jeudi 4 juin 2009

Deux chroniques pour le prix d'une

Ça y est. La Marcheuse urbaine parcourt à nouveau les trottoirs. J'avais tellement hâte d'essayer mon nouveau pied. J'ai donc décidé ce soir de mettre fin à ma convalescence et je me suis jetée avec délectation dans les rues du quartier. Je ne peux pas dire, cependant, que mon pied a retrouvé son état de jeunesse. Étrangement, c'est la cheville qui m'a fait le plus souffrir. Et la douleur sous mon pied s'est transportée... de l'autre côté!

Qu'importe. Je me fous de tout ça. J'ai décidé de continuer à marcher jusqu'à ce que je m'écroule. Je vais marcher jusqu'à devenir cul-de-jatte. Ça aura au moins l'avantage de me coûter moins cher d'espadrilles! Je persiste et je signe. Je dois marcher si je ne veux pas devenir folle. Ainsi, pendant mes quelques jours d'arrêt forcé, je me suis soudainement rendue compte à quel point il était essentiel que je marche pour gérer mon stress quotidien, à quel point l'exercice jouait un rôle important dans mon équilibre psychologique. Je sais qu'il s'agit là d'un thème que j'ai maintes fois abordé, mais il me semble que je ne vous ai jamais dit que mon cerveau s'était littéralement reprogrammé.

Au cours de ma journée de travail, par exemple, il m'arrive souvent d'éprouver, dans l'ordre ou le désordre, frustration, exaspération, découragement, déprime et désespoir. Spontanément, après avoir encaissé durement toutes ces émotions à la fois, mon cerveau m'envoie le message suivant : "C'est parfait... ce soir, tu pourras t'envoyer quelques tounes de metal bien senties et enfoncer sous tes pas déterminés toutes les bibittes qui sont venues t'écoeurer aujourd'hui". Et j'affiche automatiquement un sourire béat en pensant au plaisir que j'éprouverai à ouvrir les fenêtres pour aérer le deuxième étage et chasser les araignées du plafond!

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Saviez-vous que, depuis hier, il existe une autre structure humaine que l'on peut apercevoir de l'espace? Oui, oui, après la Grande Muraille de Chine, c'est le Petit Muret de Gatineau, appellation contrôlée trouvée par l'Ami pour se moquer gentiment de mes talents d'architecte, qui fait valoir sa présence sur les écrans radar. C'est avec la complicité (ou devrais-je plutôt dire les bras) du Pusher de metal et d'Athos, un autre ami du Fils, que s'est érigé le Petit Muret de Gatineau. J'avais pris congé expressément pour superviser les travaux. Les gars ont adoré travailler sous mes ordres et, surtout, sous mes balbutiements comme l'a fait remarquer Athos à un moment donné parce qu'il était exaspéré de mes commentaires et qu'il voulait quand même rester poli. Je lève d'ailleurs ma pelle à leur savoir-vivre exemplaire.

Si j'avais les talents photographiques de Marf (si je savais surtout comment faire pour utiliser un appareil numérique), je vous mettrais une image en pleine face et cela m'éviterait d'avoir à écrire mille mots pour vous parler de cette nouvelle merveille du monde.

Allez, je vous embrasse tous, amis lecteurs, et vous dis TGIFF même si moi je suis en congé demain!!

1 commentaire:

  1. TGI(F)F aussi!! yééé! ben, TGFIO... (thank's god friday is over)... c'est dur de commencer un travail! Tes amis métalleux et travailleur n'ont pas aussi une ou deux astuces de plus dans leur poches et un mode d'emploi pour un appareil numérique? (appuyer sur on, puis appuyer sur le piton.. c'est une étape de plus ;) (eh, à propos, quelle est la norme linguistique pour les smilies en fin de parenthèse? c'est une question qui n'a jamais été réglée sur le net... http://xkcd.com/541/ )
    Bonne chance pour les pieds...! Il faut jamais laisser les bobos avoir le dessus, comme dit ma soeur à propos de ma maman, on peut être blessé ou malade, mais toujours en santé! C'est beaucoup une question d'attitude!

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