lundi 12 octobre 2009

J'étais en manque... heureusement, le nouveau stock est bon!

La dernière livraison du Pusher m'a permis de passer au travers de la contemplation pas toujours agréable, je dois bien l'admettre, des comportements aberrants de la gent humaine avec qui je suis obligée de frayer.

Allez que je vous raconte. Nous sommes dimanche. Il est près de midi. Je suis encore en jaquette en train de prendre un énième café. J'entends tout d'un coup des hurlements et des aboiements. Les hurlements sont poussés par une petite fille d'environ 6 ou 7 ans. Et les aboiements proviennent de trois gros molosses qui entourent un minuscule chien (en tout cas, il semblait minuscule à côté des géants qui l'encerclaient). La pauvre bête pousse des cris plaintifs et essaie désespérément de se fondre dans l'asphalte pour échapper aux crocs des molosses. Ils sont tous en plein milieu de la rue. Visiblement, la petite fille qui promenait son chien en laisse s'est retrouvée en fâcheuse position quand les trois molosses se sont précipités vers elle pour examiner de plus près son compagnon à poil.

Le temps que je me rende compte de ce qui arrive, je vois le voisin d'en face se diriger sur le trottoir pour constater lui aussi ce qui se passe. Évidemment, le propriétaire des cerbères n'est pas en vue. Le voisin semble savoir, cependant, de qui il s'agit puisqu'il se met à invectiver une personne de l'autre côté de la rue. "Qu'est-ce que tu attends pour rappeler tes chiens?", lui crie-t-il. L'autre ne semble pas particulièrement pressé d'obtempérer. Pendant ce temps, la petite fille s'est mise à pleurer et elle regarde désespérément du côté du propriétaire imbécile qui, finalement, siffle ses chiens. Fort heureusement, les bêtes répondent à l'appel et se dirigent vers leur cour. Aussitôt, la petite fille se précipite vers son compagnon et le prend dans ses bras. Elle traverse ensuite rapidement la rue en le tenant bien serré contre elle.

J'imagine, sans vouloir exagérer, que la petite fille et son chien ont été passablement secoués par ce qui est arrivé. Qu'ont fait les trois adultes témoins de la scène? L'une, à qui je veux bien concéder qu'elle était en jaquette, aurait pu se dépêcher pour revêtir une pièce de vêtement et se porter au secours de la petite fille. Le voisin d'en face aurait pu bouger de son trottoir et essayer de protéger au moins la petite fille pendant qu'il tentait de convaincre le propriétaire imbécile de réagir. Et ce dernier, le plus con des trois, n'a même pas daigné aller voir la petite fille pour s'excuser et peut-être, mais là je sais que je divague complètement, lui offrir de la raccompagner chez elle. Non. Elle est repartie toute seule avec son chien. C'est ça la société d'aujourd'hui. Personne n'est jamais concerné. Personne ne veut prendre le risque de s'avancer. Et, bien sûr, tout le monde se sent totalement libre de faire ce qu'il veut, quand il veut et comme il veut. Tant pis si ça dérange. Tant pis si ça fait mal.

Je suis restée avec un immense sentiment de tristesse depuis cet incident. Seul le metal jusqu'à maintenant a pu mettre un peu de baume sur mes plaies. La plus récente compilation du Pusher, dont je n'ai pas encore terminé l'audition complète, contenait notamment ces deux chansons qui m'ont littéralement tordu les boyaux. Je vous laisse donc avec ceci que je vous invite à écouter sur YouTube si le coeur vous en dit :

Bulletproof de Five Finger Death Punch

You can take the money, you can take the ride
You can take it all but never get inside
You can't take my honor, you can't take my soul
You can't take the fact
You'll never have control

You won't break me
No matter how hard you try
You can't shake me down
I'm fucking bulletproof

You can keep the fortune, and
You can have the fame
You can have the shit you never will obtain
You can't take my virtue, no
You can't take my pride
You can't take the anger building up inside

All I've learned, it's like poison
All I've done, inside my veins
All I've seen, it's like venom
All I know, it's all that remains


Walk Alone de God Forbid

...
Broken down my barriers and walked right in
You're tugging at the strings of my heart
Am I the fool for searching for the truth?
It's only lies... it's only lies
If I find the truth I seek, I won't read the signs

Under a shield of love
With every glance, I give myself to you
You don't have to walk alone.
With the world left behind us, we step into the unknown
You don't have to walk alone.
With the world left behind us, we become one.

1 commentaire:

  1. Je suis bien heurex de voir que tu as aimer mon nouveau stock, tu as attendue asser longtemps je crois :P

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