samedi 14 février 2009

J'ai joui et j'ai couru (chronique de Saint-Valentin)

Je ne sais pas ce qui est arrivé en premier : la jouissance ou la course. C'est comme l'oeuf ou la poule. Mais attendez que je vous raconte.

Je n'étais pas supposée aller marcher aujourd'hui. Je m'étais entraînée cinq jours cette semaine et comme je me donne comme but de marcher au moins quatre fois par semaine, je me disais que j'avais bien mérité une journée de farniente. En plus, je recevais le soir et j'étais loin d'être en avance dans mes préparatifs culinaires. Mais tout ce beau raisonnement a vite fondu comme neige au soleil justement devant la luminosité de cette très belle journée d'hiver.

Sans donc pousser la réflexion plus loin, je m'habille et je sors. Ah! c'était fantastique. La température était parfaite : juste assez froide pour vous rougir les joues et vous fouetter les sangs. Et je commence mon parcours avec In Flames qui me crache dans les oreilles. J'avais comme un débordement d'énergie en moi. Je ne sais pas si ça venait d'un surentraînement (ne riez pas, dans mon cas, ça pourrait s'appliquer!) ou de la nouvelle musique fournie par mon pusher de metal. Bref, il me semblait que mes espadrilles ne me suivaient plus. Et c'est arrivé... sur une des tounes endiablées dont je vous ai déjà parlé. J'ai couru... d'un coin de rue à un autre. J'étais stupéfaite. J'ai dit à mes espadrilles d'arrêter ça tout de suite. Je ne comprenais plus rien. Je savais seulement que c'était merveilleux de me sentir aussi légère et aussi forte.

Ça ne s'est pas terminé là. Je suis maintenant au bas de la pente de l'église (elle aussi, je vous en ai parlé, elle marque la moitié de mon trajet) et voilà que ça me reprend. Une folle envie de m'envoler. Et je cours en montant la pente et je cours en la redescendant. Heureusement qu'il y avait de la glace sur le trottoir sinon je ne me serais peut-être pas arrêtée. Je continue à marcher. Et je ne peux résister de nouveau à courir une autre fois vers la fin de mon parcours.

Je ne peux pas vraiment expliquer ce que j'ai ressenti. Sauf que les larmes ont coulé quand je suis arrivée dans l'entrée de la maison. Je me suis accoudée sur la clôture pour regarder l'immense érable dans la cour. Je ne sais pas trop pourquoi je pleurais. C'est comme s'il y avait quelque chose qui avait débloqué tout d'un coup. Comme si tout devenait possible... comme si une énergie nouvelle coulait en moi... comme si je sentais que je reprenais possession de quelque chose que j'avais oublié. Peu importe... c'était tellement bon.

3 commentaires:

  1. pusher de metal hein? c'est drole comme terme, j'ai bien rit !! :P

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  2. Salut Yosterdude,
    j'espère que tu ne me tiendras pas rigueur de cette appellation. Je trouvais que ça convenait bien dans les circonstances. J'ai commencé l'écoute de ta dernière livraison : j'aime beaucoup Almost Again.

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  3. Je suis content que tu aimes cette chason car c'est une groupe très a part des autres que je t'amène régulièrement, et ma blonde trouve le terme de pusher de métal très approprier pcq tu n'es pas la aseule a laquelle je fourni de la musique, je suis donc vraiment un pusher de métal.

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