dimanche 28 février 2010

Procrastiner... moi?

Je crois vous avoir dit déjà que je veux écrire un roman. Si je ne vous ai pas fait part de ce projet encore, je vous saurais gré de me le laisser savoir puisque je croyais bien l'avoir fait. Si j'erre, j'aurais un appel à faire. Un certain Jules.

Alors, je pense avoir trouvé une bonne idée pour mon projet d'écriture. Ça, c'est quand je ne me mets pas à angoisser. J'ai alors peur de tomber dans des lieux communs. Ou je me dis que je me prends pour quelqu'un d'autre et que je n'ai rien de vraiment intéressant à raconter.

Pour mieux nourrir mon angoisse, j'ai lu la semaine dernière le blog d'une journaliste de Cyberpresse, Chantal Guy pour ne pas la nommer, qui donnait des conseils aux écrivains en herbe. Cela ne m'a pas aidée. Je me suis mise à douter encore plus : "Ai-je vraiment quelque chose à dire?" "Est-ce que j'apporte quelque chose de neuf ou une formulation nouvelle au genre romanesque?"

J'avais envie de me lancer dans une autofiction. Mais l'un des conseils précise bien qu'il ne faut pas confondre écriture et thérapie. Cela tombe sous le sens et je veillerai au grain... au cas où je viendrais à m'étendre un peu trop longtemps sur la page.

Je n'adore pas les longues descriptions même si Zola demeure l'un de mes auteurs préférés. Il faut dire que lui il a un talent "incroyable" - je mets ici l'adjectif entre guillemets et je fais un aparté pour vous signaler que ce qualificatif a fait l'objet d'un usage abusif dans la dernière semaine pour décrire à peu près n'importe quoi de ce qui avait trait aux Jeux Olympiques. Son suremploi a même constitué un running gag dans la chronique olympique quotidienne de Jean Dion dans Le Devoir. Bref, pour en revenir à un autre des conseils, il paraît qu'on n'est pas obligé de décrire des paysages pendant des pages entières. Tant mieux car j'ai encore en mémoire la description du jardin/parc/bois dans lequel le pauvre abbé Mouret a succombé aux plaisirs de la chair dans le roman de Zola justement intitulé La Faute de l'abbé Mouret. J'avais parfois l'impression de lire un traité de botanique. Par contre, à certains moments, j'ai cru sentir le parfum des fleurs et certainement imaginé la douceur du tapis de mousse sur lequel les deux pécheurs se sont finalement étendus pour faire je ne sais trop quoi car la longue description de leurs ébats était loin d'être concluante. M'enfin. Ils avaient fauté et le roman pouvait suivre son cours.

Il semble aussi que chaque mot compte et que la première page est VRAIMENT importante. C'est bien ce que je croyais. Voilà pourquoi je l'ai déjà recommencée à plusieurs reprises. Je suis assez en accord avec ce conseil car moi-même, avant de me décider à acheter un livre, je lis presque toujours la première page ou, du moins, les premières lignes. Il m'est arrivé souvent d'acheter simplement parce que l'auteur m'avait accroché là, tout de suite. Angoisse donc à l'idée de ne pas arriver à trouver la formule qui titille l'intérêt.

On a insisté aussi sur le fait que les lecteurs aiment mieux attendre un auteur plutôt que de se taper un livre pas intéressant. Comme on le faisait subtilement remarquer : rien ne presse. J'ajoute donc la peur de ne pas être certaine que le moment est vraiment venu pour moi d'essayer de publier.

Enfin, j'ai décidé de retenir ces deux commentaires du blog qui ont au moins le mérite de redonner à l'écrivain qui sommeille en moi le courage de foncer. Tout d'abord une citation de Cioran (philosophe roumain) : "On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire mais parce qu’on a envie de dire quelque chose." Et ce conseil d'un lecteur :"Écrivez ce que vous voulez comme vous le voulez. Faites-vous plaisir. Il y aura bien quelqu’un quelque part qui aimera. Ça pourrait être moi."

Voilà qui devrait répondre à la procrastination que je pratique allégrement quand vient le moment de prendre le clavier!

*****************************
Les étoiles vous annonceront désormais un nouveau genre de notes qui me permettra de partager avec vous des faits destinés à nous garder les neurones en état d'alerte.

Notes anti-foutaises (ou anti-bullshit) :
Savez-vous que le gouvernement conservateur a annoncé cette semaine qu'il s'en tiendra à sa contribution de 11 millions de dollars par année pour venir en aide aux athlètes et qu'il ne compensera pas le retrait des gouvernements provinciaux et des entreprises qui versaient un autre 11 millions depuis la création du programme d'aide aux athlètes "À nous le podium"? Apparemment, le déficit fédéral ne le permet pas.

Disons plutôt que le sport amateur ne fait pas partie des priorités de notre gouvernement qui préfère consacrer à son aventure en Afghanistan 200 millions... par mois! Concrètement, cela signifie qu'en sept heures de présence militaire là-bas, l'entièreté des 22 millions dont le programme "À nous le podium" a besoin pour une année est dépensée! La disproportion des sommes en cause est en soi un éditorial. (tiré de la chronique de Josée Boileau du journal Le Devoir, édition des 27 et 28 février)

Vous connaissez mon enthousiasme envers le sport olympique? Il est largement dépassé par ma répulsion envers la nouvelle mission guerrière de nos forces armées. Qu'est-ce qu'on dit déjà? Faites du sport, pas la guerre!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire