'était adoucie à la fin de la journée. J'ai retrouvé mes trottoirs, ma musique, ma bulle. C'était bon. Me semble que le moral est moins au ras des pâquerettes, lesquelles se font plutôt rares ces
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